Category: social

  • Le début d’un nouveau cycle pour la CGT Retraités de Vaucluse

    Cette élection s’est tenue à l’issue des débats du 14e congrès du syndicat CGT Retraités de Vaucluse, qui s’est déroulé pendant deux jours. Les nouveaux membres du bureau confient vouloir « mettre en œuvre la base revendicative », explique Serge Andreozzi, l’un des nouveaux élus et ancien secrétaire de la section CGT Télécoms de Vaucluse.

    La liste des diverses priorités est longue. « Revendications autour du pouvoir d’achat, de l’augmentation des pensions, opposition à la réforme des retraites, accompagnement sur les questions de santé, échanges avec le public sur la place des retraités dans la société, renforcement de l’outil syndical pour répondre aux problématiques sociales, ou encore engagement de la CGT contre l’extrême droite et pour la paix », liste Serge Andreozzi.

    Et ce, car la situation des retraités dans le département est particulièrement critique. « En Vaucluse, le taux de pauvreté des retraités atteint 19,9%, contre une moyenne nationale de 11%. Les gens ne peuvent littéralement pas remplir le frigo. Nous sommes donc directement concernés par les questions de répartition des richesses », confie Cécile David, issue de la CGT du secteur de l’industrie électrique et gazière.

    « Cela passe par le rapport de force », souligne Gilles Fournel, ex-secrétaire du comité régional CGT des Cheminots.

    « On souhaite enclencher une dynamique dans les villes où l’Union syndicale des retraités (USR) est présente. Que les retraités qui quittent l’entreprise retrouvent et portent à nouveau, et ce largement, les revendications autour de nos retraites », poursuit-il.

    À ce jour, en Vaucluse, l’USR CGT compte un peu plus de 1 000 membres.

  • Ne laissons pas mourir la verrerie de Vergèze

    Ne laissons pas mourir la verrerie de Vergèze

    Une multinationale américaine a décidé de rayer d’un trait de plume une usine en pleine santé. Cela se passe à Vergèze dans le Gard. Pour les 164 salariés, passé la stupeur c’est désormais la colère
    et la détermination qui dominent. Ils tiennent le piquet de grève depuis des jours face à Owens Illinois, entreprise qui s’est fait beaucoup d’argent grâce à leur travail. Ce groupe n’a pas investi sur le site et entend délocaliser la production de bouteilles en verre, l’emblématique bouteille Perrier, dans les Vosges alors que l’usine Perrier est voisine de la verrerie ! Ce Monopoly sur le dos des salariés, des habitants et de tout un territoire est insupportable. Fermer la verrerie, c’est condamner la vie sociale de la commune. 400 emplois indirects sont aussi menacés. Plus de 564 familles au total. Un carnage social.

    Prédateurs

    Qui aidera et soutiendra ces sacrifiés de la mondialisation capitaliste ? Pour l’heure, les pouvoirs publics sont muets. Où sont les grands discours sur la réindustrialisation ? La crise de régime, le chaos politique provoqué par Macron brouillent les véritables préoccupations et aspirations des Français : travailler, s’éduquer, se soigner. Pour sortir de ces impasses, les forces sociales et politiques progressistes doivent impérativement sortir de leurs querelles, pour présenter un front uni et proposer des alternatives. Parmi elles, les nationalisations temporaires. Elles sont indispensables pour arracher les entreprises viables des mains de prédateurs qui, tel Owens Illinois, font ce qu’ils veulent au mépris de la vie de travailleurs et de leurs familles.

  • Ne laissons pas mourir la verrerie de Vergèze

    Une multinationale américaine a décidé de rayer d’un trait de plume une usine en pleine santé. Cela se passe à Vergèze dans le Gard. Pour les 164 salariés, passé la stupeur c’est désormais la colère
    et la détermination qui dominent. Ils tiennent le piquet de grève depuis des jours face à Owens Illinois, entreprise qui s’est fait beaucoup d’argent grâce à leur travail. Ce groupe n’a pas investi sur le site et entend délocaliser la production de bouteilles en verre, l’emblématique bouteille Perrier, dans les Vosges alors que l’usine Perrier est voisine de la verrerie ! Ce Monopoly sur le dos des salariés, des habitants et de tout un territoire est insupportable. Fermer la verrerie, c’est condamner la vie sociale de la commune. 400 emplois indirects sont aussi menacés. Plus de 564 familles au total. Un carnage social.

    Prédateurs

    Qui aidera et soutiendra ces sacrifiés de la mondialisation capitaliste ? Pour l’heure, les pouvoirs publics sont muets. Où sont les grands discours sur la réindustrialisation ? La crise de régime, le chaos politique provoqué par Macron brouillent les véritables préoccupations et aspirations des Français : travailler, s’éduquer, se soigner. Pour sortir de ces impasses, les forces sociales et politiques progressistes doivent impérativement sortir de leurs querelles, pour présenter un front uni et proposer des alternatives. Parmi elles, les nationalisations temporaires. Elles sont indispensables pour arracher les entreprises viables des mains de prédateurs qui, tel Owens Illinois, font ce qu’ils veulent au mépris de la vie de travailleurs et de leurs familles.

  • Licenciés d’ID Logistics, ils contre-attaquent au tribunal

    Licenciés d’ID Logistics, ils contre-attaquent au tribunal

    « On n’a pas lâché la lutte. On était dans la défense, on passe à l’attaque, ce mercredi 15 octobre », explique Alex Regnault, porte-parole des ex-salariés de l’entrepôt marseillais. « Tout ce temps a été mis à profit avec notre avocate, Mathilde Lanté, pour consolider les dossiers que nous irons déposer devant le conseil des prud’hommes. »

    En octobre 2024, ID Logistics, lâché par son quasi unique client Amazon, fermait les portes du hangar investi deux ans plus tôt à Saint-Antoine, dans le 15e arrondissement. Usant d’une clause de mobilité scélérate, l’employeur mettait brutalement un terme aux contrats précaires de ses salariés. En dépit d’une grève de plus d’un mois pour défendre leurs emplois, tous ceux qui ont refusé la mutation sur le site de Bollène, dans le Vaucluse, à plus de 130 km, ont été licenciés pour « faute grave ».

    Durant deux années, les salariés se sont succédé sur le site des quartiers nord pour décharger des camions, à bout de bras ou au transpalette, scanner des colis qui pouvaient dépasser les 55 kg, les trier ou les étiqueter. Le tout en étant chronométrés et dans un entrepôt au toit fuyant, sans chauffage ni climatisation, sans toilettes ni accès à l’eau. « Les plannings étaient communiqués à la dernière minute, des collègues se faisaient appeler en pleine nuit pour aller travailler, de 3h à 11h. En hiver, on avait tous les mains gelées, on crachait noir tellement c’était poussiéreux et pas ventilé. lors d’une coupure d’électricité, une équipe a travaillé à la lueur des phares des camions », témoigne Alex. Des conditions de travail indécentes qui amenaient à un turn-over et au recours à des contrats intérimaires très importants. « Sur 80 employés, on pouvait avoir 50 intérimaires. »

    Les maillons de la chaîne logistique se fendent

    « Mais on avait besoin d’un travail », justifie l’ancien salarié, pour ceux qui, comme lui, ont tenu le coup pendant deux ans. « Nous sommes majoritairement des mères et pères de familles nombreuses, certains avec des maladies chroniques, d’autres qui habitaient loin de l’entrepôt ont même déménagé pour s’en rapprocher et fait changer d’école leurs enfants en cours d’année », précise le jeune homme, devenu porte-parole du collectif contre ID Logistics et Amazon.

    Quand la direction leur impose le choix entre accepter une mutation à Bollène ou démissionner, c’est le coup de massue. « Il faut compter plus de 270 km aller-retour quotidiennement, le tout payé au Smic, alors que le coût du déplacement, pour nous, aurait été de plus de 900 euros par mois ! », précise Alex. Les salariés entament une grève pour négocier. Tentative vaine en dépit des actions et conférences menées et des nombreux soutiens qu’ils trouvent avec l’UD CGT, comme auprès du syndicat créé par Hervé Street, ancien patron marseillais d’une société de transports, devenu un symbole de la lutte contre la précarisation dans la sous-traitance en s’attaquant à FedEx, et de parlementaires de gauche.

    Mais ils ont appris à se battre et « même si on a été virés, on ne lâche pas sur la dignité. On n’acceptera jamais la faute grave, c’est un truc qui vous colle à la peau toute une carrière et c’était totalement déloyal », explique le collectif, qui a décidé de saisir la justice. Aujourd’hui, « pratiquement tous au chômage et dans des situations très précaires, on cherche une sorte de justice qui reconnaisse le traitement abusif de ce système déjà bien rodé des plateformes de logistique, qui broie les salariés et use d’aides d’état », indiquent les ex-salariés d’ID Logistics. « Et qui pourrait faire jurisprudence pour tous les autres dans notre cas. »

    Car, « quand on a commencé la grève, on s’est rendu compte que ces problématiques étaient très répandues dans la majorité des entrepôts ». Leur pétition lancée sur change.org intitulée « Non aux licenciements déguisés ! Solidarité avec les ID Logistics Amazon Marseille ! » pourrait faire boule de neige. Rendez-vous est donné à 13h30 le mercredi 15 octobre devant le tribunal de la rue Rigord, une tribune à signer à l’appui.

  • Licenciés d’ID Logistics, ils contre-attaquent au tribunal

    « On n’a pas lâché la lutte. On était dans la défense, on passe à l’attaque, ce mercredi 15 octobre », explique Alex Regnault, porte-parole des ex-salariés de l’entrepôt marseillais. « Tout ce temps a été mis à profit avec notre avocate, Mathilde Lanté, pour consolider les dossiers que nous irons déposer devant le conseil des prud’hommes. »

    En octobre 2024, ID Logistics, lâché par son quasi unique client Amazon, fermait les portes du hangar investi deux ans plus tôt à Saint-Antoine, dans le 15e arrondissement. Usant d’une clause de mobilité scélérate, l’employeur mettait brutalement un terme aux contrats précaires de ses salariés. En dépit d’une grève de plus d’un mois pour défendre leurs emplois, tous ceux qui ont refusé la mutation sur le site de Bollène, dans le Vaucluse, à plus de 130 km, ont été licenciés pour « faute grave ».

    Durant deux années, les salariés se sont succédé sur le site des quartiers nord pour décharger des camions, à bout de bras ou au transpalette, scanner des colis qui pouvaient dépasser les 55 kg, les trier ou les étiqueter. Le tout en étant chronométrés et dans un entrepôt au toit fuyant, sans chauffage ni climatisation, sans toilettes ni accès à l’eau. « Les plannings étaient communiqués à la dernière minute, des collègues se faisaient appeler en pleine nuit pour aller travailler, de 3h à 11h. En hiver, on avait tous les mains gelées, on crachait noir tellement c’était poussiéreux et pas ventilé. lors d’une coupure d’électricité, une équipe a travaillé à la lueur des phares des camions », témoigne Alex. Des conditions de travail indécentes qui amenaient à un turn-over et au recours à des contrats intérimaires très importants. « Sur 80 employés, on pouvait avoir 50 intérimaires. »

    Les maillons de la chaîne logistique se fendent

    « Mais on avait besoin d’un travail », justifie l’ancien salarié, pour ceux qui, comme lui, ont tenu le coup pendant deux ans. « Nous sommes majoritairement des mères et pères de familles nombreuses, certains avec des maladies chroniques, d’autres qui habitaient loin de l’entrepôt ont même déménagé pour s’en rapprocher et fait changer d’école leurs enfants en cours d’année », précise le jeune homme, devenu porte-parole du collectif contre ID Logistics et Amazon.

    Quand la direction leur impose le choix entre accepter une mutation à Bollène ou démissionner, c’est le coup de massue. « Il faut compter plus de 270 km aller-retour quotidiennement, le tout payé au Smic, alors que le coût du déplacement, pour nous, aurait été de plus de 900 euros par mois ! », précise Alex. Les salariés entament une grève pour négocier. Tentative vaine en dépit des actions et conférences menées et des nombreux soutiens qu’ils trouvent avec l’UD CGT, comme auprès du syndicat créé par Hervé Street, ancien patron marseillais d’une société de transports, devenu un symbole de la lutte contre la précarisation dans la sous-traitance en s’attaquant à FedEx, et de parlementaires de gauche.

    Mais ils ont appris à se battre et « même si on a été virés, on ne lâche pas sur la dignité. On n’acceptera jamais la faute grave, c’est un truc qui vous colle à la peau toute une carrière et c’était totalement déloyal », explique le collectif, qui a décidé de saisir la justice. Aujourd’hui, « pratiquement tous au chômage et dans des situations très précaires, on cherche une sorte de justice qui reconnaisse le traitement abusif de ce système déjà bien rodé des plateformes de logistique, qui broie les salariés et use d’aides d’état », indiquent les ex-salariés d’ID Logistics. « Et qui pourrait faire jurisprudence pour tous les autres dans notre cas. »

    Car, « quand on a commencé la grève, on s’est rendu compte que ces problématiques étaient très répandues dans la majorité des entrepôts ». Leur pétition lancée sur change.org intitulée « Non aux licenciements déguisés ! Solidarité avec les ID Logistics Amazon Marseille ! » pourrait faire boule de neige. Rendez-vous est donné à 13h30 le mercredi 15 octobre devant le tribunal de la rue Rigord, une tribune à signer à l’appui.

  • Top départ pour le congrès de l’Union départementale CGT

    Top départ pour le congrès de l’Union départementale CGT

    En pleine crise politique et après un début de mouvement social intersyndical avec plusieurs journées d’actions en septembre, les militants de l’UD CGT 13 vont plancher, pendant trois jours, sur l’avenir de l’organisation, à partir de ce lundi à la Halle de Martigues. « Plus de 600 délégués sont attendus. Ils viennent d’Unions locales de tout le département et de tous les secteurs », campe Jessica Jadé, secrétaire de l’organisation.

    Votes sur l’activité financière, établissement des instances décisionnaires avec l’élection du bureau et du secrétariat de l’organisation, discussion générale et retour sur les luttes menées ces dernières années… Le programme allie sujets techniques et débats de fond. Pour rappel, le dernier congrès de l’organisation, en 2022, avait abouti à la réélection d’Olivier Mateu comme secrétaire général. Avant que ce dernier ne soit candidat à la tête de la confédération lors du congrès de 2023, sur fond de vives critiques du bilan de Philippe Martinez. Candidature qui n’avait pas fait l’unanimité parmi les militants. Olivier Mateu est en retrait depuis plusieurs mois.

    « Dans cette période de guerre ouverte contre les travailleurs et de volonté de casse totale des conquis sociaux, on a un intérêt, presque une obligation, que l’ensemble des syndiqués et des organisations CGT soient rassemblés et unis pour être efficace et utile aux travailleurs », développe Jessica Jadé. En résumé, ce congrès s’annonce comme un moment de débats intenses et de réflexion sur les « orientations » de l’organisation.

    Sécurité sociale

    et santé au travail

    « On va débattre des enjeux, des réalités de terrain dans la période et de quelle Union départementale on a besoin pour mettre en échec les stratégies patronales dans les entreprises », poursuit la secrétaire. Mais aussi la riposte « aux attaques des gouvernements via des coupes budgétaires ».

    Côté programme, le congrès s’ouvre avec un discours du maire de Martigues, Gaby Charroux (PCF), et plusieurs temps forts sont prévus. Notamment avec l’organisation d’une table ronde autour des 80 ans de la sécurité sociale et un débat sur la santé au travail et les risques industriels. De quoi faire le lien entre politique menée nationalement et conditions de travail dans le département. Et sur fond de poursuite, ou pas, de la démarche départementale initiée par l’organisation depuis plusieurs années déjà.

  • Top départ pour le congrès de l’Union départementale CGT

    En pleine crise politique et après un début de mouvement social intersyndical avec plusieurs journées d’actions en septembre, les militants de l’UD CGT 13 vont plancher, pendant trois jours, sur l’avenir de l’organisation, à partir de ce lundi à la Halle de Martigues. « Plus de 600 délégués sont attendus. Ils viennent d’Unions locales de tout le département et de tous les secteurs », campe Jessica Jadé, secrétaire de l’organisation.

    Votes sur l’activité financière, établissement des instances décisionnaires avec l’élection du bureau et du secrétariat de l’organisation, discussion générale et retour sur les luttes menées ces dernières années… Le programme allie sujets techniques et débats de fond. Pour rappel, le dernier congrès de l’organisation, en 2022, avait abouti à la réélection d’Olivier Mateu comme secrétaire général. Avant que ce dernier ne soit candidat à la tête de la confédération lors du congrès de 2023, sur fond de vives critiques du bilan de Philippe Martinez. Candidature qui n’avait pas fait l’unanimité parmi les militants. Olivier Mateu est en retrait depuis plusieurs mois.

    « Dans cette période de guerre ouverte contre les travailleurs et de volonté de casse totale des conquis sociaux, on a un intérêt, presque une obligation, que l’ensemble des syndiqués et des organisations CGT soient rassemblés et unis pour être efficace et utile aux travailleurs », développe Jessica Jadé. En résumé, ce congrès s’annonce comme un moment de débats intenses et de réflexion sur les « orientations » de l’organisation.

    Sécurité sociale

    et santé au travail

    « On va débattre des enjeux, des réalités de terrain dans la période et de quelle Union départementale on a besoin pour mettre en échec les stratégies patronales dans les entreprises », poursuit la secrétaire. Mais aussi la riposte « aux attaques des gouvernements via des coupes budgétaires ».

    Côté programme, le congrès s’ouvre avec un discours du maire de Martigues, Gaby Charroux (PCF), et plusieurs temps forts sont prévus. Notamment avec l’organisation d’une table ronde autour des 80 ans de la sécurité sociale et un débat sur la santé au travail et les risques industriels. De quoi faire le lien entre politique menée nationalement et conditions de travail dans le département. Et sur fond de poursuite, ou pas, de la démarche départementale initiée par l’organisation depuis plusieurs années déjà.

  • Avec la grève, les marins obtiennent des réponses

    Avec la grève, les marins obtiennent des réponses

    Les syndicats de marins dénonçaient l’arrêt de la liaison opérée par leur compagnie entre Sète et Bejaïa (Algérie) au profit de Grandi Navi Veloci (GNV), compagnie italienne filiale de MSC aux pratiques antisociales. Obtenant des réponses de leur direction, ils ont levé l’ancre, vendredi.

    L’armateur français s’était retiré de la ligne Sète-Béjaïa pour se repositionner sur Marseille. Corsica Linea laissait ainsi « le champ libre à GNV ainsi qu’à Corsica Ferries », dénonçait Frédéric Alpozzo, secrétaire général du syndicat CGT des Marins de Marseille. Ajoutant que « ce repositionnement d’escale à Marseille réduit la fréquence du service public de continuité territoriale entre Marseille et Propriano ». Le syndicat demandait « le maintien annuel de la ligne régulière passagers ».

    Maintien de l’offre

    Soulignant que « cette évolution n’est en aucun cas liée à un choix de l’entreprise », mais qu’elle résultait « d’une décision des autorités algériennes », la direction de Corsica Linea a donné à ses personnels des assurances sur le maintien de l’offre à Sète. Quant à la liaison entre Marseille et la Corse, elle indique que « suite à l’annonce de Corsica Ferries d’ouvrir une ligne en OSP légères en situation de concurrence déloyale, nous maintenons nos trois voyages par semaine entre Marseille et Propriano en DSP ».

    « Tout sera fait pour couvrir la totalité des escales avec Algérie Ferries, et si ce n’est pas le cas, nous y veillerons », a réagi Frédéric Alpozzo, « GNV doit sortir impérativement des lignes à passagers France-Algérie en 2026, il n’y a pas d’alternative ».

  • Avec la grève, les marins obtiennent des réponses

    Les syndicats de marins dénonçaient l’arrêt de la liaison opérée par leur compagnie entre Sète et Bejaïa (Algérie) au profit de Grandi Navi Veloci (GNV), compagnie italienne filiale de MSC aux pratiques antisociales. Obtenant des réponses de leur direction, ils ont levé l’ancre, vendredi.

    L’armateur français s’était retiré de la ligne Sète-Béjaïa pour se repositionner sur Marseille. Corsica Linea laissait ainsi « le champ libre à GNV ainsi qu’à Corsica Ferries », dénonçait Frédéric Alpozzo, secrétaire général du syndicat CGT des Marins de Marseille. Ajoutant que « ce repositionnement d’escale à Marseille réduit la fréquence du service public de continuité territoriale entre Marseille et Propriano ». Le syndicat demandait « le maintien annuel de la ligne régulière passagers ».

    Maintien de l’offre

    Soulignant que « cette évolution n’est en aucun cas liée à un choix de l’entreprise », mais qu’elle résultait « d’une décision des autorités algériennes », la direction de Corsica Linea a donné à ses personnels des assurances sur le maintien de l’offre à Sète. Quant à la liaison entre Marseille et la Corse, elle indique que « suite à l’annonce de Corsica Ferries d’ouvrir une ligne en OSP légères en situation de concurrence déloyale, nous maintenons nos trois voyages par semaine entre Marseille et Propriano en DSP ».

    « Tout sera fait pour couvrir la totalité des escales avec Algérie Ferries, et si ce n’est pas le cas, nous y veillerons », a réagi Frédéric Alpozzo, « GNV doit sortir impérativement des lignes à passagers France-Algérie en 2026, il n’y a pas d’alternative ».

  • Grève des marins contre le dumping en Méditerranée

    Grève des marins contre le dumping en Méditerranée

    C’est un coup de semonce. Les marins du navire Jean Nicoli de la compagnie Corsica Linea, assurant la desserte entre Sète et Bjaïa en Algérie, ont cessé le travail jeudi 9 octobre au matin. La raison de leur courroux : « nous venons de découvrir qu’après n’avoir rien dit pour l’ouverture de GNV dans ces conditions à Sète en saison sur l’Algérie, notre direction libère à présent sa ligne Sète-Bejaïa au profit de GNV, pour se repositionner sur Marseille et lui laisser le champ libre ainsi qu’à Corsica Ferries », précise dans un communiqué à la presse le responsable du syndicat CGT des marins de Marseille, Frédéric Alpozzo. « Ce repositionnement d’escale à Marseille réduit la fréquence du Service Public de Continuité territoriale entre Marseille et Propriano ». Et de dénoncer « un choix stratégique industriel, économique et social, incompréhensible sauf dans le cadre d’une entente entre armateurs contre l’emploi maritime national et les droits sociaux des marins sous pavillon français 1er registre ainsi menacé de disparaître, afin de se restructurer et de fusionner par la suite avec La Méridionale propriété de CMA CGM, sur la future desserte maritime de la Corse exclusivement et avec moins de Service Public. Des centaines d’emplois sont menacés, en Corse comme sur le continent ». Les marins exigent notamment le maintien de La ligne Sète-Bejaïa et des escales prévues en continu au programme initial 2025 avec le port de Sète et le Port de Bejaïa. »

    Le 2 septembre, des parlementaires des régions Occitanie, PACA et Corse ont signé une tribune transpartisane dans les colonnes du journal Le Marin.

    « Le dumping prédatoire »

    Ils y dénoncent « une guerre silencieuse se joue sur les mers de Méditerranée. Elle n’oppose pas seulement des navires, mais deux visions du commerce : d’un côté, celle des opérateurs maritimes soucieux de rentabilité, d’équité sociale, de souveraineté nationale. De l’autre, celle d’un acteur soutenu par un géant financier qui, ligne après ligne, brise les équilibres des entreprises naturellement durables. Cet acteur, c’est GNV (Grandi navi veloci), filiale du groupe MSC. En trois ans, GNV a perdu plus de 500 millions d’euros, dont 257 millions en 2024, sans jamais freiner sa course à l’expansion. Pourquoi ? Parce qu’elle peut se le permettre : MSC injecte massivement du capital (290 millions d’euros en 2024), couvrant les pertes abyssales sans exiger de rentabilité à court terme. Ce comportement, totalement décorrélé des règles économiques usuelles, a un nom : le dumping prédatoire. », écrivent-ils. Parmi les signataires : Denis Bouard, sénateur du Gard (PS), Hussein Bourgi, sénateur de l’Hérault (PS) et Fanny Dombre-Coste, députée de l’Hérault.