Category: environnement

  • Une campagne pour piéger les frelons

    Une campagne pour piéger les frelons

    Des aides financières pour la destruction des nids à destination des particuliers mais aussi des communes. C’est ce que propose le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône dans le cadre d’un vaste plan de lutte contre le frelon envahissant. Deux espèces sont dans le collimateur : le célèbre frelon asiatique à pattes jaunes, arrivé voilà plus de 20 ans et bien installé mais aussi son homologue, le frelon oriental.

    Des insectes qui présentent une « triple menace » indique le Département. Pour l’apiculture puisqu’ils sont à l’origine d’une surmortalité des abeilles, pour la préservation de la biodiversité car « ce sont des prédateurs des pollinisateurs sauvages locaux » et également pour « la santé et la sécurité des personnes » car leurs piqûres sont dangereuses.

    Autant de raisons d’engager un « piégeage de printemps » pour limiter la formation des nouvelles colonies, quand une seule reine frelon peut « en une année produire environ 13 000 ouvrières et 500 futures reines » précise le Département. La collectivité s’engage à financer les dispositifs pour les communes et regroupement de communes de moins de 200 000 habitants à hauteur de 70%.

    Des résultats

    « encourageants »

    Des pièges qui peuvent aussi être mis à disposition des particuliers, apiculteurs, agriculteurs ou entreprises. Pour les particuliers, une aide de 50%, plafonnée à 100 euros par intervention de neutralisation de nids est aussi mise en place. Depuis le lancement de ce plan en 2025, 69 municipalités et un groupement de 13 communes, Terre de Provence Agglomération, ont signé une charte de bonne pratique. Un référent communal a été nommé pour animer le réseau des piégeurs et alimenter un recensement national. Les premiers résultats sont « extrêmement encourageants » estime Didier Réault, vice-président du Conseil départemental délégué à l’Agenda 2030, affirmant que « les Bouches-du-Rhône sont aujourd’hui le département le plus actif au plan national » en matière de piégeage de printemps.

    Un dispositif qui a permis l’année dernière de capturer plus de 15 000 reines fondatrices de frelon asiatique à pattes jaunes sur un total de 35 865 bestioles attrapées en France. Pas moins de 15 reines fondatrices de frelon oriental ont aussi été prises sur un total de 115 dans le pays.

  • Des chouettes menacées

    Des chouettes menacées

    Des populations en constante diminution… Parce que « la Chevêche d’Athéna et l’Effraie des clochers jouent un rôle écologique essentiel, notamment dans la régulation naturelle des populations de micromammifères », la LPO Paca lance une campagne de financement participatif ce mardi 21 avril pour protéger ces deux espèces. Leurs effectifs « diminuent fortement en Provence-Alpes-Côte d’Azur », les suivis menés par la LPO Paca montrant « une baisse d’environ 25% des effectifs de Chevêche d’Athéna entre 2010 et 2024 ». L’Effraie des clochers est « quant à elle classée « En danger » sur la liste rouge régionale des oiseaux nicheurs. »

    L’argent récolté doit permettre de financer la pose de nichoirs, de restaurer des haies et de mener le suivi scientifique des deux rapaces nocturnes.

    Une pression anthropique

    Petite chouette de 22 cm de haut pour une envergure comprise entre 54 et 58 cm, avec ses yeux dorés marqués d’un sourcil blanc oblique, la Chevêche d’Athéna est menacée par la fragmentation de son habitat note la LPO avec la transformation des prairies en cultures ou en terrains à bâtir, la suppression des haies et des arbres isolés, l’abattage des arbres creux et l’utilisation de pesticides agricoles qui réduisent la densité de proies.

    Plus grande, l’Effraie des clochers ou Dame blanche, 35 cm de haut pour 1 mètre d’envergure, est elle plus particulièrement impactée par la circulation routière, « bon nombre de cadavres sont retrouvés sur le bord des routes » indique la LPO. Seuls 15 individus avaient été recensés en Paca dans la dernière enquête de l’association.

  • Un projet photovoltaïque contesté dans une forêt des Hautes-Alpes

    Un projet photovoltaïque contesté dans une forêt des Hautes-Alpes

    Au pied des premiers reliefs du Dévoluy, entre la rivière du Rif de l’Arc et la D994, s’est développé un petit bois d’une vingtaine d’hectares, composé de résineux de taille modeste. À l’ombre des pins sylvestres grandit toutefois un peuplement de feuillus encore jeunes. « C’est ce qu’on appelle une forêt pionnière. Les pins ont poussé sur le dépôt de la rivière, mais d’ici trente ans, ils seront remplacés par les saules, cornouillers, chênes et érables », détaille Nick Nguyen, de l’association Sérigons Terres Vivantes, qui lutte contre l’arrivée d’un complexe photovoltaïque sur le site.

    Le projet, étudié depuis 2016 et approuvé par la préfecture en janvier dernier, conduirait à raser sept hectares de cet espace naturel où vivent plusieurs espèces protégées, comme le grand rhinolophe (une chauve-souris), ou la salamandre tachetée. Or l’association déplore qu’Ecoter, le bureau d’étude chargé de l’étude d’impact, ait selon elle minimisé la présence de cette biodiversité. « Les relevés ne mentionnent pas la présence d’espèces protégées comme la salamandre, explique Nick Nguyen. De plus, les relevés pour mesurer la présence d’oiseaux migrateurs ont été faits en juin, alors que la période recommandée, c’est en avril-mai ou en septembre. »

    Valorem défend un projet adapté au territoire

    Les militants affirment aussi que l’étude sous-estime l’aggravation du ruissellement et des inondations que causerait l’artificialisation du sol, menaçant le village et la zone artisanale voisine. Ils regrettent enfin la disparition annoncée d’une forêt encore en devenir, appréciée des riverains, utilisée comme espace de loisirs par les enfants et comme lieu d’activités pour des associations locales. Aussi, depuis 2019, les bénévoles ont organisé plusieurs manifestations, conférences et projections… En 2020, la pétition lancée contre le projet a récolté 5 300 signatures. « Nous ne sommes pas contre le photovoltaïque, bien contraire, mais pourquoi détruire un environnement naturel plutôt que de l’installer sur des sols déjà artificialisés ? », conteste Nick Nguyen. Son association a proposé d’implanter le futur projet de l’autre côté de la D994, à cheval sur la station d’épuration communale et la carrière de la Sablière du Buëch.

    De son côté, Valorem, société porteuse du projet, estime que cette idée conduirait à empiéter sur une zone protégée Natura 2000. « Nous travaillons avec un bureau d’étude indépendant, reconnu dans son domaine, et avons choisi un terrain adapté, en accord avec l’Office national des forêts, affirme Bertrand Maljournal, responsable de l’agence d’Aix-en-Provence. On a diminué la taille du projet et créé un corridor de passage pour la faune. Tout a été fait pour permettre que les espèces restent sur le site. » Il ajoute qu’en compensation, l’entreprise créera une réserve biologique de 167 hectares au bois de Loubet, à 15 km de là. Pour Camille Girard, chargé de communication, ces projets sont une nécessité de souveraineté énergétique : « La France dépend encore à 60% d’énergies fossiles pour lesquelles elle dépense 60 milliards par an en importation. On ne peut pas parler de souveraineté, déplorer le prix de l’essence et ne pas regarder les efforts à faire pour installer plus d’énergie électrique », affirme-t-il.

    Le projet a toutefois reçu, en novembre, un avis défavorable du commissaire enquêteur chargé d’en évaluer l’impact. L’association France nature environnement a déposé un recours devant le tribunal administratif de Marseille. La décision est attendue à la fin du mois.

  • Occitanie : l’épandage par drones, une bonne solution ?

    Occitanie : l’épandage par drones, une bonne solution ?

    Le mois de mars a été marqué par de fortes précipitations dans l’Hérault, excédentaire à 50% selon le dernier bulletin de Météo France. Conséquences pour les viticulteurs ? Des vignes inondées et inaccessibles, pouvant favoriser l’apparition de mildiou. Alors, la FDSEA34 avait demandé une dérogation pour traiter les vignes par drone. Demande reçue cinq sur cinq puisque le 26 mars, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, autorisait « l’épandage par drone de cuivre dans les zones géographiques impactées de l’Aude, de l’Hérault, du Gard et des Pyrénées-Orientales où les traitements à pied ne sont pas réalisables » jusqu’au 30 avril.

    Sauf que le vent a commencé à souffler, rendant l’utilisation de drones impossible tout en diminuant les risques d’apparition du mildiou. « Mais on risque d’avoir de plus en plus des hivers et des débuts de printemps très pluvieux puis des périodes sèches. Sauf que les vignes avec des chaleurs et une forte pluviométrie débourrent plus tôt donc si on n’intervient pas pour protéger le végétal des maladies, on risque d’avoir des attaques de mildiou conséquentes », souligne Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA et président de la chambre d’agriculture de l’Hérault. Pour le moment, la loi autorise l’épandage dans des cas spécifiques, notamment pour les cultures situées sur des pentes de plus de 20 %. « Pour éviter de faire chaque année une demande de dérogation, des discussions sont en cours pour mettre en place un décret, il y a une consultation publique jusqu’au 23 avril. Nous souhaitons obtenir un décret d’application du traitement aérien de façon pérenne », poursuit Jérôme Despey.

    La Conf’ vent debout

    De plus, le viticulteur met en avant le fait que le traitement aérien est plus précis que l’épandage classique, « permettant une meilleure sécurité pour les agriculteurs et les riverains ». Un constat qui n’est pas partagé par tous les agriculteurs. Dénonçant « un pansement sur une jambe de bois », Morgane Bara, porte-parole de la Confédération paysanne, fait valoir des « études sur la qualité de l’air montrant des produits phytosanitaires pulvérisés au sol se retrouvant dans l’air. » L’agricultrice estime « avoir besoin d’une réflexion plus large que l’immédiateté en changeant notre approche agricole : au lieu d’être destructrice, elle devrait être constructrice. » Deux visions qui rappellent à quel point le monde agricole est fracturé.

  • Le Jour de la Terre pour une « transition douce »

    Le Jour de la Terre pour une « transition douce »

    « Depuis le 16 mars, nous menons une campagne de sensibilisation dans tout le pays pour montrer que la sobriété peut être heureuse et accessible. Il n’est pas question de privation mais de transition douce. Revoir ses habitudes de consommation et s’adapter aux enjeux climatiques actuels », explique Dianeva Gerard-Parmentier, responsable de la communication du Geres qui pilote depuis près de cinq ans le Jour de la Terre en France.

    Comme chaque année, l’ONG promeut plusieurs initiatives environnementales dans le pays. Découverte des espaces naturels de la Mayenne, randonnée dans Le Mans… Ainsi que des activités dans la région avec une visite guidée au musée de la lavande dans le Luberon. Des ateliers « légers et agréables », pour éveiller les consciences de manière « plus douce » comme le raconte Dianeva. « Le Geres mise sur l’accessibilité, avec des changements d’habitudes à portée de tous. Nous favorisons la régulation de la consommation et les modes de transport verts plutôt que des interdictions ou injonctions qui pourraient peser sur certains », poursuit-elle. Bien que cette journée soit spéciale, c’est tout au long de l’année que la structure mène ses actions en faveur de la transition écologique et solidaire. Implantée à Aubagne, elle intervient en France ainsi que dans différents pays du monde pour les soutenir et les « accompagner dans leur transition énergétique », ajoute la responsable communication.

    Des actions qui dépassent les frontières

    Maroc, Mali, Togo, Cambodge, le Geres déploie ses actions de rénovation dans une partie de l’Afrique et de l’Asie. L’objectif : répondre à des enjeux climatiques et sanitaires. « Certains modèles de cuisson et de chauffage sont sources d’émanations toxiques. C’est sur cela que nous concentrons nos efforts. Afin de diffuser des alternatives moins nocives pour l’humain et plus durables », expose Dianela. Les différentes actions de développement menées par l’organisation seront présentées sous forme de photos vendredi et samedi. À l’occasion des 72 heures de l’écologie coproduites par la Cité des Transitions, l’exposition se tiendra à Marseille, au Fronton rue de Lyon (15e).

    plus d’information : geres.eu

  • Pour remettre de la démocratie au cœur du système alimentaire

    Pour remettre de la démocratie au cœur du système alimentaire

    « On arrive à la fin du début du processus », ironise Sati Allain, devant une dizaine d’habitants des 1er et 3e arrondissements de Marseille. Assis en cercle dans la cour du centre social de la Fraternité (3e), des gâteaux faits maison passent de main en main pendant que la bénévole de la collective marseillaise de l’alimentation et des communes (Comac) rappelle la thématique de ce samedi : la démocratie alimentaire. C’est la dernière session de formation avant que les participants de cette expérimentation de Sécurité sociale de l’alimentation ne passent à la phase de création de leur propre système.

    En France, une centaine d’expériences similaires ont vu le jour depuis 2020 pour permettre un accès plus égalitaire à l’alimentation et reprendre un pouvoir décisionnel sur ce système. « On veut passer de simples consommateurs à acteurs », souffle une participante de l’expérimentation. Le principe général se base sur celui de la Sécurité sociale : chacun cotise suivant ses revenus, pour avoir une partie de ses dépenses alimentaires prises en charge. Ses applications concrètes sont elles toutes différentes, puisque chaque groupe local décide de sa forme démocratiquement. D’une caisse à l’autre, la façon d’être remboursé, de cotiser ou les produits conventionnés divergent.

    Plus de démocratie

    Un ensemble de décisions que vont bientôt prendre les participants de l’expérience pour les 1er et 3e arrondissements de Marseille. Mais avant cela, la vingtaine de participants se réunit toutes les deux semaines depuis novembre, pour être formés sur des sujets divers comme l’histoire de la Sécurité sociale, le système agroalimentaire ou encore la démocratie. Le but : que chaque participant ait la même base de connaissances pour décider collectivement du fonctionnement de leur Sécurité sociale de l’alimentation. « Cette phase de formation permet plus de démocratie, explique Amandine Borel, chercheuse sur l’alimentation durable au sein de Paroles Vives. Sans cela, les gens qui s’y connaissent plus prennent assez vite le lead. »

    Car dans le groupe, les profils sont divers. Paul*, retraité et habitant de la Belle de Mai, est assez engagé sur les questions de l’alimentation : « Je ne fais plus mes courses dans la grande distribution depuis 4 ans », explique ce syndicaliste, qui affirme « fricoter avec des paysans et des gens du commerce équitable ». Si certains, comme Paul* sont déjà militants sur ces questions, d’autres sont un peu plus éloignés de cet engagement.

    Pour Mohammed, qui travaille sur les marchés, ces formations lui permettent de mieux comprendre le système agroalimentaire. Arrivé dans le comité d’habitants grâce à l’association Cuisine 101, l’Algérien voit dans ce projet de Sécurité sociale de l’alimentation un lieu de sociabilité : « C’est un groupe soudé et solidaire. » Les réflexions sur la forme de la caisse alimentaire devraient débuter en mai.

    Le prénom a été modifié

  • Le jeu pour comprendre les enjeux méditerranéens

    Le jeu pour comprendre les enjeux méditerranéens

    Sous la tente de la Métropole, à quelques mètres de l’entrée du salon des Nauticales sur le nouveau port à La Ciotat, une dizaine de modules en bois semblent attirer les plus jeunes. Organisée par l’association des Petits débrouillards, cette exposition interactive vise à expliquer aux plus jeunes, et aux moins jeunes, les différents enjeux autour de la mer Méditerranée.

    Douze ans et plus

    Le numérique, la biodiversité, les migrations, l’usage de la mer, les aires marines protégées… les thématiques abordées sur les différentes activités sont très diverses. Ce samedi et ce dimanche, des animations sous la forme de l’émission de vulgarisation scientifique C’est pas sorcier, seront également organisées en plus de l’exposition pendant toute la journée.

    Avec ces 12 panneaux en bois, l’exposition permet aux enfants d’appréhender par le jeu les divers enjeux autour de la mer Méditerranée. « Le but c’est que les enfants, à partir de 12 ans, ou un peu avant s’ils sont aidés, puissent faire les jeux en semi-autonomie et que cela leur apporte des réponses à leur questionnement », explique Nina Farge, médiatrice scientifique de l’association. L’un des panneaux permet par exemple de comprendre comment l’on peut récupérer et analyser les données en mer, avec un jeu de cartes.

    L’exposition, conçue en partenariat avec l’institut de recherche pour le développement a été réalisée par la branche régionale de l’association des Petits débrouillards. Une table des curiosités a également été montée par l’association pour permettre aux badauds de découvrir la diversité d’espèces maritimes, en Méditerranée et ailleurs.

    Exposition scientifique

    « Même si certains panneaux traitent de problématiques plus générales, la plupart traitent des sujets spécifiques à la Méditerranée, précise la médiatrice. On a tout voulu faire en interne, avec l’appui de chercheurs. Car on a toujours un conseil scientifique et on s’épaule aussi de nos partenaires de la recherche. » C’est la quatrième fois que l’association présente cette exposition, depuis sa création il y a un an et demi.

    Une façon ludique de faire comprendre aux enfants l’importance de cette mer pour le territoire, mais également sa fragilité et le besoin de la protéger.

    Billet pour le salon : lesnauticales.fr

    9 euros plein tarif, gratuit pour les moins de 12 ans

  • Des balades pour découvrir les parc naturels

    Des balades pour découvrir les parc naturels

    Ce sont près de 19 000 hectares d’espace naturel que gère le Département des Bouches-du-Rhône, répartis entre plusieurs parcs et domaines sur tout le territoire. Dans l’objectif de faire connaître à tous la nature de notre région, l’événement « Balade nature » est organisé depuis plusieurs années avec une édition au printemps et une autre en automne. L’année dernière, plus de 1 000 personnes avaient participé.

    Cette année, 11 parcs et domaines accueillent des animations sur plus de 40 jours, à partir ce samedi 18 avril. L’occasion de se faire accompagner d’explications savantes et détaillées sur la nature qui entoure ces espaces naturels. Au total, une vingtaine d’activités différentes sont proposées.

    Les balades, bien qu’ouvertes à tous, sont classées en fonction de leur difficulté afin de mieux prévenir le public. Il est également nécessaire de réserver sa place sur le site internet de l’événement.

    Un programme varié

    Pour l’ouverture, six activités sont réparties entre samedi et dimanche. Une balade explicative de la faune et la flore est organisée à 10h, samedi, sur l’île Verte. Cette île boisée et préservée est le nouveau parc ajouté au menu, cette année. Bien que gratuite, la visite nécessite de payer la traversée en bateau de 12 euros pour les adultes et 8 euros pour les enfants. La première séance se termine à midi, tandis que la deuxième commence à 14h.

    Du côté de l’étang des Aulnes, une visite explicative de sa biodiversité marine ainsi qu’une présentation des méthodes de gestion se tiennent de 10h à 12h, ce samedi. La jauge étant limitée à 20 personnes, deux autres séances sont organisées le 26 avril et le 17 mai.

    En partenariat avec la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), une découverte de la petite faune et flore autour de la maison Sainte-Victoire est proposée. Rendez-vous est donné samedi entre 9h30 et 12h, ou entre 13h30 et 16h. Ce dimanche à partir de 9h, vous avez la possibilité de passer une journée complète avec la garde à cheval de la tour d’Arbois. Répartis entre explications de leur métier et temps en présence de leurs chevaux, le moment est à partager en famille, dès 5 ans. Pas loin de Marseille, depuis le parking du parc de Pichauris, une sortie sur l’histoire de ce site naturel est organisée. Les agents départementaux retraceront les pas des bergers de Pichauris en mêlant observation et explication. Une sortie à retrouver ce dimanche à 10h.

    D’autres activités sont à venir. Il sera possible de tenter d’observer la grande faune du massif de l’Étoile, comme chamois ou chevreuils, au lever du soleil, ce dimanche 26 avril dès 6h30. Pour en apprendre davantage sur les chauves-souris, une soirée d’observation se tiendra de 20h à 22h, le samedi 16 mai.

    Marius Meulé

    Programme complet à retrouver sur le site departement13.fr avec réservation obligatoire pour chaque sortie

  • Après le passage de la tempête Nils, l’ONF à l’œuvre pour sauver la forêt

    Après le passage de la tempête Nils, l’ONF à l’œuvre pour sauver la forêt

    Des rafales à 140 km/h, environ 1 800 hectares de forêts sinistrés… La tempête Nils, qui s’est abattue le 12 février au nord de l’Hérault, a fait beaucoup de dégâts – notamment sur le massif de l’Espinousse. Après son passage, les forêts endommagées avaient été fermées par arrêté préfectoral, le temps de les sécuriser.

    Depuis, les agents de l’Office national des forêts (ONF) se plient en quatre pour les réparer. Prospection de terrain par les forestiers, vol par drones et utilisation d’images satellites ont permis de localiser les zones les plus sinistrées. Selon les dernières estimations, près de 250 000 m3 de bois ont été balayés. « Nous avons réalisé une première vente de 30 000 m3 de bois renversé par la tempête le 3 avril. Une prochaine vente de 110 000 m3 aura lieu le 17 avril », précise Guylaine Archevêque, directrice des agences ONF du Gard et de l’Hérault. Plus ou moins 100 000 m3 restent encore à récupérer et seront vendus à des entreprises de première transformation, sous contrat avec l’ONF. « Sur ces premiers 140 000 m3, si on s’amusait à faire un tas de bois de 1 mètre de haut sur 1 mètre de large, on pourrait aller du centre-ville de Montpellier jusqu’à la frontière espagnole », illustre la directrice.

    Preuve du ravage de la tempête, ces premiers 140 000 m3 de bois équivalent à « la récolte annuelle des forêts domaniales des départements du Gard et de l’Hérault ». Selon les estimations de l’ONF, 750 ha de forêts sont touchés à plus de 50% et dans les zones les plus sinistrées, les dégâts peuvent représenter pas moins de six années de récolte. Au premier rang des accusés, le dérèglement climatique. « L’intensité des dégâts et la concentration sur une petite partie du territoire peuvent s’expliquer par la conjugaison de précipitations importantes entre la mi-décembre et la mi-février, avec les coups de vent qui ont poussé des arbres dont les systèmes racinaires n’étaient plus aussi bien maintenus parce que les sols étaient complètement gorgés d’eau », fait valoir Guylaine Archevêque. Des épisodes climatiques intenses qui sont appelés à se répéter sous l’effet du dérèglement climatique. Il n’y a pas que les arbres qui ont été impactés, la faune en a également pris un coup, les animaux ayant été contraints de déménager.

    Risque incendie

    Mais pour le moment, l’heure est à la récupération. Car, à l’aune de la saison estivale, de nouveaux ennuis pourraient pointer le bout de leur nez. « Nous espérons enlever tout ce bois très vite car les risques d’incendie vont commencer à se faire jour rapidement. Il y a également le risque de voir se développer des maladies à proximité des peuplements touchés par la tempête et des problèmes d’ordre sanitaire véhiculés par des insectes ravageurs. Nous ne sommes pas encore sortis de nos peines », développe Guylaine Archevêque.

    Viendra ensuite la question de la reconstruction de la forêt. L’occasion de changer des pratiques d’un autre temps. « Énormément de peuplements renversés étaient monospécifiques. C’est le genre de choses que nous évitons aujourd’hui, on travaille beaucoup sur la diversification d’essences. Il est probable que l’on travaille sur des essences à introduire dans les Hauts cantons que l’on n’avait pas l’habitude de voir : des espèces susceptibles de résister à de gros écarts de température, à des sécheresses à répétition. »

  • [Entretien] Isabelle Autissier : « On ne peut pas aimer la mer et ne pas se soucier de l’écologie »

    [Entretien] Isabelle Autissier : « On ne peut pas aimer la mer et ne pas se soucier de l’écologie »

    La Marseillaise : Pourquoi avez-vous accepté d’être marraine de la 23e édition du salon des Nauticales ?

    Isabelle Autissier : Pour moi, c’est une occasion de porter des messages, de rencontrer des gens, de faire avancer un certain nombre de projets. Je suis très attachée à la cause environnementale et à la biodiversité marine. Mais aussi à la découverte de l’océan par tout le monde. J’encourage les gens à aller eux-mêmes au bord de la mer, sur ou sous l’eau, pour comprendre comment ça se passe, pour s’extasier et pour se faire plaisir. Nous sommes sur une planète bleue, il n’y en a pas beaucoup dans l’univers apparemment, donc il faut en profiter et découvrir au mieux ce milieu.

    En tant que présidente d’honneur de WWF, comment aller
    vous porter votre combat de préservation de l’environnement sur le salon
     ?

    I.A. : Dans mes discours, dans mes rencontres je vais parler de ces problèmes. Il ne faut pas se les cacher. Mais je vais aussi parler des solutions parce qu’heureusement il y en a beaucoup. En fait, c’est ça l’éducation. Il faut répéter mille fois les choses. Il faut revenir, parler, rediscuter, échanger, convaincre et pousser les gens à s’engager à leur niveau. C’est inlassable, mais je pense que c’est indispensable.

    Et donc, comment va la Méditerranée ?

    I.A. : Très mal. Elle se réchauffe plus vite encore que l’océan parce que c’est une petite mer. Elle a aussi de moins en moins d’apports d’eau douce puisqu’il y a moins de pluies. Ce réchauffement de la Méditerranée produit des effets catastrophiques sur la vie dans la Méditerranée. Je pense aux coraux par exemple, mais à beaucoup d’autres espèces. Et aussi, c’est une mer qui est, au niveau des plastiques, la plus polluée au monde. On est nombreux à avoir cette impression d’eaux limpides, mais malheureusement, elle est bourrée de microplastiques. C’est aussi une des mers du monde où la surpêche est la plus grave. On ne peut pas accepter ça. On ne peut pas à la fois dire qu’on aime la mer Méditerranée et dire qu’on ne soucie pas de l’écologie, qu’on verra bien après. Non. Il existe des solutions et donc il faut les mettre en œuvre.

    Quelles sont ces solutions ?

    I.A. : Il faut arrêter d’utiliser du plastique à tort et à travers. On ne résoudra pas le problème juste en ramassant le plastique. C’est comme si vous vouliez vider la mer avec une petite cuillère. Parce que le plus grave, ce sont surtout les micro-plastiques, qui font moins d’un millimètre, et qu’on ne peut pas ramasser. Ils passent dans la chaîne alimentaire puis dans notre corps. C’est dramatique parce que c’est cancérogène, ce sont des perturbateurs endocriniens, c’est très mauvais pour la santé, la nôtre et celle de la biodiversité. Donc il faut d’abord diminuer la consommation de plastique, parce qu’il y a plein de choses qui n’ont pas besoin d’être en plastique, et qui ne l’était pas avant : les batteries de cuisine, les jouets, le mobilier… Il faut que l’on diminue sa production, que l’on utilise d’autres matières.

    Peut-on associer nautisme et préservation de l’environnement ?

    I.A. : Oui, parce qu’on protège ce qu’on aime. Aimer l’océan, c’est se réjouir et profiter de ses beautés, de tout ce qu’il peut nous offrir. C’est faire des balades en mer, de la plongée, des balades à pied ou aller se baigner. ça, il faut l’encourager, mais pas n’importe comment. C’est vrai qu’avoir un bateau avec un gros moteur, je ne suis pas certaine que ce soit la meilleure façon de profiter de la Méditerranée. Je pense qu’il y a des façons plus simples, plus tranquilles, qui sont moins polluantes. Je pense qu’il faut réfléchir à comment on fait les choses. La question, ce n’est pas de se priver de les faire, c’est juste de les faire mieux.

    Entretien réalisé par Eva Janus