Category: environnement

  • Lac de Saint-Cassien : une cellule de veille pour sécuriser le plan d’eau

    Lac de Saint-Cassien : une cellule de veille pour sécuriser le plan d’eau

    Prévue par l’arrêté préfectoral du 2 avril 2026 qui réglemente la police de la navigation, les activités aquatiques, nautiques, sportives et de loisirs sur ce plan d’eau très touristique.

    Réunie en début et fin de saison estivale avec les professionnels, les élus, les responsables associatifs, les services de secours, les services de l’État, les services d’Électricité de France, elle a pour mission d’identifier les problématiques présentes sur l’ensemble de la retenue et la sécurisation du plan d’eau : information des usagers, interventions et missions de secours.

  • À Istres, la concertation autour du projet d’incinérateur étendue

    À Istres, la concertation autour du projet d’incinérateur étendue

    « Ce projet doit nous interroger sur nos modes de vie et la production des déchets. » Une conclusion presque philosophique apportée par ce militant d’Alternatiba à la réunion publique sur le projet d’incinérateur de Suez de mercredi soir, bondée.

    En question, un projet de brûlage à 1 200 degrés de déchets type encombrants des déchetteries sur le site de l’actuel centre de tri de Suez au Tubé Nord, pour traiter 270 000 tonnes de déchets de toute la région Paca et les revaloriser sous forme d’électricité, de méthane et de digestat à utilisation agricole. La tension a éclaté. Pollutions, trafic routier supplémentaire, acceptabilité du projet par les habitants du territoire. Huées et applaudissements ont ponctué la séance. « Ce territoire a été traumatisé par les déchets, ce projet est peut-être très bien mais il se fera ailleurs », a résumé le maire (LR) Robin Prétot.

    Un dossier très technique

    Mais le dialogue a été maintenu, sinon amplifié à l’initiative de Suez face aux très nombreuses questions et objections soulevées. « Je suis ouvert à faire plusieurs groupes de travail sur nos installations, y compris d’aller plus loin sur les normes », a promis le directeur du développement de Suez Olivier Dufaux. « Nous proposons en toute transparence des réunions thématiques avec la Ville », abonde Caroline Verdier pour Suez.

    Le commissaire enquêteur Philippe Magnus, qui a prolongé l’enquête publique jusqu’au 2 juin, reconnaît « la technicité du dossier » qu’il « n’estime pas être parfait ». Sur la possibilité d’une autre réunion publique, le commissaire n’y voit « aucune opposition ». « Cet exercice démocratique démontre que l’opinion publique a besoin de temps, cela permettra à la Ville de poser toutes les questions qui n’ont pas pu être posées ce soir », conclut le maire Robin Prétot.

  • À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    À Toulon, des abeilles à l’écoferme pour piquer la curiosité des citoyens

    Le Département poursuit son ambition de valorisation de la biodiversité et de sensibilisation du public aux enjeux environnementaux. Mercredi matin c’est sur le site de l’écoferme de la Barre que la presse était invitée à la présentation du rucher pédagogique mis en place en partenariat avec l’Union nationale de l’Apiculture française (Unaf). L’objectif étant à travers la sensibilisation du public, et notamment des plus jeunes , d’initier des acteurs de demain à la préservation de la flore et de la faune. Et ici, tout particulièrement, des abeilles : ces insectes indispensables mis à mal par l’agro-pétrochimie.

    L’Espace naturel dans lequel ont été introduites ces ruches bénéficie d’un cadre très favorable à l’épanouissement des abeilles, avec une diversité florale propice à leur développement. Le projet s’intègre pleinement à la démarche éducative prônée par le Département du Var, « au croisement des enjeux écologiques, agricoles et alimentaires ».

    « Elles sont en train de démarrer tranquillement, puisqu’on les a installées là, au mois de novembre », explique Thierry Abello, l’apiculteur en charge du rucher. Le berger des abeilles les accompagne et essaie de les protéger de la prédation des frelons asiatiques, par du piégeage notamment. « L’année dernière, j’ai détruit un nid sur la piste cyclable qui faisait 90cm de diamètre », explique-t-il. Mieux vaut en effet être vigilant, parce que « 20-30 frelons, peuvent suffire à liquider une ruche et ses 40 000 abeilles en seulement un ou deux jours ».

    En revanche, elles combattent assez bien la chaleur de l’été et les dégringolades de température de l’hiver, apprend-on. « Toute l’année, le milieu de la ruche est à 37 degrés pour protéger les larves qui sont pondues en permanence », ajoute l’apiculteur. Les abeilles, tantôt s’agglutinant ou battant des ailes selon l’effet recherché.

    Former des citoyens éclairés

    L’un des messages passés aux enfants, c’est que « les abeilles pollinisent à peu près 30% à elles toutes seules de ce qu’on mange, entre fruits et légumes ». Ce qui donne l’ambleur du désastre que serait leur disparition.

    « Le premier souci d’un apiculteur c’est de savoir ce que ses abeilles vont manger », commence Félix Gil, administrateur de l’Unaf, en ajoutant qu’ici il y a de quoi être plus que rassuré.

    L’occasion de rappeler qu’il y a 2 000 ruches installées sur les toits parisiens qui trouvent alentour suffisamment de quoi butiner (lire page 19).

    Le militant engagé insiste ensuite sur l’ambition de ce partenariat, qui est, dit-il, « de communiquer, faire passer un message ».

    Et de poursuivre : « Parce que, vous savez, on est face aux pesticides. Et seul le public peut nous aider. » L’implication du plus grand nombre pouvant permettre de faire pression et de résister au poids des profits colossaux en jeu, dans cette industrie comme dans les autres.

    Le président (LR) du Conseil départemental Jean-Louis Masson a lui aussi insisté dans sa prise de parole sur l’importance pédagogique des ruches.

    « Dans le contexte actuel de déclin des populations d’abeilles, je souhaite que ce rucher puisse devenir un véritable outil pédagogique », lance-t-il.

    Le patron du Département a ensuite plus largement mis en avant les efforts fournis par la collectivité pour préserver les espaces naturels et la biodiversité aux travers des espaces naturels sensibles, notamment. « Nous œuvrons sans relâche pour maintenir ces précieux corridors écologiques sur tout le territoire », insiste Jean-Louis Masson.

    Et l’écrin de verdure protégé niché en plein Toulon que représente l’écoferme de la Barre témoigne de cette volonté, explique-t-il.

    Et de conclure : « Notre ambition est claire : développer une conscience collective autour de la nécessité de préserver ces insectes indispensables et former des citoyens éclairés, conscients des enjeux écologiques et acteurs de leur préservation. »

    Si sa parole pouvait aussi atteindre et convaincre les camarades de son propre parti LR, ça ne serait pas piqué des hannetons. Et ça ferait avancer la cause des abeilles.

  • Quand les départements misent sur les cyclistes

    Quand les départements misent sur les cyclistes

    Depuis 2022, l’Hérault est labellisé « Terre d’excellence cycliste » par la Fédération française de cyclisme. Et pour cause, en comptant la trentaine de boucles cyclables, les voies vertes et les routes départementales à faible trafic, le département compte environ 4 000 kilomètres d’itinéraires cyclables. « La spécificité de l’Hérault est que le territoire offre à la fois des cols à plus de 1 000 mètres, la mer et le milieu lagunaire, explique Élodie Fonteneau, chargée des mobilités décarbonées et du vélotourisme au sein d’Hérault tourisme. Il y en a pour tous les goûts. Les boucles sont donc classées en termes de difficulté. » De son côté, Marie Doutremepuich, cheffe de service tourisme au Département, explique que de nombreux équipements sont mis en place sur le territoire pour favoriser ce mode de tourisme, tels que des stations de gonflage ou des kits de réparation. « Hérault tourisme travaille aussi au déploiement du label “accueil vélo”, ajoute-t-elle. Celui-ci garantit par exemple que des professionnels de l’hébergement ou des restaurateurs réservent un accueil de qualité aux cyclotouristes. Nous en avons déjà 339 sur le territoire. »

    « L’enjeu d’investir dans tous ces équipements est évidemment de décarboner les mobilités touristiques, continue Marie Doutremepuich. Mais il y a aussi un enjeu économique, puisqu’un touriste à vélo dépense davantage sur le territoire, c’est-à-dire environ 68 euros par jour et par personne, contre 55 euros pour un touriste lambda. »

    Le Gard investit lui aussi sur le développement du cyclotourisme : en février 2026, le Conseil départemental a inauguré un nouveau tronçon de la voie verte qui relie désormais le Pont d’Espeyran (commune de Saint-Gilles) au Port de Gallician (commune de Vauvert). Un équipement qui s’inscrit dans l’ambition européenne de la véloroute ViaRhôna, qui reliera, à terme, le lac Léman à la Méditerranée, en traversant le Gard.

  • LGV : des forages autorisés, la source d’Issanka en danger ?

    LGV : des forages autorisés, la source d’Issanka en danger ?

    Le projet est toujours dans les cartons mais a déjà son lot de détracteurs. Le chantier de la future ligne nouvelle Montpellier-Perpignan (LNMP), dont la phase 1 doit débuter en 2029, est sous le feu des critiques depuis qu’un arrêté préfectoral de déclaration d’utilité publique autorise des forages et sondages pour recueillir des données destinées à étudier la faisabilité du projet.

    Concrètement, le texte autorise « la réalisation de trois sondages de reconnaissance destructifs avec tubage à l’avancement d’une profondeur maximale de 80 mètres à proximité du profil géophysique ; la réalisation de deux forages carottés de 20 mètres de profondeur ; la réalisation d’une quinzaine de sondages destructifs de 1 à 1,5 m de profondeur répartis sur la zone d’affleurement ou à défaut, des fosses d’infiltration ». Sauf que cette autorisation empiète sur le périmètre de protection de la source d’Issanka, seule ressource d’eau potable de Sète, elle-même protégée par un arrêté de déclaration d’utilité publique (DUP) de 1988. « Or dans ce périmètre de protection, des règles s’appliquent. Il y a une liste d’activités interdites avec les forages. Les mêmes que l’arrêté entend autoriser pour
    le chantier
     », observe Laura Seguin, conseillère d’opposition à Sète et à l’Agglo. Dans un contexte de raréfaction de la ressource en eau, l’arrêté a de quoi poser question. « Il est important avant tout de préserver notre ressource en eau. Selon l’arrêté, il s’agirait de bien connaître, comprendre, etc. Mais on sait bien qu’il y a des risques. Ce n’est pas pour rien que ces règles existent, il y a des risques de pollution », insiste Laura Seguin. Pour preuve, l’élue met en avant un rapport d’octobre 2025 de la Commission locale de l’eau (CLE) du Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau (Sage) des bassins-versants de la lagune de Thau et de l’étang d’Ingril. Dans ce dernier, « la CLE identifie que les travaux inscrits dans le dossier sont incompatibles avec [la préservation des ressources locales en eau douce et la sécurisation de l’alimentation en eau du territoire, Ndlr]. La CLE du Sage Thau-Ingril émet donc un avis défavorable sur le dossier d’enquête préalable à l’autorisation environnementale des interventions préparatoires de la phase 1 de la LNMP », précisait à l’époque le président du CLE, Michel Garcia.

    Les élus sétois opposés

    Mais force est de constater que la préfecture ne l’entend pas de cette oreille. « L’économie générale du projet initial de la DUP du champ captant d’Issanka de 1988 n’est pas bouleversée par la réalisation des investigations à cette étape du projet. Celles-ci permettront d’améliorer la connaissance de la ressource en eau et d’assurer la préservation du captage […] Il n’y a pas lieu de modifier la délimitation du périmètre de protection rapprochée », fait valoir le service de l’État.

    Bien que la CLE n’ait qu’un avis consultatif, ce dernier est issu d’un compromis entre toutes les parties. « La CLE est chargée d’élaborer le Sage avec des orientations de gestion, notamment la protection de la ressource. Le schéma est élaboré par un parlement local de l’eau réunissant des élus, l’État, des représentants d’usagers. On voit que l’État choisit de passer outre cette orientation issue d’une démocratie locale, on le déplore », soupire Laura Seguin, qui milite pour un tracé alternatif de la LNMP.

    L’élue de Nouvelle page n’entend pas baisser les bras. Le 20 avril, en conseil municipal de Sète, elle a déposé une motion afin d’exiger le « strict respect de la déclaration d’utilité publique de 1988. » « L’enjeu de la protection de la ressource dépasse les sensibilités politiques. On peut tous s’accorder pour dire d’une seule et même voix qu’on veut préserver notre ressource », soutient-elle. Et de fait : le maire LR Hervé Marquès avait lui même formulé une motion similaire. D’un commun accord, les deux parties se sont donc entendues pour déposer une motion commune lors du conseil d’Agglo du 23 avril afin de constituer un groupe de travail sur les conséquences de la LNMP sur le périmètre de protection d’Issanka.

  • Un Café Rando s’installe à Saint-Jean-du-Gard

    Un Café Rando s’installe à Saint-Jean-du-Gard

    C’est un projet qu’il mûrit depuis 2017. L’artisan Nicolas Friedli rêvait depuis longtemps de créer un lieu dédié à la randonnée, sur le modèle des Cafés Rando flamands. Le 1er mai, il ouvrira donc les portes de son établissement juste au-dessus de l’office de tourisme, à Saint-Jean-du-Gard. Un lieu idéal puisque la commune est située au carrefour de deux itinéraires culturels européens (« Le Chemin de Stevenson » et « Sur les pas des Huguenots »), et d’un itinéraire de Grande Randonnée, le Chemin Urbain V.

    Le Café Rando accueillera un espace de restauration en circuit court, une boutique, mais aussi un espace d’échange et d’accueil touristique, pour s’informer sur les randonnées et activités de pleine nature, ou participer à des ateliers et à des événements culturels. « Nous organiserons notamment des
    départs de randonnée toute
    l’année
    , précise Nicolas Friedli.L’historienne Nelly Duret, spécialiste de la région, emmènera par exemple des petits groupes pour parler du patrimoine local, des résistantes ou des filatures. » Le Café Rando accueillera aussi du public du 22 au 25 mai à l’occasion du FIRA, le Festival de l’Itinérance, de la Randonnée et des Activités de pleine nature.

    Soutenu, entre autres, par la commune et par l’agence de développement Alès Myriapolis, le Café Rando a vocation à devenir un véritable café de Pays. Un aspect qui tient à cœur à son créateur : « Cela signifie que le lieu n’est pas réservé uniquement aux randonneurs, c’est aussi un lieu de vie pour les Saint-Jeannais, avec une cuisine locale, simple et en service continu. Il sera d’ailleurs ouvert toute l’année. » Et ce n’est peut-être que le début de l’aventure : le Café Rando a pour ambition de devenir une Maison de la Randonnée.

    96, Grand Rue à Saint-
    Jean-du-Gard.

  • [Biodiversité] Ces insectes et papillons du massif du Tallagard

    [Biodiversité] Ces insectes et papillons du massif du Tallagard

    L’occasion également de croiser des insectes moins connus ainsi que diverses espèces d’oiseaux, tout en en apprenant davantage sur leur rôle essentiel dans l’évolution de la biodiversité régionale.

    Réputé pour ses quatre promenades thématiques et balisées, le massif vous emmène en voyage au cœur de la Méditerranée. La flore locale et le patrimoine agro-pastoral y témoignent des activités ancestrales, avec notamment la présence de bories, de bergeries et de bancaus.

    Découvrez tous
    leurs secrets

    Aux côtés de Gérard, entomologue, vous partirez pour une matinée d’observation sur un parcours d’environ deux kilomètres, entre champs en jachère et vignes abandonnées. Une découverte à mi-chemin entre garrigue et forêt méditerranéenne naissante, le spécialiste dévoilera ses connaissances et ses secrets.

    Vous apprendrez notamment à identifier les caractères morphologiques importants à observer, ainsi que les différents comportements des espèces rencontrées. Les échanges porteront également sur leurs habitudes alimentaires, leur mode de développement et de reproduction. Ces discussions permettront notamment d’aborder le rôle fondamental des insectes dans l’évolution de la biodiversité, à l’échelle globale, comme locale.

    Des bases de données naturalistes

    Bien que l’objectif de cette balade soit de préserver les populations naturelles, les participants seront équipés de filets à papillons, de cages d’élevage et de boîtes transparentes.

    Ces outils permettront de capturer temporairement, et uniquement si nécessaire, les spécimens trop mobiles pour être observés, photographiés ou identifiés avec précision. Les données recueillies lors de cet inventaire seront ensuite transmises aux bases de données naturalistes.

    Le retour est prévu entre 12h30 et 13h. Toutefois, les personnes qui le souhaitent pourront prolonger cette expérience en apportant leur pique-nique. Une seconde balade d’environ un kilomètre sera proposée dans l’après-midi, en direction du nord, jusqu’à 16h.

    Pour rappel, cette balade naturaliste est gratuite, ouverte au grand public et accessible à tous. Il est possible d’apporter son propre matériel d’observation le jour J.

    événement gratuit. Informations et réservation
    via l’adresse mail pays.salonais@lpo.fr
    ou au 06.27.89.15.15.

  • Gaëlle Levêque : « Avec un Géoparc, on renforce notre identité »

    Gaëlle Levêque : « Avec un Géoparc, on renforce notre identité »

    La Marseillaise : Qu’est-ce
    qu’un Géoparc ?

    Gaëlle Levêque : Un Géoparc est une zone géographique avec une concentration de richesses géologiques. L’idée a d’abord été portée par l’association « Demain la Terre » du Lodévois Larzac qui a sensibilisé les communes du Cœur d’Hérault qui ont des richesses géologiques. Avec le président Kléber Mesquida, le Département a d’abord financé l’étude puis porté la démarche du Géoparc.

    On découvre des richesses cachées…

    G.L. : Tout à fait. On a été retenus parce qu’on parcourt 540 millions d’années. Parmi nos 11 sites de valeur internationale, 3 sont des stratotypes, des références mondiales d’un âge géologique ou d’un passage entre deux âges géologiques. Ils retracent la période qui va du dévonien (419 millions d’années) au carbonifère (359 millions d’années). Parmi ces trois sites, on a le Pic de Vissou, Graissessac et Cessenon-sur-Orb. Les roches y sont des points de référence internationale du passage du dévonien au carbonifère, c’est assez extraordinaire.

    Quelles sont les roches
    qu’on trouve dans le Géoparc ?

    G.L. : On a du schiste, du gneiss, le marbre rouge à Coumiac, des mines de charbon, le réseau karstique calcaire du plateau du Larzac, les dolomies du Cirque de Mourèze, les ruffes du Salagou… Chaque typologie de pierre va renvoyer à une production, une typologie de métiers, à ce qu’a fait l’Homme avec ces ressources. Ça met en lien nos paysages et nos savoir-faire. À travers un Géoparc, on s’approprie notre Histoire, cela renforce notre identité. On peut aussi penser à l’avenir. Dans le cadre du réchauffement climatique, connaître notre sous-sol est une sacrée richesse. Ça a du sens dans ce monde perturbé. Il y a un aspect éducation et développement durable dans le Géoparc, territoire résilient.

    Que va changer ce label de 4 ans ?

    G.L. : Je ne suis pas inquiète pour la suite. On a mené des actions sans attendre la labellisation. On a formé 42 géomédiateurs (guides, experts) pour transmettre le savoir. On a 58 géosites, 67 géopartenaires (communes, offices du tourisme, syndicats, grands sites, associations, privés). On a déjà un site internet très riche, 10 géorandonnées. On est dans la logique du tourisme durable développé par Hérault Tourisme. Les aspirations des gens vont dans le sens du respect, moins dans le tourisme de masse. Ils cherchent des pépites. À nous de les rendre désirables. Il y a les grands sites de France, lac du Salagou, Cirque de Navacelle, Gorges de l’Hérault, Chemins de Compostelle. Mais aussi les Causses et Cévennes sur le pastoralisme. Ces phares existent parce qu’il y a une géologie extraordinaire. L’exposition permanente du musée de Lodève raconte ces 540 millions d’années.

  • Les Terres d’Hérault obtiennent le sésame Géoparc mondial Unesco

    Les Terres d’Hérault obtiennent le sésame Géoparc mondial Unesco

    C’est fait ! Au bout d’un marathon administratif de 2 ans coordonné par le Département de l’Hérault, cette belle idée que des chercheurs et associations avaient fait germer il y a 10 ans est désormais une réalité. Les Terres d’Hérault, composées de 111 communes réparties sur 2 046 km² forment officiellement un Géoparc de renommée mondiale, comme 229 autres Géoparcs dans 50 pays. C’est-à-dire une zone géographique protégée qui possède une richesse géologique de valeur internationale, avec une importance scientifique, éducative et culturelle.

    Au titre de ses 540 millions d’années d’histoire et des trésors qu’il abrite, ce territoire a reçu jeudi 23 avril le sésame de l’Unesco : le label de Géoparc mondial, seulement le 10e décerné en France. « C’est la concrétisation d’un travail collectif avec les élus, les habitants et tous les acteurs locaux [178 partenaires, Ndlr]. Ce label est l’accomplissement d’une ambition forte mais aussi le commencement d’une nouvelle étape de ce projet qui fera rayonner notre territoire pour de nombreuses années à venir », se félicite le président héraultais, Kléber Mesquida (divers gauche).

    Les richesses à découvrir

    Tandis que la cérémonie officielle aura lieu lundi 27 avril à Paris, il faut rappeler que ce label est décerné au moins pour 4 ans. Et que le travail des équipes pour se montrer à la hauteur des attentes de l’Unesco ne fait donc que commencer. « Nous allons nous appuyer sur nos 67 géopartenaires pour faire vivres ces sites », promet Gaëlle Levêque, l’élue héraultaise qui a piloté le dossier (lire ci-dessous).

    Au nombre de 58, les géosites sont répartis dans 4 principales Communautés de communes (Lodévois/Larzac, Clermontais, Vallée de l’Hérault, Grand Orb) ainsi que quelques communes avoisinantes. Les diverses roches (ruffe, basalte, calcaire, granite, gneiss, schiste, grès…) qu’on retrouve sur ces géosites sont les témoins des grandes ères géologiques qui ont façonné nos paysages à travers les millénaires. Datant de l’ère paléozoïque (la plus ancienne), les massifs du Caroux et de l’Espinouse (granites et gneiss) racontent l’histoire de la chaîne Hercynienne. La fragmentation des schistes a permis des sols favorables à la viticulture dans les Avants-Monts. La carrière de marbre rouge de Coumiac est le résultat de la transformation de calcaires en marbres. Puis, en s’érodant, cette chaîne de montagnes a donné naissance au bassin charbonnier de Graissessac et au bassin permien de Lodève. Les mines du pays d’Orb témoignent aussi des dépôts de charbon d’il y a 305 millions d’années.

    La submersion due à la formation de l’océan Téthys Ligure entraîne le dépôt de sédiments qui donnent lieu aux calcaires des Causses du Lodévois Larzac dont le Cirque de Navacelles est la pépite la plus connue. Les Gorges de l’Hérault ou les dolomies du Cirque de Mourèze sont d’autres héritages de cette période (160 millions d’années).

    Les volcans apparus il y a 2 millions d’années laissent des terrains fertiles et des roches basaltiques noires dont le Neck de la Roque, près du lac du Salagou est un témoin. En les enrichissant de minéraux, les basaltes donnent aux sols une grande fertilité propice aux cultures. À l’instar du Pont du Diable, la Méditerranée avancera jusqu’au pied des reliefs calcaires.

    Le centre Hérault (Soumont, Lodévois) abrite aussi des vestiges archéologiques. Les eaux thermales d’Avène ou Lamalou-les-Bains tirent leurs propriétés médicales de leurs interactions avec les roches. Enfin, sur les grands Causses du nord, les activités pastorales de l’Homme ont façonné les paysages. C’est ce patrimoine que veut faire fructifier K. Mesquida grâce au Géoparc. « Nous construisons aujourd’hui ensemble l’héritage précieux qui sera confié aux générations futures. »

    Infos : geoparc.herault.fr

  • À Toulon, 48h pour cultiver une ville plus durable

    À Toulon, 48h pour cultiver une ville plus durable

    Rendre les villes plus vertes, un effort auquel chacun peut participer, des collectivités aux habitants en passant par les associations et les commerçants : c’est l’objectif des 48h de l’agriculture urbaine, qui font étape à Toulon et dans cinq communes du département (La Valette-du-Var, Six-Fours-les-Plages, La Farlède, Le Val, Le Castellet) de vendredi à dimanche.

    Festival organisé depuis 2016 par l’Association française d’agriculture urbaine professionnelle (AFAUP), il se veut « l’événement vitrine de l’agriculture urbaine en France et en Europe ». Il défend trois objectifs : promouvoir l’agriculture urbaine et sa diversité auprès du grand public, encourager la création d’espaces cultivés en milieu urbain, et créer du lien social et favoriser les rencontres pour faire émerger de nouvelles initiatives. L’an dernier, 35 villes françaises y ont participé, avec plus de 1 000 activités participatives gratuites (ateliers, visites, projections-débats, conférences et tables rondes, banquets populaires, concerts…) pour débutants et passionnés.

    Marché des producteurs, atelier séchoir solaire…

    À Toulon, c’est au Collectif varois pour l’agriculture urbaine (CVAU) que l’on doit l’organisation de l’événement, avec un programme qui fait la part belle aux acteurs locaux du domaine. Les réjouissances débuteront vendredi, avec un premier atelier, place Vincent Raspail, qui consistera à fabriquer des jardinières à partir de palettes récupérées auprès des halles de Toulon. Celles-ci seront ensuite remplies à partir de compost, puis disposées sur les terrasses des halles. Une activité préliminaire à la soirée d’ouverture qui se tiendra dès 18h30 au Domaine d’Orves, à La Valette-du-Var, et sera le théâtre d’une conférence dédiée aux jardins nourriciers.

    Les animations se poursuivront samedi et dimanche. Des dizaines de producteurs locaux proposeront un marché de saison samedi, dès 8h, rue Paul Lendrin. Vous pourrez aussi découvrir l’agroécologie au jardin du Chemin ver.s.t, au Castellet, vous essayer à la fabrication d’un séchoir solaire au domaine de la Pierre Blanche, dans la même commune, ou pour les débutants, apprendre les bases du jardinage au jardin partagé de la Florane, à Toulon.

    Programme complet à retrouver sur les48h.com