Category: culture

  • Voyage poétique en Méditerranée

    Voyage poétique en Méditerranée

    En ce mois de juillet, la ville de Sète accueille comme à son habitude le festival de poésie Voix Vives de Méditerranée en Méditerranée. 29e anniversaire d’un projet qui s’est créé pour transmettre la poésie au plus grand nombre, il célèbre les cultures et les langues du pourtour de la Méditerranée dans un festival tout public presque entièrement gratuit.

    La poésie s’inscrit dans les lieux du quotidien : l’événement, en grande majorité gratuit, se déploie aux quatre coins de Sète, en itinérance dans les rues et sur les eaux. Le public pourra s’initier à l’art de manier les mots lors d’ateliers d’écriture animés par les poètes eux-mêmes, et la musique accompagnera les textes lors de trois concerts payants, qui feront danser les visiteurs en soirée.

    Rendre la poésie accessible, c’est là toute la volonté de Maïthé Vallès-Bled, fondatrice et directrice de Voix Vives. L’ancienne directrice du musée de Lodève et du musée Paul-Valéry à Sète veut défendre cet art : « Elle n’occupe pas la place qui devrait être la sienne. La poésie contemporaine s’inscrit dans la réalité des êtres, elle raconte la vérité du monde. » Une ouverture géographique, linguistique et géopolitique à travers les mots, qui s’ancre pleinement dans l’actualité en engageant le dialogue entre les cultures. « La Méditerranée occupe une toute petite partie du globe terrestre mais présente sept alphabets et un nombre impressionnant de langues », rappelle Maïthé Vallès-Bled. Chaque poète est alors libre de lire ses textes dans la langue dans laquelle il les écrit et un traducteur l’accompagne pour faciliter la compréhension lorsque ce n’est pas le français. « Il y a cette musique des langues présente dans le festival et qui peut résonner en langue originale dans le public », observe la directrice. « Chacun reconnaît quelque chose, un questionnement qui l’habite. Au centre de la poésie, il y a l’humain », conclut celle qui veut partager une passion des mots qui dépasse les frontières.

    Oriane Castan

  • [C’est l’été] Lecture : « Avec Calme & Amour », de Gérard Daguerre

    [C’est l’été] Lecture : « Avec Calme & Amour », de Gérard Daguerre

    Vous les connaissez tous, mais savez-vous que, derrière eux, se cache le bayonnais Gérard Daguerre, pianiste de l’ombre, mis aujourd’hui en lumière ? Ainsi que nous le signale l’incontournable Laurence Caracalla, le cours de la vie de cet enfant prodige, devenu homme est « un destin comme il en existe peu ». Écoutez-le vous parler de ses rencontres inattendues, vous raconter des anecdotes attendrissantes et surprenantes.
    Captivant.

    Editions La Table Ronde, 19 euros

  • Malgré les coupes drastiques, la MJC de Monteux poursuit ses activités

    Malgré les coupes drastiques, la MJC de Monteux poursuit ses activités

    En début de semaine dernière, la Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Monteux annonçait réunir en urgence un conseil d’administration suite à la coupe drastique de subventions par la nouvelle municipalité RN (notre édition du 10 juillet). La structure, qui propose entre autres des cours de langue, théâtre, danses ou dessins, a vu son aide passer de 45 000 à 5 000 euros.

    Réuni jeudi dernier, le conseil d’administration a décidé, pour l’heure, de ne rien changer et « de reconduire l’ensemble des activités proposées, dans les mêmes conditions tarifaires qu’aujourd’hui », annonce la MJC dans un communiqué. « Cette décision traduit la volonté de ne pas faire peser cette baisse de subvention sur les familles, notamment les plus modestes, et de préserver l’accès de tous aux activités de la MJC », poursuit l’association.

    Un choix rendu possible par une situation financière saine avec des fonds propres d’environ 130 000 euros. C’est paradoxalement cette manne conséquente qui est mise en avant par le maire Patrice de Camaret (RN) pour justifier la forte baisse, car, selon lui, la Ville doit soutenir les associations les plus fragiles financièrement. « La MJC tient à rappeler que ces réserves correspondent à environ six mois de trésorerie d’avance, un niveau conforme aux bonnes pratiques de gestion pour une association employeuse, et une condition explicitement exigée par ses partenaires financiers, dont la CAF, pour garantir la pérennité de ses financements », précise l’association fondée en 1964.

    Si ce premier coup peut être amorti, il y a de quoi être inquiet à l’avenir après « cette décision intervenue sans concertation préalable qui déséquilibre et fragilise notre modèle économique », relève la MJC tout en « affirmant sa pleine disponibilité pour engager un dialogue constructif ».

  • [C’est l’été] Une boum pour enfants au cœur des parcs marseillais

    [C’est l’été] Une boum pour enfants au cœur des parcs marseillais

    Plumes roses, tutus fuchsia et lunettes de toutes sortes. Mardi 8 juillet, l’énergie de la Boum Boum s’est emparée du parc de la Porte d’Aix à l’occasion de l’Été marseillais. Ce concert « ludique et sportif » souhaite parler « de la vie quotidienne des enfants », selon son producteur, Claude Freissinier.

    La formule semble séduire les plus jeunes. Près de la scène, Maelys et Inaya observent attentivement les chorégraphies avant de les reproduire. « La danse des métiers » et le « voyage dans l’espace » sont les tableaux qu’elles ont préférés, expliquent-elles. Après cinquante minutes de spectacle, « l’excitation et l’envie d’y retourner » sont toujours au rendez-vous, confient les deux amies.

    Les parents aussi s’amusent

    Mais les plus jeunes ne sont pas les seuls à profiter. Quelques mètres plus loin, Myriam, maman d’Inaya, laisse échapper quelques rires et confie trouver « le spectacle sympa et rigolo ». Pour les parents, c’est aussi l’occasion de « souffler, tout en ayant quelqu’un qui s’occupe des enfants », estime Hachimia.

    Trois autres dates de la Boum Boum sont prévues en juillet, dans les parcs Billoux (15 juillet), de la Moline (22 juillet) et du 26e Centenaire (29 juillet).

  • Lancement réussi de la Tournée d’été La Marseillaise

    Lancement réussi de la Tournée d’été La Marseillaise

    C’est dans une ambiance chaleureuse et estivale que Rousset a accueilli, lundi 13 juillet, la première étape de la Tournée d’été La Marseillaise. Dès le début de soirée, la place de la mairie, entourée de ses restaurants et food-trucks, s’est remplie d’un public venu en famille ou entre amis pour profiter de ce rendez-vous musical.

    Après les mots d’accueil du maire, Philippe Pignon, auprès de Maryan Barthelemy, nouveau directeur des événements, Laurent Menel a donné le ton en animant le début de la soirée.

    Le groupe Jukebox Connexion a ouvert le bal, enchaînant les plus grands tubes, avec un véritable concert participatif. Pendant plus de deux heures, la foule a chanté, dansé et partagé un moment de fête avant de prolonger la soirée avec DJ Jo Spencer jusqu’au bout de la nuit.

    Une première date pleinement réussie. Prochain rendez-vous le mardi 21 juillet au Rove avec Tribute Queen. Au 7 bd de la Carrairade face au parking en dessous de l’Église.

  • Le spectacle de rue s’invite à Lodève avec Résurgence

    Le spectacle de rue s’invite à Lodève avec Résurgence

    Cirque, musique, danse, théâtre. Une pluralité d’arts sera représentée au festival Résurgence, qui se déroulera à Lodève, du 16 au 19 juillet. Une diversité artistique mise en avant par les organisateurs. « On essaye que chacun puisse trouver des spectacles qui l’attirent en fonction de ses goûts », fait valoir Franck Loyat, directeur du pôle culture du Lodévois Larzac, communauté de communes qui organise la manifestation. Une manière que chacun puisse trouver chaussure à son pied tout en mettant en lumière des artistes émergents. Car ici, pas de tête d’affiche. « On a fait le choix d’axer le festival sur la découverte et la création artistique afin de stimuler la curiosité du public », poursuit Franck Loyat.

    Une tâche à laquelle s’attelleront les 22 compagnies qui donneront une quarantaine de représentations – auxquelles s’ajoutent une vingtaine du « off » du festival, une carte blanche donnée aux associations locales -dans les 17 lieux publics de la ville (places, écoles, parcs, etc.). Ainsi, premier rendez-vous est donné le 16 juillet, à 20h30 à l’hôtel de ville pour « Le mariage forcé », de la compagnie 800 litres de paille. « Cette pièce de Molière est revisitée reposant sur l’énergie, la fougue des artistes », note Franck Loyat. Côté circassien, la compagnie Hors surface présentera Home, « une histoire mettant en scène un acrobate faisant du fil au-dessus d’un trampoline. » (18 et 19 juillet à 18h, au parc municipal).

    Les artistes ne sont pas les seuls acteurs du festival. En effet, le public est appelé à monter sur les planches. À l’instar de la pièce Jours de la compagnie Kiroul (19/07, 10h, au parking du parc municipal). « C’est un spectacle étrange sur la joie de vivre dans toutes les situations. Les artistes ont trouvé une dizaine de volontaires qui débarqueront avant le spectacle sans savoir à quelle sauce ils seront mangés », précise le directeur culturel.

    Si les journées sont dédiées aux spectacles, les soirées s’animent en laissant la place aux concerts avec notamment le groupe Deli Teli qui revisite le laïko, musique populaire grecque des années 50 (18/07, 23h) ou encore la fanfare Cornélius (19/07, 23h). En somme, la recette d’un festival réussi.

    Programme complet à retrouver sur : festival-resurgence.fr.

  • [C’est l’été] Karaoké géant à Flayosc

    [C’est l’été] Karaoké géant à Flayosc

    Ce lundi à partir de 20h30 vous êtes attendu sur la place de la République pour un moment festif et convivial avec le karaoké géant de Flayosc. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y aura tous les tubes pour toutes les générations !

  • [C’est l’été] Balade Marcel Pagnol à Aubagne

    [C’est l’été] Balade Marcel Pagnol à Aubagne

    Au cœur du Domaine de la Font de Mai, au pied du Garlaban un passionné vous guidera sur les lieux qui ont inspiré l’œuvre littéraire et cinématographique de Marcel Pagnol pour un moment suspendu à la croisée de la mémoire, de la nature et de la culture.

    Infos : tourisme-paysdaubagne.fr. 12 euros

  • [C’est l’été] Lecture : «Lettre de Francfort», d’Edith Bruck

    [C’est l’été] Lecture : «Lettre de Francfort», d’Edith Bruck

    Si elle survit avec sa sœur, leurs parents comptent parmi les victimes de l’holocauste. Installée en Italie, elle épouse le réalisateur Nelo Risi et adopte la langue italienne. Dans le présent ouvrage, préfacé et traduit par René de Ceccatty, elle tente d’obtenir l’indemnisation à laquelle les déportés avaient droit, à condition d’en prouver le bien-fondé. S’ensuit l’absurdité d’une machine administrative, digne d’un roman de Kafka.

    Éditions Rivages, 20 euros

  • Avignon off : un grand souffle de vie

    Avignon off : un grand souffle de vie

    Comment Gérald Sibleyras a-t-il pu à 42 ans, créer des personnages âgés plus vrais que nature ? Le Vent des Peupliers a été créée en 2003. Sibleyras n’en était qu’à ses débuts d’auteur solo. Depuis il a enchaîné pièce sur pièce, succès après succès. Le vent des peupliers a été adaptée par Tom Stoppard en 2005.

    Le titre anglais Heroes en dépeint très justement cette comédie douce-amère où nos trois aînés, anciens militaires, sont des héros de la vie, des grands enfants dont le temps, ce destructeur sournois, n’a pas ridé les désirs, les pulsions ou les passions. Un chien en béton, surveille les trois complices : Gustave le râleur, René le gentil à la patte folle et Fernand sujet à de fréquents évanouissements. Ces trois mousquetaires chenus fomentent un plan d’excursion tels des ados scouts ivres de liberté et d’obstacles à abattre. Chaque détail est discuté, approuvé ou refusé : le temps passe plus vite lorsqu’on s’est fixé un but.

    Pour interpréter cette photographie vivante entre présent et passé, il fallait des comédiens chevronnés, rompus aux pièges du théâtre intimiste. Bernard Belin les a trouvés et les a dirigés avec une tendre affection. Dans un décor minimaliste, rassurant, il insuffle à la représentation une force (celle de ces retraités rêveurs) et une poésie qui respectent leur passé, leurs souvenirs même guerriers.

    Nous sommes en 1959 et la guerre n’a pas encore cicatrisé toutes les blessures. Bougon, râleur, Christophe Chêne-Caillet eau injecte dans le personnage de Gustave, une tendresse retenue, une peur inavouée sous une apparente fanfaronnerie. Patrice Chartier-Crouzet est un Ferdinand à l’optimisme indéboulonnable donc forcément sympathique. Quant à Alain Fabre, il restitue à merveille les incohérences, la paranoïa parfois d’un René que fragilise un morceau d’obus fiché dans son crâne. Tous trois, nourris d’une expérience riche de vie et de théâtre, embarquent le spectateur dans leur voyage immobile, l’imbriquent dans leurs rêves, leurs tentatives de se moquer des lourdeurs du temps sur leurs épaules.

    Avec eux on rit beaucoup, un rire bienveillant qui fait du bien. Comme eux nous aimerions bien regarder le balancement des peupliers, au loin. Ces peupliers qui, autrefois pour les druides, symbolisaient le vieil âge de l’homme en raison de leurs feuilles blanches. Mais le peuplier était surtout porteur d’espoir et de promesse de régénérescence. Comme cette pièce qui mériterait largement d’être à l’affiche d’un théâtre parisien.

    « Le vent des peupliers », tous les jours sauf le mercredi à 18h45 au Cadencia