Category: culture

  • À Port-de-Bouc, les œuvres fleurissent sur les murs

    À Port-de-Bouc, les œuvres fleurissent sur les murs

    En entrée de ville, à deux pas d’un feu tricolore, l’écriture de Christine Sejean annonce la couleur. « Tout commence ici », affirment ses lettres brutes carmin. « Cette phrase a plusieurs significations, explique l’artiste : c’est le premier mur que vous allez apercevoir sur le parcours des fresques, c’est aussi le plus grand mur sur lequel j’ai peint à ce jour, ça fait également écho à l’histoire de Port-de-Bouc, avec ses luttes et cet engagement pour que les habitants puissent vivre dignement. Et puis il y a aussi un pied de nez à Perpignan, dont Dali disait que c’était le centre du monde. Pourquoi pas ici. »

    Comme chaque année depuis sept ans, une dizaine de peintres se sont réunis cette semaine, à l’occasion du festival « Les Nouveaux Ateliers », pour réaliser des fresques monumentales disséminées dans les quartiers de Port-de-Bouc. À la fin de la semaine, la commune de 17 000 habitants en comptera 70. « Le Tassy est le plus dense », affirme Rémy Uno.

    Le directeur artistique de Lartmada, l’agence coorganisatrice de l’événement avec la Ville, explique : « J’ai donné des indications aux artistes sur Port-de-Bouc, son passé ouvrier, le taux de chômage élevé… en leur disant qu’ils et elles étaient parfois les premiers et derniers contacts des habitants avec la peinture. »

    Certains invités ont donc imaginé des œuvres sur-mesure, à l’instar de Spear. Le Belge a peint un buste surmonté d’une fleur en train de faire un nœud marin. « Ça fait écho à la culture portuaire mais aussi aux communautés différentes qui se sont amarrées à Port-de-Bouc, avec un visage universel qui représente l’espoir, la joie. » Tea Kvar, elle, termine une fresque représentant une joute provençale.

  • « Couleurs urbaines », palette musicale à La Seyne

    « Couleurs urbaines », palette musicale à La Seyne

    Construit sur le site des anciens chantiers navals, le Parc de la Navale lève des voiles mélodieuses à partir du 5 juin, à l’occasion de la 18e édition de Couleurs urbaines. Doté d’une « programmation solaire mêlant afro, reggae, dub et électro » assurée par des « artistes internationaux et francophones mais aussi des artistes émergents et Dj’s parmi les plus chauds du moment », résume l’association qui le porte, Culture plus, le festival fera son entrée en matière lors d’une soirée marquée par la venue Ronisia, étoile montante d’un RnB français qu’elle n’hésite pas à griffer de dancehall. Au menu de ce lancement aussi, la chanteuse martiniquaise Shannon, son tube Mal à dit dans la besace.

    Sacré cocktail

    Grosse patate reggae et dub en vue le lendemain, avec pour épicentre un concert de l’un des papes de la musique jamaïcaine, Clinton Fearon, « basse et voix mythique des Gladiators », rappelle Couleurs urbaines. Avec des classiques forcément au programme, mais aussi des titres plus récents comme Jah is love, « enregistré avec la section cuivre de Danakil », groupe français également de la partie. Tout comme Oaï reggae party, formation diablement marseillaise composée de plusieurs générations de toasters et musiciens comme Gari Grèu, Toko Blaze, Rastyron et Leo Achenza. Clap de fin du festival prévu dimanche 7 juin avec de nombreux Dj’s et la bombe shatta et rap martiniquaise Maureen, en tête d’affiche.

  • Intimes et politiques, 133 films éclairent le FID Marseille

    Intimes et politiques, 133 films éclairent le FID Marseille

    Un vieux routier et son ripper transportent une cargaison dans le Sahara algérien, jusqu’à ce qu’ils se fassent voler leur marchandise. Le point de départ de Route algéricaine, projeté le 7 juillet au Théâtre Silvain en ouverture du FID Marseille. Le dernier film en date réalisé par Rabah Ameur-Zaïmeche, invité d’honneur et huit films au compteur déjà auréolés de « succès en salles », de Wesh, wesh, qu’est-ce qui se passe à Terminal Sud, mais « pas suffisamment connu auprès du grand public », estime Tsveta Dobreva, directrice du festival international de cinéma de Marseille qui organise une rétrospective de son œuvre imbibée d’un « mélange de colère et de tendresse ».

    Le FID Marseille projettera 133 films pendant six jours, « principalement dans le centre-ville, à la Baleine, au Vidéodrome2, aux Variétés, à l’Artplexe, à l’Alcazar et au Mucem », plante-t-elle. Au menu de la Compétition internationale, dix premières mondiales parmi lesquelles « l’autoportrait » El anorak rojo du chevronné Adolfo Arrieta ou Anistia 79 d’Anita Leandro, autour de la Conférence internationale pour l’amnistie au Brésil, « grand rassemblement de la gauche exilée » en 1979 pendant la dictature militaire. Mais aussi des œuvres de jeunes talents comme Anna Marziano, aux manettes de la fable écologique au milieu des eaux de Venise, Schima di mondi.

    Du Chili aux Baumettes

    La Compétition française permettra de voir quelques films délicats et politiques comme Chicken soup, dans lequel Caroline Milcent raconte « l’absurdité de l’administration américaine à la veille de la dernière élection de Trump », résume Tsveta Dobreva, ou encore Les beaux visages de Pierre Voland, « documentaire sur l’homosexualité cachée de l’un de ses amis ayant vécu toute sa vie avec ce secret ».

    Internationalement reconnu pour défricher les pépites de demain, le FID étalera encore à travers sa Compétition premier film tout son savoir-faire. Très attendu, Az Zeeb, de Rafael Guendelman, raconte par exemple « l’histoire de sa famille marquée par l’exil et le déplacement entre Chili, Israël et Palestine ».

    Constituée d’une vingtaine de films hors compétition, la section « Autres joyaux » charriera à nouveau son lot de belles découvertes comme Fe sense obres morta és de l’immense réalisateur catalan Albert Serra, « plongée personnelle et provocante dans l’épaisseur matérielle et symbolique » de la peinture d’Antoni Tapies. Parmi les autres curiosités, Studio Baumettes d’Hassen Ferhani, cinéaste algérien établi à Marseille depuis 10 ans qui, pendant sa « résidence » dans cette prison, transforme un atelier « en studio de photographie qui libère et clarifie les rêves et corps des hommes qui se prennent au jeu ».

    Programme complet sur www.fidmarseille.org

  • Le festival Id-Ile va jouer à guichets fermés

    Le festival Id-Ile va jouer à guichets fermés

    Luiza, l’Avignonnaise Suzane ou encore Gaël Faye sont quelques-unes des têtes d’affiche de la 4e édition du festival Id-Ile, qui démarre ce vendredi pour deux soirées au centre de loisirs de l’île de la Barthelasse. « On est l’un des festivals les moins chers, entre 20 et 35 euros par soir pour voir 6 artistes aux univers différents et où chacun peut y trouver son compte », vante Pascal Maurin, programmateur du festival. Ceci explique peut-être pourquoi l’événement s’annonce à guichets fermés, ne restant que quelques places* pour ce vendredi.

    « Nous sommes heureux de ce succès, c’est la première fois », embraye Pauline Saltarelli, présidente de l’association Id-Ile, organisatrice de ce festival de musiques actuelles. Quelque 10 000 spectateurs sont attendus, contre 9 300 l’an dernier et 6 000 en 2023 lors de la première édition. « Le but n’est pas forcément d’accroître la jauge par soir mais pourquoi pas ajouter une 3e soirée », se projette déjà l’organisatrice.

    Pour ce faire, le festival devrait pouvoir compter sur le soutien de la nouvelle municipalité. « C’est une belle réussite de la précédente mairie dont nous sommes heureux de prendre la suite », reconnaît Laurent Rochut, adjoint délégué aux arts vivants, qui y voit un levier de rayonnement et d’attractivité (20% des spectateurs viennent par exemple de région parisienne). La Ville subventionne le festival à hauteur de 80 000 euros, soit près d’1/5 du budget global. « On va continuer à le soutenir », assure l’adjoint sans à ce stade livrer de certitudes dans l’attente « de futurs arbitrages ».

  • Uzès fête ses 30 ans de danse populaire

    Uzès fête ses 30 ans de danse populaire

    À Uzès, les pierres blondes ont de la mémoire. Depuis trente ans, elles voient passer des corps, des élans, des silences, des foules debout. Le festival La Maison danse revient du 3 au 7 juin pour souffler ses bougies, non pas dans la nostalgie, mais dans le mouvement. Vingt-trois spectacles, vingt-deux chorégraphes, des ateliers, des films, des expositions, un bal, un jeu de piste et ce fameux 1 km de danse : la cité ducale se prépare à devenir, cinq jours durant, un grand plateau à ciel ouvert.

    Cette édition anniversaire relie les fils d’une histoire commencée en 1996 avec le Festival de la nouvelle danse. Trente ans plus tard, La Maison danse revendique toujours la même ambition : porter l’art chorégraphique au plus grand nombre, mêler les générations, ouvrir les scènes aux habitants, faire de la culture un bien commun plutôt qu’un privilège. La directrice Émilie Peluchon ne cache pas l’ambition du propos : le festival se dresse comme « une réponse à la brutalité du monde et au contexte politique de notre époque ». La danse comme résistance. Le corps comme argument.

    Une fête à hauteur d’habitants

    Symbole fort, Maguy Marin revient avec May B, pièce fondatrice déjà présente lors de la première édition. À ses côtés, les figures de ces trente années (Haleb, Ramalingom, Wampach, Hammoud, Carriau) passent le flambeau aux émergents : Aina Alegre, Soa Ratsifandrihana et Jonas Chéreau, nouvel artiste associé.

    Le festival ne se referme pas sur son histoire : il la met en jeu. Jeu de piste collectif dans les rues d’Uzès le samedi 6, exposition photographique en plein air sur trois décennies d’archives, mur de témoignages ouvert à toutes et tous, et un bal chorégraphié qui promet de faire tomber les frontières entre artistes et public. Et dimanche 7, le fameux « 1 km de danse » mêlera amateurs, scolaires et professionnels sur trois scènes simultanées. Gratuit, populaire et festif, comme 1996.

  • Concours d’artistes pour l’affiche de la St-Louis

    Concours d’artistes pour l’affiche de la St-Louis

    Chaque année à la fin août, Sète célèbre la Saint-Louis, fête patronale multiséculaire qui rend hommage au patrimoine maritime, aux traditions et aux joutes. Durant plusieurs jours, les chevaliers de la tintaine, qui s’affrontent dans le cadre Royal, font vibrer la ville devenue une grande fête, jusqu’au point d’orgue : le tournoi des poids lourds, où est couronné le grand vainqueur de la Saint-Louis.

    Cette année, le maire de Sète, Hervé Marquez, a souhaité ouvrir la création du visuel officiel de la Saint-Louis à un concours destiné aux artistes, amateurs comme professionnels. Objectif de ce nouveau mode de sélection : rapprocher davantage l’événement de celles et ceux qui le font vivre chaque année : les habitants, les associations, les jouteurs, les artistes. « Sète est une terre de création, une ville d’artistes, une ville d’inspiration, j’espère que de nombreux artistes, et notamment les Sétois, participeront à ce concours », confie le maire.

    L’édition 2026 revêt une dimension particulière, puisqu’elle marquera les 360 ans du premier tournoi de joutes organisé à Sète en 1666, lors de l’inauguration du port voulu par Louis XIV. « La Saint-Louis n’est pas simplement une fête. C’est notre mémoire collective, notre identité, notre fierté. Elle raconte Sète, son histoire, son port, ses canaux, ses habitants et ses traditions », insiste Hervé Marquez. « Pour cette édition, nous souhaitons une affiche forte, populaire, sensible, capable de traduire toute l’émotion et la puissance symbolique de la Saint-Louis. »

    L’œuvre retenue deviendra l’affiche officielle et sera déclinée sur l’ensemble des supports de communication et de promotion de l’événement : affiches, programmes, supports numériques, signalétique urbaine, objets promotionnels et produits dérivés.

    Le concours est ouvert aux artistes âgés de plus de 18 ans, amateurs ou professionnels. Une seule œuvre pourra être présentée par candidat. Le visuel devra illustrer « l’esprit de la Saint-Louis ». Si toutes les techniques artistiques traditionnelles sont autorisées : peinture, dessin, collage, sérigraphie…, « en revanche les créations générées par intelligence artificielle, les œuvres entièrement numériques ou les photomontages sont interdits », précise la Ville. Les candidats ont jusqu’au 18 juin pour déposer ou envoyer leur œuvre.

    * règlement complet sur : www.sete.fr.

  • L’Opéra Grand Avignon recrute ses jeunes artistes

    L’Opéra Grand Avignon recrute ses jeunes artistes

    La première se tient ce samedi 6 juin dans l’enceinte de l’organisation. « Les enfants vivent une expérience artistique intense, faite de travail, de partage et d’émerveillement. Véritable école de vie, la Maîtrise permet aux jeunes de découvrir le chant, le théâtre et la danse, tout en développant leur curiosité et leur sensibilité », précise la Maîtrise de l’Opéra dans un communiqué. Divers événements sont prévus au cours de l’année, tels qu’une tournée de concerts, un opéra participatif ou encore une comédie musicale. Plus d’informations sur www.operagrandavignon.fr/la-maitrise. Inscriptions et renseignements auprès de maitrise.opera@grandavignon.fr.

  • À Avignon, le festival Drôles d’oiseaux veut poursuivre son envol

    À Avignon, le festival Drôles d’oiseaux veut poursuivre son envol

    Après la version hivernale de Drôles d’oiseaux en janvier et un répertoire plus posé, le festival de la chanson française alternative prend ses quartiers d’été à la ferme de l’Acacia en ceinture verte d’Avignon, pendant trois jours de ce vendredi 5 jusqu’au dimanche 7 juin*. Avec un même leitmotiv : « Accueillir des artistes alternatifs, délibérément hors du showbiz, mais qui ont une belle carrière », rappelle Thomas Pitiot, coordinateur du festival porté par l’association L’océan nomade.

    Le musicien, par ailleurs habitué de la Fête de La Marseillaise, est satisfait de la recette. « Il y a une belle fidélité, entre curiosité et confiance, le public vient découvrir des artistes », note-t-il en espérant, à l’avenir que le soutien de la nouvelle municipalité se poursuive. Malgré la concurrence ce même week-end du festival Id-Ile sur l’île de la Barthelasse, Thomas Pitiot mise sur la programmation variée pour attirer la foule. Notons qu’un spectacle jeune public (Pat Kalla – « Drôles de palabres ») est programmé samedi matin et le festival se clôturera par le grand bal de « Bella Ciao », la boulangerie utopiste qui fête ses dix ans.

    Entre-temps, 5 autres concerts sont à l’affiche : en ouverture, vendredi (20h30), Vaslo (mix slam/chant entre rock et baroque) suivi du binôme mixte (22h), Grise Cornac. Samedi (20h30), place à Mauvaise bouche (chanteuse pop) et Pat Kalla & le Super Mojo (musique afro). Enfin dimanche (16h), la chorale 100% féminine Arteteca se produira.

  • Le Marseille Jazz des cinq continents s’ouvre au monde et à tous

    Le Marseille Jazz des cinq continents s’ouvre au monde et à tous

    Marseille Jazz des cinq continents revient dans la cité phocéenne et choisit cette année de célébrer la légende Miles Davis à l’occasion du centenaire de sa naissance. « C’est une figure du jazz qui correspond au positionnement de notre festival, tourné vers le monde et qui favorise les dialogues », explique Hugues Kieffer, directeur du Marseille Jazz. Un esprit d’ouverture qui se retrouve dans la programmation de cette édition.

    Du 1er au 12 juillet, 29 groupes et artistes se succéderont sur les différentes scènes du festival à la Friche la Belle de Mai, au Centre de la Vieille Charité, au Conservatoire Pierre-Barbizet et, nouveauté de cette édition, au parc Henri-Fabre. Le danseur Israel Galván lancera les festivités aux côtés du trompettiste Michael Leonhart, dans une ambiance mêlant un flamenco contemporain à des sonorités américaines. Un projet ambitieux, pour faire résonner les notes de Miles Davis. Le festival accueillera également Ezra Collective, « un collectif en train de secouer toute la planète, qui propose un jazz très actuel avec des influences afro-caribéennes ». Figure tutélaire du festival, le musicien Marcus Miller, habitué de la scène marseillaise et ayant côtoyé Miles Davis, proposera un hommage au trompettiste américain, entouré d’autres artistes proches du jazzman. Le DJ Gilles Peterson fera quant à lui sa première apparition au Marseille Jazz des cinq continents.

    Au-delà des têtes d’affiche, le rendez-vous marseillais revendique aussi sa place de défricheur. Le jazz soufi d’Abdullah Miniawy fait ainsi écho à la musique de Gildaa et de Gabriel Gosse, « deux futures stars du jazz », avance Hugues Kieffer. Le trio émergent Ubaq, lauréat du tremplin Rezzo de Jazz à Vienne, sera également présent. À leurs côtés, de nombreux autres artistes aux influences toujours plus éclectiques. Un engagement pris par les organisateurs, qui souhaitent « laisser dans ce festival une place pour l’inédit ». Marseille Jazz des cinq continents poursuit ainsi son ambition de faire se rencontrer les cultures à travers la musique et de montrer ce qu’est Marseille, « une ville de métissage, et de rencontre ». Cette diversité, mêlant sonorités du monde et sous-genres du jazz, prendra vie sur les quatre scènes du festival.

    Cultiver l’ouverture

    Conscient des problématiques qui traversent aujourd’hui le secteur culturel, Marseille Jazz des cinq continents entend faire de cette 26e édition bien plus qu’une simple succession de concerts. « Nous ne voulons pas être juste un festival, mais un festival juste », résume Hugues Kieffer. Une ambition qui se traduit aussi bien dans la programmation que dans les actions menées par les organisateurs.

    Parmi les engagements affichés, la place accordée aux musiciennes qui se doit d’être centrale. « Vous aurez noté la présence d’artistes féminines, c’est un vœu affirmé. On ouvre nos oreilles aux œuvres des femmes », estime le directeur, tout en reconnaissant la difficulté à mettre en œuvre la parité dans ce genre d’événements.

    Alors que, « partout dans le secteur culturel, les coûts augmentent et organiser un festival coûte plus cher », l’équipe dit faire le choix de maintenir une politique tarifaire stable. « Nous savons que pour beaucoup de personnes, le budget consacré aux loisirs et à la culture est plus difficile à dégager qu’il y a quelques années », explique Camille Steunou, responsable de la communication. Le festival conserve ainsi une large palette de tarifs réduits à destination des étudiants et de publics spécifiques. Une manière, pour le Marseille Jazz, de confirmer sa place parmi les grands rendez-vous culturels de la ville et du monde du jazz, tout en poursuivant son travail en faveur de la création, de la diversité et de l’accès à la culture.

    Ivanie Legrain

    Programme complet sur https://www.marseillejazz.com

  • Total Festum fait vivre la culture occitane

    Total Festum fait vivre la culture occitane

    Du 9 mai au 5 juillet, la Région Occitanie déploie la 21e édition de Total Festum, son grand festival dédié aux langues et cultures occitanes et catalanes. Plus d’une centaine d’événements populaires irrigueront l’ensemble du territoire régional : concerts, spectacles, contes, ateliers, expositions, balades ou encore rencontres intergénérationnelles. Une programmation pensée pour rappeler que l’Occitan et le Catalan restent des langues vivantes, ancrées dans le quotidien de nombreux habitants.

    « Chaque année avec Total Festum, l’Occitanie célèbre toute sa richesse, sa diversité et ses traditions », souligne ainsi la Région dans un communiqué. La présidente de Région, Carole Delga, insiste sur la dimension populaire de l’événement : « Nos langues et nos cultures ne sont pas des vestiges du passé, mais portent en elles nos identités et notre singularité. »

    Le festival s’inscrit dans une politique plus large de soutien à l’oralité et à la transmission culturelle. Pendant près de deux mois, communes, associations et artistes proposeront des rendez-vous destinés à tous les publics. Parmi les temps forts annoncés figure un marathon de la langue occitane organisé le 13 juin à Brousses-et-Villaret, avec quinze heures ininterrompues de paroles et de chants.

    Une politique régionale sur le long terme

    Le lancement officiel de cette édition s’est tenu le 21 mai à Hôtel de Région de Toulouse. Quatre cents élèves bilingues occitans des écoles de Haute-Garonne y sont attendus pour une journée placée sous le signe de la danse et de la musique, en présence du trio Pique Poque.

    Cette année, l’affiche du festival a été confiée au duo sétois Les Crafties. La Région précise que les artistes ont voulu représenter « des silhouettes en mouvement » traduisant « la joie de se retrouver au rythme de la musique », avec « une palette solaire et chaleureuse » à l’image de l’esprit festif de Total Festum.

    Au-delà du festival, la collectivité poursuit son plan « Parlem una cultura viva », lancé en 2023 pour promouvoir les langues régionales. Signalétique bilingue, développement des sections occitanes et catalanes à l’école, outils numériques pédagogiques ou soutien aux structures culturelles : selon la Région, « plus de 93% des mesures prévues » sont déjà engagées ou réalisées. Une manière d’inscrire durablement ces langues dans l’espace public et de sensibiliser les générations à venir.