Le Fest’Hiver célèbre les scènes permanentes d’Avignon

On entend dire parfois que le Fest’Hiver, c’est un Festival d’Avignon pour les Avignonnais. En tout cas, il est bien fait par des Avignonnais. Car depuis désormais 20 ans, celui-ci célèbre les théâtres permanents. Avec cette année 16 représentations au total, du vendredi 23 janvier au dimanche 1er février.

Une célébration des planches ouvertes en dehors du seul mois de juillet, à savoir le Théâtre transversal, le Chien qui Fume, les Halles, le Balcon, le Chêne Noir, des Carmes ou encore l’Entrepôt, regroupés dans l’association des Scènes d’Avignon. « On grandit d’année en année et un jour le Fest’Hiver sera plus important que le Festival d’Avignon », lance avec ironie Serge Barbuscia, président de l’événement cette année et directeur du théâtre du Balcon. « Un premier temps fort qui lance l’année culturelle. Il faut rappeler que la culture à Avignon, c’est toute l’année et cela au travers des scènes permanentes », clame la première édile d’Avignon, Cécile Helle (PS). Une édition anniversaire qui sera lancée sur les chapeaux de roues ce vendredi 23 janvier en soirée avec le « Bain surprise » dans les Bains Pommer, musée qui se trouve dans les anciens bains publics de la Cité des Papes. Une déambulation participative « aux airs de cabaret » avec 11 artistes amateurs, coordonnés par la compagnie Sortie 23, qui vont donner trois spectacles successifs dans la soirée.

Sujets forts

Et le programme de cette célébration « du bel âge » comme l’évoque Cécile Helle, est pour le moins diversifié. Mais aussi avec des thèmes plus ou moins lourds. Le vendredi 24 janvier, Maëlstrom, de la compagnie MAB, conte l’histoire de Véra, une jeune fille née sourde rejetée pour son handicap.

Tandis que la pièce suivante est une réadaptation modernisée du Horla de Guy de Maupassant. Avec l’intelligence artificielle pour fantôme qui hante le personnage principal et qui interroge sur la place qu’elle occupe actuellement dans la société. De la danse aussi, avec Colette au Soleil Levant de Judith Desse. La chorégraphe, ex-infirmière en maison de retraite, qui y met en scène le quotidien de son ancien métier, des « corps que j’ai côtoyés, lavé et trop peu visible dans le milieu artistique », confie-t-elle.

Le Festival d’Avignon est à nouveau partenaire également, avec La lettre, ou la rencontre entre une mouette et Jeanne d’Arc, jouée à La FabricA. Un ton plus léger du côté des Petites et moyennes entourloupes le dimanche 25 janvier. Une « satire de l’entreprise et de l’ultra capitalisme » qui met du baume au cœur. Mais aussi des pièces plus « traditionnelles » avec Marcel Pagnol, variations d’amour, le jeudi 29 janvier, qui explore la vie intime de l’écrivain provençal. Ou encore le Cabaret des oiseaux le samedi 31 janvier. Une pièce mêlant obscurité et humour où l’on évoque la perte de l’être cher avec légèreté.

Billetterie sur les sites internet
de chaque théâtre. Programme complet sur scenesdavignon

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