Les salariés du secteur médico-social en action

De la petite enfance aux jeunes majeurs à protéger, de personnes en situation de handicap ou en dépendance, ils sont plus de 3 000 à être accueillis et accompagnés dans les 7 dispositifs de la trentaine de sites gérés par Sauvegarde 13 qui emploie 950 salariés. Ces missions qui participent à la mise en œuvre de politiques publiques sont mises en péril par un déficit de moyens alertent à nouveau les syndicats.

Mobilisés dans la cour de l’association départementale, 4 rue Gabriel Marie dans le 10e arrondissement de Marseille, où ils organisent un pique-nique revendicatif les salariés exigeront : « Des financements adaptés, des emplois préservés et des droits respectés », résume Myriam Machy, déléguée syndicale CGT Sauvegarde 13. Les syndicats CGT et CFDT Santé-sociaux ont appelé à une journée morte dans les établissements et ont demandé audience auprès du directeur général.

« Aujourd’hui, la situation financière de l’association est particulièrement préoccupante. Et les orientations retenues pour rétablir l’équilibre budgétaire pèsent sur les emplois, les conditions de travail et la qualité de l’accompagnement proposé », annoncent les syndicats, précisant : « Le CSE central a déclenché une alerte économique et engagé une expertise des comptes. » Dans les crèches, les salariés sont confrontés à « des remplacements qui se raréfient et un nombre d’enfants en augmentation », dans les IME « les dépenses sont réduites » et la direction « vient encore demander des efforts aux personnels dans les établissements ».

Jérémy Bacchi en soutien

Soumis à la logique des appels d’offres publics les établissements et services médico-sociaux sont confrontés à des tensions financières croissantes « À l’heure où les difficultés du secteur social et médico-social, et notamment la crise de la protection de l’enfance, sont régulièrement pointées du doigt, il est indispensable de donner aux professionnels les moyens d’exercer leurs missions », a appuyé le sénateur communiste Jérémy Bacchi qui apporte son « plein soutien » à la mobilisation. Les syndicats n’exonèrent pas « la gouvernance associative de ses responsabilités » et exigent « de la transparence ». Ils se joignent également à l’appel à manifester du 5 novembre.

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