À Gap, les manifestants ne lâchent rien

« Bienvenue, venez fêter les horreurs de ces neuf ans de macronisme ! Islamophobie, racisme,49.3, féminicides… et j’en passe », s’exclame un manifestant au micro, pour lancer la mobilisation gapençaise. Plus de 500 personnes ont défilé dans les rues du centre-ville, pancartes à la main. Une petite partie d’entre elles ont suivi le « dress code » et ont sorti les masques et costumes d’Halloween. « Pour jeudi, il faut convaincre encore plus de monde, poursuit le manifestant. C’est la grande grève, motivez-vous ! Jeudi, on paralyse le pays ! »

Isa, qui travaille dans la restauration des milieux aquatiques, était déjà en grève lors de la mobilisation pour la fonction publique, en septembre, et le sera sans hésiter à nouveau le 5 novembre. « Je suis en raccord avec les valeurs de l’intersyndicale, et se mettre en grève, c’est aussi faire bouger les choses en interne », explique celle qui travaille dans une structure qui dépend du ministère de l’Écologie.

« Jeudi, ce sera vraiment la convergence des luttes : qu’importe l’origine sociale ou le mouvent social, on est là pour les mêmes choses », affirme Guilhem, étudiant, qui se mobilisera également jeudi. « Il faut continuer, manifester, ça porte ses fruits. Tant que l’on aura pas ce qu’on voudra, il n’y a pas de raison que ça s’arrête », estime Rodolphe, venue avec sa fille Julie, lycéenne. Eux aussi seront dans la rue jeudi.

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *