[Rencontres d’Averroès] Ahmad Ashour témoigne pour préserver l’histoire gazaouie

Exilé en France depuis juillet 2025, Ahmad Ashour poursuit ses recherches dans le cadre du programme Pause. À travers ce dispositif, il veut « témoigner de la situation injuste et génocidaire que subit Gaza ». Il explique que « si le monde subit actuellement divers conflits, le cas de Gaza est spécial, c’est comme un camp de concentration ». En effet, si lui a pu s’extirper de Gaza grâce au programme Pause, il précise qu’en réalité, « il est impossible de quitter Gaza […] à cause du blocus géré par les Israéliens ». Selon lui, « environ 2 millions de Gazaouis sont actuellement retenus », contre leur gré.

La culture menacée

À côté des conditions de vie qu’entend dénoncer Ahmad Ashour, ce dernier souhaite également « témoigner pour préserver la culture, la mémoire et l’histoire palestinienne » qu’il juge en péril face au « déracinement qu’introduit l’occupation israélienne ». Il estime alors « nécessaire » l’expression de la culture gazaouie à l’internationale à travers notamment l’art, la musique ou encore l’écriture.

Ces formes d’expression permettraient, à ses yeux, la « subsistance et la reconnaissance de l’identité palestinienne ». Il souligne également l’importance des « manifestations étudiantes actuelles [qui] défendent la cause palestinienne [car] pour ceux restés à Gaza, ce soutien est porteur d’espoir ». Ahmad Ashour conclut : « Témoigner permet de relier le passé au présent ».

Table ronde « Habiter l’entre-deux », ce vendredi à 16h30 au théâtre Odéon, à Marseille. Entrée libre, réservation conseillée : nouvellesrencontresaverroes.com

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