Soumis à un embargo économique depuis 1962, les Cubains baignent dans un environnement où les restrictions sont nombreuses. Mais « depuis janvier, le blocus est devenu génocidaire », affirme Jean-François Gast, secrétaire de l’association France Cuba Marseille 13.
À l’appel d’un collectif d’associations de solidarité avec Cuba (Attac, LDH, Secours populaire, Cuba Coopération, France Amérique latine), une mobilisation s’est tenue sous l’ombrière du Vieux-Port, ce lundi à 18h30, avec le soutien de la CGT 13 et du PCF.
Alain Sicre, président de Cuba Coopération Marseille Sud-Est, se désole de la dégradation de la situation du pays depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Selon lui, « il y a des coupures d’électricité tous les jours, les gens meurent de faim et il n’y a même plus de couveuses dans les hôpitaux pour les bébés ». Le président américain, qui a plusieurs fois avancé l’idée de « prendre le contrôle de Cuba », durcit depuis janvier la pression sur l’approvisionnement énergétique de l’île.
L’Assemblée générale des Nations unies doit se prononcer, les 27 et 28 octobre, sur une résolution condamnant l’embargo américain contre Cuba. Les militants de la cause cubaine ne se font toutefois guère d’illusions quant aux effets de cette démarche diplomatique. Depuis 1992, 33 résolutions ont été adoptées à la quasi-unanimité par les États membres de l’ONU, sans parvenir à modifier la politique américaine.
Face au resserrement du joug américain sur l’économie cubaine, les associations modifient leur modus operandi. « On est passé d’une stratégie de coopération à de l’aide humanitaire », explique Alain Sicre. Son association supervise notamment la récolte et l’envoi de matériel médical à Cuba. Mais là encore, leurs efforts butent sur « le blocus naval impérialiste et criminel » des États-Unis, estime-t-il, ainsi que sur les sanctions économiques imposées aux entreprises françaises qui commerceraient avec l’île communiste. « Des armateurs ont empêché que notre matériel humanitaire ne transite via leurs conteneurs », s’irrite Alain Sicre.

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