Ce lundi matin, au centre social de Malpassé, la bonne humeur et l’enthousiasme se lisaient sur le visage des enfants. Une vingtaine d’entre eux ont pris le bus, accompagné de leurs encadrants, pour se rendre au centre d’hébergement Biabaux, situé à Saint-Michel-l’Observatoire, dans les Alpes-de-Haute-Provence, à une heure et demie de route de Marseille. Au programme de ce séjour, différentes activités de pleine nature comme de l’accrobranche ou des randonnées.
Si ces enfants ont la possibilité de partir pendant les vacances pour profiter de la montagne, c’est notamment grâce à un dispositif mis en place par la Ville de Marseille intitulé Vacances pour tous. Ce dernier permet à des familles à faibles revenus d’inscrire leurs enfants en colonie de vacances à un coût très réduit.
Pour Farida Benaouda, conseillère municipale déléguée aux vacances pour tous et aux cités éducatives, ce dispositif est « essentiel, car il intervient dans des centres au cœur des cités, comme ici, au centre social de Malpassé ». « Le dispositif existe depuis 2020 et malgré les coups durs liés aux restrictions budgétaires, il s’est encore maintenu cette année. En 2026, environ 2 000 enfants ont bénéficié du programme et ont eu l’occasion de partir en colo, certains pour la première fois. Les enfants sont impatients de partir, même si certains sont un peu anxieux à l’idée de partir loin de chez eux », poursuit la conseillère municipale.
L’élue a également mis en avant les progrès en matière d’autonomie que permettent ces séjours : « Quand ils reviennent, les enfants sont transformés, ils sont beaucoup plus autonomes. La plupart ne sont jamais partis en colonie et n’ont jamais quitté leurs parents, donc ces séjours sont très formateurs. »
Si le dispositif s’adresse, pour le moment, uniquement aux enfants de quartiers populaires, Farida Benaouda espère « l’élargir aux enfants d’autres quartiers et permettre une véritable mixité au sein des groupes ».
Devant le bus, les parents se réjouissent du départ de leurs enfants, malgré un brin de crainte chez certains. « C’est bien pour les enfants, mais aussi pour les parents », ironise la mère de Djamil, une fois que son fils est monté dans le bus. « Suivez le groupe WhatsApp, on mettra régulièrement des photos pour vous tenir au courant », répond un des accompagnateurs aux parents inquiets, avant que le bus ne démarre.

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