« Dreamland » fête ses 20 ans à Montpellier

C’est l’histoire d’un gamin montpelliérain qui dévore mangas japonais, comics et jeux vidéo, rêvant de dessiner à son tour. Par la suite lycéen au Mas-de-Tesse (Jules-Guesde) puis étudiant à l’université Paul-Valéry, Reno Lemaire « observe tout autour de lui et se met à l’écoute de sa ville ». Ce décor nourrira Dreamland, manga dont le premier volume paraîtra en 2006. « Les rues, les places, les rames du tramway servent de cadre quotidien à la vie diurne de Terrence », lycéen timide en terminale à Montpellier qui vit une adolescence banale tout en essayant de séduire Lydia, la fille qu’il aime. Mais la nuit, dès qu’il s’endort, il bascule dans Dreamland, le monde des rêves.

À l’Espace Bagouet, illustrations, planches manuscrites et documents de travail racontent cette aventure graphique qui déploie son univers foisonnant au fil des tomes. L’exposition permet de suivre l’évolution du trait de Reno Lemaire, mais aussi sa manière de construire un monde peuplé de créatures fantastiques, de pouvoirs et de personnages hauts en couleur. Elle s’attarde notamment sur le « remaster » des dix premiers volumes, entrepris à partir de 2022. Reno Lemaire y redessine ses débuts, faisant dialoguer le trait du jeune auteur avec celui acquis depuis.

Près de 800 000 exemplaires vendus

Vingt ans après ses débuts, Dreamland a changé d’échelle. La série compte désormais 24 tomes et approche les 800 000 exemplaires vendus. Elle s’est aussi exportée au Japon en 2024, tandis qu’un artbook de 400 pages et de nombreuses déclinaisons entretiennent l’univers auprès des lecteurs et collectionneurs. Cette année anniversaire marque une nouvelle étape, avec l’adaptation animée de Dreamland, diffusée à partir du 17 octobre sur ADN et Crunchyroll. Du papier à l’écran, du français au japonais, l’univers imaginé à Montpellier poursuit ainsi son voyage.

L’exposition s’inscrit au cœur de cette aventure. Dreamland témoigne d’une appropriation française des codes du manga, devenue une histoire internationale sans renier son ancrage montpelliérain.

* Entrée libre. Fermé les lundis.

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