Le Cercle des Nageurs replonge dans le grand bain. Sortis en phase de poules la saison dernière, les Marseillais retrouvent la Ligue des Champions avec envie, mais aussi un sentiment de revanche. Pour cette première journée, ils accueillent les Grecs du Panathinaïkos aux Catalans, ce mercredi, à 20h30. Lors de cette confrontation face à l’équipe au trèfle, les Phocéens croiseront le fer avec une connaissance : Efstathios Kalogeropoulos. « Stathis », 25 ans, faisait partie de l’effectif 2025-2026 du CNM et a participé à la victoire finale en Euro Cup, la deuxième Coupe d’Europe du water-polo.
Depuis Athènes, il brosse le portrait de l’un des clubs omnisports les plus emblématiques du pays. Lorsqu’on lui demande si le Panathinaïkos est aujourd’hui le meilleur club grec de water-polo, sa réponse est prudente. « Nous devons encore prouver ça, parce que l’Olympiakos a été le club le plus fort ces dernières années. Nous devons juste travailler, essayer d’arriver au top et prouver que nous pouvons être l’un des meilleurs clubs de Grèce. » En effet, l’Olympiakos domine outrageusement le championnat local avec dix titres sur les dix dernières saisons. En mai dernier, ils ont remporté la finale trois matches à zéro contre le Pana, signe de domination.
La Grèce, comme sa voisine turque, a toujours entretenu cette culture des clubs omnisports. Par exemple, le Panathinaïkos est vingt fois champion national en football et pas moins de quarante fois en basket. Ajoutez à cela sept Coupes d’Europe (l’Euroligue), ce qui en fait l’un des plus titrés du continent. La mayonnaise commence aussi à prendre au water-polo. « Quand vous jouez pour le Panathinaïkos, vous ressentez le poids de l’histoire. Les gens vous reconnaissent dans la rue, ils vous envoient des messages, ils regardent vos matches. Je pense que c’est une expérience vraiment unique », décrit le joueur formé à Vouliagmeni, dans la banlieue d’Athènes.
Pour le premier match de championnat, les Verts ont été fortement soutenus, tout au long de la rencontre. La large victoire face à un promu, l’Ilisiakos (25-7), a rassuré cette équipe jeune, en construction. Le club du quartier de Tavros va vivre sa première campagne de Ligue des champions avec de l’ambition. « Je pense que nous avons le talent pour bien jouer et avoir une équipe de haut niveau. Le but du Panathinaïkos est toujours de gagner », souligne l’ancien du CNM. Efstathios Kalogeropoulos prédit un match « très, très dur, face à une équipe [du Cercle] forte et organisée ». Un déplacement en eaux troubles pour cet autre géant de la Méditerranée.

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