Tag: CNM

  • Un Cercle de grande classe sur les deux tableaux

    Un Cercle de grande classe sur les deux tableaux

    Claque sur claque. La formation masculine du Cercle des nageurs de Marseille nous habitue depuis plusieurs saisons à dominer outrageusement le championnat national, mais elle n’est désormais plus la seule à être impériale dans le bassin Pierre-Garsau. Son pendant féminin, créé cette saison, rayonne tout autant. Les poloïstes marseillaises se sont imposées successivement samedi lors du 8e de finale du Trophée Alice-Milliat face à l’Union St-Bruno Bordeaux
    (32-3), puis dimanche, de nouveau à domicile contre les mêmes Bordelaises, mais cette fois-ci à l’occasion de la cinquième journée de championnat (29-1). Avec cette cinquième victoire de la saison, elles conservent d’une main de maître leur place de leader national.

    Pause avant deux chocs

    Au-delà des deux rencontres féminines, le bassin Pierre-Garsau a également été le théâtre d’un nouveau succès de l’équipe masculine. Opposés à Monaco, dernier venu du championnat Elite, les Marseillais n’ont jamais été inquiétés
    (30-3). Les neuf buts du serial-buteur Thomas Vernoux leur ont permis d’enchaîner une troisième victoire consécutive, et ainsi, garder la tête du classement. L’entraîneur monténégrin Milos Scepanovic a profité de cette opposition afin de faire tourner son effectif. Plusieurs pensionnaires des sections jeunes, à l’instar de Swuanzo Chiron, Elias Ferrand et l’Allemand Nnamdi-Obadja Gamisch, auteur d’un doublé, étaient présents sur la feuille de match. Les Marseillais vont désormais profiter d’une pause de deux semaines bien méritées avant de reprendre le chemin de la Ligue des Champions, avec un déplacement dans le bassin du Steaua Bucarest le 28 octobre (18h30). Ils enchaîneront seulement trois jours plus tard avec le derby provençal face au Pays d’Aix, défait dimanche à domicile lors de la troisième journée de poule en Euro Cup face à Primorac (8-20). Cela ne les empêche pas de poursuivre l’aventure européenne jusqu’à fin décembre.

  • Le CNM réussit sa rentrée européenne

    Le CNM réussit sa rentrée européenne

    L’essentiel est assuré pour le Cercle des Nageurs. Pour leur entrée sur la scène européenne, les Marseillais ont vaincu les Grecs du Panathinaïkos sur le score de 12 à 11. Même si les locaux ont toujours mené dans cette partie, les Verts se sont battus jusqu’au bout pour échouer à une longueur.

    Un ancien du CNM, Stathis Kalogeropoulos, a d’ailleurs lancé les siens en marquant deux buts dans le premier quart-temps. Mais Marseille était déjà bien en place offensivement et gardait une tête devant à la pause (8-6).

    Les deux dernières périodes ont été moins prolifiques, plus agressives, avec des bancs bondissants à chaque décision, ou presque, des arbitres. Le Cercle a su garder la tête froide pour contenir un Pana qui découvrait la Ligue des Champions avec envie. Meilleur marqueur de la partie avec 4 buts, le capitaine, Ugo Crousillat, réagissait à la sortie du bassin : « C’est une équipe avec de grandes ambitions, on savait qu’ils allaient se battre. à un moment donné, à +2 ou +3, on aurait pu passer ce cap, mais on a résisté et gagné. »

    MARSEILLE 12 (8)

    PANATHINAIKOS 11 (6)

    1ère journée de Ligue des Champions

    Bassin Pierre-Garsau, Marseille

  • Panathinaïkos, un géant grec sur la route du CNM

    Panathinaïkos, un géant grec sur la route du CNM

    Le Cercle des Nageurs replonge dans le grand bain. Sortis en phase de poules la saison dernière, les Marseillais retrouvent la Ligue des Champions avec envie, mais aussi un sentiment de revanche. Pour cette première journée, ils accueillent les Grecs du Panathinaïkos aux Catalans, ce mercredi, à 20h30. Lors de cette confrontation face à l’équipe au trèfle, les Phocéens croiseront le fer avec une connaissance : Efstathios Kalogeropoulos. « Stathis », 25 ans, faisait partie de l’effectif 2025-2026 du CNM et a participé à la victoire finale en Euro Cup, la deuxième Coupe d’Europe du water-polo.

    Depuis Athènes, il brosse le portrait de l’un des clubs omnisports les plus emblématiques du pays. Lorsqu’on lui demande si le Panathinaïkos est aujourd’hui le meilleur club grec de water-polo, sa réponse est prudente. « Nous devons encore prouver ça, parce que l’Olympiakos a été le club le plus fort ces dernières années. Nous devons juste travailler, essayer d’arriver au top et prouver que nous pouvons être l’un des meilleurs clubs de Grèce. » En effet, l’Olympiakos domine outrageusement le championnat local avec dix titres sur les dix dernières saisons. En mai dernier, ils ont remporté la finale trois matches à zéro contre le Pana, signe de domination.

    « Le poids de l’histoire »

    La Grèce, comme sa voisine turque, a toujours entretenu cette culture des clubs omnisports. Par exemple, le Panathinaïkos est vingt fois champion national en football et pas moins de quarante fois en basket. Ajoutez à cela sept Coupes d’Europe (l’Euroligue), ce qui en fait l’un des plus titrés du continent. La mayonnaise commence aussi à prendre au water-polo. « Quand vous jouez pour le Panathinaïkos, vous ressentez le poids de l’histoire. Les gens vous reconnaissent dans la rue, ils vous envoient des messages, ils regardent vos matches. Je pense que c’est une expérience vraiment unique », décrit le joueur formé à Vouliagmeni, dans la banlieue d’Athènes.

    Pour le premier match de championnat, les Verts ont été fortement soutenus, tout au long de la rencontre. La large victoire face à un promu, l’Ilisiakos (25-7), a rassuré cette équipe jeune, en construction. Le club du quartier de Tavros va vivre sa première campagne de Ligue des champions avec de l’ambition. « Je pense que nous avons le talent pour bien jouer et avoir une équipe de haut niveau. Le but du Panathinaïkos est toujours de gagner », souligne l’ancien du CNM. Efstathios Kalogeropoulos prédit un match « très, très dur, face à une équipe [du Cercle] forte et organisée ». Un déplacement en eaux troubles pour cet autre géant de la Méditerranée.

  • [Water-polo] Marseille chute de peu en Espagne

    [Water-polo] Marseille chute de peu en Espagne

    Les Phocéens disputaient ce mercredi soir, à Barceloneta, la Supercoupe d’Europe. Opposés au vainqueur de la Ligue des Champions, ils se sont inclinés sur le score de 10 à 8. Après une première mi-temps prolifique (8-4), les Espagnols avaient déjà obtenu un avantage certain. Le CNM n’a pas encaissé dans le troisième quart-temps et s’est permis de rêver. Mais Barceloneta a serré la vis pour conserver deux longueurs d’avance sur le gagnant de l’Euro Cup. Place à la suite du championnat, avant le démarrage de la Ligue des Champions, dès la semaine prochaine, face aux Grecs du Panathinaïkos.

  • [Water-polo] Marseille veut faire tomber l’invincible Barceloneta

    [Water-polo] Marseille veut faire tomber l’invincible Barceloneta

    Tenant en titre de l’Euro Cup, le Cercle des nageurs de Marseille (CNM) court, ou plutôt nage, après un deuxième titre européen.

    Face aux Catalans de Barceloneta, vainqueurs de la Ligue des Champions au terme d’une campagne invaincue, les poloïstes phocéens disputent ce mercredi à Barcelone (à 19h30) la finale de la Supercoupe d’Europe, trophée réunissant les vainqueurs des deux compétitions continentales. « C’est un titre rare dans une carrière à avoir dans sa collection, parce qu’il faut soit avoir la chance de gagner une Coupe d’Europe ou intégrer l’équipe qui l’a gagnée la saison précédente », lance Ugo Crousillat, le capitaine de la formation marseillaise.

    Vainqueur de la Ligue des champions en 2017 avec le club hongrois de Szolnok, l’international français n’a pourtant pas eu l’occasion de disputer la finale de la Supercoupe d’Europe quelques mois plus tard. Après son premier sacre européen, il avait rejoint le Pays d’Aix Natation (PAN), avant de finalement vivre avec le Cercle des nageurs de Marseille en 2019, son premier rendez-vous à ce stade de la compétition, alors qu’il n’avait pas été membre de l’équipe championne d’Europe la même année. « Ce n’est pas le match le plus important de la saison, mais en même temps, quand tu as des opportunités comme ça de gagner des trophées, il ne faut pas les rater », souligne Crousillat, conscient que leurs adversaires du jour n’ont pas été défaits depuis le 29 novembre 2025, toutes compétitions confondues (défaite en championnat 14-15 contre Sabadell).

    Duo de Catalans

    Barceloneta reste sur une série de 34 victoires consécutives depuis, avec des succès notables contre les Grecs de l’Olympiakós, les Hongrois de Ferencváros et les Italiens de Pro Recco. « Comme au football, les Espagnols sont très fort tactiquement. Et dès que tu fais la moindre connerie, ils te punissent direct », reconnaît le capitaine marseillais, titulaire lors des dernières confrontations très serrées au tableau d’affichage. L’un de ses coéquipiers actuels était il y a encore deux saisons dans l’autre camp : Marc Larumbe. Le défenseur espagnol a porté le bonnet de bain catalan durant neuf saisons avant de rejoindre la plage des Catalans. Il ne sera toutefois pas sur la feuille de match ce mercredi, suite à son carton rouge écopé lors de la finale retour de l’Euro Cup à Split, en Croatie, au mois de mai.

    « Je suis très déçu de ne pas jouer, d’autant plus que ça se passe à Barcelone, dans ma ville. Quand j’ai appris ma suspension, j’ai passé la semaine la plus difficile depuis mon arrivée à Marseille », confie le double champion du monde avec la Roja. Selon lui, le CNM doit « rester fidèle à lui-même » pour éviter de tomber dans le piège de Barceloneta. Côté absent, la pointe néerlandaise Bilal Gbadamassi est toujours blessé. Mais pour cette finale, les Marseillais ont un atout supplémentaire dans leur manche.

    Recruté durant l’intersaison aux côtés du gardien australien Nic Porter et l’international monténégrin Vasilije Radovic, l’Espagnol Marc Rodriguez a été formé à Mataró, une commune de la province de Barcelone. « Barceloneta est le leader incontesté en Espagne depuis pas mal d’années et figure parmi les meilleures équipes d’Europe », estime le jeune catalan de 20 ans, considéré comme l’un des plus grands espoirs du water-polo espagnol.

    Avec ses anciens coéquipiers, il n’est jamais parvenu à vaincre la bête noire des Phocéens. « Leur plus grande force, c’est que la plupart des internationaux espagnols jouent ensemble toute l’année, avec le club et en sélection », insiste Larumbe, persuadé que le système de jeu entre Barceloneta et l’équipe nationale d’Espagne est sensiblement identique.

  • [Water-polo] Crousillat prolonge l’aventure au Cercle

    [Water-polo] Crousillat prolonge l’aventure au Cercle

    Légende, joueur emblématique, capitaine d’expérience, appelez-le comme vous voulez, mais Ugo Crousillat a marqué de son empreinte le club du Cercle des nageurs de Marseille. Le partenariat remplit de succès entre les deux parties n’est d’ailleurs pas près de s’arrêter. Le poloïste de 35 ans (36, le 27 octobre) a prolongé son contrat alors qu’il courait déjà jusqu’en 2028. Le CNM a sorti sa carte +2 pour conserver son attaquant jusqu’à la fin de la décennie. Le premier pas est venu des dirigeants phocéens.

    « Ce n’est pas quelque chose que j’avais dans ma tête tout de suite. Moi, je me projetais déjà jusqu’en 2028. Puis j’ai eu l’agréable surprise, même si ce n’en était pas vraiment une, que le club, à la fin de la saison, m’a fait savoir qu’ils étaient très contents de moi et ils m’ont proposé d’étendre mon contrat jusqu’en 2030. J’ai été très heureux, très honoré, sincèrement. Surtout quand ça vient de son club de cœur », explique le principal intéressé. Le rendement d’Ugo Crousillat est également toujours aussi bon. Rien qu’en championnat, l’an passé, il a inscrit 32 buts en seulement 11 rencontres. Le natif de Marseille a frôlé les trois buts par match dans une Pro A que le CNM a une nouvelle fois largement dominé. Mais pas question de se reposer sur ses lauriers à cause de ce contrat longue durée. Les lauriers, justement, il veut les récolter encore et encore.

    « C’est cool, on pourrait dire j’ai mon contrat jusqu’en 2030, je suis peinard. Je ne le vois pas du tout comme ça. Je le vois vraiment comme une grande responsabilité, parce que je sais ce que représente le sport de haut niveau en termes d’investissement, en termes de sacrifice, surtout dans un club comme Marseille qui a de grandes ambitions. Et si je le fais, c’est pour être au top jusqu’en 2030. » La surprise de cette offre passée, le joueur a accepté sans tergiverser cette proposition puisqu’il n’envisageait pas de dire stop en 2028. Désormais, il est lié à son club de cœur jusqu’à ses 40 ans. Un chiffre symbolique pour boucler une carrière et basculer vers une autre.

    La préparation mentale dans un coin de sa tête

    Ugo Crousillat pense déjà à la suite, c’est la vérité, mais sa concentration sur le water-polo reste totale. « Ma grande priorité aujourd’hui, c’est de performer avec le Cercle. On va dire que c’est 95% de ma vie professionnelle. J’ai été formé en préparation mentale, en coaching mental aussi, qui sont deux choses différentes. Je fais depuis un peu plus d’un an de l’optimisation du potentiel. J’ai déjà commencé, j’accompagne aujourd’hui des sportifs de haut niveau, des chefs d’entreprise. Je fais un mix de la préparation mentale, du coaching, de ce que j’ai appris dans ma carrière de sportif de haut niveau, de mes rôles de capitaine », énumère-t-il.

    L’attaquant travaille aux côtés d’une académie de jeunes footballeurs, sur le sujet de la préparation mentale. « Une passion », d’après ses dires, même s’il ne sait pas encore si « ce sera à 100% mon métier ou quelque chose à côté de mon métier ». Le Marseillais hésite également sur un autre plan : l’équipe de France. En retrait depuis janvier, il pèse en ce moment le pour et le contre, laissant une ouverture pour revenir tout en évoquant le niveau de fatigue qu’engendrent les stages avec les Bleus. En attendant une décision, la Pro A reprend dès ce samedi, contre Montpellier (18h), avant la Supercoupe d’Europe, mercredi à Barceloneta. L’exploit est permis et ce sera avec Crousillat.

  • Sauveur Cristofini entre dans la cour des grands

    Sauveur Cristofini entre dans la cour des grands

    Brûler les étapes ne lui fait peur en aucun cas. Dans le sillage d’un Léon Marchand prenant logiquement de la place dans le monde de la natation française, un jeune talent pointe encore un peu plus le bout de son nez. Sauveur Cristofini, 16 printemps à peine, continue d’affoler les chronos. Les championnats de France, à Saint-Étienne, se bouclent ce jeudi et le prodige a frappé un grand coup mardi soir. La finale du 200m nage libre a longtemps été dominée par Roman Fuchs avant que l’ex-protégé de Philippe Lucas, à Martigues, se montre. Revenu comme une balle, Cristofini a accroché le titre national à la touche… ex æquo avec son principal concurrent. Un fait rare en natation.

    Qualifié pour l’Europe

    Déjà bronzé lors du 100m nage libre, le nageur originaire de Corse a pleinement réussi son rendez-vous dans la Loire. « J’avais cet objectif depuis l’année dernière de me qualifier. C’est beaucoup d’émotions et de sacrifices pour y arriver. Être champion de France, c’est une grosse étape », a-t-il déclaré à la sortie du bassin. Ce dont parle Sauveur Cristofini dans ces quelques phrases, c’est la qualification acquise pour les championnats d’Europe à Saint-Denis (10 au 16 août). En effet, avec cette victoire, une place lui est réservée puisqu’il a dans un même temps réalisé les minima européens.

    Un nouveau palier franchit pour celui qui nage déjà plus rapidement que le champion olympique 2012 Yannick Agnel au même âge. Le néo-membre du Cercle des Nageurs de Marseille va vivre sa seconde sélection en équipe de France Après l’Euro en petit bassin, en décembre. 1m90, des mains gigantesques, des chaussures taille 50 aux pieds, Sauveur Cristofini, recordman d’Europe junior du 400m, a tout pour devenir une autre étoile dans la constellation de la natation tricolore.

  • Le Cercle des nageurs en route vers un 43e sacre

    Le Cercle des nageurs en route vers un 43e sacre

    Rien n’est jamais joué d’avance dans le sport, où les exploits les plus improbables restent toujours possibles. Pourtant, le Cercle des nageurs de Marseille n’a sans doute jamais été aussi proche d’un 43e sacre national.

    Grâce à leur large victoire samedi dans le bassin de Strasbourg (20-7), les poloïstes phocéens abordent le match retour de cette finale avec treize buts d’avance. La rencontre se disputera le samedi 27 juin
    au bassin Pierre-Garsau, à Marseille.

    Sauf improbable retournement de situation, les hommes de Milos Scepanovic, déjà vainqueurs cette saison de l’Euro Cup pour la deuxième fois de leur histoire, devraient soulever le trophée de champion de France. Le Cercle des nageurs de Marseille décrocherait ainsi un sixième titre consécutif.

    Le PSG du water-polo français

    Cette finale, dont le suspense semble déjà largement dissipé, illustre une nouvelle fois la domination du club marseillais sur le water-polo français. À l’image du Paris Saint-Germain en Ligue 1, le CNM s’appuie sur un effectif composé de certains des meilleurs joueurs de la planète et paraît aujourd’hui intouchable sur la scène nationale.

    Des formations comme Strasbourg ou Aix-en-Provence parviennent certes à réduire progressivement l’écart, mais la différence de niveau demeure encore trop importante pour véritablement menacer l’hégémonie phocéenne.

  • Le Cercle des nageurs de Marseille triomphe

    Le Cercle des nageurs de Marseille triomphe

    Il n’est pas si fréquent d’être sacré champion d’Europe après une défaite lors du match retour. C’est pourtant le scénario vécu par les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille, vainqueurs de l’Euro Cup, samedi 6 juin, malgré leur revers face aux Croates de Jadran Split (16-14).

    Forts de leur succès acquis à l’aller au bassin Pierre-Garsau (19-16), les poloïstes marseillais ont fait la différence sur l’ensemble des deux rencontres pour s’adjuger le deuxième trophée européen de leur histoire, après celui décroché en 2019.

    « On a vécu ce match retour de manière assez difficile, parce qu’on ne s’est pas rendu la tâche facile. En plus de ça, on savait qu’on allait évoluer dans un environnement très hostile. Donc c’était vraiment très compliqué. On a gagné le titre, mais je ne pense pas qu’on ait joué à la fin du match comme on aurait dû la jouer », souligne Thomas Vernoux.

    Avec ses coéquipiers, l’étudiant à Polytechnique Marseille a vécu une expérience hors-norme. « Ils ont tout fait pour nous faire déjouer et nous faire perdre notre sang-froid. Cette finale a pris de telles proportions que nos familles ont été protégées par les forces de l’ordre avant et pendant le match », ajoute l’international français de 23 ans, hué toute la soirée par le public croate.

    Consécration avant

    un 43e titre national

    Dans un contexte tendu, le Marseillais a pourtant répondu présent. Auteur de cinq buts, dont trois inscrits dès le premier quart-temps, il a permis au CNM de rester au contact au tableau d’affichage.

    Jusqu’au dernier acte, où les Croates ont brièvement pris deux longueurs d’avance à cinq minutes du terme. Mais le collectif phocéen a tenu bon jusqu’au bout, fidèle à sa réputation. « Je faisais déjà partie de l’aventure en 2019, mais j’étais très jeune. Aujourd’hui, je mesure vraiment ce que représente le fait de gagner une Coupe d’Europe avec Marseille », confie le serial-buteur, conscient d’inscrire son club dans une trajectoire historique, avec deux titres européens glanés en moins de dix ans.

    De quoi susciter la reconnaissance du peuple marseillais. « Félicitations à nos poloïstes du CN Marseille, champions d’Europe à Split sept ans après leur dernier titre ! Marseille est fière de vous », a publié le maire de Marseille, Benoît Payan, sur ses réseaux sociaux.

    Au-delà de la dimension symbolique, cette consécration permet aux joueurs du Cercle d’atténuer l’amertume de l’élimination prématurée en Ligue des champions.

    « C’est sûr que l’on veut tous être sur la plus haute marche européenne. Après notre défaite contre Sabadell, on s’est dit que si on gagnait l’Eurocup, ce serait quand même une belle saison. Je ne pense pas qu’on soit très loin d’un sacre en Ligue des champions, mais il y a encore du travail », estime Thomas Vernoux, compétiteur dans l’âme. La saison des poloïstes phocéens n’est toutefois pas terminée. Ils sont toujours en course pour un 43e titre de champion de France.

    Après avoir largement battu Nice, le week-end dernier, les Marseillais recevront ce samedi (18h) les Maralpins en demi-finale retour. « La dernière fois que l’on a remporté l’Euro Cup, on avait perdu le championnat national », rappelle le cousin de Romain Marion-Vernoux.

    « On est tous contents et remotivés à l’idée de retourner s’entraîner dans quelques jours, après le repos, pour continuer à jouer ensemble tous les matches qui nous restent et profiter ensemble », lance-t-il avec sa volonté de fer légendaire.

  • Le Cercle des nageurs de Marseille remporte l’Euro Cup

    Le Cercle des nageurs de Marseille remporte l’Euro Cup

    Ce n’est pas courant d’être sacré champion d’Europe en terminant l’aventure par une défaite, mais les pensionnaires du Cercle des nageurs ont remporté l’Euro Cup, ce samedi 6 juin, après leur défaite face aux Croates de Jadran Split (16-14).

    Grâce à leur victoire de trois buts d’écart au match aller, au bassin Pierre-Garsau (19-16), les poloïstes marseillais ont assuré l’essentiel pour soulever le deuxième trophée européen de leur histoire, après la campagne concluante en 2019.

    Dans ce match retour face à Jadran Split, les cinq buts de Thomas Vernoux, dont trois ont été inscrits dans le premier quart-temps, ont permis au CNM de ne pas être distancé au tableau d’affichage. Du moins, jusque dans la dernière période où les Croates avaient pris deux longueurs d’avance au score, à cinq minutes du coup de sifflet final. Mais le collectif phocéen a tenu bon jusqu’au bout. La marque des champions.