Les Marseillais étaient en voyage à Bucarest et ont empoché la victoire. Un succès 14 à 10 face au Steaua, mythique club omnisports local. Après deux premiers quarts en dents de scie, le CNM a largement accéléré inscrivant 10 de ses 14 buts en seconde période. Menés d’une longueur à la mi-temps, ils ont renversé leurs hôtes pour s’imposer une deuxième fois en deux rencontres européennes. Place maintenant à deux matches de championnat, avant d’accueillir un géant d’Europe, les Hongrois de Ferencvaros, en Ligue des Champions.
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![[Entretien] Thomas Vernoux, CNM : « La Ligue des Champions est un objectif majeur »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/10/06af20c910f13fa37cbfaf7c102f64fa.jpg)
[Entretien] Thomas Vernoux, CNM : « La Ligue des Champions est un objectif majeur »
La Marseillaise : Vous avez remporté vos trois premiers matches, dont la réception du Panathinaïkos (12-11). Comment vous sentez-vous sur ce début de saison irréprochable ?
Thomas Vernoux : Tout se passe bien pour le moment, nous avons gagné tous nos matches et c’est évidemment positif pour la confiance du groupe. Ce n’est jamais simple de débuter une saison, il faut trouver ses repères, créer des automatismes et apprendre à bien jouer ensemble, mais jusqu’à présent, tout se passe bien et nous sommes satisfaits de notre début de parcours. En championnat, nous avons eu un début plutôt abordable, même si chaque match demande de la concentration. La rencontre face au Panathinaïkos était plus compliquée. C’était une très bonne équipe, avec de la qualité, de l’intensité et beaucoup de pression. Ils ont joué de manière très agressive et nous ont posé des problèmes, mais nous avons su rester fidèles à notre plan de jeu.
Comment appréhendez-vous cette deuxième journée de Ligue des Champions à Bucarest ?
T.V. : C’est une très bonne équipe, qui propose toujours un jeu de qualité et qui sait mettre beaucoup d’intensité dans ses matches. On sait qu’ils vont probablement essayer de nous mettre la pression dès le début, de nous sauter dessus et de nous empêcher de développer notre jeu. De notre côté, on va devoir rester solides collectivement et ne pas nous laisser déstabiliser par leur agressivité. Je pense que la clé sera de rester sereins, concentrés sur nous-mêmes et sur ce qu’on sait faire. On connaît la plupart de leurs joueurs, même si on ne les affronte pas très souvent, donc on sait qu’ils ont de vraies qualités. À nous de répondre présents.
Quelle importance ont ces rendez-vous européens dans la saison ?
T.V. : Notre ambition reste de gagner la Ligue des Champions. C’est bien beau de remporter l’Euro Cup, c’est une compétition importante et une belle expérience, mais quand on joue à ce niveau, on veut forcément aller chercher les plus grands titres disponibles. La Ligue des Champions représente un objectif majeur dans notre saison, c’est ce qui nous pousse à travailler au quotidien pour continuer à progresser et être compétitifs face aux meilleures équipes.
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Petar Tesanovic décrypte le poste de gardien de but au CNM
Faut-il forcément être un géant pour défendre seul une cage de 3 mètres de long pour 1 mètre de haut ? Pas besoin d’une copie double et de quatre heures pour y répondre, mais cette question mérite d’être posée. Le poste de gardien de but au water-polo est unique et infiniment opposé au reste du jeu. Même si la défense sert à aiguiller le portier dans ses parades, au final, le dernier rempart est bien le seul à pouvoir arrêter les tirs adverses.
Petar Tesanovic est le gardien du CNM et international monténégrin. Un homme d’expérience, connaissant parfaitement son rôle. « Pour moi, c’est une tradition familiale. Mon père était gardien et mon grand frère joue dans le championnat grec, au poste de centre. Le sujet a toujours été sur la table, donc j’ai voulu moi aussi commencer », explique-t-il. Ce dernier détaille également les principales qualités pour devenir un bon protecteur de cage. « Je pense que le gardien est un peu différent du reste de l’équipe, c’est même un sport complètement différent. Pour moi, la concentration, la confiance en soi et le calme sont des qualités importantes. » Celui qui débute sa troisième saison au Cercle met le doigt sur un point clé. L’envergure permet également aux gardiens de réussir plus de parades. L’avantage peut être naturel – « je fais entre 2m et 2m05 d’envergure [pour une taille de 1m95, Ndlr] » –, mais aussi la façon de se grandir dans le but.
Tesanovic parmi les meilleurs de la planèteConcrètement, est-ce que c’est difficile de garder un but aussi grand ? La réponse est claire. « Bien sûr que oui, nous assure Petar Tesanovic. Dans de nombreuses situations, il faut couper les angles pour être sur le ballon, bien anticiper, et savoir où la balle va aller. Il y a beaucoup de choses, mais au final, les gardiens ne sont pas seuls. C’est pour ça que les joueurs de terrain vous aident beaucoup avec leur positionnement et leur compréhension du jeu. »
En étalant toutes les caractéristiques de ce poste, une idée nous est venue. Gardien de water-polo et gardien de handball, les différences ne sont finalement pas si nombreuses. Ses deux sports sont très populaires au Monténégro, mais le portier du CNM n’est pas aussi catégorique. « Je ne pense pas que ce soit comparable. Être gardien de handball est un peu plus difficile, parce que le ballon est très rapide. Dans certaines situations, c’est impossible de réagir. Au water-polo, à 5 ou 6 mètres, tu peux réagir à chaque tir. Les tirs à l’intérieur sont plus comme au handball, il faut vraiment être prêt. »
Depuis Bucarest, où il joue mercredi son 2e match de Ligue des Champions de la saison, Petar Tesanovic désigne les meilleurs gardiens du monde actuellement. Ils sont au moins deux à le devancer, d’après lui. « En ce moment, je dirais que c’est Unai Aguirre, l’Espagnol (Barceloneta), mais aussi Soma Vogel, le gardien hongrois (Ferencvaros). Les deux ont beaucoup gagné, ils sont techniquement bons et jouent dans les meilleurs clubs du monde. » Bref, un excellent gardien est capable de faire basculer un match du bon côté, mais il aura toujours besoin de l’appui de ses défenseurs pour réaliser les parades cruciales. Un poste complètement à part et une pièce majeure dans la construction des victoires d’une équipe.
Arrêt roumain
Après leur victoire sur le fil à domicile face aux Grecs du Panathinaïkós (12-11), les poloïstes marseillais se déplacent dans le bassin du Steaua Bucarest, champion de Roumanie, ce mercredi (17h30), à l’occasion de la 2e journée de Ligue des Champions. « On se sent supérieurs, mais on sait qu’il faudra le démontrer sur le terrain. On devra imposer notre rythme dès la première minute et construire progressivement notre confiance, notamment en défense », souligne l’entraîneur Milos Scepanovic. Il devra composer avec les absences d’Adam Nagy, blessé, et de Bilal Gbadamassi, en fin de rééducation.
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Un Cercle de grande classe sur les deux tableaux
Claque sur claque. La formation masculine du Cercle des nageurs de Marseille nous habitue depuis plusieurs saisons à dominer outrageusement le championnat national, mais elle n’est désormais plus la seule à être impériale dans le bassin Pierre-Garsau. Son pendant féminin, créé cette saison, rayonne tout autant. Les poloïstes marseillaises se sont imposées successivement samedi lors du 8e de finale du Trophée Alice-Milliat face à l’Union St-Bruno Bordeaux
(32-3), puis dimanche, de nouveau à domicile contre les mêmes Bordelaises, mais cette fois-ci à l’occasion de la cinquième journée de championnat (29-1). Avec cette cinquième victoire de la saison, elles conservent d’une main de maître leur place de leader national.Pause avant deux chocsAu-delà des deux rencontres féminines, le bassin Pierre-Garsau a également été le théâtre d’un nouveau succès de l’équipe masculine. Opposés à Monaco, dernier venu du championnat Elite, les Marseillais n’ont jamais été inquiétés
(30-3). Les neuf buts du serial-buteur Thomas Vernoux leur ont permis d’enchaîner une troisième victoire consécutive, et ainsi, garder la tête du classement. L’entraîneur monténégrin Milos Scepanovic a profité de cette opposition afin de faire tourner son effectif. Plusieurs pensionnaires des sections jeunes, à l’instar de Swuanzo Chiron, Elias Ferrand et l’Allemand Nnamdi-Obadja Gamisch, auteur d’un doublé, étaient présents sur la feuille de match. Les Marseillais vont désormais profiter d’une pause de deux semaines bien méritées avant de reprendre le chemin de la Ligue des Champions, avec un déplacement dans le bassin du Steaua Bucarest le 28 octobre (18h30). Ils enchaîneront seulement trois jours plus tard avec le derby provençal face au Pays d’Aix, défait dimanche à domicile lors de la troisième journée de poule en Euro Cup face à Primorac (8-20). Cela ne les empêche pas de poursuivre l’aventure européenne jusqu’à fin décembre. -

Le CNM réussit sa rentrée européenne
L’essentiel est assuré pour le Cercle des Nageurs. Pour leur entrée sur la scène européenne, les Marseillais ont vaincu les Grecs du Panathinaïkos sur le score de 12 à 11. Même si les locaux ont toujours mené dans cette partie, les Verts se sont battus jusqu’au bout pour échouer à une longueur.
Un ancien du CNM, Stathis Kalogeropoulos, a d’ailleurs lancé les siens en marquant deux buts dans le premier quart-temps. Mais Marseille était déjà bien en place offensivement et gardait une tête devant à la pause (8-6).
Les deux dernières périodes ont été moins prolifiques, plus agressives, avec des bancs bondissants à chaque décision, ou presque, des arbitres. Le Cercle a su garder la tête froide pour contenir un Pana qui découvrait la Ligue des Champions avec envie. Meilleur marqueur de la partie avec 4 buts, le capitaine, Ugo Crousillat, réagissait à la sortie du bassin : « C’est une équipe avec de grandes ambitions, on savait qu’ils allaient se battre. à un moment donné, à +2 ou +3, on aurait pu passer ce cap, mais on a résisté et gagné. »
MARSEILLE 12 (8)
PANATHINAIKOS 11 (6)
1ère journée de Ligue des Champions
Bassin Pierre-Garsau, Marseille
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Panathinaïkos, un géant grec sur la route du CNM
Le Cercle des Nageurs replonge dans le grand bain. Sortis en phase de poules la saison dernière, les Marseillais retrouvent la Ligue des Champions avec envie, mais aussi un sentiment de revanche. Pour cette première journée, ils accueillent les Grecs du Panathinaïkos aux Catalans, ce mercredi, à 20h30. Lors de cette confrontation face à l’équipe au trèfle, les Phocéens croiseront le fer avec une connaissance : Efstathios Kalogeropoulos. « Stathis », 25 ans, faisait partie de l’effectif 2025-2026 du CNM et a participé à la victoire finale en Euro Cup, la deuxième Coupe d’Europe du water-polo.
Depuis Athènes, il brosse le portrait de l’un des clubs omnisports les plus emblématiques du pays. Lorsqu’on lui demande si le Panathinaïkos est aujourd’hui le meilleur club grec de water-polo, sa réponse est prudente. « Nous devons encore prouver ça, parce que l’Olympiakos a été le club le plus fort ces dernières années. Nous devons juste travailler, essayer d’arriver au top et prouver que nous pouvons être l’un des meilleurs clubs de Grèce. » En effet, l’Olympiakos domine outrageusement le championnat local avec dix titres sur les dix dernières saisons. En mai dernier, ils ont remporté la finale trois matches à zéro contre le Pana, signe de domination.
« Le poids de l’histoire »La Grèce, comme sa voisine turque, a toujours entretenu cette culture des clubs omnisports. Par exemple, le Panathinaïkos est vingt fois champion national en football et pas moins de quarante fois en basket. Ajoutez à cela sept Coupes d’Europe (l’Euroligue), ce qui en fait l’un des plus titrés du continent. La mayonnaise commence aussi à prendre au water-polo. « Quand vous jouez pour le Panathinaïkos, vous ressentez le poids de l’histoire. Les gens vous reconnaissent dans la rue, ils vous envoient des messages, ils regardent vos matches. Je pense que c’est une expérience vraiment unique », décrit le joueur formé à Vouliagmeni, dans la banlieue d’Athènes.
Pour le premier match de championnat, les Verts ont été fortement soutenus, tout au long de la rencontre. La large victoire face à un promu, l’Ilisiakos (25-7), a rassuré cette équipe jeune, en construction. Le club du quartier de Tavros va vivre sa première campagne de Ligue des champions avec de l’ambition. « Je pense que nous avons le talent pour bien jouer et avoir une équipe de haut niveau. Le but du Panathinaïkos est toujours de gagner », souligne l’ancien du CNM. Efstathios Kalogeropoulos prédit un match « très, très dur, face à une équipe [du Cercle] forte et organisée ». Un déplacement en eaux troubles pour cet autre géant de la Méditerranée.
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![[Water-polo] Marseille chute de peu en Espagne](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/10/dbd50571e7809ee475217e7c52a1a6bd.jpg)
[Water-polo] Marseille chute de peu en Espagne
Les Phocéens disputaient ce mercredi soir, à Barceloneta, la Supercoupe d’Europe. Opposés au vainqueur de la Ligue des Champions, ils se sont inclinés sur le score de 10 à 8. Après une première mi-temps prolifique (8-4), les Espagnols avaient déjà obtenu un avantage certain. Le CNM n’a pas encaissé dans le troisième quart-temps et s’est permis de rêver. Mais Barceloneta a serré la vis pour conserver deux longueurs d’avance sur le gagnant de l’Euro Cup. Place à la suite du championnat, avant le démarrage de la Ligue des Champions, dès la semaine prochaine, face aux Grecs du Panathinaïkos.
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![[Water-polo] Marseille veut faire tomber l’invincible Barceloneta](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/b84d74f9a57082adc6d69d7af0655aab.jpg)
[Water-polo] Marseille veut faire tomber l’invincible Barceloneta
Tenant en titre de l’Euro Cup, le Cercle des nageurs de Marseille (CNM) court, ou plutôt nage, après un deuxième titre européen.
Face aux Catalans de Barceloneta, vainqueurs de la Ligue des Champions au terme d’une campagne invaincue, les poloïstes phocéens disputent ce mercredi à Barcelone (à 19h30) la finale de la Supercoupe d’Europe, trophée réunissant les vainqueurs des deux compétitions continentales. « C’est un titre rare dans une carrière à avoir dans sa collection, parce qu’il faut soit avoir la chance de gagner une Coupe d’Europe ou intégrer l’équipe qui l’a gagnée la saison précédente », lance Ugo Crousillat, le capitaine de la formation marseillaise.
Vainqueur de la Ligue des champions en 2017 avec le club hongrois de Szolnok, l’international français n’a pourtant pas eu l’occasion de disputer la finale de la Supercoupe d’Europe quelques mois plus tard. Après son premier sacre européen, il avait rejoint le Pays d’Aix Natation (PAN), avant de finalement vivre avec le Cercle des nageurs de Marseille en 2019, son premier rendez-vous à ce stade de la compétition, alors qu’il n’avait pas été membre de l’équipe championne d’Europe la même année. « Ce n’est pas le match le plus important de la saison, mais en même temps, quand tu as des opportunités comme ça de gagner des trophées, il ne faut pas les rater », souligne Crousillat, conscient que leurs adversaires du jour n’ont pas été défaits depuis le 29 novembre 2025, toutes compétitions confondues (défaite en championnat 14-15 contre Sabadell).
Duo de CatalansBarceloneta reste sur une série de 34 victoires consécutives depuis, avec des succès notables contre les Grecs de l’Olympiakós, les Hongrois de Ferencváros et les Italiens de Pro Recco. « Comme au football, les Espagnols sont très fort tactiquement. Et dès que tu fais la moindre connerie, ils te punissent direct », reconnaît le capitaine marseillais, titulaire lors des dernières confrontations très serrées au tableau d’affichage. L’un de ses coéquipiers actuels était il y a encore deux saisons dans l’autre camp : Marc Larumbe. Le défenseur espagnol a porté le bonnet de bain catalan durant neuf saisons avant de rejoindre la plage des Catalans. Il ne sera toutefois pas sur la feuille de match ce mercredi, suite à son carton rouge écopé lors de la finale retour de l’Euro Cup à Split, en Croatie, au mois de mai.
« Je suis très déçu de ne pas jouer, d’autant plus que ça se passe à Barcelone, dans ma ville. Quand j’ai appris ma suspension, j’ai passé la semaine la plus difficile depuis mon arrivée à Marseille », confie le double champion du monde avec la Roja. Selon lui, le CNM doit « rester fidèle à lui-même » pour éviter de tomber dans le piège de Barceloneta. Côté absent, la pointe néerlandaise Bilal Gbadamassi est toujours blessé. Mais pour cette finale, les Marseillais ont un atout supplémentaire dans leur manche.
Recruté durant l’intersaison aux côtés du gardien australien Nic Porter et l’international monténégrin Vasilije Radovic, l’Espagnol Marc Rodriguez a été formé à Mataró, une commune de la province de Barcelone. « Barceloneta est le leader incontesté en Espagne depuis pas mal d’années et figure parmi les meilleures équipes d’Europe », estime le jeune catalan de 20 ans, considéré comme l’un des plus grands espoirs du water-polo espagnol.
Avec ses anciens coéquipiers, il n’est jamais parvenu à vaincre la bête noire des Phocéens. « Leur plus grande force, c’est que la plupart des internationaux espagnols jouent ensemble toute l’année, avec le club et en sélection », insiste Larumbe, persuadé que le système de jeu entre Barceloneta et l’équipe nationale d’Espagne est sensiblement identique.
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![[Water-polo] Crousillat prolonge l’aventure au Cercle](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/eeae4db858a4fb27cb98d2639d8459bd.jpg)
[Water-polo] Crousillat prolonge l’aventure au Cercle
Légende, joueur emblématique, capitaine d’expérience, appelez-le comme vous voulez, mais Ugo Crousillat a marqué de son empreinte le club du Cercle des nageurs de Marseille. Le partenariat remplit de succès entre les deux parties n’est d’ailleurs pas près de s’arrêter. Le poloïste de 35 ans (36, le 27 octobre) a prolongé son contrat alors qu’il courait déjà jusqu’en 2028. Le CNM a sorti sa carte +2 pour conserver son attaquant jusqu’à la fin de la décennie. Le premier pas est venu des dirigeants phocéens.
« Ce n’est pas quelque chose que j’avais dans ma tête tout de suite. Moi, je me projetais déjà jusqu’en 2028. Puis j’ai eu l’agréable surprise, même si ce n’en était pas vraiment une, que le club, à la fin de la saison, m’a fait savoir qu’ils étaient très contents de moi et ils m’ont proposé d’étendre mon contrat jusqu’en 2030. J’ai été très heureux, très honoré, sincèrement. Surtout quand ça vient de son club de cœur », explique le principal intéressé. Le rendement d’Ugo Crousillat est également toujours aussi bon. Rien qu’en championnat, l’an passé, il a inscrit 32 buts en seulement 11 rencontres. Le natif de Marseille a frôlé les trois buts par match dans une Pro A que le CNM a une nouvelle fois largement dominé. Mais pas question de se reposer sur ses lauriers à cause de ce contrat longue durée. Les lauriers, justement, il veut les récolter encore et encore.
« C’est cool, on pourrait dire j’ai mon contrat jusqu’en 2030, je suis peinard. Je ne le vois pas du tout comme ça. Je le vois vraiment comme une grande responsabilité, parce que je sais ce que représente le sport de haut niveau en termes d’investissement, en termes de sacrifice, surtout dans un club comme Marseille qui a de grandes ambitions. Et si je le fais, c’est pour être au top jusqu’en 2030. » La surprise de cette offre passée, le joueur a accepté sans tergiverser cette proposition puisqu’il n’envisageait pas de dire stop en 2028. Désormais, il est lié à son club de cœur jusqu’à ses 40 ans. Un chiffre symbolique pour boucler une carrière et basculer vers une autre.
La préparation mentale dans un coin de sa têteUgo Crousillat pense déjà à la suite, c’est la vérité, mais sa concentration sur le water-polo reste totale. « Ma grande priorité aujourd’hui, c’est de performer avec le Cercle. On va dire que c’est 95% de ma vie professionnelle. J’ai été formé en préparation mentale, en coaching mental aussi, qui sont deux choses différentes. Je fais depuis un peu plus d’un an de l’optimisation du potentiel. J’ai déjà commencé, j’accompagne aujourd’hui des sportifs de haut niveau, des chefs d’entreprise. Je fais un mix de la préparation mentale, du coaching, de ce que j’ai appris dans ma carrière de sportif de haut niveau, de mes rôles de capitaine », énumère-t-il.
L’attaquant travaille aux côtés d’une académie de jeunes footballeurs, sur le sujet de la préparation mentale. « Une passion », d’après ses dires, même s’il ne sait pas encore si « ce sera à 100% mon métier ou quelque chose à côté de mon métier ». Le Marseillais hésite également sur un autre plan : l’équipe de France. En retrait depuis janvier, il pèse en ce moment le pour et le contre, laissant une ouverture pour revenir tout en évoquant le niveau de fatigue qu’engendrent les stages avec les Bleus. En attendant une décision, la Pro A reprend dès ce samedi, contre Montpellier (18h), avant la Supercoupe d’Europe, mercredi à Barceloneta. L’exploit est permis et ce sera avec Crousillat.
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Tous à l’eau pour les Olympiades du Grand Bleu à Marseille
Une journée autant festive que sportive pour ces enfants qui n’ont pas tous bénéficié d’un départ en vacances. Mais c’est avec un engouement visible et sonore qu’ils ont pris celui de la course ce samedi 8 août. Dix équipes se sont affrontées en paddle géant, kayak, pirogue, natation et match de water-polo à l’occasion de la 6e édition de ces Olympiades.
« La plage c’est nul, ici on s’amuse mieux ! », assure Inès, 12 ans en plein briefing avec Roudayana et Naila et Nesrine. Gilets de sauvetage endossés, le petit équipage s’apprête à grimper dans le kayak. Comme la plupart de ces jeunes venus des cités Font-Vert, Le Mail, Campagne Lévêque, Jean-Jaurès, Consolat, la Calade ou Frais-Vallon, elle connaît bien l’association : « C’est eux qui m’ont appris à nager. »
Alors que le top départ est donné par le moniteur, sur le quai de la base, les autres compétiteurs hurlent des encouragements. Téléphone en main, trois mamans filment la progression, quelque peu hasardeuse, des deux paddles de dix places lancés à grands coups de pagaies. « Mon fils est là, désigne Rania. On est adhérents du Grand Bleu depuis trois ans. Tous les samedis on vient, on s’éclate. C’est gratuit. Sinon on ne pourrait pas, les activités nautiques, c’est 25 euros la demi-heure », souligne-t-elle. Rania s’est aussi jetée à l’eau grâce aux cours de natation destinés aux adultes. « J’étais phobique de l’eau. Maintenant je suis à l’aise. » S’il faut poursuivre le redressement du plan piscines à Marseille, contrairement aux idées reçues, « on peut apprendre à nager dans la mer », atteste Brahim Timricht, président du Grand Bleu.
Quartiers d’été plébiscitésIsabelle Epaillard, préfète déléguée pour l’égalité des chances fait le tour des animations nautiques, soutenues depuis 2021 par l’État. « Dans le cadre des quartiers d’été, nous déployons cette année plus d’un million d’euros pour financer 272 actions. On rouvre aussi les centres sociaux avec la Ville pour un maximum d’activités pour tous », précise-t-elle. Cet été, vu de la base de Corbière, le niveau de natation des Marseillais semble remonter.
Au loin, près du terrain flottant de water-polo, cinq rameurs à la mer. La pyrogue rouge a chaviré. Sur la rive, L’équipe Aquaman peaufine sa stratégie pour affronter les Warriors en paddle. À son bord Elissa aborde l’épreuve en battante, « grave emballée » par sa deuxième sortie avec l’association. Elle n’a plus de voix à force de rire et crier. Dans le petit bassin, sous l’œil d’un moniteur, sa fille s’égaye avec sa « nouvelle copine ».
