Le combat des travailleurs et de leurs syndicats pour l’avenir industriel du site Fibre Excellence de Tarascon, liquidé brutalement le 30 juillet, est exemplaire.
Profondément attachés à leur outil de travail, leur savoir-faire et à ce métier de fabrication de pâte à papier, ces femmes et ces hommes, jetés comme des malpropres au nom de l’inique loi du profit, sont en train de sauver l’essentiel. À savoir un possible (et souhaitable) avenir pour l’activité industrielle dans un département, les Bouches-du-Rhône, blessé par des décennies de désindustrialisation.
Des usines ici c’est préserver l’environnement
Leur lutte n’est pas strictement locale. Comme l’a souligné dans nos colonnes la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, l’usine de Tarascon « produit 40% de la pâte à papier française. L’arrêter, c’est se mettre en situation de dépendance et augmenter encore nos importations ».
Contrairement à l’idée fausse qui oppose « fin de mois » et « fin du monde », le maintien et le développement de l’emploi industriel, ici, permet de préserver l’environnement à condition de respecter les travailleurs, les habitants, et d’assurer pour cela toutes les mesures de sécurité. Cela oblige à un bras de fer permanent.
Autre donnée importante de l’équation sur l’avenir de l’unique producteur français de pâte à papier, l’autre usine Fibre Excellence. Implantée en Haute-Garonne sur la commune de Saint-Gaudens, elle est en passe d’être maintenue et développée grâce à un projet de reprise. Dans ce dossier, les outils de la Région Occitanie, collectivité gérée par la gauche, sont moteurs pour fédérer les industriels et mettre le gouvernement devant ses responsabilités. Cela s’appelle avoir le sens de l’intérêt général.

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