De la vie à la mort, on est dans le quotidien des gens », résume Madeleine Sambati, secrétaire générale CGT de la coordination syndicale départementale des territoriaux de Vaucluse. Une fonction qui permet d’avoir une vision d’ensemble des problématiques des agents des collectivités dans le Vaucluse. Quelque 17 500 d’entre eux sont appelés à élire leurs représentants syndicaux lors des élections dans la fonction publique le 10 décembre. Avec le secteur hospitalier (11 300) et de l’État (16 100), un total de quelque 45 000 fonctionnaires est concerné par ce scrutin.
En Vaucluse, la CGT est majoritaire dans le secteur hospitalier, seconde dans les finances publiques, mais moins représentée chez les enseignants. « On est majoritaire dans les métiers précarisés comme les surveillants ou les AESH, pour qui nous réclamons un statut de catégorie B », souligne Xavier Cerna, cosecrétaire CGT Éduc’action, qui compte bien traduire dans les urnes « la multiplication par trois de nos adhérents en quatre ans ». « Nous sommes le seul syndicat de l’éducation à rassembler l’ensemble des personnels au sein d’une même organisation. Cela permet de travailler de manière transversale », expose Xavier Cerna.
Réaffirmant son attachement viscéral aux services publics, la CGT va à rebours du discours ambiant du fonctionnaire bashing. « Les suppressions de postes, la précarité et les politiques du chiffre fragilisent les personnels comme les services rendus aux usagers », martèle Patrick Vaniscotte, secrétaire de l’UD CGT 84. Le secteur hospitalier est l’exemple criant d’un secteur en tension permanente. Alors que, ce jeudi, le personnel médical de l’hôpital de Montfavet était en grève, Cathy Larsson, secrétaire de l’union santé et médico-social CGT 84, s’est rendue ce vendredi dans un Ehpad « qui compte une infirmière pour 53 résidents ». Symbole de « l’épuisement du personnel » pour lequel la CGT santé revendique « que les primes soient prises en compte dans le calcul des retraites ». Côté finances publiques, Henri Santucci, cosecrétaire CGT, déplore « les restructurations qui dégradent le service rendu aux usagers ». Exemple à Avignon, « le centre est ouvert au public trois demi-journées par semaine, dans un département parmi les plus pauvres ».
Tous les secteurs dénoncent aussi un « management toxique et brutal ». « Dans les nouvelles mairies RN, on a de plus en plus de mutations forcées, de dossiers d’entretiens », constate Madeleine Sambati. Le combat de la CGT contre l’extrême droite se matérialise dans les communes de Monteux, Aubignan ou Carpentras « avec des décisions politiques loin du service public fondé sur l’égalité, la solidarité et la neutralité ». La campagne n’occulte pas la mobilisation intersyndicale, puisqu’une journée d’action est prévue le 29 septembre.

Leave a Reply