[Endurance] Le premier volant Jules Bianchi est lancé

Il y a douze ans, Jules Bianchi était victime d’un accident sur le circuit de Suzuka.

Quelques semaines plus tard, il perdait la vie, après avoir lutté pendant neuf mois contre ses graves blessures. Depuis ses proches, notamment son père Philippe Bianchi, et l’ancien pilote de F1 Franck Lagorce, cherchent à faire vivre Jules par des rendez-vous liés à la course automobile.

Après le Marathon de kart, qui va connaître sa onzième édition du 2 au 4 octobre sur le circuit Paul Ricard du Castellet, les deux hommes ont mis en route une écurie d’endurance, le Bianchi Lagorce Racing Team, engagé en Funyo spring cup. Et dans cette équipe, il y aura un espoir de la course d’endurance qui bénéficiera d’un volant, le premier Volant Jules Bianchi.

« Nous réfléchissions depuis plusieurs pour trouver une formule qui permette de montrer que Jules est toujours parmi nous. Et quoi de mieux que permettre à un jeune talent de se lancer dans la cour des grands ? », explique Philippe BIanchi.

Une formation complète

L’idée est donc de permettre à des passionnés de course automobile de réaliser leur rêve. « Nous avons opté pour l’endurance, car elle offre plus d’opportunité qu’en monoplace, et l’entrée est plus abordable financièrement », poursuit le père de Jules Bianchi.

Durant quatre jours, les trente sélectionnés vont bénéficier de conditions idéales pour tenter de décrocher le premier volant de l’histoire. « Il y aura des tours de circuit, avec du pilotage, des chronométrages, ainsi que des formations physiques, techniques, des cours d’anglais et un media training afin que chacun saisisse tout ce qui compose une activité de pilote » détaille Franck Lagorce.

Ouverte aux jeunes de 16 à 21 ans, cette formation est aussi une belle opportunité. L’engagement est l’équivalent d’un jour de roulage sur circuit, « il n’y aura pas d’échec. Ceux qui ne seront pas retenus auront bénéficié d’une formation au top niveau, avec des acquis qu’ils pourront bonifier car ils auront appris les exigences du sport automobile et ses à-côtés » poursuit le champion de F1.

Qui peut postuler ? « Il y a les pilotes issus de la filière du kart car c’est le tremplin idéal pour passer à la voiture de course, mais également les passionnés de jeux vidéo qui se voient offrir une occasion de faire un volant accessible », détaille Philippe Bianchi. En insistant « qu’il n’est pas nécessaire d’avoir son permis de conduire, car les quatre jours se font sur un circuit fermé ».

En choisissant cette manière de promouvoir un espoir, letandem veut « montrer que notre expérience de la course automobile peut servir à d’autres. Faire prendre conscience qu’il est possible de gagner sa vie grâce à sa passion » insiste ce dernier. De son côté, Franck Lagorce rappelle « qu’il est possible de débuter sur le tard. C’est à 18 ans que j’ai fait mes premiers tours de piste, sans passer par le kart, car, à l’époque, il fallait avoir son permis ».

Quant au choix de l’endurance, il s’est imposé de lui-même. « La filière en monoplace est saturée, avec un ticket d’entrée trop cher. En endurance, qui comprend les Le Mans séries et le GT World, il y a soixante autos avec des équipages à trois, ce qui offre un potentiel énorme de 180 pilotes par course » souligne Franck Lagorce.

Le lauréat aura un an pour faire ses preuves. Utiliser ce volant Jules Bianchi pour tenter de rebondir un peu plus haut.

Le circuit du stage sera dévoilé prochainement. Le recrutement est en cours de finalisation. www.bianchi-lagorce.com

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