Tag: circuit automobile

  • Le Marathon Jules-Bianchi a fait le plein de sensations

    Le Marathon Jules-Bianchi a fait le plein de sensations

    Au moment de dresser le bilan de la onzième édition du Marathon Jules-Bianchi, son père Philippe est plus que satisfait. « C’était notre quatrième organisation sur le site du Castellet, et tout s’est bien passé. Nous avons même dû refuser du monde, car la capacité de la piste est de 35 karts, et ceux qui ont répondu ont joué le jeu. Pour Jules, dans une manifestation qui est une façon de le garder en vie, sans nostalgie », confiait le père du champion de Formule 1, décédé le 17 juillet 2015, neuf mois après à un accident lors du Grand Prix du Japon. Sur des machines plus puissantes que les précédentes éditions, les pilotes, professionnels comme amateurs, ont effectué une course d’endurance de 42 heures 19 minutes et 50 secondes. Un clin d’œil à l’épreuve reine de l’athlétisme.

    Venu avec son fils Ulysse, Henri Lecomte l’a découvert le matin de son arrivée. « La nuit, ça va piquer un peu. Mais c’est un réel plaisir d’être ici. De partager quelque chose avec mon fils. Sans se prendre la tête, juste pour rappeler que Jules était quelqu’un de chouette », a confessé l’ancien champion de tennis.

    Promesse tenue

    Sur la piste, le suspense a été de rigueur, jusque dans les derniers tours. Lorsque le drapeau à damier a été brandi, c’est l’équipage Eiriz pro qui s’est adjugé la victoire symbolique. Parmi les pilotes qui le composaient, le repêché Arnaud Tsamère a tenu sa promesse. Le comédien a démontré qu’il avait plusieurs cordes à son arc. Notamment celle d’un as du volant.

    À l’issue de ce Marathon, un chèque de 54 000 euros a été remis au CHU de Nice.

  • Reiterberger, Odendaal et van der Mark, le trio en or

    Reiterberger, Odendaal et van der Mark, le trio en or

    Un an après, le trio Reiterberger, Odendaal et van der Mark a su vaincre le signe indien.

    Victime d’une casse moteur, l’équipage BMW numéro 37 avait dû laisser filer la victoire sur le Bol d’or et le titre mondial, à 28 minutes du drapeau à damier. Cette fois, les Allemands n’ont pas été trahis par leur machine.

    Dès les premiers tours de piste sur le Paul-Ricard, la machine a tourné à plein régime. Et au fil des heures et des relais, les trois compères ont montré qu’ils ne laisseraient pas filer l’opportunité de prendre une revanche sur le destin.

    Leur but, doubler la Yamaha numéro 1 (Hanika, Fritz et Mercado), en tête du championnat du Monde avant le Bol d’or. Grâce à une course où seule la Suzuki numéro 12, triple tenante du trophée varois est parvenue à les devancer dans le tour initial, dès le premier passage de la ligne droite du Mistral, la numéro 37 récupérait la tête. Pour ne plus la lâcher jusqu’à ce que le drapeau à damier soit agité, dimanche à 15 heures.

    Le Team Black 2e

    Seule la Honda numéro 5 (Techer, Perolari et McPhee) a pu, un temps, suivre les Allemands. Mais au petit matin, il était clair que personne ne les reverrait, sauf incident mécanique.

    L’équipage Reiterberger, Odendaal et van der Mark termine avec un tour d’avance sur la machine victorieuse des trois dernières éditions, commandée par Gregg Black. La Yamaha n°1 (Hanika, Fritz et Mercado) complète le podium, à deux tours des vainqueurs qui s’offrent le titre avec quatre points d’avance.

    Le top 5 du Bol d’or

    1 – BMW n°37 (Reiterberger, Odendaal, Van Der Mark)

    2 – Suzuki n°12 (Black, Masson, Linfoot)

    3 – Yamaha n°1 (Hanika, Fritz, Mercado)

    4 – Honda n°5 (Techer, Perolari, McPhee)

    5 – Kawasaki n°11 (Ramos Alvaro, Gamarino, Leblanc)

  • Gregg Black et sa Suzuki visent la passe de quatre sur le Bol d’or

    Gregg Black et sa Suzuki visent la passe de quatre sur le Bol d’or

    Alors que le Bol d’argent et le Bol d’or classique se termineront dans la matinée, le grand moment du week-end prendra le relais à partir de 15h ce samedi.

    Parmi les 56 équipages engagés, la Suzuki 12 du trio Gregg Black – Etienne Masson – Dan Linfoot sera à suivre tout particulièrement. Parce que les trois hommes ont gagné les deux derniers Bols. Et que Gregg Black et Etienne Masson seront également en lice pour une quatrième levée consécutive.

    Cet équipage fait même figure de favori numéro 1 pour réussir le coup double. À savoir s’imposer au Castellet, et rafler par la même occasion le titre de champion du Monde d’endurance, qui couronnera les vainqueurs, dimanche après 15h. La saison dernière, il leur a manqué un point pour faire ce doublé prestigieux.

    Cinq rivaux

    Néanmoins, sur les cinq autres équipages qui peuvent encore rêver du sacre suprême, deux sont les plus dangereux pour le Team de la Suzuki 12. À savoir la Kawasaki officielle numéro 1, emmenée par Karel Hanika, avec Marvin Fritz et Leandro Mercado. Et la BMW numéro 37 de Markus Reiterberger, Steven Odendaal, Michæl van der Mark et Jérémy Guarnoni.

    Ces derniers auront à cœur de prendre leur revanche sur le sort. Lors de l’édition 2025, alors qu’ils filaient vers la victoire, des ennuis mécaniques dans les derniers instants de la compétition sont venus rappeler que, sur une course de 24 heures, rien n’est acquis avant le drapeau à damier.

    Parmi les autres concurrents, 17 équipes sont engagées en EWC, soit six Yamaha, quatre BMW, autant de Kawasaki, trois Honda et une Suzuki. Le peloton sera complété par 24 équipages en Superstock (SST), 13 en Production (PRD) et 2 machines inscrites en Experimental (EXP).

    À l’issue de la première séance d’essais, c’est la BMW 37 qui a tiré son épingle du jeu. La formation officielle allemande a construit son avantage grâce à la moyenne des chronos de Markus Reiterberger et Michæl van der Mark, les deux pilotes les plus rapides de l’équipage.

    Mais c’est une autre BMW qui a fait sensation. Naomichi Uramoto, engagé sur la BMW AutoRace Ube, a réalisé le meilleur temps individuel de cette première qualification, avec un tour bouclé en 1’51’’050. Associé à Sylvain Guintoli et Kenny Foray, le Japonais permet à son équipe de prendre la deuxième place provisoire.

    Vendredi, la seconde séance d’essais a confirmé une chose. La BMW 37 sera bien la machine à battre de ces 24 heures du Paul-Ricard. Le trio a enchaîné une nouvelle séquence quasi parfaite.

    Les motos de la marque allemande sont parties fort puisqu’elles se sont aussi placées au deuxième rang avec la n° 76, au guidon de laquelle on retrouve Naomichi Uramoto, Sylvain Guintoli et Kenny Foray. La troisième place des qualifications est revenue à la seule Suzuki officielle, celle du trio Gregg Black, Etienne Masson et Dan Linfoot qui, avec leur numéro 12, auront en ligne de mire de conserver le Bol d’or.

    Une troisième BMW est sortie du lot après les deux séances d’essai. La numéro 6 commandée par le Français Loris Baz. La Yamaha numéro 1, en tête du classement mondial a sauvé les apparences. Elle partira en 7e position.

  • Le Marathon Jules-Bianchi dans la dernière ligne droite

    Le Marathon Jules-Bianchi dans la dernière ligne droite

    L’épreuve, imaginée par Jules Bianchi et Charles Leclerc, revient au Paul-Ricard.

    « Cette course, Jules l’aimait tout particulièrement, c’était pour lui une belle bouffée d’oxygène », explique Philippe Bianchi. Le père du champion de Formule 1 a souhaité reprendre le flambeau, toujours avec le Monégasque Charles Leclerc. Le premier week-end d’octobre, ce sera la onzième édition d’une épreuve unique au monde.

    « Imaginez une course de kart, par équipe, où chaque véhicule va tourner durant 42 heures, 19 minutes et 50 secondes sur un circuit prestigieux », détaille-t-il. Au fil des éditions, la manifestation a gagné en notoriété. Après avoir débuté sur la boucle de Brignoles, elle a investi le Castellet, où les conditions d’accueil sont mieux adaptées.

    Plus de 120 demandes

    Les organisateurs ont limité à 35 le nombre d’équipages. « Mais nous avons eu beaucoup plus de demandes. Nous aurions pu engager plus de 120 candidatures », souligne Philippe Bianchi. Des équipages dans lesquels se retrouveront des pilotes, chevronnés ou non, ainsi que des artistes. Notamment Benjamin Biolay, devenu un inconditionnel du Marathon.

    « À chaque nouvelle édition, nous voyons de nouvelles têtes, mais il y a le noyau des fidèles qui ne raterait pour rien au monde ce rendez-vous. Un rendez-vous qui est à l’image de Jules Bianchi », note-t-il.

    Même si elle est basée sur l’amitié, l’épreuve reste une course, avec un règlement auquel les engagés se doivent d’adhérer. Les relais sont d’une heure maximum, le nombre d’arrêts obligatoires à compter du départ est fixé à 54 (le dernier 15 minutes avant l’arrivée), la vitesse est limitée à 20 km/h dans la voie des stands et l’âge minimum est de 14 ans.

  • Deux « petits » bols pour mettre en route la dynamique du Bol d’or

    Deux « petits » bols pour mettre en route la dynamique du Bol d’or

    Le circuit du Castellet accueille la doyenne des courses d’endurance.

    Le Bol d’or sera attribué pour la 89e fois à l’issue de vingt-quatre heures de course sur les 5,8 km du Paul-Ricard. Mais, avant que les candidats au sacre mondial ne prennent place, d’autres épreuves vont permettre de vivre crescendo l’événement.

    Ainsi, le Bol d’argent va être la première. Plus de 70 équipages regroupés s’affrontent aux guidons de machines, mono, bi ou trois cylindres.

    Le top départ de la course, réservée aux roadsters, sera donné à 15h.

    Dans la foulée, ce seront les pilotes du Bol d’or classic qui prendront le relais. Entre chien et loup, quelque 60 équipages se lanceront pour une première manche, sur des bécanes qui ont plus de 31 ans. L’épreuve compte deux manches de deux heures chacune. Celle de vendredi avec un départ à 20h, et celle de samedi, avec un coup d’envoi à 10h.

    Samedi également, quelques heures avant le grand départ, une première est proposée sur le Paul-Ricard. Avec le Moto Journal sport adventure race, qui verra pour la première fois des machines de maxi-trail investir le circuit du Castellet.

    Essais nocturnes

    Quant aux équipages engagés sur le Bol d’or, ils sont déjà à pied d’œuvre. Les essais officiels ont débuté jeudi, avec une séance en nocturne. Ils vont se poursuivre tout au long de la journée de vendredi. Toujours répartis en quatre groupes, ils seront les maîtres de l’asphalte, de 10h50 à 12h40. Le départ de la course en lui-même sera donné à 15h, samedi.

    Outre les essais et courses officielles, plusieurs animations annexes sont proposées.

    Les motards de demain et d’aujourd’hui pourront profiter de plusieurs espaces d’initiation. La célèbre moto-école Easy Monneret proposera des séances de mini-moto pour les enfants (7 à 12 ans), des initiations au permis AM pour les plus de 14 ans, et à la formation 125. ECF proposera quant à lui une animation « gymkhana » exclusive sur un parcours d’agilité permettant de tester son équilibre et sa technique de pilotage.

    La Marine nationale, partenaire historique, sera également mise à l’honneur avec un espace dédié au recrutement de ses différentes forces et le déploiement statique d’un hélicoptère Dauphin de la Flottille 35 F.

    Bandol à la fête

    Pour les amateurs de musique, une soirée d’anthologie « Rock & Bol ! » viendra enflammer les nuits du Castellet. La fête basculera dans une autre dimension le samedi soir avec un grand concert du groupe français TNT AC/DC Tribute Band, qui rejouera le légendaire show Live at Donington. Pour clôturer cette soirée en beauté, un magnifique feu d’artifice géant embrasera le ciel du circuit Paul-Ricard.

    La fête de l’endurance va également investir les rues de Bandol. La cité maritime sera le théâtre, vendredi, d’une demi-journée d’animations. Avec un show sensationnel de trial dès 16h, une grande parade de motos de compétition dans les rues de la ville à 16h30, suivie d’une séance de dédicaces exceptionnelle rassemblant tous les pilotes du Bol d’or sur la place de la Liberté (17h-18h).

    Pour l’occasion, le briefing officiel des pilotes se tiendra au théâtre Jules-Verne avant de lancer la compétition autour de l’apéritif du Bol d’Or.

  • [Endurance] Le premier volant Jules Bianchi est lancé

    [Endurance] Le premier volant Jules Bianchi est lancé

    Il y a douze ans, Jules Bianchi était victime d’un accident sur le circuit de Suzuka.

    Quelques semaines plus tard, il perdait la vie, après avoir lutté pendant neuf mois contre ses graves blessures. Depuis ses proches, notamment son père Philippe Bianchi, et l’ancien pilote de F1 Franck Lagorce, cherchent à faire vivre Jules par des rendez-vous liés à la course automobile.

    Après le Marathon de kart, qui va connaître sa onzième édition du 2 au 4 octobre sur le circuit Paul Ricard du Castellet, les deux hommes ont mis en route une écurie d’endurance, le Bianchi Lagorce Racing Team, engagé en Funyo spring cup. Et dans cette équipe, il y aura un espoir de la course d’endurance qui bénéficiera d’un volant, le premier Volant Jules Bianchi.

    « Nous réfléchissions depuis plusieurs pour trouver une formule qui permette de montrer que Jules est toujours parmi nous. Et quoi de mieux que permettre à un jeune talent de se lancer dans la cour des grands ? », explique Philippe BIanchi.

    Une formation complète

    L’idée est donc de permettre à des passionnés de course automobile de réaliser leur rêve. « Nous avons opté pour l’endurance, car elle offre plus d’opportunité qu’en monoplace, et l’entrée est plus abordable financièrement », poursuit le père de Jules Bianchi.

    Durant quatre jours, les trente sélectionnés vont bénéficier de conditions idéales pour tenter de décrocher le premier volant de l’histoire. « Il y aura des tours de circuit, avec du pilotage, des chronométrages, ainsi que des formations physiques, techniques, des cours d’anglais et un media training afin que chacun saisisse tout ce qui compose une activité de pilote » détaille Franck Lagorce.

    Ouverte aux jeunes de 16 à 21 ans, cette formation est aussi une belle opportunité. L’engagement est l’équivalent d’un jour de roulage sur circuit, « il n’y aura pas d’échec. Ceux qui ne seront pas retenus auront bénéficié d’une formation au top niveau, avec des acquis qu’ils pourront bonifier car ils auront appris les exigences du sport automobile et ses à-côtés » poursuit le champion de F1.

    Qui peut postuler ? « Il y a les pilotes issus de la filière du kart car c’est le tremplin idéal pour passer à la voiture de course, mais également les passionnés de jeux vidéo qui se voient offrir une occasion de faire un volant accessible », détaille Philippe Bianchi. En insistant « qu’il n’est pas nécessaire d’avoir son permis de conduire, car les quatre jours se font sur un circuit fermé ».

    En choisissant cette manière de promouvoir un espoir, letandem veut « montrer que notre expérience de la course automobile peut servir à d’autres. Faire prendre conscience qu’il est possible de gagner sa vie grâce à sa passion » insiste ce dernier. De son côté, Franck Lagorce rappelle « qu’il est possible de débuter sur le tard. C’est à 18 ans que j’ai fait mes premiers tours de piste, sans passer par le kart, car, à l’époque, il fallait avoir son permis ».

    Quant au choix de l’endurance, il s’est imposé de lui-même. « La filière en monoplace est saturée, avec un ticket d’entrée trop cher. En endurance, qui comprend les Le Mans séries et le GT World, il y a soixante autos avec des équipages à trois, ce qui offre un potentiel énorme de 180 pilotes par course » souligne Franck Lagorce.

    Le lauréat aura un an pour faire ses preuves. Utiliser ce volant Jules Bianchi pour tenter de rebondir un peu plus haut.

    Le circuit du stage sera dévoilé prochainement. Le recrutement est en cours de finalisation. www.bianchi-lagorce.com

  • La liquidation du Grand prix du Castellet traîne encore

    La liquidation du Grand prix du Castellet traîne encore

    Plus de deux ans après la dissolution, par un arrêté préfectoral du 1er mars 2024, du groupement d’intérêt public (GIP) du Castellet, sa liquidation n’est toujours pas achevée. Ce mercredi, le GIP a donc de nouveau lancé un marché public pour trouver un liquidateur judiciaire, après déjà deux renouvellements successifs. Si l’essentiel des actifs a été cédé, « une dette fournisseurs très importante subsiste, dont le règlement est conditionné au versement d’avances par les collectivités membres des fonds nécessaires », alerte le cahier des charges.

    Malgré un accord partiel, « des différends existent au sein des membres du groupement qui n’ont pas permis à ce jour une extinction de la dette totale », alors même que le taux des intérêts moratoires « obère la dette de façon très significative chaque mois, rendant urgente une fin de liquidation ». Des nombreux contentieux sont ainsi en cours, dont certains « engagés par des membres du Groupement eux-mêmes » – le Département du Var et la Métropole de Toulon -, et s’y ajoute un contrôle de TVA également en cours. Le 23 juin dernier, la chambre régionale des comptes avait épinglé sa gestion, avec 103 millions d’euros de dépenses publiques pour organiser quatre épreuves de Formule 1 « sans que les retombées économiques soient avérées ».

    « Pouvoirs

    les plus étendus »

    Au 30 juin 2025, la dette de ce grand prix impulsé en 2017 par l’ex-président du conseil régional Christian Estrosi (Hor.) s’élevait à 35,7 millions d’euros que doivent notamment éponger la Chambre de commerce et d’industrie du Var et les collectivités locales, mais aussi les Métropoles de Nice et Aix-Marseille, le Département des Bouches-du-Rhône, la CCI régionale. « Le liquidateur sera investi des pouvoirs les plus étendus », indique le cahier des charges, avec une mission d’une durée prévue de neuf mois renouvelable deux mois.

  • Les menaces de mort contre Chloé Ridel prises au sérieux

    Les menaces de mort contre Chloé Ridel prises au sérieux

    Planqués derrière leur écran, les haineux qui ont déversé ces derniers jours sur internet un torrent d’insultes et de menaces contre l’eurodéputée gardoise Chloé Ridel font probablement moins les malins désormais.

    Mardi 28 juillet, l’enquête qui était jusque-là menée par le Parquet de Nîmes a été confiée à celui de Paris « en raison de la nature sensible des faits et leur ampleur », a indiqué Cécile Gensac, la procureure de Nîmes. Ce dossier sensible a été transmis au pôle spécialisé de lutte contre la haine en ligne. C’est dire si la Justice prend très aux sérieux les tentatives d’intimidation contre la jeune élue socialiste harcelée et menacée de mort.

    Soutien du PS et du PCF

    Suite à sa prise de position dans Objectif Gard (aux côtés de deux associations), consécutive à un départ de feu (500 ha brûlés) le 5 juillet à proximité du circuit de Lédenon (visiblement sans lien avec le circuit), sur la nécessité de fermer ce circuit les jours de risques incendies, Chloé Ridel a subi la bêtise crasse et la haine de certains internautes. Notamment sur la plateforme de discussion du magazine Auto-moto.

    Des posts plus abjects les uns que les autres appelaient à mettre la conseillère municipale nîmoise « dans le viseur comme en Corse », à la « traîner derrière une voiture » ou encore à faire « exploser le domicile de ses parents ». Chloé Ridel a aussitôt porté plainte et obtenu du magazine via une demande de la procureure de Nîmes, le blocage et l’empêchement des commentaires insultants et menaçants. « Pour avoir simplement demandé que les règles de prévention soient les mêmes pour tous et que le circuit prenne sa part, j’ai reçu de nombreuses menaces sur les réseaux sociaux comme par message privé (…). Je ne me laisserai pas intimider par ces menaces. »

    Plusieurs messages de soutien ont immédiatement afflué. Notamment du maire de Nîmes Vincent Bouget, des sections PS et PCF du Gard et de l’Hérault. Mercredi 29 juillet, le conseil municipal de Lédenon s’est réuni pour permettre à l’ONF de vendre le bois des arbres suite au feu du 5 juillet. Si le maire Christophe Zaragoza (SE) condamne les attaques contre Chloé Ridel, il a confié à Objectif Gard ne pas partager sa position et défendre le circuit. « Le circuit n’est pas le problème, c’est l’humain (…). Sur le fond, il faut raison garder. »

  • Les non-voyants reprennent le volant au Castellet

    Les non-voyants reprennent le volant au Castellet

    Depuis 2022, le Circuit Paul-Ricard ouvre ses portes à l’association « Les non-voyants et leurs drôles de machines » pour relever un défi particulier. Faire conduire des personnes aveugles ? Voici une idée insensée. Devenir « acteur » de son déplacement quand on est dans le noir, un rêve ? Non, une réalité !

    L’association « Les non-voyants et leurs drôles de machines » en partenariat avec les auto-écoles « Yanic » de Vienne (38), « Talabot » de Nîmes (30), « Chabran » de Draguignan (83), ainsi que la direction du Circuit Paul-Ricard ont décidé de relever ce défi.

    Mardi, dès 9h, huit personnes en situation de handicap visuel (dont deux venues spécialement de Belgique) vont se glisser derrière le volant de plusieurs véhicules écoles sur la piste du circuit varois, qui accueille notamment des Grand Prix de Formule 1.

    L’objectif n’est, bien sûr, pas de passer le permis de conduire, mais de permettre à ces non-voyants de partager les sensations occasionnées par la conduite et pouvoir dire « je sais ce que cela fait de conduire ». C’est également l’opportunité pour eux de reprendre confiance en eux et de se sentir intégré. De même, pour les personnes qui ont pu conduire lors de leur vie de voyant, c’est un magnifique retour aux sources, un rappel des sensations.

    C’est le cas de Luc Costermans, bénévole de l’association et organisateur de cette manifestation. Après avoir perdu la vue en 2004, il a décidé de reprendre le volant de sa voiture mais aussi de permettre à d’autres personnes, aveugles comme lui, de vivre cette passion qu’est l’automobile. En 2008, il a ainsi battu le record du monde de vitesse pour une personne non-voyante (308 km/h au volant d’une Lamborghini). Il a surtout mis en place des stages de conduite ouverts aux déficients visuels.

    L’association européenne « Les non-voyants et leurs drôles de machines » est basée dans le sud de la Drôme. Elle s’appuie sur le soutien de nombreux parrains et marraines célèbres (Didier Auriol, Ari Vatanen, Romain Dumas, Daniel Elena, Matthieu Baumel et bien d’autres) et déploie son activité dans toute la France ainsi qu’en Belgique.