Tag: Automobile

  • Le Team Bianchi-Lagorce se dévoile

    Le Team Bianchi-Lagorce se dévoile

    Pour lancer la onzième édition du Marathon Jules-Bianchi, le tandem Philippe Bianchi – Franck Lagorce en a profité pour lever un coin du voile de son projet phare.

    « Nous avons créé le Bianchi-Lagorce Racing Team qui va participer au championnat Funyo, qui est le format idéal pour notre filière », indique Philippe Bianchi. Avec son complice Franck Lagorce, il a dévoilé la voiture qui sera engagée sur les cinq compétitions de l’année 2027. Une voiture conçue par Romain Angebot. « Nous avons conçu la voiture idéale pour permettre à des jeunes de mettre le pied à l’étrier dans les épreuves d’endurance », confie son constructeur. « Elle est une bonne transition après le kart, en permettant de découvrir l’effet aérodynamique avec les sensations d’une boîte séquentielle qui permet de bien apprendre la conduite sportive », poursuit-il.

    Déjà trois pilotes

    Quelques pilotes ont déjà rejoint l’aventure. Tel Elio Saint-Paul, qui après sept saisons sur les circuits, notamment en Formule Ligier, a accepté le défi. Il est accompagné de Louis Schlesser, héritier d’une lignée de champions, qui avoue « avoir hâte de prendre le volant, car j’ai déjà testé la série Funyo, et je la trouve très intéressante ».

    Autre arrivée, celle de Doriane Pin. Actuellement pilote chez Mercedes, où elle teste les Formule 1, elle a réussi la pole position de sa catégorie lors des dernières 24 heures du Mans. Son leitmotiv, « construire son équipe pour se construire soi-même et arriver au plus haut niveau ».

    Celui qui intégrera ce groupe, à l’issue des quatre jours de détection du Volant, du 3 au 6 novembre, dans un lieu encore secret-défense, aura une belle carte à jouer. « Ceux qui vont participer vont apprendre à piloter, mais aussi à gérer une carrière, se préparer mentalement et physiquement. C’est une création en matière de formation qui montre que le sport automobile, ce n’est pas que savoir piloter », souligne Franck Lagorce.

  • [Endurance] Le premier volant Jules Bianchi est lancé

    [Endurance] Le premier volant Jules Bianchi est lancé

    Il y a douze ans, Jules Bianchi était victime d’un accident sur le circuit de Suzuka.

    Quelques semaines plus tard, il perdait la vie, après avoir lutté pendant neuf mois contre ses graves blessures. Depuis ses proches, notamment son père Philippe Bianchi, et l’ancien pilote de F1 Franck Lagorce, cherchent à faire vivre Jules par des rendez-vous liés à la course automobile.

    Après le Marathon de kart, qui va connaître sa onzième édition du 2 au 4 octobre sur le circuit Paul Ricard du Castellet, les deux hommes ont mis en route une écurie d’endurance, le Bianchi Lagorce Racing Team, engagé en Funyo spring cup. Et dans cette équipe, il y aura un espoir de la course d’endurance qui bénéficiera d’un volant, le premier Volant Jules Bianchi.

    « Nous réfléchissions depuis plusieurs pour trouver une formule qui permette de montrer que Jules est toujours parmi nous. Et quoi de mieux que permettre à un jeune talent de se lancer dans la cour des grands ? », explique Philippe BIanchi.

    Une formation complète

    L’idée est donc de permettre à des passionnés de course automobile de réaliser leur rêve. « Nous avons opté pour l’endurance, car elle offre plus d’opportunité qu’en monoplace, et l’entrée est plus abordable financièrement », poursuit le père de Jules Bianchi.

    Durant quatre jours, les trente sélectionnés vont bénéficier de conditions idéales pour tenter de décrocher le premier volant de l’histoire. « Il y aura des tours de circuit, avec du pilotage, des chronométrages, ainsi que des formations physiques, techniques, des cours d’anglais et un media training afin que chacun saisisse tout ce qui compose une activité de pilote » détaille Franck Lagorce.

    Ouverte aux jeunes de 16 à 21 ans, cette formation est aussi une belle opportunité. L’engagement est l’équivalent d’un jour de roulage sur circuit, « il n’y aura pas d’échec. Ceux qui ne seront pas retenus auront bénéficié d’une formation au top niveau, avec des acquis qu’ils pourront bonifier car ils auront appris les exigences du sport automobile et ses à-côtés » poursuit le champion de F1.

    Qui peut postuler ? « Il y a les pilotes issus de la filière du kart car c’est le tremplin idéal pour passer à la voiture de course, mais également les passionnés de jeux vidéo qui se voient offrir une occasion de faire un volant accessible », détaille Philippe Bianchi. En insistant « qu’il n’est pas nécessaire d’avoir son permis de conduire, car les quatre jours se font sur un circuit fermé ».

    En choisissant cette manière de promouvoir un espoir, letandem veut « montrer que notre expérience de la course automobile peut servir à d’autres. Faire prendre conscience qu’il est possible de gagner sa vie grâce à sa passion » insiste ce dernier. De son côté, Franck Lagorce rappelle « qu’il est possible de débuter sur le tard. C’est à 18 ans que j’ai fait mes premiers tours de piste, sans passer par le kart, car, à l’époque, il fallait avoir son permis ».

    Quant au choix de l’endurance, il s’est imposé de lui-même. « La filière en monoplace est saturée, avec un ticket d’entrée trop cher. En endurance, qui comprend les Le Mans séries et le GT World, il y a soixante autos avec des équipages à trois, ce qui offre un potentiel énorme de 180 pilotes par course » souligne Franck Lagorce.

    Le lauréat aura un an pour faire ses preuves. Utiliser ce volant Jules Bianchi pour tenter de rebondir un peu plus haut.

    Le circuit du stage sera dévoilé prochainement. Le recrutement est en cours de finalisation. www.bianchi-lagorce.com

  • La liquidation du Grand prix du Castellet traîne encore

    La liquidation du Grand prix du Castellet traîne encore

    Plus de deux ans après la dissolution, par un arrêté préfectoral du 1er mars 2024, du groupement d’intérêt public (GIP) du Castellet, sa liquidation n’est toujours pas achevée. Ce mercredi, le GIP a donc de nouveau lancé un marché public pour trouver un liquidateur judiciaire, après déjà deux renouvellements successifs. Si l’essentiel des actifs a été cédé, « une dette fournisseurs très importante subsiste, dont le règlement est conditionné au versement d’avances par les collectivités membres des fonds nécessaires », alerte le cahier des charges.

    Malgré un accord partiel, « des différends existent au sein des membres du groupement qui n’ont pas permis à ce jour une extinction de la dette totale », alors même que le taux des intérêts moratoires « obère la dette de façon très significative chaque mois, rendant urgente une fin de liquidation ». Des nombreux contentieux sont ainsi en cours, dont certains « engagés par des membres du Groupement eux-mêmes » – le Département du Var et la Métropole de Toulon -, et s’y ajoute un contrôle de TVA également en cours. Le 23 juin dernier, la chambre régionale des comptes avait épinglé sa gestion, avec 103 millions d’euros de dépenses publiques pour organiser quatre épreuves de Formule 1 « sans que les retombées économiques soient avérées ».

    « Pouvoirs

    les plus étendus »

    Au 30 juin 2025, la dette de ce grand prix impulsé en 2017 par l’ex-président du conseil régional Christian Estrosi (Hor.) s’élevait à 35,7 millions d’euros que doivent notamment éponger la Chambre de commerce et d’industrie du Var et les collectivités locales, mais aussi les Métropoles de Nice et Aix-Marseille, le Département des Bouches-du-Rhône, la CCI régionale. « Le liquidateur sera investi des pouvoirs les plus étendus », indique le cahier des charges, avec une mission d’une durée prévue de neuf mois renouvelable deux mois.

  • Deux minotes en 4L pour un rallye humanitaire

    Deux minotes en 4L pour un rallye humanitaire

    Sur le parking de la place du Jaï à Marignane, cette petite voiture blanche iconique détonne à côté des gros SUV devenus la règle en matière automobile. À bord d’une Renault 4 – que tout le monde appelle 4L du nom d’une de ses versions – Marine Proto et Juliette Wharmby. Ces deux étudiantes de 22 ans, respectivement infirmière puéricultrice et ingénieure en agroalimentaire, sont inscrites comme équipage 663 pour la 30e édition du rallye étudiant 4L Trophy en février 2027. Elles relieront Marseille à Marrakech en deux semaines, dont dix jours de rallye, en près de 3 300 kilomètres, sans le retour.

    Le but de cette aventure est d’amener des fournitures scolaires à Merzouga, au Maroc. « C’est à but humanitaire, on doit prévoir au minimum un sac à dos rempli de fournitures ainsi qu’un sac de sport rempli d’affaires de sport », détaille Marine Proto, « tout ce qui est alimentaire est limité à 10 kg et sera donné à la Croix-Rouge à Biarritz », point de départ de la course.

    « Pas là pour la vitesse »

    C’est une véritable compétition automobile. « Sans GPS, ni téléphone, juste une carte papier, juste une boussole et le roadbook », explique Marine Proto. « Celui qui fait le moins de kilomètres gagne », poursuit-elle, en cas de panne, il faudra compter « sur la famille ou sur l’aide des autres équipages ». « Il y a beaucoup d’entraide, même si c’est une course, on n’est pas là pour la vitesse », ajoute Juliette Wharmby.

    De toute façon, la Renault 4 n’est pas une Formule 1. « C’est le châssis qui compte », estime l’ingénieure, quand bien même sa collègue est « franchement surprise, elle marche super bien, même en montée ! On est allé faire des photos à la Sainte-Victoire », illustre-t-elle. Normal, elles ont choisi le plus gros moteur : « Le Cléon-fonte de 1 100 cm3, on ne voulait pas le Billancourt », plus ancien, développe-t-elle. Achetée en mars, « à Aubagne, l’annonce postée à 9h30, j’ai appelé à 9h32 », se rappelle Marine Proto. Révisée pour la route, l’idée était « de la faire rose pâle, mais vu la carrosserie nickel on va juste mettre des stickers », poursuit-elle. Juliette Wharmby aimait déjà les voitures anciennes. « On est amies depuis le collège et on voulait refaire une aventure ensemble », retrace-t-elle. « C’est elle qui m’a embarquée », reconnaît Marine Proto, qui depuis « se passionne » pour les anciennes. La passion incombe de chercher les financements pour un budget total estimé à 13 500 euros via sponsoring, loto et cagnottes. La course est aussi contre la montre pour le départ dans 6 mois.

  • La politique environnementale du circuit pointée du doigt

    La politique environnementale du circuit pointée du doigt

    Le sport automobile se retrouve régulièrement sous le feu des critiques concernant ses nuisances écologiques. C’est pourquoi les institutions tentent, depuis plusieurs années, de décarbonner cette industrie à travers différents moyens : promotion de l’usage électrique et du biocarburant, développement de l’hydrogène, ainsi que de lignes de transports en commun pour les déplacements des spectateurs, principal facteur de pollution des compétitions de sport mécanique (82%).

    Des politiques sur lesquelles s’engage le Circuit Paul-Ricard, notamment au travers du compostage de ses biodéchets, l’installation de ruches et de panneaux photovoltaïques, la réduction et la surveillance des nuisances sonores, ou encore l’usage de voitures électriques pour ses équipes techniques. À cet égard, un comité consultatif environnemental est censé se tenir deux fois par an, pour présenter « les projets réalisés pour l’environnement, les résultats des études scientifiques commentées par des spécialistes, les innovations technologiques mises en œuvre afin de garantir la tranquillité publique », indique la direction du circuit.

    Problème : aucun ne se serait tenu depuis plus de deux ans, comme le rapporte l’association Groupe Vigilance 83. « C’est la seule rencontre où nous, voisins du circuit, pouvons faire valoir nos avis et ressentis sur la tranquillité publique, auprès des responsables du circuit, des maires, et des organismes d’État », affirme son président Michel Lahuet dans une lettre adressée au préfet du Var.

    Un comité prévu le 7 juillet

    Un signe, pour le Groupe Vigilance, que « la concertation environnementale n’est plus une priorité pour le nouveau directeur du circuit [Nicolas Deschaux, Ndlr.]. Les nuisances sonores et les troubles environnementaux s’amplifient avec (…) des roulages avec des nuisances sonores de 80 db ». Sur ce constat, l’association invite le préfet à se faire « témoin, du respect ou non, des voisins du Circuit ».

    De son côté, la direction du circuit informe qu’un comité « prévu le 10 mars a notamment dû être reporté au 7 juillet en raison de la période de réserve liée aux élections municipales », précisant qu’une réunion de concertation s’était tenue le 30 avril « en présence des représentants de la préfecture, ainsi que de membres des associations environnementales locales ».

  • À Toulon, l’avenue de la République fait de la place au vélo

    À Toulon, l’avenue de la République fait de la place au vélo

    La maire de Toulon Josée Massi l’annonçait en exclusivité dans nos colonnes le 29 mai : la très réclamée piste cyclable sur l’avenue de la République va bel et bien être aménagée d’ici cet été. Une expérimentation en situation réelle qui répond ainsi à une très ancienne demande des associations et collectifs militant pour la création d’un réseau connecté permettant la pratique sécurisée du vélo et son essor comme mode de déplacement à part entière dans le Port du Levant.

    Une avancée que son prédécesseur Hubert Falco (DVD) avait toujours refusée ou renvoyée aux calendes grecques. Avec au final en 2023 une simple bande matérialisée sur le sol dans un seul sens.

    Son adjoint au transport d’alors, Yannick Chenevard, consentait en 2003, après le « Clou rouillé » qui venait d’être décerné à la ville, qu’il manquait effectivement un tronçon permettant de traverser Toulon par l’avenue de la République. Mais il ne pourra être réalisé que lorsque le deuxième tube de la traversée souterraine serait ouvert, justifiait-il.

    À Toulon, on dépasse les autos ?

    « Aujourd’hui avec 45 000 voitures qui passent sur l’avenue de la République, et il faut avoir un peu de bon sens pour comprendre qu’il serait extrêmement difficile d’installer une piste cyclable », poursuivait-il.

    Ce que l’équipe manquait donc, pour reprendre son phrasé, ce n’était pas de bon sens mais de volonté politique. Et surtout le respect de la parole donnée puisque le deuxième tunnel a ouvert en 2014 et que pour autant rien ne s’est passé.

    Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui avec l’aménagement cyclable mis en œuvre.

    « On va voir ce que ça donne par rapport aux flux de voitures qu’amènent les embarquements de ferries. Mon objectif, c’est de faire des pistes cyclables continues, un réseau », explique Josée Massi. Et non plus de jolis tronçons non raccordés qui jettent brusquement le cycliste dans la circulation automobile.

    L’antenne de proximité de la métropole Toulon Provence Méditerranée va réaliser les travaux du 17 juin au vendredi 31 juillet, sauf intempéries.

    Alors même si ce dispositif est instauré à titre expérimental, les choses avancent dans le bon sens pour les cyclistes urbains. Le monde associatif ne cessant de saluer la qualité d’écoute de la municipalité sur ce sujet.

    La politique du tout automobile est en tout cas de toute évidence bien terminée. Sacrifier une voie de circulation au bénéfice des vélos est un signe fort.

  • Carburant : le pouvoir d’achat dans le rouge

    Carburant : le pouvoir d’achat dans le rouge

    « C’est cher ! » : dans l’une des stations-service du boulevard Sakakini, le litre de gasoil est affiché autour de la barre symbolique des deux euros ce mardi matin. Pistolet à la main, Nawel fulmine : « C’est exorbitant, c’est toujours le citoyen qui paye ! », s’exclame-t-elle. Cette commerciale au chômage dit avoir fait une pause dans sa recherche d’emploi face à la hausse des prix à la pompe. « Je ne me déplace plus, je consomme beaucoup moins. D’habitude je fais le plein mais là j’essaye de mettre entre 20 et 30 euros maximum pour ne pas aller jusqu’à 80 ! », raille-t-elle. Alors que la guerre au Moyen-Orient se poursuit et se propage provoquant la flambée des prix du carburant, l’exécutif français est sommé d’agir. Le gouvernement planche pour l’instant sur des aides très ciblées, consacrées aux transporteurs, pêcheurs et agriculteurs, pour une enveloppe totale de 70 millions d’euros et limitée au mois d’avril.

    « On n’a pas le choix ! »

    « C’est bien de leur donner un coup de main mais s’ils ramènent des produits qu’on ne peut pas acheter ça sert à quoi ? Pourquoi on n’aide que certains secteurs et pas tout le monde ? Les autres ne travaillent pas ? », assène Nawel, en claquant la porte de sa voiture. Chauffeur VTC, Amine ne jouit pas d’un statut lui permettant d’accéder au coup de pouce annoncé. « Même si le plein est à 3 euros, on sera obligés d’aller travailler, on n’a pas le choix ! », s’exclame-t-il en sortant de sa berline noire. Le jeune homme dit adapter son budget : « Je ne vais pas arrêter de me nourrir pour mettre le gasoil. Je ne fais pas le plein, je mets ce dont j’ai besoin pour les prochaines 48 heures », souligne-t-il.

    A contrario, Norbert, habitant du quartier et directeur d’une structure se voit comme « privilégié » car lui « ne roule pas beaucoup ». Et pointe ce qu’il considère comme une « dramatisation dans les médias » : « c’est politique », veut-il croire. Une opinion partagée par Fanny, qui constate néanmoins de premières pénuries : « Je choisis ma station en termes de disponibilité plutôt que de prix », affirme-t-elle à bord de son automobile rouge. « On sait tous ce qu’il se passe dans le monde mais la vie malheureusement doit continuer », pousse cette cadre d’une PME dans l’informatique.

    Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Selon le Financial Times, TotalEnergies aurait engrangé plus d’un milliard de dollars de profit depuis le début de ce conflit. Le groupe a, en effet, acheté quelques jours après le lancement de l’attaque coordonnée des États-Unis et d’Israël sur l’Iran, 70 cargaisons de brut, soit l’équivalent de 34 millions de barils, pariant sur une flambée des prix. Accusé de profiter de ce conflit, le pétrolier français prolonge le plafonnement du prix de l’essence à 1,99 euro/L et du diesel à 2,09 euros/L. Et ce, pour les clients inscrits à son programme de fidélité seulement. Certains se gavent et d’autres voient leur pouvoir d’achat impacté. « Je reste raisonnable sur tout », confie Alain, retraité, « je roule moins, je surveille mes kilomètres et me déplace quand j’en ai réellement besoin », souffle-t-il les yeux rivés sur le compteur. Habitant d’Aix-en-Provence, Charif tente d’économiser quelques centimes : « Je cherche la station la moins chère mais les prix sont équivalents partout », regrette-t-il. Les mains sur le guidon de sa moto, ce peintre en carrosserie est pessimiste : « Ça m’inquiète beaucoup. Les prix augmentent et nous, on souffre. » Et, en esquissant un sourire, formule un vœu pieux : « On aimerait que ça redescende à 1,19 euro comme à l’époque. »

    La CGT de la Métropole veut des mesures

    Dans un communiqué, la CGT des agents de la Métropole Aix-Marseille Provence revendique des mesures pour les travailleurs impactés par cette guerre. En premier lieu, le recours systématique à 3 ou 4 jours de télétravail pour le personnel qui le peut. Le syndicat demande également la mise en place d’une prime transports « exceptionnelle de 100 euros net par mois » ou « d’une aide directe aux déplacements » d’un montant similaire, concernant les agents vivants à plus de 10 km et l’instauration d’un système de navettes « via les véhicules de service » pour ceux résidant à proximité de leur lieu d’exercice.

  • L’automobile ancienne avec un accent british à Motor Passion à Avignon

    L’automobile ancienne avec un accent british à Motor Passion à Avignon

    Rendez-vous au premier virage, mais pas besoin de monter le volume. Motor Passion, salon des véhicules anciens, de collection et de prestige, revient les 20, 21 et 22 mars au Palais des Expositions d’Avignon pour sa 22e édition.

    Seront à retrouver pas moins de 2 000 véhicules plus ou moins anciens, 400 exposants et une centaine de clubs auto-moto. Et il y en a pour tous les goûts. De l’ancêtre 1900 aux youngtimers des années 80, des véhicules de sport et de rallye aux marques automobiles de luxe, des motos de légende aux camions décorés, Motor Passion déroule « 150 ans d’histoire et un merveilleux voyage au cœur du patrimoine automobile », listent les organisateurs, à savoir Avignon Tourisme et Cam’s Organisation, en collaboration avec les Amis du circuit d’Avignon Vaucluse (Acav) et la Fédération française des véhicules d’époque (FFVE), dans un communiqué. Les 12 halls couverts et 80 000 mètres carrés seront pleins de surprises pour les férus de mécanique.

    Deux thèmes principaux sont identifiés. Après un focus sur les véhicules ayant participé au Paris-Dakar et les automobiles de luxe l’an dernier, l’édition 2026 sera marquée tout d’abord par deux plateaux dédiés aux prestigieuses marques britanniques Rolls-Royce et Bentley. Outre la mise en valeur de ces deux firmes de nos voisins britanniques, une exposition atypique sera dédiée aux véhicules inspirés par la marque franco-italienne Simca entre les années 40 et 60. Mais aussi des motos classiques des « sixties », des sportives de F2 et un « voyage dans le temps sur la Route Nationale 7 ».

    Démonstration de dragsters et cascades

    Mais les habitués n’ont pas à s’inquiéter, ce qui fait la recette du salon sera bien évidemment à retrouver aussi. Tels que les îlots de collection et de prestige, la bourse aux accessoires et pièces détachées, les tracteurs avec notamment un modèle à gazogène, des bateaux, des camions, des engins utilitaires et militaires, des miniatures et des véhicules télécommandés. Des ventes de véhicules sont aussi prévues entre particuliers. Sans oublier les démonstrations de dragsters, les défilés et autres cascades automobiles ainsi que des déambulations théâtrales et musicales dans les allées du parc.

    Billetterie et renseignements sur www.motorpassion.com. Tarif plein à 15 euros. Gratuit pour les moins de 12 ans

  • [Travailleur de demain] Mathieu Sabatier, la passion camion

    [Travailleur de demain] Mathieu Sabatier, la passion camion

    Sous ses airs de jeune homme de 19 ans plutôt réservé, Mathieu Sabatier cache une vraie passion pour le travail méthodique et bien fait. L’apprenti mécanicien a toujours été « bricoleur et manuel », mais est tombé par hasard dans le grand bain huilé de la mécanique. Il explique : « Je voulais un métier utile, au début je me suis d’abord orienté vers la mécanique automobile, mais dans le bac pro que j’ai intégré, il y avait aussi du poids lourd. »

    C’est à ce moment qu’est née en lui une fascination pour ces moteurs thermiques de plus de 500 chevaux et 2 500 newtons-mètres de couple. À titre de comparaison, une voiture fait entre 200 et 500 newtons-mètres de couple… Bref, « j’ai été impressionné par la taille des moteurs et leur puissance », confie le jeune apprenti. Mais Mathieu Sabatier est également très rationnel : le travail sur camion, c’est aussi un certain confort. « On ne va pas se plier comme sous une voiture, on a bien plus d’espace pour travailler, donc c’est mieux pour notre santé physique. » Le Lançonnais est conscient des conséquences que peut avoir son métier sur la mécanique des articulations.

    Un métier exigeant

    Il rappelle que chez Scania, une attention est portée à la santé des travailleurs : « On peut avoir des problèmes de genoux ou de dos en lien avec nos positions de travail, mais on a accès à des genouillères ou bien à des bouchons d’oreilles contre le bruit. »

    Une fois son bac en poche, il fait le choix de partir en apprentissage pour se spécialiser en poids lourd au Greta CFA du Vaucluse. Fort de son talent, Scania lui propose directement un contrat d’apprentissage suite à un stage. Il travaille sur des camions, des bus, mais aussi des machines industrielles (cisailles, bateaux, etc.) équipées de moteurs Scania. Diagnostics, réparations, entretien sont autant de compétences qu’il aiguise au quotidien. Le plus grisant reste les interventions : « Quand un camionneur tombe en panne sur route, le but, c’est de le faire repartir le plus vite possible pour éviter qu’il prenne trop de retard sur sa livraison. » La pression est plus forte quand ce sont des camions alimentaires qui nécessitent une prise en charge rapide. « La contrainte de temps, ça peut être compliqué, il faut rester méthodique et très organisé. » En mécanique, chaque opération est une nouvelle prise de risque et rien n’est jamais gagné d’avance. « En plus, pour un camionneur, son véhicule, c’est sa maison, son petit chez-lui, donc on fait très attention à en prendre soin, on veut le mieux pour nos clients », rappelle-t-il.

    Face aux bouleversements que vit la profession avec l’arrivée de l’électrique, Mathieu est clair : « Je m’adapterai toujours, le monde mécano bouge vite pour s’adapter au dérèglement climatique, il faut avoir soif d’apprentissage et suivre les technologies. » Mais il émet des réticences : « On passe sur des camions électriques, mais pour l’instant, ce n’est pas optimal, ça réduit trop l’autonomie. »

    Scania lui a proposé de continuer en CDI dès la fin de son apprentissage. Mathieu se sent bien dans sa nouvelle famille : « On passe la plupart de notre temps au travail, donc il faut aimer ce qu’on fait. »

  • Eudes, le talent au service de la carrosserie

    Eudes, le talent au service de la carrosserie

    Il l’avoue volontiers : la carrosserie n’était pas une vocation innée, ou un héritage familial. Mais Eudes Stenger, jeune carrossier peintre de 19 ans, a fini par en faire une vocation : « Je ne savais du tout quoi faire en sortant du collège. Comme je suis assez minutieux, je suis allé vers la carrosserie. C’était un peu un hasard, mais j’ai directement adoré, donc j’ai continué », explique-t-il humblement. Un métier qui lui permet cependant de travailler au plus près d’une de ses passions : le sport automobile.

    Originaire de Fréjus, il débute alors un bac professionnel Réparation des carrosseries au lycée les Eucalyptus, à Nice. Une formation exigeante, qui demande de l’engagement et du sérieux. « On était 30 dans ma classe au début, mais nous ne sommes que trois, aujourd’hui, à exercer le métier », précise le jeune homme. Son bac en poche en 2024, le garçon poursuit son petit bonhomme de chemin. Pour ajouter une corde à son arc, il s’inscrit alors en CAP peintre sur carrosserie. Une formation d’un an, « la suite logique après le bac », qu’il effectue en alternance. Et qui, là aussi, demande des compétences précises et un savoir-faire qui ne s’invente pas, notamment d’un point de vue scientifique : « On mélange beaucoup de produits différents. Il faut faire attention par rapport à l’humidité, la chaleur, à la pluie… Les matières qu’on utilise ne sont jamais les mêmes. Par exemple, je ne me sers pas des mêmes produits quand il pleut ou quand il y a du vent, car l’humidité dans l’air n’est pas la même. Tout cela, nous devons le calculer », détaille-t-il.

    Deux fois parmi les meilleurs apprentis de France

    Ce second diplôme en poche, Eudes est prêt à se lancer dans le grand bain du monde professionnel. Son maître d’apprentissage est très satisfait, mais ne peut malheureusement pas le garder dans ses effectifs. Mais il le dirige vers un de ses confrères, en besoin de main-d’œuvre, à Roquebrune-sur-Argens, qui lui fait directement confiance en lui offrant un CDI, en tant que peintre, lui permettant déjà, à peine entré dans l’âge adulte, de prospecter pour acheter un logement, lui qui habite encore chez ses parents.

    Et s’il aimerait, à l’avenir, travailler également sur la carrosserie « pour ne pas faire tout le temps la même chose », avant de monter « d’ici moins de dix ans » son propre garage, son épanouissement est (presque) total : « Ce qui me plaît, c’est le résultat final, et tous les enjeux et difficultés de la peinture. Par exemple, tout à l’heure [mardi, avant l’interview, Ndlr], je travaillais sur un capot de Range Rover. Le vernis a eu une réaction : il a micro-huilé, c’est-à-dire que de petites bulles sont apparues. Il faut donc trouver pourquoi ça arrive et faire en sorte que ça n’arrive plus. Il faut toujours satisfaire le client, il faut que tout soit nickel. »

    Cette minutie, essentielle à son métier, Eudes l’a déjà mesurée en compétition. Après une première participation -infructueuse- aux World Skills en 2023, il y a brillé en 2025 (lire ci-contre). Mais ce n’est pas tout, puisqu’il a été consacré parmi les meilleurs apprentis de France en carrosserie en 2024 et en peinture en 2025. Le talent au service de la carrosserie et de la peinture.