Vincent Bouget aime rappeler qu’il est un « pur produit nîmois ». Dans sa famille, la politique n’est pas une carrière mais une tradition. Ses parents, Nathalie et Michel, militants communistes, se rencontrent au Prolé, lieu emblématique de la gauche nîmoise. L’engagement fait partie du décor. L’histoire familiale remonte même plus loin. Sa grand-mère Betty participe à la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale en faisant passer des messages entre militants. Son grand-père, lui, porte les couleurs du Nîmes Olympique. Deux héritages qui marquent durablement le futur candidat.
Dans cette famille où l’on parle politique, solidarité et sport populaire, Vincent Bouget grandit au rythme des matchs de football, des corridas et des discussions militantes. Le football occupe très tôt une place particulière dans sa vie. Il joue au ballon au sein du Sporting Club de Castanet pendant des années, du primaire jusqu’au lycée. Mais surtout, il grandit dans l’ambiance du stade. « Le Nîmes Olympique, c’est beaucoup de souvenirs. Des moments qu’on attend en famille, entre amis, depuis tout petit », raconte-t-il. Il se souvient des matchs aux Costières avec son père, des soirées passées à écouter les rencontres à la radio ou à suivre les Crocos même lorsqu’il vivait en région parisienne. Pour lui, le club dépasse largement le simple cadre sportif. « C’est un symbole fort de la vie nîmoise. Dans les tribunes, c’est l’un des rares endroits où des gens qui ne se croisent jamais se retrouvent. »
Élève studieux passé par la prépa littéraire du lycée Daudet de Nîmes, passionné d’histoire, Vincent Bouget se destine un temps au journalisme sportif avant de devenir enseignant. Il commence sa carrière en région parisienne avant de revenir à Nîmes, sa ville.
C’est à ce moment qu’il s’engage pleinement au PCF, jusqu’à en devenir le secrétaire départemental. Pour lui, être communiste aujourd’hui signifie « suivre un chemin vers l’émancipation des individus, indissociable de l’égalité et de la liberté ». Au conseil municipal puis au Département, il se forge une image d’élu calme et méthodique, davantage porté sur la discussion que sur l’affrontement.
Au-delà de la campagne électorale, Vincent Bouget parle souvent de Nîmes comme d’un projet collectif. Une ville populaire, traversée d’inégalités mais riche de cultures et de solidarités. Entre les souvenirs des Jardins de la Fontaine, les matchs des Crocos ou les discussions au Prolé, son histoire personnelle se confond largement avec celle de la ville. C’est sans doute ce mélange de racines familiales, de passion de l’échange et de convictions politiques qui explique sa trajectoire : celle d’un Nîmois convaincu que la politique locale peut encore changer la vie quotidienne.

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