C’est à grand renfort de photos de chats et de chiens de ses militants, ce week-end, que le Printemps marseillais a présenté ses mesures en faveur du bien-être animal. Des propositions partagées dans la foulée du ralliement du Parti animaliste vendredi.
« Il y a d’autres manières de penser les relations aux animaux », insiste ainsi sa cheffe de file, Nina Palomba, qui indique avoir obtenu une place éligible sur la liste centrale du Printemps marseillais. « J’ai eu envie de les solliciter parce que j’ai vu un début de politique sur la condition animale, sans qu’il n’y ait une vraie visibilité globale », explique celle qui a aussi travaillé sur le sujet avec le député (Hor.) Loïc Dombrevalle.
Désormais, le Printemps marseillais propose des espaces pour chiens dans les parcs municipaux, un dispositif contre la maltraitance animale, l’accès gratuit des animaux de compagnie aux transports en commun. Ainsi que des méthodes non létales pour réguler la faune sauvage, comme les sangliers, pigeons ou rats. « Des villes comme New York ont mis en place des graines contraceptives », illustre Nina Palomba.
Mais l’union de la gauche n’a pas le monopole du bien-être animal. Les Insoumis avaient déjà annoncé le ralliement du parti antispéciste d’Aymeric Caron et veulent eux aussi « réguler les populations animales de manière éthique et efficace » et soutenir des centres vétérinaires « abordables ». Mercredi, Martine Vassal promettait la création d’un cimetière pour les animaux de compagnie, « pour que les personnes puissent aller se recueillir ». Les animaux ont beau ne pas avoir le droit de vote, leurs maîtres restent un électorat à séduire.

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