Tag: Printemps Marseillais

  • Dans les Bouches-du-Rhône, la gauche mène campagne unie

    Dans les Bouches-du-Rhône, la gauche mène campagne unie

    Nous sommes très heureux de repartir ensemble tous les trois », lance la sénatrice socialiste Marie-Arlette Carlotti, sur la terrasse du Polikarpov, cours Honoré d’Estienne d’Orves (1er), ce vendredi. À ses côtés, ses collègues du palais du Luxembourg, le communiste Jérémy Bacchi et l’écologiste Guy Benarroche font part du même enthousiasme. Comme en 2020, tous les trois seront sur la liste d’union de la gauche – hors LFI – dans les Bouches-du-Rhône.

    « Les élections sénatoriales étant la traduction des séquences municipales, nous avons considéré qu’il était tout à fait logique de poursuivre l’aventure et l’unité à gauche avec l’ensemble des forces de progrès écologistes et citoyennes », argumente Jérémy Bacchi, chef de la fédération départementale du PCF, qui sera la tête de cette liste. « Nous sommes dans des groupes politiques différents mais chaque fois que l’intérêt des communes du département des Bouches-du-Rhône était en jeu, nous étions ensemble », pousse la socialiste. Et Guy Benarroche de prendre pour exemple l’expérimentation nationale Territoires zéro chômeur de longue durée (TZCLD) dans la commune de Jouques depuis 2016 : « L’essentiel était que le texte soit prolongé pour que l’expérience puisse continuer, mais pas à n’importe quelle condition. Nous avons pesé de la même façon tous les trois pour que le texte se rapproche de ce que souhaitait la ville », souligne-t-il, citant également le texte sur le statut de l’élu ou sur la police municipale. « Qui dénonce les budgets des collectivités territoriales en baisse dans les deux derniers budgets à part nous ? », interroge le sénateur écologiste.

    Si pour l’instant, ils sont les seuls à se déclarer sur cette liste, les élus font état de rapprochements avec des maires du camp progressiste et au-delà. Jérémy Bacchi relate des discussions avec des édiles du pays d’Arles, sans les citer : « L’un d’entre eux, divers droite, me dit : “On ne sera pas d’accord sur les retraites, sur la sécurité et sur tout un tas de choses. Mais moi, maire d’un petit village, c’est les services publics qu’il faut défendre, donc je voterais pour vous” », raconte le communiste. Avant de citer avec un brin de malice, l’ancien maire de droite de Marseille : « Jean-Claude disait l’élection sénatoriale, c’est la seule élection où ce sont les électeurs qui mentent plus que les candidats », sourit-il.

    Institution de « résistance » à l’extrême droite

    Sur les plus de 3 600 grands électeurs bucco-rhodaniens, 1181 sont Marseillais. Aux 73 élus du Printemps marseillais au Conseil municipal s’ajoutent 704 délégués supplémentaires. Ce qui sécurise deux sièges a minima à la chambre haute du Parlement mais la gauche veut voir plus grand, et en vise quatre sur les huit que compte le département. Qui complétera ce quatuor ? Ce sera assurément une femme, confirment les candidats. Le nom de Mireille Jouve qui avait remplacé Jean-Noël Guérini, réélu sénateur en 2020 avant d’être déclaré inéligible par la justice, est évoqué. « Les choses avancent », résume le communiste.

    Sur la tablée, eau gazeuse et Pac à l’eau, le soleil réussit à s’infiltrer entre les parasols. La gauche, en ordre de bataille, est néanmoins détendue parce qu’elle est unie, du moins à cette échelle. Quand, en face, la droite peine à s’accorder et l’extrême droite part carrément divisée. Mais le camp brun pourrait, pour la première fois, être en capacité de former son propre groupe au Sénat. Alors, les parlementaires veulent rassembler large, « cette institution, même si elle est plutôt réactionnaire, elle est au moins républicaine. On veut continuer à ce qu’il n’y ait pas de groupe d’extrême droite dans le Sénat. Je pense que par les temps qui arrivent, ça sera important qu’il y ait au moins une institution qui fasse de la résistance républicaine », martèle Marie-Arlette Carlotti.

  • Le portail rouvert, la voie est libre aux Chutes Lavie

    Le portail rouvert, la voie est libre aux Chutes Lavie

    Mobilisation, médiations, soutien du maire de secteur, de la mairie centrale : il était moins une avant que l’affaire ne se règle devant la justice. Le 29 juin, réunie en assemblée générale, l’ASL a voté la réouverture de la rue au quartier.

    L’ASL, aux commandes la co-propriété depuis la vente de la cité-jardin par HMP, aujourd’hui PML, avait revendiqué la privatisation de la rue qui traverse la cité en condamnant le portail et tout un quartier à faire des détours dangereux. Un combat des habitants des Chutes Lavie s’était alors engagé. La dynamique Nathalie Prost, à la tête du collectif, avait fait monter l’aïoli pour rendre leur liberté de passage aux habitants et faire entendre raison aux copropriétaires. C’était chose faite lundi. La réouverture est actée.

    Fête du partage à la rentrée

    « J’étais une habitante engagée, je suis aujourd’hui élue du secteur », a-t-elle rappelé, mardi, devant le portail, en remerciant l’ensemble des soutiens. En précisant : « Mon engagement citoyen a trouvé un relais politique, Didier Jau nous a entendus et la politique défendue est celle d’une ville ouverte, solidaire, où la liberté de déplacement est rendue aux citoyens. » Le maire écologiste du Printemps marseillais voit dans cette victoire un symbole et se félicite : « 100 jours pile après notre réinstallation à la mairie des 4e et 5e arrondissements. C’était un engagement de campagne. Avec le soutien de la mairie centrale, il a été tenu. »

    Si le vote entérine la réouverture piétonne, il ne reste qu’à desceller les verrous du portail pour que l’accès au jardin municipal rénové, à la crèche communale et au collège Dumas soit rendu à tous. Et Didier Jau d’inviter « tout le quartier à une grande fête à la rentrée, la fête du partage, de la solidarité et de la marchabilité ».

  • Pour la mairie des 9-10 à Marseille, la LPO est « une officine d’extrême gauche »

    Pour la mairie des 9-10 à Marseille, la LPO est « une officine d’extrême gauche »

    Ainsi pour les Petits débrouillards, « une structure hautement politisée qui sous couvert d’animation scientifique s’est illustrée à maintes reprises par des campagnes de militantisme de gauche », expliquait Guil Darmon. Ou de Rencontres tziganes, « qui s’illustre en encourageant l’occupation illégale de terrains publics », selon Rahym Debiane. Et même de la Ligue de protection des oiseaux, « qui s’est éloignée depuis longtemps de sa mission d’observation de la faune pour se transformer en officine d’extrême gauche », assure très sérieusement Yannick Drayon. « Une association politisée quelle qu’elle soit ne doit pas recevoir de subventions », défend la maire (RN) Eléonore Bez. « En bloquant ces délibérations, le RN ne pénalise pas seulement les structures visées : il sanctionne tout un ensemble d’associations », dénonce l’opposition de gauche dans les 9-10. « Les subventions publiques doivent être attribuées dans l’intérêt général, non en fonction d’opinions réelles ou supposées », abondent les Amis du Printemps marseillais dans les 9-10. Quoi qu’il en soit, les abstentions de la mairie de secteur ne bloqueront pas la validation des subventions en conseil municipal vendredi.

  • Rebecca Bernardi à la tête du MIN

    Rebecca Bernardi à la tête du MIN

    L’adjointe au maire de Marseille déléguée au commerce, à l’artisanat et aux noyaux villageois a publié un message de réaction, ce mercredi matin, sur X : « Honorée d’être la nouvelle présidente du MIN marché Marseille Méditerranée. Consciente des défis multiples liés au site des Arnavaux et de Saumaty. Merci à Benoît Payan pour sa confiance et pour permettre à une femme, pour la première fois d’accéder à ce poste. Une pensée pour mon père, poissonnier sur les marchés, client de saumaty qui, là où il est, est fier sans aucun doute. » Rebecca Bernardi succède à Christian Burle (DVD), maire de Peynier et conseiller métropolitain.

  • La municipalité marseillaise veut mettre la nature en vedette

    La municipalité marseillaise veut mettre la nature en vedette

    Dans les allées du parc du XXVIe-Centenaire, les deux anciens colistiers du secteur, Hervé Menchon (EELV) et Pierre Huguet (G.s) se prêtent volontiers aux activités de rempotage. Ce samedi, les deux adjoints ont inauguré le village nature installé dans le grand parc du 10e arrondissement à l’initiative de la municipalité pour la Fête de la nature.

    « Cette Fête de la nature rend visible l’invisible, permet de sensibiliser à la fragilité de notre territoire », met en avant l’adjoint écologiste à la biodiversité. Après l’adaptation de la lumière du parc pour protéger les espèces nocturnes, il promet d’étendre ces trames sombres sur d’autres espaces de la ville, en particulier le littoral. Pendant que les enfants découvrent animaux et plantes de la ville, cette fête est l’occasion pour la municipalité de défendre son action, en particulier dans ce secteur qui a basculé à l’extrême droite. «Si on compte ce qu’on a investi dans ce parc dans le précédent mandat et ce qu’on prévoit d’investir dans ce mandat, c’est 3,5 millions d’euros», glisse Pierre Huguet, face à la renaturation engagée d’un parc trop longtemps laissé à l’abandon. Désormais doit y être engagé le chantier de l’étanchéité des bassins.

    Pour le grand public, la Fête de la nature se poursuit ce dimanche avec une journée festive au parc de la Ravelle (13e arr.), autour du Jarret. «Symboliquement, il y a une fête en amont et en aval du Jarret», sourit Hervé Menchon : la rivière coule aussi sous le parc du XXVIe-Centenaire.

  • Digue du Large : 21 visites cet été sur réservation

    Digue du Large : 21 visites cet été sur réservation

    La Digue du Large, ouvrage portuaire exceptionnel dans l’emprise dirigeante du Grand Port maritime de Marseille, sera ouverte au public du 27 juin au 5 septembre pour 21 visites organisées par l’office de tourisme.

    Pas de précipitation car il faudra attendre le 12 juin pour pouvoir réserver. Les créneaux seront ouverts pour des visites tous les mercredis et samedis à 8h30. Une fois obtenu ce sésame gratuit mais obligatoire, il faudra se présenter impérativement 30 minutes avant le départ. Les places réservées sont gardées jusqu’à 15 minutes avant le départ. Au-delà, elles seront rendues disponibles et proposées aux personnes présentes sur place non munies de billets. Les places sont mises en ligne tous les 15 jours. Les réservations pour les 15 premiers jours d’août seront ouvertes fin juillet.

    La Digue du Large a été construite à compter du milieu du XIXe siècle sur un projet initié en 1844 sous le règne de Louis-Philippe et a continué à évoluer sous Napoléon III. Elle a été achevée en 1925. La Digue a été une réponse directe à la nécessité de moderniser le port et d’accroître sa capacité à accueillir des navires de plus en plus grands, en phase avec l’industrialisation croissante. Aujourd’hui la Digue s’étend sur près de 7 kilomètres de l’entrée du Vieux-Port jusqu’à l’Estaque. Elle est fermée au public depuis 25 ans.

    Le collectif des Libres-nageurs revendique « l’accès simple et gratuit à la Digue sur toute sa longueur, dans toute sa splendeur, tout le long de l’année dans le respect de l’activité du GPMM ». Pendant la campagne des municipales, le Printemps marseillais a annoncé la réouverture de la Digue aux Marseillais avec accès envisagé par le pont Pinède après réaménagement, et via une barge mobile reliant le J4 à la Digue.

  • [Rue de la République] Samia Ghali : « Je suis pour que le versement mobilité des entreprises soit revu à la hausse »

    [Rue de la République] Samia Ghali : « Je suis pour que le versement mobilité des entreprises soit revu à la hausse »

    Ce week-end, Samia Ghali (DVG), adjointe au maire de Marseille et présidente de la RTM.

    SOn élection à la présidence de la RTM

    Didier Gesualdi : Quelle est votre feuille
    de route après votre élection
    à la présidence de la RTM
     ?

    Les transports sont l’affaire de tous. Chaque Marseillais, chaque habitant de la Métropole est confronté à cette question à un moment ou un autre, pour soi-même, ses enfants, ses parents… Les transports font partie intégrante de la vie des habitants à Marseille intra-muros ou dans les autres communes de la Métropole. Ils représentent une bouffée d’oxygène au sens propre comme figuré du terme, ils permettent de mieux respirer, d’avoir moins de véhicules… Ils sont aussi un poumon du développement économique et un levier de résolution de la crise du logement. Vous ne pouvez pas construire si vous n’avez pas les infrastructures, notamment de transport, pour desservir les habitations.

    Didier Gesualdi : On a un retard à combler sur ce territoire. Comment comptez-vous y arriver ?

    Il y a le tramway vers le nord, vers la Bricarde qui va démarrer. Il y a tous les transports du quotidien aussi, avec les derniers kilomètres ou centaines de mètres qui manquent pour tel ou tel territoire qui se trouve coupé du reste du monde. Il y a aussi un gros chantier, qui m’a été signalé par les chauffeurs de bus avec qui j’ai pu parler. Ils me disent que les bus qui tombent en panne sont un problème, que leur maintenance est un vrai sacerdoce. Cela doit devenir une question centrale pour permettre au service public de fonctionner.

    Léo Purguette : Présider la RTM, c’est
    une tâche épineuse. On pourrait presque penser que c’est un cadeau empoisonné. Pourquoi l’avez-vous accepté
     ?

    D’abord, ce serait insultant pour le personnel de la RTM et les usagers de considérer que c’est un cadeau empoisonné. Après, oui, c’est un sujet éminemment complexe et difficile. Au vu de la situation financière de la Métropole, je ne vais pas vous dire que ça va aller comme sur des roulettes. Je considère que c’est un défi, j’ai pour habitude d’en relever. Le président de la Métropole et le maire de Marseille m’ont désignée pour être candidate à cette présidence, je le prends comme un compliment. Ils connaissent mon caractère, ma pugnacité. Je ne lâche rien, je vais au bout des choses. Je le prends comme une marque de reconnaissance de ma capacité à porter des sujets difficiles.

    La fracture nord-sud

    Léo Purguette : Faut-il voir un symbole dans le fait que vous êtes une élue des 15-16, un secteur qui souffre d’une desserte en transports en commun très insuffisante ?

    D’abord les 15-16, chers à mon cœur vous le savez, Jean-Marc Coppola en est le maire. C’est comme ça qu’on a souhaité travailler lui et moi, en complémentarité. C’est un territoire qui a effectivement beaucoup souffert d’un manque de transports pendant des décennies. On va essayer de rattraper tout cela. C’est important de le faire de manière collégiale et dans l’intérêt de tous les habitants. Les délégations que j’ai à la Ville de Marseille et la présidence de la RTM aideront.

    Didier Gesualdi : C’est l’acte II du Printemps marseillais. Pourquoi on devrait y croire et qu’est-ce qui va changer dans le quotidien des Marseillais ?

    Heureusement qu’on a le Printemps marseillais à la mairie et pas le Printemps de l’ombre du Rassemblement national. Excusez-moi d’être très heureuse que ce soit nous et pas le RN, quand on voit comment ses élus se sont comportés au conseil municipal de mercredi… Même sur des délibérations qui ne portent pas à débat. Ils disent être pour la sécurité et quand on finance une association comme l’Addap 13 pour faire de la prévention, ils ont voté contre, ont eu des propos diffamatoires… Je suis déjà bien contente que Marseille ne soit pas la risée et la honte de la France. Ici on résiste plus qu’ailleurs. Je ne sais pas ce qu’il se passera en 2027 mais Marseille doit être une terre de Résistance. Pour le reste, on va continuer ce qu’on a déjà entamé dans l’acte I sur les écoles, la rénovation urbaine, les équipements publics, les espaces verts… On n’a pas tout bien fait, tout fini, beaucoup reste à faire. Les Marseillais nous ont placés largement en tête, au-delà de nos espérances, pour nous y atteler.

    Marseille et la RTM

    Didier Gesualdi : La majorité marseillaise s’est longtemps plaint de ne pas avoir la main sur la RTM qui appartenait à Catherine Pila, cheffe de l’opposition. C’est un signe pour les Marseillais que vous preniez cette présidence ?

    La RTM n’appartenait pas à Mme Pila. Pas plus qu’elle ne m’appartient aujourd’hui. La RTM appartient aux habitants de la Métropole, nous sommes là pour la faire vivre et se développer. Le fait que ce soit moi qui porte cette question, personne ne peut douter de mon engagement pour les quartiers populaires de cette ville, oui c’est un signe. Par exemple, quand on dit qu’il faut renforcer les bus vers les plages, certes il faut le faire sur le Prado mais aussi à l’Estaque, à Corbières. Je considère qu’un Marseillais qui prend les transports en commun dans le Sud, dans le centre, dans l’Est ou dans le Nord de la ville doit être traité de la même manière. Je suis pour l’équité dans les transports à Marseille. On a la chance, à la RTM, d’avoir plus de 5 000 agents. Je pense qu’ils aiment vraiment leur boulot, leur boîte, c’est une chance qui n’est pas donnée à tout le monde. Ils sont dévoués à la cause des transports en commun, il faut leur donner cette fierté. J’ai eu des messages de tous les syndicats de la RTM et je les en remercie. Quand on devient présidente, c’est important d’être saluée par les syndicats qui sont conscients de la tâche qui nous attend. Ils mettent beaucoup d’espoir dans mon arrivée. C’est d’abord à eux que je veux m’adresser, au personnel et aussi aux femmes qui travaillent à la RTM. Elles ont fait le choix d’être dans des métiers exigeants, plutôt masculins, mais elles le portent tellement bien, de manière tellement élégante. Je veux leur dire qu’elles ont toute mon admiration et j’aimerais qu’il y en ait encore plus.

    Le métro fermé le soir

    Léo Purguette : Êtes-vous en capacité de nous dire aujourd’hui quand le métro va pouvoir reprendre en soirée avec des rames modernisées ?

    Je ne vais pas vous le dire aujourd’hui. On va d’abord commencer par une visite nocturne avec la presse pour que tout le monde comprenne de quoi on parle. On va regarder tout ce qu’il sera possible de faire. On m’explique qu’il y a des questions techniques liées aux travaux qui nécessitent d’interrompre le trafic mais il faut voir concrètement ce qu’il est possible de faire. Vous serez invités, vous les journalistes avec, je l’espère, le président de la Métropole et le maire de Marseille. On verra si on peut gratter une demi-heure, une heure, une heure et demie. Par ailleurs je fais faire un audit flash sur les finances mais aussi sur la partie recettes. La RTM n’est jamais allée chercher de l’argent. Il faudra sans doute qu’on aille chercher de l’argent là où il se trouve, on n’est pas plus idiots que les autres.

    Les finances de la Métropole

    Didier Gesualdi : Nicolas Isnard, le président de la Métropole, a annoncé des assises du financement des transports métropolitains en septembre. Vous avez déjà la pression ?

    Je n’ai pas de pression ! Vous savez, quand vous défendez une cause et que vous en êtes convaincu, vous n’avez pas de pression. J’ai entendu l’UPE 13 dire qu’elle était contre l’augmentation du versement mobilité… Les postures, ce n’est pas trop ma façon de fonctionner. Personne n’est propriétaire de rien, on est face à une situation qui nous dépasse tous. On peut mettre les clefs sous la porte, on dit « c’est fini il n’y a plus de transports à Marseille », et la première victime serait le monde économique. Je ne crois pas qu’il souhaite ça.

    Didier Gesualdi : L’augmentation du versement mobilité comme à Paris est une piste ?

    Entre 2% ici et 3,17% à Paris, il y a un peu de marge. Ça peut résoudre une grande partie des problèmes. Par contre, je comprends que l’UPE 13 dise « on veut des garanties sur les bus qui arrivent à l’heure, sur le développement des transports ». Mais vous savez, le projet tramway qui passe au niveau de la zone franche sur le littoral, c’était demandé par les entreprises. On va leur dire quoi ? « On ne fait pas le tramway parce que l’UPE 13 est contre le versement mobilité ?! » Je le dis : je suis pour que le versement mobilité soit revu à la hausse, il est nécessaire. Sans cela, nous ne pourrons pas continuer à assurer le minimum vital des transports pour les habitants.

    Léo Purguette : Le patronat défend ce qu’il croit être ses intérêts, mais ce n’est pas lui qui va décider. Avez-vous eu des contacts avec les représentants de l’État ? Est-il capable de prendre cette décision ?

    Je vais rencontrer le ministre des Transports ou son cabinet le plus rapidement possible. Je sais que le président de la Métropole, Nicolas Isnard, avec qui j’en ai parlé, a eu un échange très direct avec le Premier ministre notamment sur le versement mobilité. Je crois qu’aujourd’hui, il n’y a pas de porte fermée.

    Didier Gesualdi : Il a entendu sans s’engager…

    Vous savez, en politique, quand il n’y a pas de porte fermée, c’est déjà bon signe.

    Le tram des catalans

    Léo Purguette : Dans les prochains jours, des choix budgétaires devront être opérés. Le maire de Marseille a redit son opposition au tramway des Catalans. Est-ce que c’est un projet définitivement enterré ?

    Je ne fais pas de langue de bois mais je ne veux pas raconter de bêtises. Nous n’avons pas voté le budget de la Métropole, pas plus tard que mardi. Tous les projets vont être regardés et priorisés. Est-ce que le tram des Catalans est aujourd’hui une priorité ou non ? J’en discuterai avec le maire de Marseille. C’est quand même dans sa commune que ça se passe. Aujourd’hui la plupart des habitants ne veulent pas de ce tram. Moi je veux bien qu’on fasse du transport mais commençons par ceux qui le souhaitent plutôt que par ceux qui ne le veulent pas. Mais je laisserai le président de la Métropole et le maire de Marseille, en fonction du budget, dire ce qu’ils souhaitent. La RTM s’exécutera dans un sens comme dans l’autre.

    La gratuité

    Didier Gesualdi : Martine Vassal avait instauré la gratuité pour les enfants et les seniors. Il a aussi la gratuité totale du côté de l’ex-Pays d’Aubagne. Est-ce que c’est en danger dans la RTM que vous présidez ?

    Je disais que le monde économique demande des garanties, certains disent « on veut bien verser mais ce n’est pas pour que les élus en fassent de la gratuité au tout-venant ». Ça vous paraîtra bizarre, mais je peux l’entendre. Moi je suis plutôt pour une tarification sociale ce qui peut être la gratuité dans certains cas. J’entends certains seniors me dire, je gagne bien ma vie, « je peux me payer ma carte de bus, c’est indolore ». Il y a des familles de cadres, qui peuvent prendre en charge le transport de leur enfant. Après il y a eu des choix qui ont été faits dans certaines communes. Les gens qui habitent à Aix, Aubagne, La Ciotat, Martigues… viennent pour certains travailler à Marseille. Le but c’est que demain ils ne viennent plus en voiture. Toutes ces questions, il faut y réfléchir.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Christophe :

    Bonjour. Qu’en est-il du projet d’Arena sur le secteur Gèze que vous aviez annoncé précédemment ?

    Bonjour, je veux vous dire que le projet d’Arena, on est en train d’y travailler. Ça fait partie des grands projets structurants que je suis pour le maire de Marseille. Nous avons déjà ciblé un terrain qui se trouve à Capitaine Gèze. C’est un lieu stratégique au pied du tramway et du métro Capitaine Gèze. Les services sont en train d’y travailler parce que la question pour nous est de savoir si cette Arena doit être complètement publique ou alors semi-privée et semi-publique parce qu’il faut aussi le financer. Nous allons étudier toutes les pistes. Le travail commence sur ce projet d’Arena.

  • Une extrême droite déstructurée face à « un budget structurant »

    Une extrême droite déstructurée face à « un budget structurant »

    Les premières séances de conseil municipal de la mandature sont courtes, et personne ne s’en plaindra. Mais le mandat s’annonce long au regard de la faiblesse de l’opposition des élus d’extrême droite. Rassemblement national, UDR et Reconquête font bloc dans un grand n’importe quoi. Sur les gros dossiers du jour, consacrés aux questions budgétaires, le masque est vite tombé.

    582 millions d’efforts d’investissements

    Au moment de voter le rapport 6 actant le maintien des taux d’imposition de la commune, inchangée depuis 2022, Jessy Nakache (RN) s’embrouille, confond taxe foncière et taxe d’habitation, et reprend la question de son président de groupe, Franck Allisio, posée au conseil précédent, sur la crainte d’une augmentation des impôts durant le mandat. « Je ne peux pas prendre ce genre d’engagement », réplique Benoît Payan, arguant d’un contexte national incertain et renvoyant l’extrême droite à ses turpitudes, trois de ses parlementaires présents, ayant voté à l’Assemblée nationale le désengagement de l’État dans les collectivités territoriales.

    Les prises de paroles suivantes, sur le budget primitif (rapport 7), ne sont guère plus brillantes. Jöel Canicave, l’adjoint (PS) aux finances de la ville présente « un budget équilibré avec une trajectoire maîtrisée ». D’un montant de 2,16 milliards pour 1,57 milliard de fonctionnement, il confirme une capacité à maintenir « un haut niveau d’investissement ». « La dynamique des recettes de services constitue un levier majeur », observe l’élu de la majorité dans un contexte où les dotations de l’État (248 millions) compensent à peine l’inflation et celle des dépenses (+5%) est « maîtrisée au regard des contraintes nationales ».

    L’effort d’investissement (582 millions) « élevé et structurant » inclut 318 millions de dépenses nouvelles et dans la continuité des années précédentes : l’éducation avec la poursuite du plan école, la sécurité avec le doublement des effectifs de la police municipale… « Une stratégie financière responsable et tournée vers l’avenir et le maintien des équilibres budgétaires au plus près des ratios prudentiels », assume Joël Canicave.

    « Fiers de nos agents »

    Un « budget d’illusion » avec « une vision à court terme et sans cap » pour Franck Allisio qui n’a pas saisi la nature des 31,5 millions de reprise de résultat de 2025 et dénonce de façon populiste une masse salariale en hausse. « Les agents de cette ville ne sont pas simplement une charge », lui répondra Thomas Roller (PS), « Nous sommes fiers d’avoir plus de policiers municipaux, plus d’agents dans les écoles et dans notre ville. Ce ne sont pas des chiffres, ce sont ces femmes et des hommes qui font vivre nos services publics, gardent nos enfants, entretiennent nos parcs et sont au service des Marseillaises et des Marseillais. »

    « Un budget pas maîtrisé » et « une faute stratégique », attaque encore Thibaut Charpentier (RN) pour justifier le vote contre de son groupe. « Une lecture caricaturale », répond Pierre Huguet (G.s), assis au perchoir. Par la voix de Romain Simmarano (Ren.), « heureux de se prononcer sur un budget » après que les maires de la Métropole s’y soient refusés la veille, la droite républicaine plus constructive va s’abstenir.

    « Ce budget vous ressemble et ressemble au programme pour lequel vous avez été élus », glisse-t-il avant de pointer trois points d’attention. Le premier sur les fonds européens, « le 13e mois des collectivités ». Il réitère sa demande d’objectifs fixés. « Ils le seront en 2027 », lui assure Joël Canicave. Le deuxième sur la masse salariale avec une demande de clarification « pour comprendre de quoi il s’agit ? ». Le troisième enfin sur le désendettement, rappelant justement que « celui d’une commune ne peut pas être pris comme un signe de bonne santé par principe ».

    Contractualisation

    « Ce n’est pas maintenant qu’on va décider si ce budget est bon, c’est dans huit mois. C’est pour cela que nous nous abstiendrons », conclut-il, attendant de voir des bibliothèques ouvertes, un « mieux » sur les piscines, et de compter le nombre d’écoles construites. Évoquant une « période plénipotentiaire » pour un maire disposant désormais à la Métropole de « l’ensemble des outils » et « de toutes les manettes sans aucune contestation possible », Romain Simmarano amène une réaction attendue de Benoît Payan.

    « Ce n’est pas le climax du plénipotentat », répond ce dernier, rappelant malicieux qu’il n’a pas la main sur la Région et le Département. « Mais quoi de plus normal que la Métropole et la ville centre s’entendent ? », note-t-il avant d’évoquer une série de rendez-vous avec les deux collectivités : « Nous allons soumettre un certain nombre de demandes pour que nous puissions nous aussi avoir droit à un certain nombre de dispositifs », précise-t-il, répétant que la Ville n’a reçu que 2% de l’aide départementale aux communes alors qu’elle compte 42% de ses habitants.

    « M. Simmarano, nous comptons sur vous pour faire en sorte que les contrats ville-région et ville-département émergent assez rapidement », abondera un peu plus tard Joël Canicave.

    ET AUSSI

    Hommage à Hammache

    La séance s’est ouverte par « un hommage appuyé » à Azdine Hammache, adjoint (PM) à la culture à la mairie des 13 -14, décédé la semaine passée. Sa famille était présente dans l’hémicycle. « Nous ne l’oublions pas et il est ici », assure Benoît Payan, rappelant le livre de Rûmî, un poète perse, qu’il lui avait offert lors de leur première rencontre. Il « aurait apporté à ces arrondissements auxquels il tenait, la force de ses connaissances, la puissance de ses engagements, la beauté de son esprit, la force de ses mots et notre histoire collective. Il sera une grande perte pour nous toutes et tous », estime le maire avant de longs applaudissements.

    L’été marseillais est voté

    L’été marseillais permettra aux habitants d’accéder gratuitement à toute une série d’activités nautiques, sportives et culturelles, spectacles et concerts, du 21 juin au 6 septembre. Cette délibération présentée par le maire de Marseille, en personne, a été la première à être votée ce mercredi lors du conseil municipal par la majorité de gauche.

    Ravier grand-remplacé

    Le rapport 16 portant sur des subventions urgentes à destination des acteurs associatifs, a donné l’occasion à l’élu d’extrême droite, Antoine Baudino (REC), de déverser son fiel haineux. Dans son viseur, l’argent versé à « une filiale de l’Addap 13 » prenant en charge les mineurs non accompagnés pour qui « l’immigration est un business lucratif ». Après avoir fait le lien avec SOS Méditerranée, il s’en prend à l’Algérie, à ceux qui viennent « se faire soigner à l’œil », dénonce de « l’argent dans la poche des immigrationistes » et crie à la « submersion migratoire ». « Il fallait bien que quelqu’un remplace M. Ravier », ironise Benoît Payan, demandant une annotation au PV après qu’Antoine Baudino ait assimilé l’Addap 13 à la DZ Mafia. « Pour les financer un peu plus mais ce sera sur votre argent », conclut-il avec malice.

    Kit de rentrée scolaire

    Le rapport 11 présenté par Pascaline Lécorché (PP) sur le kit de rentrée scolaire, la dotation de fourniture de la ville dont le montant est revalorisé à 8,4 millions pour 2026, 2 de plus qu’en 2025, donne encore l’occasion à l’extrême droite de patauger. Thomas Battesti (RN) convoque l’école d’Aristote et les Hussards noirs pour parler « éducation populaire » et réclamer un effort de la ville sur « les niveaux d’apprentissage des enfants, et les savoir fondamentaux ». Après « une leçon d’histoire », le maire rappelle qu’il n’est pas ministre de l’éducation nationale et n’a pas accès aux contenus pédagogiques.

  • Un groupe et des sensibilités pour le Printemps marseillais

    Un groupe et des sensibilités pour le Printemps marseillais

    Les 73 conseillères et conseillers municipaux ont voté, à l’unanimité, la création d’un groupe unique de la majorité municipale », indique ce vendredi le Printemps marseillais, dans un communiqué. à cette occasion, c’est Arnaud Drouot, adjoint (PS) au maire de Marseille délégué au Bataillon de marins-pompiers de Marseille et à la sécurité civile, qui a été désigné pour en prendre la présidence.

    Faire vivre le groupe

    « Faire vivre l’unité et la diversité de notre rassemblement, promouvoir l’action du maire de Marseille Benoît Payan et des élus de la majorité municipale, sera la feuille de route du groupe », explique ce dernier, qui fut un temps directeur de cabinet de Benoît Payan sur la dernière mandature.

    Afin de « faire vivre ce groupe », un bureau représentant l’ensemble des sensibilités du Printemps marseillais a été créé. Un dispositif déjà mis en place en 2020, mais qui prend plus de consistance avec une majorité renforcée d’une vingtaine d’élus. Il est composé de sept membres : la maire adjointe (DVG) Samia Ghali, Thomas Roller (PS) pour les socialistes et apparentés, Amine Kessaci (EELV) pour les écologistes, Audrey Garino (PCF) pour les communistes, Éric Mery pour Mad Mars, et Pierre Huguet (G.s) qui retrouve à ses côtés des élus Debout ! et L’Après.

    « Si on regarde d’autres villes, avoir un groupe est rare. Cela montre que le Printemps marseillais est bien plus qu’une alliance électorale. C’est un message important d’unité, note ce dernier. Pour le reste, on est plus sur des périmètres politiques nationaux et cela permet de s’organiser pour garantir plus de fluidité dans nos échanges. »

    « Ce sera plus simple de faire des réunions chaque semaine en bureau plutôt que des réunions de groupes à 73 », résume l’entourage du maire. « Charge à nous de bien faire le lien avec tous les élus », glisse Éric Mery (Mad Mars), le nouvel adjoint aux Sports de la ville, qui a pris la tête des conseillers de « sensibilité » citoyenne. Un « groupe » de dix, tous membres du mouvement Mad Mars, où figurent notamment quatre autres adjoints, Pierre-Marie Ganozzi, Julien Harounyan, Juliette Masson et Sophie Guérard, ainsi que la maire des 6-8, Olivia Fortin.

    Si cette représentativité ne devrait pas se traduire par un positionnement particulier sur les bancs de l’hémicycle Bargemon, les conseillers municipaux de la majorité, jusqu’ici assis par ordre alphabétique, pourraient se retrouver répartis par affinité de délégation, glisse un autre élu.

    Ces « groupes » de sensibilité ont commencé à prendre forme. Pascaline Lecorché (Place publique) a sans surprise rejoint les socialistes et apparentés. « On a fait la campagne européenne ensemble, un chemin collectif s’est déjà construit et c’est en cohérence avec nos positions nationales », explique cette dernière.

    Le « groupe » communiste présidé par l’adjointe au logement Audrey Garino, réunit le maire PCF des 15-16, Jean-Marc Coppola, Anthony Goncalves, le chef de file du PCF sur la campagne qui en prend la vice-présidence, ainsi que Nathalie Tessier, Hassan Guenfici, Ibrahim M’Ze, Mohamed Itrisso, Laure Rovera et quatre conseillers apparentés : Rebecca Bernardi (PM), Marie Batoux (PM), la maire (GRS) des 1-7, Sophie Camard et Patrick Amico.

  • Marseille reste en première ligne face à l’urgence sociale de la crise du logement

    Marseille reste en première ligne face à l’urgence sociale de la crise du logement

    Huit ans après le drame de la rue d’Aubagne, la question du logement reste brûlante dans une ville touchée comme le reste du pays par la crise de la construction. Avec ici un gros enjeu : répondre à l’urgence sociale. Si la Métropole détient la compétence logement, la municipalité de gauche, l’origine des États généraux du logement en 2022, a activé plusieurs leviers depuis 2020.

    Objectif de 4 500 logements par an

    En matière de lutte contre l’habitat indigne, elle agit d’abord avec le pouvoir de police du maire. Plus de 3 300 signalements de logements potentiellement dangereux ont été traités par la Ville en 2024 pour un total 254 arrêtés de mise en sécurité, 220 arrêtés de mainlevée, 45 arrêtés d’insalubrité et 900 mises en demeure pour non-respect du règlement sanitaire, conduisant à la mise en conformité de 700 logements.

    Pour garantir la sécurité des habitants, Marseille recourt aussi aux travaux d’office lorsque les propriétaires défaillants n’agissent pas. En 2024, 102 procédures ont été engagées, pour un investissement de 3,9 millions d’euros. Depuis 2025, la baisse de ces procédures témoigne, selon la Ville, d’un effet dissuasif auprès des copropriétaires et bailleurs concernés.

    La lutte contre les marchands de sommeil constitue un autre pilier de l’action municipale. 194 propriétaires ont été signalés au procureur de la République et la Ville s’est constituée partie civile dans 14 affaires. Depuis 2020, 29 marchands de sommeil ont été condamnés.

    La transformation de l’habitat passe aussi par une rénovation urbaine de grande ampleur. À Marseille le programme est doté de 2,5 milliards d’euros, dont 650 millions de subventions Anru. Il concerne 14 quartiers NPNRU et 41 quartiers prioritaires, avec 3 450 logements à réhabiliter, 3 600 logements reconstruits pour compenser 3 000 démolitions. Parallèlement, plus de 32 millions d’euros de travaux urgents ont été engagés depuis 2023 sur des copropriétés dégradées. Fin 2025, les décrets déclarant d’intérêt national des opérations de requalification des copropriétés du Mail, des Rosiers, de la Maurelette et de Consolat, ont enfin été signés. Ils étaient attendus depuis 2022.

    Sur le volet de la production, la Ville s’est engagée à atteindre 4 500 logements par an. En 2024, 3 340 logements ont été autorisés, et 1 315 logements sociaux ont été agréés.

    Enfin, afin de contenir la tension locative, la Ville a renforcé la régulation des meublés touristiques. En 2024, 80% des 800 demandes de changement d’usage ont été refusées et 130 boîtes à clés illégales, retirées de l’espace public. En février, deux propriétaires à plus de 255 000 euros d’amendes pour des locations illégales. En parallèle, l’encadrement des loyers, en attente de validation ministérielle, constitue l’un des leviers majeurs envisagés pour préserver l’accès au logement des Marseillais.