Si l’OM est en train de redorer son blason, au moins en Ligue 1, Amine Harit est bien un acteur important de ce redressement. Dans une bonne forme, l’international marocain a confirmé, ce dimanche, lors de la victoire au Vélodrome contre Toulouse (2-0). Imprévisible pour la défense adverse, impérial à la conservation du ballon, au top techniquement, l’ancien joueur du FC Nantes a multiplié les actions de classe. Son entame de partie a été idéale avec ce but après 63 secondes de jeu, d’un extérieur du pied bien senti.
Élu homme du match, Harit a préféré mettre en avant la performance collective. « Mon trophée d’homme du match est un trophée d’équipe pour moi. Ça m’importe peu. Aujourd’hui, je suis fier. On a su faire le dos rond quand c’était plus compliqué », a-t-il expliqué au micro du diffuseur. Même lorsque les Olympiens ont subi, lors de la seconde période, l’équipe est restée solidaire. Proche de craquer, avec les deux buts toulousains hors-jeu, la barrière a tenu. « On a concédé beaucoup d’occasions, mais le fait de se battre et d’avoir eu des moments compliqués, ça nous a beaucoup soudés. »
De manière plus générale, Bruno Genesio a évoqué le rôle de ses attaquants durant la conférence de presse d’après-match. L’entraîneur semblait satisfait du nombre d’occasions créées et que son équipe possède la 2e attaque du championnat (20 buts, à une unité du PSG). Il encourageait ses offensifs, dont Amine Harit, a tenté. « Il faut aussi laisser de la créativité et de l’inspiration aux joueurs. Sinon, ils ne tenteront plus rien et ne feront plus rien. Je dis souvent que les attaquants ont besoin de ça, de tenter des choses, de rater pour mieux réussir ensuite. »
Une association sautait aux yeux lors du visionnage de ce match face au TFC : celle entre les deux Amine, Gouiri et Harit. Dès le coup d’envoi, le premier cité a parfaitement servi le second d’un extérieur du pied, pour l’ouverture du score. Tout au long de la partie, les deux hommes se sont cherchés et se sont trouvés. Une certaine complémentarité était présente avec une volonté de se distribuer mutuellement des ballons. L’une des clés du match, sur le plan offensif. « Le coach nous laisse énormément de liberté, donc on essaie de prendre beaucoup de plaisir sur le terrain. Et aujourd’hui, on a réussi à le faire », a simplement raconté Gouiri. Le buteur algérien ajoute : « Avec Amine, on parle le même football ! » Une phrase déjà sortie de sa bouche plus tôt dans la saison, pour évoquer sa relation avec son coéquipier de l’attaque marseillaise.
Sur la scène européenne, Harit a été un joueur de second plan depuis le début de la saison. Relégué sur le côté gauche à Besiktas, le Marocain a pris l’eau de toutes parts. Son entrée contre l’Olympiakos fut loin d’être remarquable, alors que se profile le déplacement à Leverkusen. Bruno Genesio fera-t-il de nouveau confiance aux plus jeunes jeudi ? C’est ce qu’il laisse entendre, au détriment d’Amine Harit.

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