En grève, les agents du Mucem guettent Costa

Suspendu de ses fonctions de président du Mucem le 30 juin pour quatre mois par le ministère de la Culture, Pierre-Olivier Costa a annoncé dimanche qu’il allait de nouveau occuper son siège. De quoi rendre les salariés du musée marseillais furieux et déclencher une grève mardi. « Ne voyant rien venir avant, on a alerté le ministère de la Culture pour savoir ce qu’il se passerait le 1er novembre. Mais silence radio. Puis, on a appris par voie de presse qu’il comptait reprendre », rappelle en ce 3 novembre un représentant du personnel Sud Culture du Mucem, sur le piquet de grève. Une grève votée par « 85% » d’une centaine de salariés présents lors d’une assemblée générale, sur les 125 employés du musée. Mardi après-midi, la reprise du travail pour mercredi a été approuvée. Mais un préavis court jusqu’à la fin de semaine prochaine.

Sur le qui-vive

Organisé par Sud Culture et la FSU, ce mouvement vise au départ définitif de Pierre-Olivier Costa qui a fait l’objet d’une enquête menée par l’Inspection générale des affaires culturelles (Igac) pour des « faits de mal-être » au Mucem et un management toxique. Sans compter l’ouverture d’une enquête pour harcèlement moral et sexuel. Malgré ses annonces dans la presse et un mail adressé aux agents du Mucem duquel ne ressort aucun mea-culpa, nulle trace de Pierre-Olivier Costa sur le site. « Aucun gréviste n’a envie de le revoir revenir. Même des gens du comité de direction sont en grève. D’autres le sont aussi pour la première fois de leur vie alors qu’ils travaillent dans la fonction publique depuis 30 ans », indique sur place une autre représentante syndicale Sud Culture qui s’étonne que le ministère n’officialise rien au sujet de cet ancien directeur de cabinet et proche de Brigitte Macron. « Mais si d’aventure, il était quand même confirmé, on se mettra encore en grève dès qu’on le reverra au Mucem », prévient-elle.

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