L’opération « Tables mystères » prend racine

Marianne est originaire de Tanger, Yves de Saint-Avold ou Djamil est un baroudeur originaire d’Indonésie.

Leur point commun ? « C’est la vie qui nous a amenés à poser nos valises à Marseille. Et à y rester » confie Karine, elle-même venue de La Réunion. Comment faire pour créer des liens dans une grande ville et ne pas se retrouver seul face à un écran ?

Vincent Domenech a eu l’idée de créer un rendez-vous autour d’un concept simple. Baptisé « Tables mystères », il fédère des gens curieux, qui se regroupent pour prendre un verre ensemble et parler, parler, parler. « Pour lancer la discussion, il y a des gobelets où se trouvent des thèmes, avec trois niveaux de discussion, léger, intermédiaire et profond », détaille-t-il.

À chacune des deux premières soirées, ils étaient une vingtaine. « Les gobelets ont servi à lancer les discussions, qui se font par petits groupes, mais, rapidement, les échanges se sont libérés et il n’y a plus eu besoin des petits papiers » note celui qui avoue « avoir souffert de la solitude ».

Le succès des deux premières tables va sans doute amener d’autres rencontres de ce type. « L’idée est de se retrouver chaque deux semaines, un lundi, ce qui est possible grâce au Café de la Banque. » Les participants apprécient ces moments de partage. À l’image de Ghilaine, qui « a attrapé le virus », Véra, la scribe des discussions ou encore Sylvie, « venue par curiosité pour vivre des moments conviviaux ». Pour Yves, « c’est un lieu chaleureux qui permet de voyager en écoutant les autres ».

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