Le député LFI des Bouches-du-Rhône Sébastien Delogu comparaissait, mercredi devant le tribunal de Marseille, pour recel de vol, atteinte au secret des correspondances et divulgation d’informations privées mettant en danger. Il avait divulgué des documents privés volés à un chef d’entreprise, lors d’un conflit social. La procureure Audrey Jouaneton a justifié l’inéligibilité requise par «la gravité des faits», estimant que le tribunal ne pouvait pas «permettre qu’il continue d’exercer» son mandat. Le député a fait valoir son droit au silence, présentant simplement ses excuses pour les faits sans toutefois expliquer ses motivations de l’époque. Ces délits lui font encourir jusqu’à 5 ans de prison, 350.000 euros d’amende mais surtout l’inéligibilité.« On est privé d’un débat attendu » déplorait la présidente Anne Joncoux. « J’étais certainement mal conseillé à ce moment-là et j’ai agi dans l’urgence. Je ne comptais pas porter atteinte à M. Aragones et je lui présente mes excuses » consentait finalement à dire le parlementaire perdu dans sa défense et multipliant les rictus goguenards. « C’est comme si vous lui avez mis une cible dans le dos. Et s’il lui était arrivé quelque chose ? » relançait la magistrate. « Je m’en serais voulu » admettait Sébastien Delogu avant d’opposer de nouveau son droit au silence aux questions de la procureure.
Plus d’information dans La Marseillaise de ce jeudi 22 octobre

Leave a Reply