Tag: Sébastien Delogu

  • Delogu dénonce une « campagne de dénigrement »

    Delogu dénonce une « campagne de dénigrement »

    Huit heures de garde à vue plus tard, le député insoumis Sébastien Delogu a tenu à donner sa version des faits. Avant tout, celui-ci dénonce « une campagne médiatique de dénigrement alimentée par des fuites policières mensongères », écrit-il dans un communiqué de presse.

    La garde à vue fait suite à une altercation survenue dans le hall de sa résidence, lundi, alors que des policiers en civil du service interdépartemental de sécurisation des transports en commun intervenaient dans le cadre d’un vol d’une montre de luxe. Le député a tenu à donner sa version des faits : « Je rentrais chez moi lorsqu’un homme (…) parfaitement inconnu a tenté de pénétrer vigoureusement dans mon immeuble (…). » Le député a demandé à la personne qui elle était à plusieurs reprises, puis fini par s’entendre dire « Je suis de la police », puis de « dégager ». Sébastien Delogu explique son insistance par les menaces reçues à son encontre. Devant le refus de laisser entrer l’agent, la tension est montée de plusieurs crans, jusqu’aux insultes, toujours selon lui, qui aurait été poussé violemment. Les trois agents présents ont porté plainte pour outrage, le député pour « outrage violences volontaires ». Celui-ci est convoqué le 13 novembre devant le tribunal correctionnel de Marseille.

  • Sébastien Delogu convoqué devant la justice pour outrage le 13 novembre

    Sébastien Delogu convoqué devant la justice pour outrage le 13 novembre

    Le député (LFI) de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône Sébastien Delogu s’est vu remettre à l’issue de sa garde à vue jeudi soir une convocation par officier de police judiciaire, confirme le parquet de Marseille auprès de La Marseillaise. Celui-ci devra s’expliquer devant le tribunal correctionnel le 13 novembre prochain, après l’altercation qui l’a opposé lundi après-midi à trois policiers qui intervenaient dans l’immeuble où il réside pour interpeller un voleur présumé. «Il est poursuivi du chef d’outrage sur personnes dépositaires de l’autorité publique», précise le parquet.

    Le parquet confirme par ailleurs avoir bien reçu la plainte déposée mercredi soir par l’avocat du parlementaire, Me Yonès Taguelmint, «contre les trois policiers pour outrage et violences par personne dépositaire de l’autorité publique». Dans les enregistrements de vidéosurveillance diffusés en ligne, on entendait l’un des policiers traiter le député de «trou du cul», tandis que les agents en civil assuraient dans leur plainte avoir eux-mêmes été insultés après que le parlementaire leur a demandé de s’identifier.

    Dans une publication sur les réseaux sociaux à l’issue de sa garde à vue, Sébastien Delogu remercier les forces de l’ordre «qui se sont comportées de manière irréprochable» et indiquait qu’il allait s’exprimer «prochainement».

  • Après les plaintes, Delogu en garde à vue

    Après les plaintes, Delogu en garde à vue

    Avant de se rendre au commissariat de l’Évêché (2e arr.), le député LFI de Marseille n’avait pu s’empêcher de publier un autoportrait, en commentant : « C’est l’heure ». Devant l’hôtel de police marseillais, son avocat Me Yones Taguelmint se réjouissait devant la presse d’une convocation rapide, trois jours après l’altercation qui a opposé des policiers en civil en intervention dans son immeuble au parlementaire. « C’est bien que la justice puisse avancer, enquêter à charge et à décharge », glissait brièvement son conseil quand le député entrait sans faire le moindre commentaire. Mais l’audition libre s’est rapidement transformée en garde à vue « dans le cadre de l’enquête de flagrance diligentée pour outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique », a indiqué le parquet de Marseille à La Marseillaise, confirmant une information de l’AFP. Une flagrance qui permet de passer outre l’immunité parlementaire, et un cap supplémentaire franchi dans cette affaire.

    Plainte déposée contre X

    Trois policiers en civil du Service interdépartemental de sécurisation des transports en commun avaient déposé plainte pour outrage contre le député après une intervention lundi après-midi dans l’immeuble où il réside, lui reprochant d’avoir fait obstruction lorsqu’ils pénétraient dans le hall du bâtiment pour appréhender le voleur d’une montre de luxe, et de les avoir insultés, notamment en les traitant de « trou du cul ». Des faits contestés par le parlementaire, qui affirme avoir demandé aux forces de l’ordre de s’identifier alors qu’ils s’engouffraient à sa suite dans l’immeuble, et avoir été bousculé et injurié par l’un des policiers. Dans les enregistrements de vidéosurveillance largement diffusés, on entend cette fois l’un des policiers traiter le député de « trou du cul ». Après l’avoir annoncé, l’avocat de Sébastien Delogu confirme ce jeudi avoir porté plainte contre X mercredi soir, pour injure et violence physique par personne dépositaire de l’autorité publique.

    L’altercation est remontée jusqu’à la place Beauvau et le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez lui-même s’est empressé mercredi après-midi d’apporter « évidemment mon soutien aux forces de l’ordre qui doivent pouvoir exercer leur fonction partout et en toutes circonstances, et à tout le moins y être aidées par un élu de la République ».

    Le député a annoncé sa sortie hier soir aux alentours de 22h sur les réseaux sociaux, remerciant les forces de l’ordre «qui se sont comportées de manière irréprochable».

  • Sébastien Delogu député LFI placé en garde à vue

    Sébastien Delogu député LFI placé en garde à vue

    Le parquet de Marseille a confirmé ce jeudi-après midi le placement en garde à vue du député LFI de Marseille Sébastien Delogu «dans le cadre de l’enquête de flagrance diligentée pour outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique», comme l’a révélé l’AFP. Le parlementaire était convoqué en début d’après-midi en audition libre suite à la plainte déposée par un policier, après une altercation lundi après-midi dans le hall du bâtiment où il réside.

    A l’arrivée de Sébastien Delogu au commissariat de l’Eveché (2e), son avocat Me Yones Taguelmint confirmait à la presse avoir déposé plainte mardi soir contre X, pour violence physique et injures par personne dépositaire de l’autorité publique. Dans une vidéo diffusée à la presse, on entendait un policier en civil traiter le parlementaire de «trou du cul». Le ministre de l’Intérieur avait apporté son soutien aux policiers impliqués. «Les policiers intervenaient pour interpeller l’auteur d’un vol en flagrance», expliquait-il.

  • Accusé d’outrage, Delogu porte plainte pour violences

    Accusé d’outrage, Delogu porte plainte pour violences

    Le député LFI de Marseille Sébastien Delogu est convoqué ce jeudi matin en audition libre, après l’ouverture d’une enquête en flagrance par le parquet de Marseille. Celle-ci fait suite à un dépôt de plainte de trois policiers pour outrage, après une intervention lundi après-midi dans l’immeuble du 2e arrondissement où réside le parlementaire. Alors que les agents en civil du service interdépartemental de sécurisation des transports en commun intervenaient pour le vol d’une montre de luxe, ils affirment que le député les a empêchés d’entrer dans l’immeuble et leur aurait lancé, selon les informations de La Provence, que « La République c’est moi, trous du cul ». Des propos contestés par l’avocat de Sébastien Delogu, qui indique que le ton a monté lorsque le député a demandé à un agent de s’identifier alors qu’il s’introduisait dans l’immeuble en bloquant la porte. Dans un courrier à la préfète de police déléguée, il affirme que le policier l’a insulté en disant qu’il était « une merde » et qu’il « puai[t] de la gueule », avant de le pousser avec le poing refermé sur la poitrine. Il annonce déposer plainte auprès du procureur de Marseille pour « violences volontaires et faits commis par des personnes se présentant comme fonctionnaires de police ». Il a également demandé la conservation des bandes de vidéosurveillance de l’immeuble, diffusées dans la presse et les réseaux sociaux, pour appuyer ses dires.

    Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé en début d’après-midi ce mercredi qu’il « apporte évidemment [son] soutien aux forces de l’ordre qui doivent pouvoir exercer leur fonction partout et en toutes circonstances, et à tout le moins y être aidées par un élu de la République », rappelant qu’une enquête est ouverte. Le député de son côté dénonce être « harcelé par les chiens de garde de Vincent Bolloré » face à la présence de journalistes devant son domicile.

  • Documents volés : Sébastien Delogu sera jugé le 21 octobre

    Documents volés : Sébastien Delogu sera jugé le 21 octobre

    Poursuivi pour «la diffusion sur les réseaux sociaux et notamment sur son compte Instagram de documents relatifs à la vie privée et professionnelle de M. Isidore Aragones» rappelait la présidente, Sébastien Delogu sera finalement jugé le 21 octobre prochain, a décidé le tribunal correctionnel de Marseille ce mardi après-midi.

    Dans le cadre d’un conflit social au sein de la société Laser propreté, qui assurait le nettoyage de la gare Saint-Charles à Marseille, le parlementaire avait exhibé dans une vidéo le 24 septembre 2024 plusieurs courriels de l’éphémère président du conseil d’administration de la société, membre du bureau du Crif (conseil représentatif des institutions juives de France) Aix-Marseille.

    Parmi ces documents, un échange avec un responsable de l’armée de l’Air israélienne pour faire venir une délégation, un mail relatif à un voyage en Israël, un autre relatif à une vente aux enchères… Des documents qui avaient été dérobés une semaine plus tôt lors d’une mobilisation sociale, et dont la diffusion représentait «un risque direct d’atteinte à la personne et aux biens», soulignait la présidente. Absent à l’audience en raison d’un «climat très tendu» expliquait son avocat Me Yones Taguelmint à l’AFP, le député s’était dépeint en «lanceur d’alerte» après son audition.

    Dernier renvoi

    «La défense ne sera pas en état de présenter ce dossier de façon convenable», plaidait son conseil en soulignant qu’il n’a reçu le dossier qu’au mois de mai, tandis que se multiplient les procédures dans lesquelles le député est partie civile. Ainsi pour la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité le 7 juillet de l’auteur de menaces de mort en ligne contre le parlementaire. «Plus nous allons nous approcher de la présidentielle, plus il y aura une cristallisation», répondait le conseil du Crif Me Benjamin Ayoun en dénonçant de la part du député «une volonté d’être en lutte contre le Crif, contre M. Aragones, et contre tout ce qui peut avoir une position pro-Israël».

    Le parquet ne s’opposait pas au renvoi, qui sera le dernier dans cette procédure a indiqué la présidente.

  • [Grands électeurs] à Marseille, la gauche renforcée se voit puissance 4 à la chambre haute

    [Grands électeurs] à Marseille, la gauche renforcée se voit puissance 4 à la chambre haute

    Au fond de l’hémicycle Bargemon, les élus marseillais se pressent devant les listes affichées, suivant du doigt les noms inscrits. Le conseil municipal devait désigner, ce vendredi, les 1 070 délégués marseillais qui voteront, le 27 septembre prochain, aux sénatoriales avec les 111 conseillers municipaux de la ville, parmi les plus de 3 600 grands électeurs des Bouches-du-Rhône (notre édition du 26/05).

    Malgré les interrogations sur une possible division des voix de l’extrême droite entre les partisans de Stéphane Ravier et ceux de Franck Allisio (RN), « je constate, avant d’ouvrir le scrutin, que trois listes ont été déposées », annonçait le maire (DVG), Benoît Payan. Et si le Printemps marseillais, en catastrophe, fait corriger au feutre noir les dernières erreurs sur sa liste, aucune surprise ne vient bousculer le dépouillement. Aux 73 élus du Printemps marseillais s’ajoutent 704 délégués supplémentaires – à commencer par l’ensemble des élus d’arrondissement menés par la benjamine Ilyana Abideli –, tandis que les 34 membres du groupe d’extrême droite peuvent compter sur 328 voix de plus, et les quatre élus de la droite sur 38 délégués supplémentaires.

    Avec ces seules voix marseillaises, la gauche sécurise deux places au Sénat, sur les huit en jeu dans le département. « Nous pouvons en faire quatre dans une liste unie », assure l’adjoint (PS) à la sécurité, Arnaud Drouot, en amont de la séance. Les communistes ont déjà désigné le sénateur sortant Jérémy Bacchi pour conduire ce rassemblement des progressistes, à l’unanimité du conseil départemental, qui s’est tenu le 27 mai dernier.

    Ravier repart

    Tandis que Marie-Arlette Carlotti doit repartir en seconde position pour le PS, la commission nationale des investitures des Écologistes a pour sa part validé, jeudi soir, un scénario pour ses sénateurs sortants, redonnant l’investiture à Guy Benarroche. Celle-ci doit encore être validée, ce samedi, par un vote du conseil fédéral. « Cela ne devrait pas être un problème, mais j’attends respectueusement la fin du processus », confirme-t-il. Une désignation qui n’a pas été un long fleuve tranquille : la consultation des militants locaux a donné trois voix d’avance à l’adjoint des 2e-3e Thomas Laffare. « Le vote local n’était que consultatif », explique le sénateur sortant, qui pointe qu’une vingtaine de personnes n’ont pas pu participer au vote électronique, essentiellement pour des raisons techniques. Le scrutin désignait aussi l’ex-membre de la tutelle Samia Lakehal pour compléter la liste. Reste à savoir qui sera en quatrième position de l’union de la gauche. « La possibilité d’un quatrième siège dépend des autres listes et de la personne », souligne Guy Benarroche, qui anticipe un éparpillement de la droite. Quand les insoumis, sans réserves de voix, auront « bien sûr » une liste, indiquait avant le conseil Sébastien Delogu.

    L’extrême droite aussi sera bien divisée. Sur BFM Marseille, jeudi soir, le sénateur (ex-RN) Stéphane Ravier a confirmé qu’il mènerait bien sa propre liste. « Le devoir m’appelle », lâchait-il en ironisant sur les compliments adressés par le député RN Franck Allisio. De quoi grappiller des voix à droite, alors que les peines d’inéligibilité infligées en première instance pour prise illégale d’intérêt restent suspendues à ses appels.

    Retrouver en vidéo l’intégralité du conseil de Marseille réunit ce vendredi 5 juin pour une séance dédiée aux élections sénatoriales

  • Sébastien Delogu dénonce des ingérences étrangères

    Sébastien Delogu dénonce des ingérences étrangères

    « Des personnes sont même allées faire des affiches, dans la deuxième ville de France, avec des QR codes renvoyant à des sites où il était écrit que j’étais accusé de viol ! » Ce mercredi matin, dans une conférence de presse, Sébastien Delogu, député LFI de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, aux côtés de François Piquemal, son homologue de Haute-Garonne, a sonné la riposte face à ce qu’ils qualifient de « campagne de dénigrement et diffamation ». Laquelle a eu lieu pendant les élections municipales, où les deux étaient candidats dans leurs villes respectives. Le tout, orchestré, a priori, par une entreprise israélienne spécialisée dans l’influence sur internet.

    Sébastien Delogu énumère la « création de sites internet, création de faux comptes et de faux journalistes » à son encontre. Quand François Piquemal, ex-candidat à Toulouse, liste la « création de pages diffamantes colportant des rumeurs ou la divulgation de mon adresse personnelle sur internet ». Ce dernier évoque un exemple parlant : « La veille du 2d tour avec diffusion de fausses publicités sur plusieurs sites, dont celui de “La Dépêche du Midi”. » Des publicités haineuses reprenant la charte graphique des insoumis où l’on voyait, par exemple, un homme torse nu avec un tatouage « LFI », frappant un autre homme à terre.

    L’affaire est notamment documentée par Viginum, dispositif créé par Emmanuel Macron qui contrôle les opérations électorales sur internet, comme le relatent nos confrères du Canard Enchaîné. Selon eux, Viginum a largement documenté les fausses informations, publications haineuses et autres tromperies à l’égard des deux candidats et est remonté jusqu’à ladite entreprise israélienne. Problème : Le Canard Enchaîné révèle, ce mercredi, que le rapport s’appuyant sur le travail de Viginum, « consacré aux opérations de déstabilisation constatées », n’a toujours pas été rendu public. De quoi faire monter au créneau François Piquemal avec une question à l’Assemblée nationale. En réponse, Laurent Nuñez a annoncé, mercredi 20 mai à l’Assemblée, qu’une « action judiciaire [était] engagée ». Et d’assurer que le rapport serait bien rendu public. Le candidat toulousain saisit le tribunal administratif pour faire annuler l’élection.

  • Le 5, rue des frères Perez à Marseille, un ex « hôtel social » à vau-l’eau

    Le 5, rue des frères Perez à Marseille, un ex « hôtel social » à vau-l’eau

    Depuis quatre mois, une famille vit dans une chambre d’hôtel relogée en urgence à la suite de menaces. Le couple dénonce depuis plusieurs années l’indignité de leur logement suite à des fuites actives d’eaux qui ont entrainé des interventions des marins-pompiers, des fissurations des murs, des infestations de souris et de punaises, des courts-circuits et des surtensions qui détruisent l’électroménager, une ventilation insuffisante, un manque d’entretien générale des parties communes, une dégradation importante de la cage d’escaliers.

    La veille, le 5 février 2026, trois inconnus s’étaient présentés à leur domicile pour une expulsion sauvage. « Tu as jusqu’à lundi pour quitter les lieux sinon on met le feu à ton appartement et on te tue avec ta famille » consigne le dépôt de plainte. Le matin même, une audience s’était tenue devant le tribunal de proximité avec leur bailleur pour dénoncer l’indignité du logement.

    Après avoir déjà connu la difficile copropriété du Gyptis, la famille emménage en février 2014 dans un studio au 4e étage du 5 rue des frères Perez (3e) un immeuble ancien et dégradé en contrebas de la tour Bel Horizon, cette copropriété privée de grande hauteur dont un réseau de drogue a investi des parties communes. Le 5, rue Pérez compte 24 studios issus de division d’appartements sur 5 étages dont une grande partie sont à présent squattés. A noter que depuis janvier 2025, le « permis de louer » s’applique dans le secteur Hoche-Versailles.

    « Depuis trois ans, les problèmes se sont aggravés. J’avais monté un dossier à l’ADIL et porté plainte contre l’ancien propriétaire qui a fait ensuite des travaux mais de camouflage » raconte Djamila, la mère. « Le 6 février au soir, deux types armés et un troisième qui se tenait en bas sont venus frapper à la porte. Je vais te butter, je sais où ta fille va à l’école. Je leur ai répondu que je n’avais pas peur. Les policiers qui sont venus m’ont répondu « on n’est pas payé pour vous protéger ». La mère qui milite à la France insoumise, obtient l’intervention des députés LFI Sébastien Delogu et Manuel Bompard. La préfecture le trouve un refuge d’urgence. « On était en danger. C’est trop de peur. J’avais préparé de quoi partir rapidement. Mais même à l’hôtel, on n’est pas tranquille. Un gars en trottinette est venu il y a trois semaines à la laverie me menacer. On n’est pas en Colombie pourtant… »

    Leur immeuble appartenait jusqu’en juillet dernier à Louis Dalbert, 89 ans, qui l’a revendu à la société I.A 2022 dirigée par le marchand de biens Chouki Hedhiri pour la somme de 326 000 euros. Les baux et quittance de loyer étaient tamponnés par une obscure association dénommée « Un abri pour tous » que gérait l’octogénaire. Un montage singulier qui explique que huit locataires soient titulaires de baux de sous-location de six mois à un an pour un loyer mensuel, charges comprises, de 450 euros, que trois studios sans loués sans bail, le restant étant squatté.

    Suite à cette vente, la SPLA-IN a visité l’immeuble et repéré des « désordres extrêmement importants » dans cet immeuble aux « logements très dégradés » et procédé à un signalement immédiat à la Ville, laquelle a déclenché des visites les 10, 15 octobre et 20 novembre et engagé une procédure contradictoire avant mise en sécurité, faute de travaux. Le document a été un temps affiché à la porte de l’immeuble.

    La semaine dernière, la situation s’est accélérée. Dans la nuit de jeudi à vendredi, un commando d’une quinzaine d’individus cagoulés aurait fait irruption à 1h50 du matin dans l’immeuble, terrorisant les occupants, brisant les serrures pour les pousser au départ. « Ils étaient très nombreux. Ils ont cassé les serrures des logements. Mon appart est squatté alors qu’on a encore le bail. Ils ont frappé une personne » raconte Djamila sur la foi de contact gardé sur place. Une patrouille de policiers aurait alors interpellé 4 individus dont un jeune de 18 ans, les autres prenant la fuite vers la tour Bel Horizon Trois interventions policières ont eu lieu dans l’immeuble vendredi et dimanche pour des tentatives de squat. Contactés, ni le propriétaire, ni le syndic D’Agostino n’ont donné suite à nos requêtes.

    David Coquille

  • Dans les 15-16, le Printemps marseillais cherche son maire

    Dans les 15-16, le Printemps marseillais cherche son maire

    Le dimanche pascal s’annonce chargé aux quatre coins de Marseille. Deux semaines après le 2d tour des municipales, une semaine après l’élection de Benoît Payan (DVG) à la mairie centrale, les 303 conseillers d’arrondissements des huit mairies de secteur vont à leur tour élire leur maire. Des votes pour la plupart sans surprise, la prime majoritaire de 50% pour la liste en tête, écrasant les oppositions.

    À gauche, parmi les maires sortant de la majorité du Printemps marseillais (PM), Sophie Camard (GRS), 19 sièges sur les 25 des 1er et 7e arrondissements, Anthony Krehmeier (PS), 21 sièges sur les 27 dans les 2-3, Didier Jau (EELV), 24 élus sur les 33 des 4-5, et Olivia Fortin (Mad Mars), 32 élus sur les 42 du conseil d’arrondissements des 6-8, seront reconduits. L’incertitude concerne les 15-16.

    Dans ce secteur, terre d’élection de Sébastien Delogu (LFI), Samia Ghali, tête de liste (DVG) du Printemps marseillais, a largement remporté au second tour (46,07%, 25 sièges) la triangulaire qui l’opposait au candidat d’extrême droite, Thibaut Charpentier (RN, 32,30%, 5 sièges) et à l’insoumise Rabyata Boinaheri (21,62%, 3 sièges).

    Sauf que, comme en 2020 dans un contexte certes différent, Samia Ghali a intégré samedi, l’exécutif municipal : 4e adjointe au maire de Marseille, elle dispose à nouveau du titre spécifique de maire-adjointe et un rutilant portefeuille de délégations devrait suivre. Une situation qui ne l’autorise pas à mener l’exécutif du secteur. Qui prendra sa place, rue de Lyon ? Beaucoup de bruits circulent même si pour l’heure, « Samia Ghali reste la maire », rappelle son entourage.

    Boulainseur, Mze,

    Coppola ou Jibrayel ?

    En 2020, Nadia Boulainseur (DVG) avait relevé le défi avec beaucoup d’à-propos. Six ans plus tard, les choses semblent pourtant moins évidentes. Contactée, celle qui apparaissait en 3e position sur la liste du PM sur le secteur, n’a pas répondu à notre sollicitation. Sur Facebook, un compte à tendance insoumise a même lancé un appel à venir soutenir la « boss lady » devant la mairie, dimanche.

    Derrière elle, les choix ne sont pas légion. Une situation qui rappelle celle des 6-8 en 2020, lorsqu’il s’était agi de trouver un remplaçant à Olivia Fortin qui avait consacré le début de son mandat à la réforme de l’administration municipale. Sur les huit premiers de la liste, trois ont accompagné Samia Ghali dans l’exécutif municipal : Hedi Ramdane, Josette Furace et Hanifa Taguelmint. Restent les communistes Jean-Marc Coppola et Ibrahim Mze, et le socialiste Sébastien Jibrayel.

    Adjoint à la culture de 2020 à 2026, le premier assure se destiner à d’autres ambitions en mairie centrale. Ibrahim Mze, fait, lui, ses premiers pas au conseil municipal. Et Sébastien Jibrayel, ex-adjoint aux sports, ne fait pas l’unanimité au Printemps marseillais depuis sa condamnation pour « violences en réunion » en 2025. Sa présence sur la liste avait d’ailleurs fait des remous. « C’est en interne », observe une membre de la liste, « mais ce n’est pas le plus important. La mairie de secteur est un outil à disposition de la mairie centrale, donc peu importe, ce qui compte c’est que la personne agisse en proximité et dans l’intérêt des habitants du secteur ».

    Dans le VIIe secteur voisin, à la mairie de Saint-Joseph, les choses sont plus claires. Après un mandat avec Stéphane Ravier et sa nièce (RN), puis six années de gestion de droite, la gauche revient aux commandes des 13-14 et aligne enfin le secteur sur la mairie centrale. Une situation qui n’était plus arrivée depuis 1986. Tina Biard-Sansonetti (DVG), dans ce secteur le plus peuplé de la ville disposera de 41 sièges sur les 53 du conseil d’arrondissements.