« Après la réussite de la journée de grève et de manifestation du 29 septembre, puis de la mobilisation lycéenne et étudiante, la journée du 17 octobre montre un nouvel élargissement de la mobilisation. 800 000 personnes ont manifesté avec joie, inventivité et détermination partout en France contre la vie chère et en soutien aux revendications des jeunes », explique le Bureau Confédéral de la CGT dans un communiqué de presse, publié ce lundi, au titre évocateur : « La CGT alerte sur la gravité de la situation du pays ». L’une des instances décisionnaire de l’organisation syndicale note surtout que « la journée a malheureusement été gâchée par de nombreuses dégradations et par une stratégie de maintien de l’ordre dangereuse ». « La CGT condamne les graves violences commises le 17 octobre : plutôt que de se concentrer sur le maintien de l’ordre, la doctrine sécuritaire du gouvernement a ciblé de nombreux manifestants pacifiques qui ont été blessés, des milliers de manifestants ont été nassés, nos services d’ordre ont été parfois ciblés, le nombre de gardes à vue abusives est exponentiel », développe le syndicat. Avant d’énumérer : « Une jeune fille de 17 ans a perdu son œil, un jeune homme de 17 ans a perdu sa main, le carré de tête intersyndical de la manifestation de Toulouse a été visé par une grenade et quatre dirigeantes syndicales de la CGT et de la FSU ont été blessées ». D’où une demande d’actes et d’éclaircissements : « Cette spirale de la répression et de la violence doit cesser. La CGT demande la mise en place d’une commission d’enquête pour faire toute la lumière sur ces faits ».
« La CGT le rappelle, les dégradations sont toujours instrumentalisées par le pouvoir, le patronat et l’extrême droite pour faire diversion des revendications et pour justifier la répression et les remises en cause des libertés publiques. Elle apporte tout son soutien aux salariés privés de leur travail à la suite des dégâts dans les mairies, services publics et commerces. La CGT demande à ce que leur salaire soit maintenu à 100 % », poursuit l’organisation syndicale. Et de tonner : «La seule voie de sortie de crise est la réponse immédiate aux revendications sociales exprimées depuis des mois. La CGT dénonce le discours méprisant et moralisateur du président de la République. On ne répond pas à une mobilisation sociale par des mesures sécuritaires et répressives. On y répond par des solutions politiques ». Des solutions politiques qui passeraient par «l’ouverture immédiate de négociations avec les organisations syndicales et de jeunesse» que réclame la CGT. Surtout, l’organisation donne rendez-vous au 5 novembre prochain : « La CGT appelle l’ensemble des travailleuses et des travailleurs à continuer à se mobiliser pacifiquement et à se réunir partout, sur leurs lieux de travail pour décider de leurs revendications et de la grève de façon à faire du 5 novembre prochain une grande journée de convergence, de grèves et de manifestations ».

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