Après l’échec à Rennes, l’OM doit revoir ses ambitions à la baisse

Pour Bruno Genesio, le retour au Roazhon Park n’a pas donné lieu au scénario qu’il espérait.

Car, même s’ils n’ont pas démérité, ses Olympiens se sont à nouveau inclinés (0 – 1). Les progrès par rapport au voyage à Monaco n’ont pas été suffisants pour éviter une nouvelle déconvenue. « Bien sûr que mon équipe progresse, y compris la semaine dernière [défaite face au Paris FC au Vélodrome, ndlr] même s’il nous a manqué beaucoup de choses pour faire un résultat. Mais il faut beaucoup de temps pour progresser et concurrencer ce genre d’équipes », reconnaît l’entraîneur marseillais. Tout en relevant qu’à Rennes, « cela reste une défaite, et qu’il n’y a pas de défaite encourageante ! »

Dans le constat général d’une nouvelle soirée compliquée, il souligne quelques aspects qui alimentent l’espoir de jours meilleurs. « Nous avons fait une bonne première mi-temps dans l’animation défensive, dans l’animation offensive. Nous avons réussi à presser assez haut, à nous créer des occasions, malheureusement nous n’avons pas réussi à les concrétiser », a-t-il soupiré en conférence de presse au Roazhon Park. Constatant que « nous ne sommes pas parvenus à maintenir le même niveau d’engagement ensuite, et Rennes a été plus dangereux avec l’entrée d’Al-Tamari qui nous a fait beaucoup de mal ».

Un nouvel appel

Le constat est là. Rennes a su faire la différence grâce à ses joueurs sortis du banc de touche. Alors que l’OM a petit à petit perdu le fil, plongeant physiquement et avec des finisseurs ne faisant pas le poids. Un problème qui n’incite pas à l’optimisme, avec trois défaites face à des adversaires qui sont censés boxer dans la même catégorie que les Marseillais.

« La question est de savoir avec qui va-t-on rivaliser ? », s’interroge Bruno Genesio. Admettant qu’avec ses moyens actuels, « je ne suis pas capable de le dire. Et ce n’est pas à moi de le dire. Nous avons la capacité pour rivaliser, je pense, avec des équipes comme Monaco ou le Paris FC, mais pas encore suffisamment pour gagner ces matches. Il y a des raisons à tout cela, vous le savez aussi bien que moi ».

Le stratège a ainsi lancé un nouvel appel à ses dirigeants, le président olympien Stéphane Richard était au Roazhon Park vendredi, rappelant leurs responsabilités dans ce que vit son équipe en ce début de saison. Un début de saison qui rappelle ceux des saisons 2007/2008, 2011/2012 ou encore 2015/2016.

L’OM s’était retrouvé avec trois points après quatre matches, tout en n’ayant concédé qu’une défaite. Sur ces trois entames, seul Didier Deschamps avait réussi à passer l’écueil. Albert Emon avait été remplacé par Erik Gerets en 2007, alors que Marcelo Bielsa avait démissionné au soir de la défaite inaugurale au Vélodrome face à Caen donnant le top départ d’une saison à trois changements d’entraîneurs (Franck Passi, Michel, puis à nouveau Franck Passi).

Alors que se profile l’entrée en Ligue Europa, jeudi face à Besiktas, et la réception du PSG au Vélodrome trois jours plus tard, la question de quels sont les adversaires avec qui l’OM est capable de rivaliser cette saison se pose. « Il faut peut-être expliquer les choses plus clairement. Et ce n’est pas à moi de le faire », estime Bruno Genesio.

Le groupe tel qu’il est actuellement ne peut pas prétendre jouer dans la même cour que celles qui visent la Ligue des Champions. Ce qui signifie revoir à la baisse les ambitions sportives, et viser la huitième place. « Il faut peut-être le dire pour que les gens le comprennent. Les supporters, qui sont des connaisseurs, s’en doutent je crois » s’interroge-t-il. Avant de saluer au passage l’attitude de ces mêmes supporters. Ils étaient plus d’un millier à Rennes, vendredi, et n’ont jamais baissé l’intensité de leur soutien. Ils ont même bravé l’interdiction de déplacement à Monaco, pour manifester leur amour du club. « Ils nous encouragent même après les défaites, ils ne nous lâchent pas », a rappelé Bruno Genesio.

Il reste deux matches très difficiles, qui sont autant de risques de nouvelle défaite, avant qu’il ne puisse souffler et lancer une nouvelle réflexion sur la gestion de la pénurie et un nouveau schéma de jeu.

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