Pour Mofak, la Marseillaise Breaking Cup est bien plus qu’un simple événement. Elle est l’expression d’une culture urbaine qu’il chérit depuis son plus jeune âge, au cœur des quartiers marseillais où il a grandi. Le directeur artistique de la compétition était présent mardi à La Busserine pour permettre à « la jeunesse d’aujourd’hui » de découvrir ce qui l’a toujours fait vibrer « dans les arts de rue ». « Ça me tient à cœur de pouvoir m’investir au travers de ces ateliers, parce que ça peut susciter des vocations. Si un jeune va s’inscrire derrière à la danse, au DJing ou au graff, ce serait ma plus belle victoire », confie celui qui souhaite à son tour transmettre aux enfants ce qu’il a reçu de ses aînés, à l’image de DJ Djel de la Fonky Family, ou de DJ Daz, du groupe IAM.
« Ça me fait plaisir parce que le temps passe, il faut laisser la place aux jeunes. Et le hip-hop, c’est un héritage », souligne l’artiste, qui a notamment collaboré au cours de sa carrière avec des stars internationales comme Madonna ou Snoop Dogg. « La culture urbaine a toujours eu de l’importance, même pour les jeunes d’aujourd’hui, parce que c’est l’origine de tout ce qu’ils écoutent. Il faut que ces arts perdurent », insiste-t-il.
Mofak déplore notamment la place prise par le numérique au détriment des activités en extérieur. « Beaucoup de personnes, surtout des enfants, sont devenues esclaves des téléphones, des consoles de jeux et des réseaux sociaux. Il faut qu’ils puissent profiter de leur jeunesse », ajoute l’artiste marseillais. À ses yeux, la Marseillaise Breaking Cup joue justement un rôle concret en allant directement à la rencontre des jeunes dans leurs quartiers. « Il faut que ça continue dans ce sens. L’idéal, ce serait de pouvoir faire des opérations comme celles-ci tout au long de l’année, avec l’appui des centres sociaux, des centres aérés et des associations », propose Mofak, qui salue au passage « l’énorme travail » réalisé quotidiennement par ces structures auprès de la jeunesse marseillaise.

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