Soleil reluisant, convivialité, mais également compétition. Si l’accès à l’opéra était gratuit pour le public, pour les danseurs, pouvoir y entrer avait un prix. Avant la phase finale sur la scène principale, des qualifications se tenaient dimanche matin dans les trois disciplines : breakdance, popping et hip-hop. Le parvis était l’hôte de cette première partie de la journée, avec parasols, chaises longues pour les jurés et, bien sûr, le tapis où se sont déroulés les battles.
En tout, une trentaine de danseurs ont composté leur ticket pour intégrer le Top 16 et visiter les planches de l’opéra. Les catégories sont passées les unes après les autres, alors que le soleil frappait le lieu. Une fois la musique lancée par l’un des trois DJ présents lors de l’événement, curieux, passants ou spécialistes du genre se sont amassés autour de l’emplacement de la compétition.
B-boys et b-girls se sont échauffés dans une décontraction apparente, tout en sourire, alors que le hip-hop devait entamer ces qualifications. Aux 12 coups de midi, les premiers danseurs ont débuté leurs mouvements. Les participants avaient entre 35 et 45 secondes pour s’exprimer et montrer qu’ils avaient leur place pour les finales du dimanche après-midi. Les battles se sont enchaînées dans la bonne humeur, puisque tout le monde se connaît un peu dans un microcosme comme celui des danses urbaines. Serrages de mains, accolades, l’ambiance est bon enfant, ce dimanche matin. Les styles, qu’ils soient vestimentaire ou de danse, varient et le jury fait face à des concurrents souvent expérimentés, avec des années d’apprentissage derrière eux.
Les qualifications suivent leur cours et durant deux heures, les danseurs passent et repassent. Autour des barrières, le public n’hésite pas à sortir son téléphone pour immortaliser le fait de voir du breakdance devant l’opéra. Les prétendants n’étaient pas âgés de 7 à 77 ans, mais les générations varient selon les danseurs. Si beaucoup ont entre 20 ans et une trentaine d’années, certains sont à peine plus haut que trois pommes. Beaucoup de filles et garçons du South Dream Crew ont pu participer à ces qualifications ouvertes à tous. Ce groupe basé à Salon-de-Provence a porté haut ses couleurs, avec plusieurs jeunes éléments envoyés sur la scène de l’opéra pour les phases finales. Une jolie récompense pour des enfants ayant déjà pris la fibre de la danse, vu leurs passages convaincants devant le jury.
Après deux heures de spectacle, le temps des résultats est venu. Appelés un par un, les finalistes se congratulaient à chaque fois qu’un nom sortait. Seulement quelques minutes plus tard, c’était de nouveau à eux de montrer leur valeur au public, venu nombreux les observer.
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