L’empreinte de Martin Parr à travers les décennies à Toulon

Une belle réussite que cette exposition qui réunit neuf séries réalisées par Martin Parr, décédé en décembre dernier et devenu au fil des décennies une figure majeure de la photographie.

Dès les années 70 et son immersion dans la communauté méthodiste du Yorkshire, en noir et blanc, il y a déjà ce regard documentariste rehaussé d’une pointe d’ironie, de moquerie sans méchanceté. Et cette envie de capturer l’essence du moment et ses vapeurs. Les activités balnéaires de New Brighton restent à la fois cocasses et touchantes, mais le ton se fait tout de même plus mordant, voire féroce lorsqu’il s’agit des classes plus aisées qui offrent aux regards de tous les signes extérieurs de leur richesse, comme ce somptueux cliché cannois en point d’orgue de l’exposition. Tout aussi frappant que l’autoportrait de 2018, à Amsterdam, d’une autodérision peu commune.

Maison de la photographie,
rue Nicolas Laugier, Toulon.

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *