« Nous avons beau avoir des tas de machines, rien ne remplacera le contact peau à peau », sourit Dorothée Bontinck. Depuis 2017, l’infirmière puéricultrice est la référente du programme néonatal individualisé d’évaluation et de soins de développement – Nidcap en abrégé – de l’AP-HM qui a obtenu sa certification deux ans plus tard en 2019. Un programme qui vient rapprocher, au sein du service de réanimation néonatale de la Conception (5e arr.), les parents de leurs nouveau-nés pour limiter les sources de stress ou de douleur, et favoriser leur développement. « Cela part du principe que le bébé a des compétences, que nous allons montrer aux parents pour qu’ils reproduisent ce qui marche pour lui, explique Dorothée Bontinck. Leur première source de bien-être, c’est le parent. » Ainsi le peau à peau est-il favorisé, dès l’accouchement mais aussi pour le transfert en réanimation, puis chaque jour. « Cela permet d’avoir une meilleure stabilisation de la respiration, du cœur, de mieux le réchauffer, de créer le premier lien d’attachement », décrit l’infirmière puéricultrice. Avec des effets prouvés sur le développement neurocognitif, et une réduction des dépressions post-partum. C’est l’occasion aussi de faciliter le retour à domicile. « Il y a beaucoup de familles défavorisées, isolées, l’arrivée à la maison est difficile quand on a un bébé malade », témoigne Dorothée Bontinck, qui attend avec impatience la livraison du futur bâtiment parents-enfants de la Timone, pour mieux accueillir les familles. Depuis trois ans, elle intervient aussi pour former les professionnels de la région à ces techniques. « Les formations sont toujours complètes », sourit-elle.
À l’AP-HM, un programme pilote pour les prématurés

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