Lolassonn Djouhan, ambitieux à Birmingham

Il est tout simplement l’athlète le plus expérimenté de l’équipe de France, en compagnie du marcheur Aurélien Quinion. Du haut de ses 35 ans, le lanceur de disque Lolassonn Djouhan a déjà 23 sélections avec les Bleus et va en compter une de plus dès la semaine prochaine. Sur le sol anglais, à Birmingham, le pensionnaire du Martigues Sport Athlétisme va vivre de nouveaux championnats d’Europe. Une énième compétition internationale avec des objectifs importants. « Je suis le 12e Européen de l’année en comptant Ramona [site de lancer aux États-Unis avec des conditions extrêmement favorables pour performer, ndlr], mais sans Ramona je suis 4e. Je me souhaite le meilleur, j’aimerais déjà passer les qualifs et une fois que je suis en finale, m’approcher le plus possible de la boîte. C’est vraiment l’objectif principal », énonce-t-il.

Lolassonn Djouhan vit actuellement une saison pleine, de par la régularité de ses lancers lointains. Une année 2026 qui lui apporte de la confiance avant la principale échéance de son été. Pas moins de quatre jets à plus de 67 mètres recensés, dont un à 68m97, de quoi en faire un outsider à Birmingham. « Je pense que c’est la meilleure saison que je fais depuis très longtemps. Je suis régulier à plus de 66 mètres. J’ai appris plein de choses sur ma technique, sur ce que j’étais encore capable de faire. Après, j’ai eu des petits pépins physiques à la hanche et une double hernie discale, qui sont venus un peu me rattraper en fin de saison. J’ai fait une infiltration la semaine dernière et ça va beaucoup mieux. Maintenant, on croise les doigts pour que le corps se remette et qu’il soit en forme pour les Europe. »

Un 11e titre de champion malgré la douleur

Ces blessures arrivent de toute évidence au pire moment. L’hernie discale s’est déclarée il y a un mois, freinant la progression du discobole né à Montargis (Loiret). « Je vais à Alès, puis je relance à Cannes et là mon dos est mort, il ne veut rien savoir. J’ai fait les France comme ça, en serrant les dents. J’ai quand même gagné, c’était l’essentiel. » Une victoire avec un peu plus de 61 mètres mesurés, mais, en effet, l’essentiel était ailleurs puisque Lolassonn Djouhan s’est emparé d’un 11e titre national au lancer du disque. Une collection déjà bien remplie pour le recordman de France de la discipline (70m25).

Ces performances de pointe, le lanceur les doit également à sa coach Magali Brisseault Waldet. Le duo s’entraîne au pôle France de Boulouris (Var) et l’athlète n’adresse que des louanges à son entraîneuse marseillaise. « On va dire que souvent, être coaché, c’est savoir entendre ce que la personne a à dire. Ce n’est pas juste choisir quelqu’un ou s’entraîner. Il faut que le cerveau de la personne en face soit réceptif. Ce que j’aime bien avec Magali, c’est que je suis très réceptif à ce qu’elle me dit. Techniquement parlant, elle est très forte. Elle arrive à me recentrer quand je commence à faire n’importe quoi dans mon plateau. C’est pour ça qu’elle m’apporte beaucoup d’un point de vue professionnel. » Les valises sont désormais prêtes pour Birmingham, avec le but qu’elles soient lourdes de quelques centaines de grammes au retour.

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