Le bilan de l’expérimentation du transport à la demande à Château-Arnoux-Saint-Auban

Un total de 121 utilisateurs, dont 69% de seniors, et 200 trajets par mois : élus et partenaires se sont félicités, jeudi, du bilan de l’expérimentation des transports à la demande dans l’agglomération. Ce dispositif « répond à un enjeu essentiel de mobilité sur le territoire au quotidien : se déplacer pour accéder aux soins, aux services publics et maintenir le lien social », a souligné Philippe Bertrand, maire de Château-Arnoux-Saint-Auban, l’une des huit communes desservies.

« Les enjeux de mobilité et de vieillissement sont majeurs dans notre territoire rural et peu dense », a avancé Julien Di Benedetto, président de l’agglomération. Le département est le plus vaste de la région, mais le moins dense. Le vieillissement de la population rend les déplacements au quotidien complexes, et mène trop souvent au renoncement aux soins et à l’isolement. Le transport à la demande expérimenté depuis un an permet ainsi de « garantir à chacun un accès effectif à la santé, quel que soit son âge, sa situation sociale ou son lieu de vie », s’est réjoui le président. « Cela montre que les territoires ruraux peuvent être des territoires d’innovation », a-t-il conclu, avançant que l’expérience pouvait désormais servir de modèle pour d’autres territoires.

Le directeur départemental de l’ARS, qui a participé au projet à hauteur de 45 000 euros, a lui aussi affirmé que l’expérimentation « pouvait inspirer bien au-delà de nos frontières ». Bertrand Biju-Duval s’est dit « très impressionné » par un projet « devenu international », saluant la présence d’une délégation japonaise de la fondation Toyota, partenaire du projet, en mairie de Château-Arnoux-Saint-Auban. Cette nouvelle forme de transport personnalisé permet de répondre « aux défis de l’hôpital public et du faible taux de densité médicale » dans le département, a-t-il souligné. Il a cependant affirmé que le territoire bas-alpin était désormais « en voie de remédicalisation », avec 54 médecins arrivés en trois ans, « soit un tiers des médecins qu’on a dans le département ».

L’expérimentation prolongée

Le tarif unique pour emprunter l’une des navettes à la demande est de deux euros. 11% des 121 utilisateurs sont en situation de handicap. Le personnel de l’agglomération a rencontré, fin mai, le centre social et les professionnels de la Maison de santé de Volonne pour avoir des retours concrets sur le service.

Les élus de l’agglomération ont voté, mercredi, pour la poursuite de l’expérimentation pour une durée de six mois, qui pourra être renouvelée. De nouveaux conducteurs de bus pourraient potentiellement être recrutés et le service pourrait être étendu à d’autres zones de l’agglomération à l’avenir.

Reste à développer l’application, peu utilisée par les habitants, qui préfèrent souvent réserver par téléphone avec la maison France services.

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