Un tableau dense et ambitieux pour l’Open Féminin de Marseille

Varvara Gracheva, double tenante du titre, n’inscrira pas son nom une troisième fois consécutive au palmarès de l’Open Féminin de Marseille. Victime d’une rupture du ligament croisé antérieur du genou gauche au mois de mars, la n° 3 française sera donc absente de cette 28e édition, qui se tiendra du 1er au 5 juin sur les courts du Tennis Club de Marseille, dans le 8e arrondissement.

La présence de Sarah Rakotomanga (20 ans), 153e mondiale au classement WTA et n° 6 française, vient toutefois atténuer ce forfait de marque. « C’est une jeune femme bourrée de talent », lance Jocelyne Giraldi, la directrice du tournoi, persuadée que la gauchère native d’Antsirabe, sur l’île de Madagascar, est une « joueuse en devenir ». C’est d’ailleurs l’une des grandes vocations de l’Open Féminin de Marseille, qui a vu éclore certaines des meilleures tenniswomen de la planète, à l’instar de la Tunisienne Ons Jabeur, l’Italienne Jasmine Paolini ou le Graal tricolore, comme Amélie Mauresmo, Caroline Garcia et Alizé Cornet.

Potentielles surprises

Parmi les prétendantes au titre, Yelyzaveta Kotliar, finaliste de la dernière édition, sera à surveiller de près. L’Ukrainienne de 19 ans, pensionnaire de l’Elite Tennis Center à Cannes, a fait un sacré bond au classement depuis sa belle prestation face à Varvara Gracheva l’année passée. Vainqueure de son premier match sur le circuit principal lors de l’Open du Maroc au mois de mai, elle a désormais atteint la 442e place mondiale.

« J’ai hâte de voir les progrès qu’elle a faits depuis sa dernière visite chez nous. C’est une belle joueuse, bagarreuse dans le bon sens du terme et qui ne lâche rien. Elle va donner du fil à retordre aux grandes habituées », prévient Jocelyne Giraldi, ancienne conseillère technique régionale à la Ligue de Provence. Cette dernière peut également compter sur la participation de Margaux Rouvroy, titrée sur la terre battue marseillaise en 2023 et récemment lauréate de deux compétitions sur le circuit secondaire (ITF).

Par ailleurs, l’Open Féminin de Marseille faisait partie jusqu’en 2017 du nombre très restreint des tournois « ITF » féminins disputés en France. Il n’y a désormais plus 100 000 dollars en jeu, mais il reste l’un des rendez-vous les plus prisés dans l’Hexagone.

ET AUSSI

Tournoi multi-chance qualificatif

Entre deux et quatre places seront disponibles après la phase de qualification, qui se déroulera sous la forme d’un tournoi multi-chance. Ce format permet aux prétendantes d’être assurées de disputer a minima trois matches lors des deux premiers jours de la semaine. « Ça permet également de faire participer et de donner une chance aux jeunes joueuses de la région », souligne Arnaud De La Beaumelle, président du Tennis Club de Marseille.

Ateliers, actions et conférences

Plusieurs événements se tiendront tout au long de la semaine autour du tournoi : une exposition sur les talents du Tennis Club de Marseille, l’accueil d’enfants des écoles des 6e et 8e arrondissements, deux conférences sur la place des femmes dans le sport et une immersion dans le monde des malentendants. Comme lors de chaque édition, l’Open Féminin de Marseille organise une tombola caritative au profit de l’association Sourire à la Vie, en hommage à Frédéric Chollet, membre du club, fondateur du Sport & Business Club.

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