Dégager l’horizon

La poussière du 1er tour retombe peu à peu. Dans notre région, l’extrême droite n’aura jamais été à un tel niveau d’influence dans des municipales. Pour autant, en comparaison des législatives anticipées provoquées par la dissolution de l’Assemblée nationale par Emmanuel Macron, il n’y a pas de raz-de-marée brun qui emporte tout sur son passage.

Dans nombre de communes des digues existent encore ou peuvent être dressées d’ici dimanche.

C’est le cas à Toulon, où il est possible d’infliger une défaite à Laure Lavalette qui croyait sa victoire inéluctable avant les résultats du premier tour. C’est le cas aussi à Martigues, où la municipalité communiste sortante fait la course en tête. C’est encore le cas à Aubagne, où le rassemblement des progressistes peut être en mesure d’inverser le résultat de dimanche.

Une vie meilleure

Et c’est bien sûr le cas à Marseille. Dans la deuxième ville de France, les scores du premier tour révèlent une évidence : seules les listes du Printemps marseillais sont en mesure de battre l’extrême droite.

Cela implique que tous les progressistes, tous les démocrates sincères prennent leurs responsabilités.

Après une campagne très dure à gauche, le Printemps marseillais a fait le choix de faire bloc pour gagner en déposant ses listes à l’identique du premier tour.

Il y a bien sûr les égos meurtris, les plans de carrière qui ne se déroulent pas comme prévu, les inimitiés, les désaccords mais rien ne justifie, lorsque l’on se dit antifasciste, de s’en prendre à la permanence de campagne d’une liste de gauche, qui plus est, la seule à pouvoir tenir tête à l’extrême droite.

Dimanche, il faudra voter pour dégager l’horizon. Et donner à Marseille comme ailleurs, la perspective d’une vie meilleure.

Comments

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *