Mehdi Medjati veut « protéger » Cabriès et ses habitants

Une salle pleine à craquer, louée allée du Golf, deux pupitres, un vidéo projecteur, et un programme détaillé par la mise en scène d’un débat. Une question, posée par Mehdi Mejdati, seul en lice pour la mairie face à Amapola Ventron, maire sortante. Et une réponse, portée par un adjoint selon sa spécialité. Une mise en scène qui permet au candidat, ce jeudi soir, de détailler la seconde partie de son programme, à trois jours du premier tour des municipales. « Un programme fondé sur deux piliers : combattre les projets dangereux pour notre commune (…) et aller de l’avant, en proposant des propositions concrètes et applicables », résume Mélissa Bire, membre de la liste. Avant d’égrener les dizaines de mesures, Mehdi Medjati promet, devant ses sympathisants, de « prendre un engagement moral. Si je suis élu, si vous faites de moi le maire de Cabriès, dès lors qu’un projet n’aura pas été validé par le vote, par le programme que je vous propose avec mon équipe pendant les municipales, je reviendrais vers vous pour être mandaté dans le cadre d’un référendum d’initiative locale : c’est ça, la démocratie. Autre engagement, dès lors qu’un aménagement particulier impactant un secteur, on fera des consultations citoyennes pour que les habitants aient leur mot à dire. »

Transparence, démocratie

Autre promesse, celle de « respecter l’opposition », avec, dans un « souci de transparence, et de travail collectif [la volonté de] confier la présidence des commissions municipales aux élus d’opposition. Ainsi, tous les talents convergeront vers l’intérêt communal ». En finir, aussi, avec « l’hypocrisie des commissions municipales. à la place, nous allons, dans un but de démocratie locale, créer un conseil citoyen ». Au reste de l’équipe, de présenter les projets structurants, nés au cours d’une « campagne de proximité ». Côté écologie, un projet de développement du photovoltaïque sur les toits des parkings municipaux, est promis, visant à « réduire les émissions de CO2 de nos communes, tout en permettant de réduire la facture d’énergie de notre commune et de ses habitants », promet Jérémy Mossé, graphiques projetés à l’appui. Côté logement, « si on écoute l’État, on doit faire 1 000 logements. Je n’en ferais pas autant, sauf à dénaturer le territoire. En revanche, on va en faire », assure Mehdi Medjati. Alors, pour « agir plutôt que de subir » la loi SRU, trois leviers peuvent être exploités : « les bâtis anciens dégradés dans nos centres villageois, particulièrement au Piton, les dents creuses, et la parcellisation ciblée », détaille Nadia Putzolu. Les mesures s’enchaînent : amélioration du parking au Piton, démocratisation de l’accès aux activités sportives, jusqu’à la sécurité. « Nous allons privilégier l’humain sur le terrain », promet Thomas Aveline. Exemple : proposer une « permanence opérationnelle de la police nationale avec un officier de police judiciaire en mesure de prendre de dépôts de plainte sur des demi-journées ». Et au candidat de conclure : « Cabriès a protégé mon enfance et ce que je vous demande en retour est de me permettre de la protéger à mon tour. »

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