Tag: Bouc-Bel-Air

  • Les salariés de Decathlon veulent leur juste part

    Les salariés de Decathlon veulent leur juste part

    Une entreprise « à fond la forme », mais on ne peut pas en dire autant du dialogue social… Comme un peu partout en France, à l’appel d’une intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-CFE-CGC-Unsa, les salariés des 14 magasins Decathlon des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse se sont mobilisés, ce samedi 6 juin, pour réclamer une hausse de salaire et ont convergé devant le magasin de Bouc-Bel-Air, le siège régional de l’entreprise.

    « Les bénéfices sont énormes. Encore cette année, le premier semestre est très positif. Les équipes sont super engagées et pourtant, on n’a plus de primes, plus de valorisation de salaire », dénonce Luca Antonellini, délégué syndical Unsa pour Decathlon Marseille-Vaucluse. De fait, l’entreprise affiche une santé de fer. En avril, Decathlon a annoncé avoir dégagé un bénéfice net en hausse de 16% en 2025, à 910 millions d’euros, et réalisé un chiffre d’affaires de 16,8 milliards, en progression de 4%. Pas moins d’un milliard d’euros de dividendes ont été reversés, fin 2024, aux 1 000 membres de la famille Mulliez, propriétaire du groupe, et ce sera presque autant cette année, estiment les syndicats.

    Avec une grille des salaires très ramassée, du Smic à moins de 3 000 euros bruts pour les cadres, les rémunérations ne sont pas au niveau, jugent les syndicats. « Quelqu’un qui a dix ans d’expérience se retrouve payé presque comme un nouveau qui entre », résume Laurent Curti, délégué syndical CGT à l’entrepôt d’Ensuès-la-Redonne, qui alimente les magasins de la zone, mais aussi de Rhône-Alpes. « On tourne 7 jours sur 7, on nous en demande toujours plus avec des responsabilités supplémentaires, et en contrepartie, on a de moins en moins », déplore-t-il, du haut de ses plus de 30 ans de boîte.

    Une pétition de soutien

    Les affaires marchent au point qu’un camion, voire deux, de 4 à 12 000 articles, déballe chaque jour sa cargaison au magasin de Bouc-Bel-Air, précise Juliette, vendeuse, également syndiquée CGT.

    Pourtant, les demandes de négociations sont restées pour le moment lettre morte, ajoute Matthieu Wolle, représentant CFDT : « Dans un courriel, la direction nous a opposé une fin de non-recevoir au nom de l’équilibre financier, technologique de l’entreprise et pour continuer à investir dans les magasins. » Et de déplorer un dialogue social « rude depuis 5 ou 6 ans ».

    Pourtant, « c’est bien sur nous, vendeurs, qu’ils capitalisent leur image aussi », rappelle l’un d’entre eux. Alors que l’enseigne va fêter ses 50 ans cette année, pour l’occasion, « on nous a promis une paire de baskets et un tee-shirt », ironise un autre. C’est aussi l’anniversaire du magasin de Bouc-Bel-Air, « happy birthday », se marre une troisième.

    Sur le parvis du magasin, les clients, peu nombreux, apportent quasiment tous leur soutien. « Franchement, c’est eux qui font le boulot, ils ne comptent pas leurs heures et l’entreprise va bien. Il faut partager les richesses », estiment Marlène et Muriel, chargées de sacs. En tenue de course, Lydie est aussi de « tout cœur avec eux ». Près de 1 400 personnes ont signé la pétition nationale lancée par les syndicats. À l’abri du cagnard, les grévistes réfléchissent déjà à l’après. Un « CE central doit se tenir, ce jeudi, on va voir un peu ce qu’on va faire », précise Luca Antonellini. Un rassemblement est déjà prévu dans les entrepôts, dont celui d’Ensuès, ce lundi 8 juin tôt le matin.

    Contactée, la direction a assuré que « le dialogue social chez Decathlon se déroule de manière continue », s’appuyant « sur des rendez-vous réguliers avec les partenaires sociaux pour mener l’ensemble des négociations de l’année ». Et précise que « depuis ce [samedi] matin, 99% de nos 324 magasins en France sont bien disponibles pour [les] clients ». Grâce aux cadres et CDD mobilisés pour l’occasion…

  • Des salariés en colère devant Decathlon à Bouc-Bel-Air

    Des salariés en colère devant Decathlon à Bouc-Bel-Air

    Ils veulent leur « part du gâteau ». Alors qu’en avril, Decathlon a annoncé avoir dégagé un bénéfice net en hausse de 16% en 2025, à 910 millions d’euros, et réalisé un chiffre d’affaires de 16,8 milliards, en progression de 4%, les salariés des magasins des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse se sont réunis en intersyndicale CFDT-CFTC-CGT-CFE-CGC-Unsa, ce samedi 6 juin, devant le village Decathlon de Bouc-Bel-Air, le siège régional, pour réclamer des hausses de salaires.

    « Si le Smic augmente, nos salaires ne progressent plus, les fins de mois sont de plus en plus difficiles et Decathlon ne suit plus, alors que les bénéfices sont énormes », explique Luca Antonellini, délégué syndical Unsa, tandis que ces collègues distribuent des tracts aux clients venus faire leurs emplettes.

    Avec une grille des salaires très ramassée, du Smic brut à moins de 3000 euros brut pour les cadres, les rémunérations ne sont pas au niveau, estiment les syndicats. « Quelqu’un qui a dix ans d’expérience se retrouve payé peu ou prou comme un nouveau qui entre », résume Laurent Curti, délégué syndical CGT à l’entrepôt d’Ensuès-la-Redonne, qui alimente les 14 magasins de la zone mais aussi de Rhône-Alpes. «On tourne 7 jours sur 7, on nous en demande toujours plus avec en contrepartie de moins en moins ».

    Les demandes de négociations sont restées pour le moment lettre morte, ajoute Matthieu Wolle, représentant CFDT : « Dans un courriel, la direction nous a opposé une fin de non recevoir au nom de l’équilibre financier, technologique de l’entreprise et pour continuer à investir dans les magasins. » Et de déplorer un dialogue social « difficile depuis 5 ou 6 ans. »

    Des débrayages ont également eu lieu partout en France, un entrepôt de logistique ayant même fermé ses portes, à Caen, ont affirmé les grévistes. Decathlon compte environ 750 salariés dans les deux départements, 230 000 dans le pays.

    Contactée, la direction a assuré que « le dialogue social chez Decathlon se déroule de manière continue », s’appuyant « sur des rendez-vous réguliers avec les partenaires sociaux pour mener l’ensemble des négociations de l’année.» Et précise que « depuis ce [samedi] matin, 99% de nos 324 magasins en France sont bien disponibles pour [les] clients. »

    À noter que des cadres et des CDD avaient été mobilisés pour assurer la vente…

  • Bouc-Bel-Air accueille la spectaculaire Coupe du monde de vol en soufflerie

    Bouc-Bel-Air accueille la spectaculaire Coupe du monde de vol en soufflerie

    Sous l’égide de la Fédération aéronautique internationale et de la Fédération française de parachutisme, 98 compétiteurs issus de 22 nations différentes, s’affronteront dans un tunnel de vol de 17 mètres situé au Décathlon village de Bouc-Bel-Air, à l’occasion de la Coupe du monde et des Championnats d’Europe de vol en soufflerie. Un spectacle aérien mêlant performance, précision et créativité, à travers quatre disciplines : Dynamic 2-Way (à deux), Dynamic 4-Way (à quatre), Freestyle et SoloSpeed (seul). La compétition sera marquée par la présence de Flavien Poulenard, originaire de Saint-Etienne et chef moniteur chez iFly Aix-Marseille dont le parcours est intimement lié à l’histoire d’iFly. Premier client d’iFly Lyon lors de son ouverture en 2016, il découvre la chute libre indoor et développe immédiatement une passion pour cette discipline spectaculaire. De simple pratiquant à ses débuts, il devient moniteur professionnel, avant de s’imposer comme athlète de haut niveau et de décrocher le titre de Champion de France en 2023, 2024 et 2025.

    Programme de la semaine :

    Mardi 31 mars : arrivée des compétiteurs et entraînements.

    Mercredi 1er avril – 09h00 : Speed test.

    Mercredi 1er avril – 19h00 : cérémonie d’ouverture.

    Jeudi 2 avril – 08h00 : début de la compétition.

    Samedi 4 avril – 17h30 : fin de la compétition.

    Samedi 4 avril – 21h15 : cérémonie de remise des médailles.

  • Mehdi Medjati veut « protéger » Cabriès et ses habitants

    Mehdi Medjati veut « protéger » Cabriès et ses habitants

    Une salle pleine à craquer, louée allée du Golf, deux pupitres, un vidéo projecteur, et un programme détaillé par la mise en scène d’un débat. Une question, posée par Mehdi Mejdati, seul en lice pour la mairie face à Amapola Ventron, maire sortante. Et une réponse, portée par un adjoint selon sa spécialité. Une mise en scène qui permet au candidat, ce jeudi soir, de détailler la seconde partie de son programme, à trois jours du premier tour des municipales. « Un programme fondé sur deux piliers : combattre les projets dangereux pour notre commune (…) et aller de l’avant, en proposant des propositions concrètes et applicables », résume Mélissa Bire, membre de la liste. Avant d’égrener les dizaines de mesures, Mehdi Medjati promet, devant ses sympathisants, de « prendre un engagement moral. Si je suis élu, si vous faites de moi le maire de Cabriès, dès lors qu’un projet n’aura pas été validé par le vote, par le programme que je vous propose avec mon équipe pendant les municipales, je reviendrais vers vous pour être mandaté dans le cadre d’un référendum d’initiative locale : c’est ça, la démocratie. Autre engagement, dès lors qu’un aménagement particulier impactant un secteur, on fera des consultations citoyennes pour que les habitants aient leur mot à dire. »

    Transparence, démocratie

    Autre promesse, celle de « respecter l’opposition », avec, dans un « souci de transparence, et de travail collectif [la volonté de] confier la présidence des commissions municipales aux élus d’opposition. Ainsi, tous les talents convergeront vers l’intérêt communal ». En finir, aussi, avec « l’hypocrisie des commissions municipales. à la place, nous allons, dans un but de démocratie locale, créer un conseil citoyen ». Au reste de l’équipe, de présenter les projets structurants, nés au cours d’une « campagne de proximité ». Côté écologie, un projet de développement du photovoltaïque sur les toits des parkings municipaux, est promis, visant à « réduire les émissions de CO2 de nos communes, tout en permettant de réduire la facture d’énergie de notre commune et de ses habitants », promet Jérémy Mossé, graphiques projetés à l’appui. Côté logement, « si on écoute l’État, on doit faire 1 000 logements. Je n’en ferais pas autant, sauf à dénaturer le territoire. En revanche, on va en faire », assure Mehdi Medjati. Alors, pour « agir plutôt que de subir » la loi SRU, trois leviers peuvent être exploités : « les bâtis anciens dégradés dans nos centres villageois, particulièrement au Piton, les dents creuses, et la parcellisation ciblée », détaille Nadia Putzolu. Les mesures s’enchaînent : amélioration du parking au Piton, démocratisation de l’accès aux activités sportives, jusqu’à la sécurité. « Nous allons privilégier l’humain sur le terrain », promet Thomas Aveline. Exemple : proposer une « permanence opérationnelle de la police nationale avec un officier de police judiciaire en mesure de prendre de dépôts de plainte sur des demi-journées ». Et au candidat de conclure : « Cabriès a protégé mon enfance et ce que je vous demande en retour est de me permettre de la protéger à mon tour. »

  • Bouc-Bel-Air : la campagne de Piétri soutenue par Perrin

    Bouc-Bel-Air : la campagne de Piétri soutenue par Perrin

    Mathieu Piétri est, depuis plusieurs mois, en course pour sa réélection. Élu maire en 2025 après la démission de Richard Mallié, le candidat fait donc campagne pour la première fois en son nom propre. Et bénéficie du soutien de son prédécesseur. Mais c’est aussi du soutien de Jean-Claude Perrin, maire de 2002 à 2014 sur la commune de Bouc-Bel-Air avant d’être battu par Richard Mallié, qui annonce publiquement soutenir celui qui a, pendant autant d’années, été l’adjoint de son concurrent. « Une parole rare », estime l’équipe de campagne de Mathieu Piétri. « Ce dont les habitants ont besoin, c’est d’un maire à leur écoute, dont l’ambition première est sa commune », estime Jean-Claude Perrin, dans un communiqué transmis par l’équipe de campagne de Mathieu Piétri. Dans ce texte, l’ancien édile critique aussi le climat de la campagne municipale, dénonçant un usage « pernicieux » des réseaux sociaux par certains opposants pour « faire le buzz ». Il évoque « une dérive » du débat politique, regrettant que « l’on n’hésite plus à traiter un maire d’escroc, de ripoux ou de corrompu » ou à relayer des rumeurs « qui font déjà des ravages ». Jean-Claude Perrin met également en garde contre certaines promesses de campagne qu’il qualifie de « propositions farfelues », parfois « irréalisables ou en dehors des compétences légales d’un maire », estimant que « beaucoup de candidats cherchent désormais à choquer pour se faire remarquer ». Au-delà de ce soutien, la campagne de Mathieu Piétri s’articule autour de plusieurs priorités programmatiques. Parmi lesquelles « réduire le trafic et le transit », et « fluidifier les circulations par la “ville intelligente” », angle majeur du programme, « renforcer la sécurité et la tranquillité de tous », et la maîtrise de l’urbanisme…

  • Guy Benarroche soutient le Printemps Boucain

    Guy Benarroche soutient le Printemps Boucain

    Il y a un mois, Hervé Plisson, candidat à la tête du Printemps Boucain, liste de gauche et écologiste (DVG), dévoilait son programme. Ce mardi, entouré de colistiers, ce dernier a tenu a insisté sur trois points : mobilité, urbanisme, les nuisances et pollutions.

    « Ce sont les préoccupations actuelles des habitants de Bouc-Bel-Air, rapporte Hervé Plisson. Ce sont nos retours de terrains. » À ses côtés, Guy Benarroche. Le sénateur écologiste des Bouches-du-Rhône, s’est rendu sur la commune pour soutenir la campagne du Printemps Boucain. Un soutien national, dans un contexte où « les moyens d’action financiers des communes n’ont pas arrêté de se réduire, la plupart des communes n’ont plus d’autorité fiscale », contextualise Guy Benarroche. Pour autant, « la transformation des communes et leur adaptation à la fois au changement climatique et aux changements nécessaires des mobilités, d’urbanisme, de sécurité, passe avant tout par une volonté de la commune et du maire (…) À Bouc, on assiste à une gestion de la commune qui n’a ni pris en compte la réalité, ni les changements de mode de vie… Rien n’est fait pour l’organisation d’une certaine capacité à une autonomie », poursuit le sénateur. « La municipalité peut batailler pour obtenir des avancées sur des sujets », ajoute Hervé Plisson. Pour une régularité des transports locaux, par exemple, alors « que tous les matins et les soirs, c’est une heure de bouchons », précise le candidat. Et que les bus vers la zone industrielle des Milles, ne passent pas aux heures de pointe selon les colistiers. Côté nuisances et solutions, le groupe ambitionne au cours de sa campagne de « sensibiliser la population sur le fait qu’il faut arrêter toutes ces industries polluantes, les répartir ailleurs ou les remettre en question », estime Patrick Deschamps, numéro trois de la liste. Entre autres mesures…

  • Pays d’Aix : le demi-échangeur, un thème de campagne majeur

    Pays d’Aix : le demi-échangeur, un thème de campagne majeur

    Le sujet s’invite chez tous les candidats de Bouc-Bel Air et de Cabriès, quel que soit le parti. Le projet de demi-échangeur de la Croix d’Or, révélé dans le PLUi de 2024, est inscrit dans la section de Bouc-Bel-Air, au sein de l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP) de San Baquis Est, qui en prévoit la réalisation. Objectif affiché, désengorger le secteur des Trois Pigeons en créant une sortie de l’A51 depuis Marseille, au niveau de Décathlon, vers Bouc-Bel-Air et rediriger une partie du trafic vers la RD60 en direction de Cabriès. En janvier déjà, Mathieu Piétri, maire de la commune boucaine et Amapola Ventron, maire de Cabriès, tous deux candidats à leur réélection, s’opposaient, d’une même voix, « fermement et définitivement », estimant qu’il « n’apporte aucune réponse adaptée » à la saturation routière. Le premier indiquait avoir « saisi la Métropole et le Département pour demander la suppression, au sein du (PLUi), des Emplacements Réservés et de l’OAP sectorielle San Baquis-Est ». La seconde indiquait avoir « saisi le département pour réitérer cette demande de retrait en novembre dernier ».

    Un recours déposé

    Selon l’entourage de Mathieu Piétri, à ce stade, il n’y a « aucune chance que cet échangeur se fasse, car deux maires ont écrit à la Métropole et au Département ». « Le Département m’a confirmé, le mois dernier, avoir acté notre opposition et sur la prochaine modification du PLUi, nous avons donc émis notre proposition à nouveau. Le Département portera notre opposition sur la prochaine modification du PLUi », assure de son côté Amapola Ventron. Pourtant, pour Mehdi Medjati, candidat sur Cabriès, « il n’y a que deux manières d’obtenir l’annulation de ce demi-échangeur : une annulation judiciaire, ou une révision du PLUi qui porterait précisément sur l’OAP San Baquis. À ce stade, nous n’avons ni l’une ni l’autre ». Un recours contentieux, toujours en cours, a été déposé par la voix d’une association que préside ce dernier. Parmi les candidats boucains, les solutions alternatives et avis fusent. « Je défends l’idée d’une passerelle qui enjambe le carrefour des Trois Pigeons pour aller directement dans le Pôle d’Activités, au niveau de l’Arena », propose Bruno Aubry. Quand Mathieu Morateur estime qu’en l’état « le projet est un leurre » et que la priorité doit aller au réaménagement du rond-point des Trois Pigeons. Le demi -échangeur n’aurait d’intérêt que s’il ne sert plus de délestage, mais « essentiellement au service des riverains ». Pour Hervé Plisson, « tant que le problème des Trois Pigeons n’est pas résolu de manière sérieuse, c’est inacceptable de faire une sortie à la Croix d’Or. »

  • Bouc-Bel-Air : Bruno Aubry et ses colistiers « citoyens »

    Bouc-Bel-Air : Bruno Aubry et ses colistiers « citoyens »

    L’échéance est fixée au 26 février. Mais déjà, en sous-préfecture d’Aix-en-Provence, le ballet des dépôts de listes en vue du scrutin 2026 a débuté. Bruno Aubry, journaliste et enseignant, candidat à la tête de la liste de Vivre Mieux Bouc-Bel-Air, annonce avoir déposé les noms de ses trente-trois colistiers de cette liste transpartisane et écocitoyenne, ce mardi. « Le dépôt de la liste est la consécration de semaines de travail, retrace le candidat. Nous n’avons pas fait une liste en bouchant les trous. C’est une liste avec des gens qui, du 1er au 33e, portent une candidature qui a du sens. Ils apportent tous quelque chose par leur vécu, leur expérience, leur métier… Tout ce travail est un travail de fourmi, de précision, d’orfèvre et c’est vrai que déposer la liste est important, une chose faite. De façon certaine, il n’y a plus de retour en arrière et nous sommes les premiers à l’avoir déposé pour Bouc-Bel-Air », poursuit le candidat. L’équipe est en majorité composée de personnalités issues de la société civile et de tous les quartiers de la commune.

    Tous âges et horizons

    Derrière la tête de liste, Geneviève Martin, ancienne cadre territoriale et chargée de mission mutualiste, assume son engagement « pour réveiller Bouc-Bel-Air après 24 ans d’immobilisme et bâtir une ville nature ». En troisième position, Saïd Achache, chef d’entreprise, dit rejoindre le projet « pour un projet de proximité, de rupture et d’espoir ». La liste met en avant la diversité des profils et des parcours, à l’image de Nacéra Baghdad, policière nationale et ancienne sportive de haut niveau, qui évoque « le choix d’une équipe diverse, parce que de nos différences naît notre force », ou de Rémy Bœuf, président d’Amap, pour qui « vivre mieux, c’est choisir la diversité des idées et des compétences pour assurer un avenir partagé et responsable ». Suivent Nathalie Dutheil, ancienne directrice générale adjointe chez Logirem, Laurent Robert, ingénieur créateur, animateur d’atelier de création pour enfants, Agnès Dioux, professeure BTS technico administratif médico-social, Richard Simon, agent commercial retraité, Patricia Carles, géologue, directrice des marchés industriels Shifters, et Yoan Tang, étudiant, qui lui croit « à la force de ce projet porté par des Boucains de tous horizons ». En douzième et treizième positions arrivent ensuite les noms de Stéphanie Bedouin, consultante, formatrice en RSE et Christian Alcouffe, ancien ingénieur dans la pétrochimie. Eva Bonnet-Gonnet

  • Élections municipales : ces jeunes candidats témoignent

    Élections municipales : ces jeunes candidats témoignent

    Dylan Douang Roux, Vivre mieux (liste de Bruno Aubry) Bouc-Bel-Air (13)

    « On a beau parler, personne n’écoute »

    « On a beau parler, personne n’écoute les jeunes. C’est pour cela que j’aimerais les représenter. » À tout juste 18 ans et encore lycéen, Dylan Douang Roux a décidé de devenir candidat à Bouc-Bel-Air, sur la liste « Vivre mieux » menée par Bruno Aubry (DVG). « Son programme m’a beaucoup plu. Déjà parce que j’aime bien l’écologie. Et aussi parce qu’il nous a proposé de faire une partie jeunesse. »Invité par une amie à l’inauguration de la permanence de campagne du candidat, il a souhaité rejoindre la liste. Une façon pour lui de montrer que l’on peut s’investir en politique. « Mes collègues ne sont pas hyper intéressés. Mais depuis que je suis candidat, ils s’en préoccupent plus, constate le bachelier en métiers de l’électricité et de ses environnements connectés (Melec). ça montre qu’on peut rentrer dans un parti jeune. Ça peut les motiver. » Dylan Douang Roux, Boucain de longue date, veut permettre aux plus jeunes de découvrir le plus tôt possible la diversité des métiers qui existent. Il entend également organiser des rencontres entre jeunes et personnes âgées au sein de sa commune.

    Eva Janus

    Selma Bechagra, Pour Martigues ! (liste de Gaby Charroux) Martigues (13)

    « Nous sommes les citoyens de demain »

    Travailleuse sociale de 21 ans et ancienne animatrice Bafa, Selma Bechagra a décidé, cette année, d’être candidate sur la liste menée par le maire de Martigues Gaby Charroux (PCF) pour les municipales. Un engagement né en constatant les aides mises en place par la municipalité sortante.

    « À Martigues, il y a des aides pour passer le Bafa par exemple, avec un stage rémunéré, ce qui est rare. J’en ai profité et je veux que d’autres en profitent. J’ai donc voulu défendre ça, sachant que j’ai un petit frère, une petite sœur, des cousins. J’aimerais qu’eux aussi en bénéficient », explique la jeune candidate. En tant que travailleuse sociale, elle voit également comment les aides de la Ville accompagnent certaines personnes. « Évidemment, cela peut être amélioré, mais la mairie fait beaucoup. » Pour défendre ces mesures et encouragée par un membre de sa famille, la jeune femme décide alors de s’investir sur la liste de Gaby Charroux.

    Sa candidature est aussi un moyen de mobiliser les jeunes autour d’elle. « Avant, je ne m’intéressais pas à la politique et mes amis autour de moi, c’est pareil, se désole-t-elle. Mais une fois qu’on m’a donné accès à quelques informations, je me suis dit qu’en fait, c’est important de s’engager. Parce que nous sommes les citoyens de demain. »

    E.J.

    Mazy Djezzar, Génération écologie (liste de David Fournier) Avignon (84)

    « Rien ne change si on n’est pas élu »

    À 27 ans, Mazy Djezzar connaît déjà sa 3e campagne électorale. Le référent vauclusien de Génération écologie est en lice aux côtés de David Fournier (PS), après avoir déjà œuvré aux municipales de 2020 sur la liste EELV de Jean-Pierre Cervantès puis l’année suivante aux régionales.

    Prof de maths dans deux collèges avignonnais, il s’est intéressé à la politique par le prisme du militantisme associatif autour de l’environnement, dans son quartier des Grands-Cyprès. Collecte de déchets, ambassadeur du tri, « j’avais envie de faire plus et rien ne peut changer si on n’est pas élu », souligne le jeune homme. Un avis guère partagé dans son entourage. « Quand je me suis engagé, j’ai eu un manque de soutien entre ceux qui disaient que la politique ne servait à rien et ceux qui ne s’y intéressaient pas du tout », se souvient-il. Il constate aussi l’effet des réseaux sociaux : « Les jeunes connaissent les politiques juste par ce qu’ils font, mais pas pour leurs idées. » Et s’arme de pédagogie : « J’écoute, j’ai un peu de bagage pour les convaincre de voter, mais l’Éducation nationale doit remplir son rôle et offrir de la maturité citoyenne. »

    F.C.

    Sasha Quiles, Demain Sisteron ! (liste de Zoé Lerouge) Sisteron (04)

    « Tout le monde a sa parole à donner »

    À 25 ans, Sasha Quiles, salarié dans une ressourcerie, a décidé pour la première fois de se porter candidat aux municipales sur la liste citoyenne « Demain Sisteron ! » (Alpes-de-Haute-Provence), menée par Zoé Lerouge. Arrivé dans la ville il y a trois ans, il ne se voyait pas « vivre à un endroit sans s’investir dans la communauté dans laquelle [il] habite ».

    Pour ce cégétiste, cette décision est motivée par la volonté de refaire vivre la démocratie locale et mobiliser les jeunes. « On est dans une époque où il y a un recul de la confiance envers la démocratie. Participer à cette vie publique et politique, c’est aider à redonner confiance aux gens envers la politique directe. Parce que les municipales, c’est la politique du quotidien. »

    Une politisation qui s’est en quelque sorte imposée au jeune homme : « Mon frère est handicapé de naissance, donc les luttes liées à cette question m’ont touché. J’ai grandi à l’époque de la Manif pour tous, et vis-à-vis de ma sexualité, j’ai très vite compris que ce serait un combat de tous les jours. […] En m’investissant dans ces municipales, je veux montrer qu’on peut tous mettre notre pierre à l’édifice et que tout le monde à sa parole à donner. »

    E.J.

  • À Bouc-Bel-Air, un programme écolo et de gauche « assumé »

    À Bouc-Bel-Air, un programme écolo et de gauche « assumé »

    Elles sont quatre listes en lice pour succéder à Richard Mallié (LR), maire de Bouc-Bel-Air pendant près de 40 ans. Parmi elles, le Printemps boucain, né de la l’association Bouc-Bel-Air pour Tous, conduite par Hervé Plisson, ancien conseiller municipal d’opposition et assumée « gauche et écolo. On l’affirme, on en est fiers ». Après plusieurs semaines sur le terrain, le Printemps boucain présente les grands axes de son programme, qu’il déclinera en détail, auprès du grand public, le dimanche 8 février (16h, salle Mistral). Dans ses propositions, la liste s’attaque, en tête, aux questions de logement et d’urbanisme et de mobilité. Pour le premier : « Un gros problème sur Bouc, estime Hervé Plisson. Quand le PLUi est sorti ça a semé l’effroi. De mon côté, je dis qu’il vaut mieux une Orientation d’aménagement et de programmation (OAP) bien construite qu’une construction sans OAP (…) Dans une OAP, il y a des contraintes supplémentaires, des exigences supplémentaires qui permettent de faire de bons projets. Les projets qui ont été proposés par le maire, ce sont des projets à l’ancienne : on met des immeubles les uns à côté des autres. »

    Mobilité : une « bataille »

    Le candidat pointe notamment un « gros point délicat, l’espace de Montori », qui doit à terme accueillir 2 000 habitants. À cet endroit, l’équipe propose de construire un écoquartier. « C’est quelque chose qui nous distingue des autres candidats », assure Hervé Plisson. Autres mesures proposées : davantage de transparence sur l’attribution de logements sociaux, expérimenter les résidences à vocation d’emploi, et les résidences hôtelières à vocation sociale, protéger les zones classées agricoles et naturelles (N). Sur le second sujet, dans une ville « étouffée » par les embouteillages « on a une proposition qui pourrait défriser : une régulation aux entrées de Bouc-Bel-Air », estime Hervé Plisson. Surtout, mener « une bataille des trois bretelles ». « Se battre pour qu’une solution d’ampleur soit prévue aux Trois pigeons, se battre pour qu’il n’y ait pas de sortie, comme prévu dans le PLUi, tant que le problème des Trois pigeons n’est pas résolu », conclut le candidat. Autant de propositions pour la Ville discutées lors des rondes de la « Ruche de Campagne », symbole de la cause environnementale, et totem rassembleur, puisque la liste a fait le choix de ne pas occuper de permanence. Celle-ci, qui mêle tous âges, tous corps de métiers, sera dévoilée plus tard dans la campagne.