« Il n’y a pas de liste de gauche à Digne sur cette élection, mais pour un électorat de gauche, qui est quand même important, je pense qu’ils se retrouveront sur notre liste, même sans étiquette, par rapport aux autres listes qui sont toutes clairement estampillées droite. » Face au boulevard laissé par l’absence de la gauche à Digne, Julien Di Benedetto espère capter ses électeurs. « Certains utilisent le sans étiquette comme une façade alors que leur liste est de droite », mais, « nous, c’est une conviction », assure le candidat.
Les deux tiers de sa liste sont issus de la société civile, le reste étant issu de la gauche et de la droite. Parmi les colistiers de gauche, le communiste Gérard Esmiol et l’élue d’opposition Geneviève Primiterra, ancienne tête de la liste d’union de la gauche de Digne en 2021. Face à eux, Jean-Luc Brochier (DVD) se présente avec des colistiers notamment issus de Reconquête et du RN. Les socialistes ont quitté la liste du candidat Francis Kuhn après le ralliement de membres des Républicains. Les deux candidats restants sont eux aussi ancrés à droite.
S’il était élu, Julien Di Benedetto promet de siéger au conseil de surveillance de l’hôpital pour « s’assurer du contrôle et de la gestion et faire valoir les intérêts de la ville », alors qu’un plan d’efficience prévoit de supprimer 29 postes. Il a par ailleurs pour projet de « sortir la prison, insalubre, installée dans un ancien château médiéval, de l’hypercentre, pour en faire un musée d’art, d’histoire et de la lavande ». Concernant la sécurité, il mise sur la prévention plutôt qu’un « mode sécuritaire répressif ». Ses adversaires lui reprochent de ne pas travailler à Digne, mais il revendique être le seul candidat à y être né et promet qu’il quittera ses fonctions en Seine-et-Marne s’il est élu.

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