Kurdes et communistes marseillais appellent à l’unité

Le Centre démocratique kurde de Marseille (CDKM) a accueilli, samedi, une rencontre publique réunissant des représentants des démocrates kurdes et de la section PCF du 3e arrondissement.

Un rendez-vous essentiel à quelques jours du 1er tour des municipales pour Salih Azad, porte-parole du Centre démocratique de la communauté kurde : « Il ne s’agit pas d’un scrutin comme les autres car il existe un réel risque RN. C’est le moment de dire “non, pas de pouvoir RN dans ma ville !” ». Il ajoute : « Cette réunion a aussi permis d’évoquer la situation internationale, l’assassinat du droit international en ce moment par les États-Unis et Israël. Cela a commencé par le kidnapping du président vénézuélien et se poursuit en Iran. Le régime des mollahs est sanguinaire, certes, mais la défense des libertés ne doit jamais se faire au détriment des civils. »

Anthony Gonçalves, chef de file des communistes, en 13e position sur la liste du Printemps marseillais, confie : « Pour nous, communistes, co-organiser cette rencontre est essentiel. Ces élections municipales se déroulent dans un contexte international particulier : la guerre fait rage, le droit international devient fantôme et les impérialismes font rage. Gaza vit sous les bombes, la Cisjordanie subit un colonialisme quotidien et le peuple kurde est encore agressé par le régime syrien radicalisé. Cette situation tendue est le reflet d’une internationale réactionnaire qui trouve aussi une expression ici, à Marseille, avec la progression du RN. »

Laure Rovera, conseillère d’arrondissements dans les 2-3 et de nouveau candidate, témoigne : « Pendant les six années de la mandature, la représentante du RN n’est venue assister à aucun conseil municipal d’arrondissements. Elle n’a donc pas représenté les électeurs qui avaient pourtant voté pour elle ! »

Pour contrer l’extrême droite, l’engagement s’impose. « Nous sommes Kurdes, mais aussi Marseillais. Ce qu’il se passe ici nous concerne. » C’est dans ce cadre que plusieurs membres de la communauté kurde sont candidats, sous la bannière du Printemps marseillais : Yahya Güngörmez (67e position), Cigdem Kara (12-13), Berfin Firtina et Amet Yilmaz (13-14).

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