Le septième art corse tisse sa toile à Marseille

« Pour échanger loin des clichés », fait part l’organisation d’Arte Mare, Festivale di e u filmu mediterraneu di Bastia, ce « doyen des festivals corses », créé il y a près de 45 ans, élit à nouveau domicile au cinéma l’Alhambra samedi 31 janvier. Et ce, pour une escale « destinée aux Corses de la diaspora, aux amoureux de l’île de beauté et aux amateurs du 7e art ». Marseille, cette ville qui compterait autour de 150 000 âmes d’origine corse, accueille dans la belle salle obscure du quartier Saint-Henri deux séances d’avant-premières mettant en lumière les « femmes devant et derrière la caméra ».

« La fabrique du nous »

La première d’entre elles abordera les violences faites aux femmes avec La confrontation, court-métrage de fiction de Marie Abbenanti et Sandy Pujol-Latour dans le sillage d’une jeune adolescente « qui doit affronter sa plus grande peur » dans un commissariat : « se confronter à son parrain qui l’a violée étant enfant ». Puis, celles du documentaire de Julie Perreard, Tu n’es pas seule, autour de six colleuses féministes en Corse. Autant de projections accompagnées par la présence de leurs réalisatrices, tout comme pour Camera obscura, la fabrique du nous. Un documentaire de Yolaine Lacolonge qui se focalise sur trois réalisateurs corses, Thierry de Peretti, Julien Colonna et Frédéric Farrucci, mettant chacun en scène leur île d’aujourd’hui « avec des héroïnes féminines dans leur scénario ».

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