Bollène : Zilio, candidat avec un caillou dans la chaussure gauche

On ne sait pas encore si la campagne d’Anthony Zilio fera des étincelles mais c’est dans un ancien atelier d’électricité que le maire-candidat (SE) va installer son local de campagne des municipales (15-22 mars). Et ce à deux pas de l’Hôtel de ville, dans le centre-ville. Symbole selon lui « d’une équipe qui a refait battre le cœur de ville », étape indispensable pour irriguer positivement le reste de la cité. Une semaine après avoir laconiquement annoncé sur ses réseaux sociaux sa volonté de briguer un second mandat, Anthony Zilio a reçu la presse ce vendredi.

Sans encore dévoiler de grandes annonces de campagne, l’édile regarde surtout dans le rétroviseur même si tout « n’a pas été parfait ». « On a embelli, réparé, renforcé la sécurité et maîtrisé le développement de Bollène », synthétise Anthony Zilio. « On a diminué l’endettement de 18 millions à 11,5, augmenté le nombre de policiers municipaux et de caméras (respectivement +5 et +28), entrepris les travaux contre les inondations, regagné des habitants et des médecins », égraine celui qui est aussi conseiller départemental. Le scrutin de 2026 ne serait « qu’un bilan d’étape dans le développement de Bollène à 2030 et 2050 ». Pour y parvenir, le maire compte reprendre les mêmes ingrédients qu’en 2020, à savoir une liste large de rassemblement qui a permis de battre Marie-Claude Bompard (Ligue du sud) avec 51,81%. « Je ne suis candidat contre personne ni dans un esprit de revanche, mon équipe sera renouvelée et élargie », promet-il. Issu du centre gauche, sa majorité a plusieurs sensibilités allant de la droite à des proches du PCF. « Dans une ville de 14 000 habitants, il ne s’agit pas d’être de gauche ou de droite mais de bon sens, ne nous dispersons pas sur les sujets nationaux quand les solutions sont locales, professe Anthony Zilio. On a vécu 56 jours sans gouvernement, je ne crois pas qu’on pourrait vivre 56 jours sans service public local. »

Une politique « pas assez

à gauche »

Côté extrême droite, trois candidats sont sur les rangs : Marie-Claude Bompard, Franck Marest (RN) et Sophie Lorenzo, actuelle élue RN d’un village en Ardèche. Et, comme en 2020, une liste de gauche portée par le communiste Daniel Barrière devrait être en lice. Lors des précédentes municipales, avec 10,5% des voix, il s’était désisté au second tour appelant « à battre l’extrême droite ». « On relance Bollène à gauche », annonce Daniel Barrière. Monter une propre liste n’était pourtant pas au départ l’idée initiale. « On a travaillé depuis février pour une liste d’union républicaine mais cela a abouti à un échec », confie-t-il. Quatre places aurait été évoquées mais, au-delà du chiffre, la politique menée « est insuffisante pour suffisamment pousser à gauche », estime Daniel Barrière, qui s’est rapproché du PS et de LFI.

Selon le communiste, Anthony Zilio a été « timide sur le plan social » et trop zélé « sur la sécurité ». « On aurait aimé la gratuité de la cantine, davantage de logements sociaux ou lancer un débat sur la gestion publie de l’eau », regrette Daniel Barrière. « La démocratie doit s’exprimer », juge Anthony Zilio qui ne cache pas quelques « désaccords » et préfère la clarification « à la tambouille, qui fait fuir le citoyen, pour mettre tout le monde sur la photo ».

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