Notre article publié le 29 août dernier, intitulé « Le maire annule une conférence d’André Prone », concluait que l’interprétation d’un refus purement politique semblait relever du malentendu. Une confirmation en ce sens aurait en effet été problématique, tant elle aurait écorné l’image débonnaire que s’est construite depuis 1998 le premier magistrat LR de la commune, Robert Beneventi.
L’environnementaliste et essayiste varois André Prone, qui devait intervenir au printemps prochain dans le cadre de l’Université du temps libre d’Ollioules avec une conférence intitulée « Urbanisation globale, résistances locales : pour une autre idée de la ville », a été déprogrammé.
L’adjoint à la culture d’Ollioules, Didier Martina Fieschi, évoque « une boulette administrative » qu’il assume complètement, mais nie farouchement toute intention malveillante ou décision qui s’apparenterait de près ou de loin à de la censure. L’élu se dit « très affligé par ce qui s’est passé », en expliquant les tenants et les aboutissants.
« Les choses ont été faites à l’envers », explique-t-il, sans attendre le dernier comité de pilotage. En cause, donc, une fonctionnaire qui aurait contacté prématurément, sans l’aval du maire, André Prone, en fixant une date pour sa conférence à l’Université du temps libre.
« Je peux comprendre, je suis humain, que cela ait posé un problème à Monsieur Prone », assure-t-il. Mais, le comité de pilotage du 25 juillet a estimé, poursuit l’élu, que par rapport à la thématique du cycle, « la conférence proposée n’était pas retenue ». Ou plutôt, « plus » retenue.
En tout cas, voulant donner des gages de bonne foi, l’adjoint met en avant l’entrée récente du conseiller municipal d’opposition Christian Bercovici (PCF) au comité de pilotage de l’Université du temps libre. « J’appelle ça le pluralisme culturel et j’y suis très attaché, je vous assure. C’est de la transparence. » Dont acte.

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