Tag: conférence

  • Les élus PCF des Bouches-du-Rhône tendent le micro sur l’enfance

    Les élus PCF des Bouches-du-Rhône tendent le micro sur l’enfance

    Notre objectif premier est d’écouter. C’est pour ça que c’est ouvert à tous, car tout le monde à quelque chose à dire. » C’est ainsi que le conseiller départemental (PCF) Gérard Frau présente le conseil de canton organisé par le groupe communiste du Département, mardi à 18h.

    Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la préparation des Assises départementales de la protection de l’enfance, prévues les 18 et 19 novembre. Un rendez-vous « que nous avons obtenu », souligne l’élu, président du groupe communiste au Département.

    « Notre enjeu est de rencontrer le maximum de monde possible, de recueillir les témoignages, questionnements, propositions et exigences que nous porterons lors des Assises. » D’autant que, rappelle-t-il, « ces Assises prépareront le schéma départemental de protection de l’enfance pour les années à venir ».

    « Une volonté politique »

    Pour l’élu, l’enjeu dépasse le seul cadre départemental : « C’est une compétence compliquée qui est déléguée par l’État, mais sans les moyens qui vont avec. Le projet de loi en discussion au Sénat n’en rajoute pas. » « C’est une question de volonté politique » estime Gérard Frau, surtout quand « on a des enfants en danger, qu’on pourrait parfois croire de seconde zone, pas accompagnés par la République, et c’est inacceptable ».

    Cette réunion revêt une résonance particulière à Martigues, un des exemples du communisme municipal français. « Avec onze maisons de quartier, les services municipaux, les moyens mis dans les écoles, nous avons un panel de travailleurs et d’enseignants qui peuvent repérer au plus tôt les problématiques, troubles et souffrances. »

    Le rendez-vous est donné mardi, à 18h, salle Raoul-Dufy.

  • [Passerelle Interculturelle] Préserver le multilatéralismeet accélérer l’action climatique

    [Passerelle Interculturelle] Préserver le multilatéralismeet accélérer l’action climatique

    Cette rencontre a réuni des responsables politiques, des négociateurs et des experts du climat venus de plus de vingt pays, afin de réfléchir à l’avenir de la coopération climatique internationale. Ce dialogue est coprésidé par Xie Zhenhua, ancien envoyé spécial de la Chine pour le changement climatique, et Laurence Tubiana, ancienne ambassadrice française chargée des négociations climatiques et l’une des principales architectes de l’Accord de Paris.

    Dans son discours d’ouverture, Xie Zhenhua est revenu sur les progrès significatifs réalisés en matière de gouvernance climatique mondiale et de transition verte et bas carbone depuis l’adoption de l’Accord de Paris. Il a souligné l’importance de défendre le multilatéralisme et le principe d’équité, de promouvoir une concurrence saine et une coopération pragmatique, ainsi que de concilier les impératifs du développement et les besoins des populations, tout en maintenant un dialogue franc et ouvert. Il a affirmé que, malgré les multiples défis, la Chine resterait fermement engagée dans la lutte contre le changement climatique et ne modifierait ni sa détermination stratégique ni ses objectifs de pic des émissions de carbone et de neutralité carbone.

    Dix ans après son entrée en vigueur, l’Accord de Paris reste le principal cadre international de lutte contre le changement climatique. Mais sa mise en œuvre se heurte à de nombreux obstacles : tensions géopolitiques, difficultés de financement et divergences entre pays développés et pays en développement.

    Pour les participants, la priorité est donc de préserver les acquis de cet accord historique, tout en accélérant la transformation des engagements politiques en actions concrètes.

    Échanges libres

    Les discussions ont notamment porté sur la transition énergétique, l’électrification des économies, le financement climatique et le soutien aux pays les plus vulnérables.

    Autre enjeu majeur : préparer la COP31, prévue en novembre en Turquie. Cette rencontre informelle a permis aux différents acteurs d’échanger librement sur leurs priorités, d’identifier les points de convergence et de réfléchir aux conditions nécessaires à la réussite de la prochaine conférence mondiale sur le climat.

    La coopération entre la Chine et l’Europe a également occupé une place importante dans les discussions. Face à l’ampleur des défis climatiques, le dialogue et la coopération technologique restent essentiels pour accélérer la transition écologique à l’échelle mondiale.

    Créé en 2019, le Dialogue de haut niveau des Amis de l’Accord de Paris est une plateforme informelle d’échanges sur la gouvernance climatique mondiale, organisée conjointement par l’Université Tsinghua et la Fondation européenne pour le climat. Il réunit chaque année des responsables politiques, des négociateurs et des experts internationaux. Contrairement aux négociations officielles, ce dialogue privilégie des échanges libres et approfondis, permettant de rapprocher les positions, de renforcer la confiance et de contribuer à la recherche de consensus sur les grands enjeux climatiques.

  • La décarbonation de l’industrie au centre des débats à Marseille

    La décarbonation de l’industrie au centre des débats à Marseille

    Différents aspects liés à la décarbonation industrielle étaient au programme de cette matinée. Parmi eux, la formation, mais aussi les impacts et les attentes des industriels. Ce rendez-vous s’inscrit dans la démarche Attractiv’industrie, initiative portée par la Chambre de commerce et d’industrie Aix Marseille Provence (CCI AMP) visant à accompagner le territoire dans le contexte de la transition écologique.

    De nombreux industriels, responsables d’institutions, représentants de l’état ou encore élus ont animé différents échanges. Le président de la CCIAMP, Jean-Luc Chauvin, et le préfet de région, Jacques Witkowski, sont intervenus lors de la dernière table ronde. « La décarbonation est la plus grande chance que l’on a eue depuis la création du site de Fos », a expliqué le président de la CCI. De son côté, le préfet est revenu sur les enjeux futurs du monde de l’industrie, des sécheresses historiques de cet été aux changements à venir liés aux approvisionnements en eau. Jacques Witkowski a aussi mentionné le débat autour du projet de ligne THT. Il espère « trouver un équilibre » et estime qu’« en général, tout le monde est d’accord sur le fond des projets, mais pas chez nous ».

    Par ailleurs, Jean-Luc Chauvin a reconnu « la réalité des difficultés du quotidien, notamment chez les jeunes qui se mobilisent », tout en rappelant, selon lui, que « la réponse aux inquiétudes ne peut pas être le désordre mais plutôt le travail et l’assurance d’une place dans la société ».

  • L’industrie vauclusienne au prisme des luttes sociales

    L’industrie vauclusienne au prisme des luttes sociales

    Ce samedi, le musée du cartonnage et de l’imprimerie de Valréas accueille le public pour une journée de rencontre et de réflexion autour de la désindustrialisation à partir de 10h30.

    « Le musée existe depuis 1991, il est le reflet d’une industrie locale importante au XIXe siècle dans la ville, où l’on fabriquait des boîtes en carton pour la sériciculture, c’est-à-dire l’élevage de vers à soie », explique Virginie Vincent-Jardin, chargée du développement touristique et de la communication du musée. « Pour la petite histoire, il y avait à Valréas une famille de sériciculteurs qui avait besoin de boîtes en carton pour importer les œufs des vers à soie depuis d’autres pays du monde, mais avec le transport, l’humidité puisque les transferts se faisaient beaucoup par bateau et le manque d’aération des boîtes, il y avait beaucoup de perte. Alors, la famille est allée à la rencontre d’un des commerçants de la ville qui inventait souvent des choses et il a mis au point une boîte en carton avec des trous d’aération pour préserver les marchandises et le marché a explosé un peu partout. »

    Avec le développement de nombreuses entreprises de fabrication de boîtes en carton, Valréas est devenue un vivier local et régional pour la production. Parmi ces entreprises, celle qui a perduré jusqu’en 1997 est l’entreprise Morel-Barneron.

    Un combat immortalisé

    « Elle était spécialisée dans la fabrication de boîtes pour l’industrie de la parfumerie de luxe, mais elle a été à la fin des années 90 menacée de fermeture et les employés ont décidé de ne pas se résigner. Ils se sont battus jour et nuit pour sauver leur entreprise et les nombreux emplois pendant plus d’une année », raconte-t-elle. « Seulement, en 1998, Morel-Barneron a mis la clé sous la porte, laissant derrière elle de nombreux chômeurs… » Un combat qu’a décidé de photographier Bernard Baudin et dont les clichés sont exposés au musée jusqu’au 31 octobre, avec l’exposition « Avant le silence-Morel-Barneron, 1997 ».

    Ce samedi, une visite guidée et commentée par le photographe sera proposée. Elle sera suivie l’après-midi d’une conférence animée par Romain Castellesi, spécialiste en histoire sociale et ouvrière sur l’histoire des cartonnages Morel-Barneron et la désindustrialisation en France.

    Journée gratuite mais réservation conseillée.

  • [Entretien] Claude Rémy : « Au Bois Noir, il ne faut pas replanter n’importe quoi »

    [Entretien] Claude Rémy : « Au Bois Noir, il ne faut pas replanter n’importe quoi »

    La Marseillaise : En quoi l’incendie du Bois de France de 2003 et l’incendie du Bois Noir de cet été sont comparables ?

    Claude Rémy : Dans les deux cas, il s’agit bien sûr d’incendies de montagne. Avec une végétation globale au niveau de la forêt : on a dans les deux cas beaucoup de résineux avec du pin sylvestre. Les altitudes sont semblables, mais l’orientation est un peu différente. Au niveau du Bois Noir, on a des terrains plus escarpés, donc avec plus de risques de chute de blocs et d’érosion. C’est peut-être ce qui peut limiter un peu la régénération, si on a des très fortes pluies qui peuvent raviner le sol.

    Quelques semaines après l’incendie, la végétation a-t-elle déjà commencé à revenir au Bois Noir ?

    C.R. : Pas énormément, mais il y a quelques plantes qui commencent à repousser. Et ça correspond à ce qu’on avait vu au Bois de France : des plantes bisannuelles, c’est-à-dire qui mettent deux ans pour fleurir ont démarré à pousser à l’automne. Il y a quelques lézards qui reviennent également… Mais tout va dépendre de l’impact de l’incendie au sol. Vous avez des zones qui sont où le sol est davantage brûlé. Là, ça aura plus de mal à partir.

    Combien de temps cela va-t-il prendre ?

    C.R. : Longtemps ! Au Bois de France, la biodiversité est revenue progressivement, très lentement, avec d’abord les plantes, qui ont attiré les insectes, qui à leur tour ont favorisé la pollinisation.

    Faut-il laisser la forêt se régénérer naturellement ou faut-il replanter ?

    C.R. : Certains îlots n’ont pas brûlé, et ils vont jouer un rôle important dans la régénération de la forêt. Il faut les préserver. De même pour les arbres complètement calcinés : ils peuvent servir de perchoir pour des oiseaux, qui eux transportent les graines. Mais la question fait débat. Le mieux serait une régénération naturelle, car on a déjà les espèces adaptées au climat et au sol, ce qui permet d’avoir des arbres plus résistants et ensuite un retour d’une forêt en bon équilibre avec le milieu. Mais l’inconvénient, c’est que cela prend beaucoup de temps, des dizaines d’années. Et dans le cas du Bois Noir, où il y a des risques naturels importants de chutes de blocs et glissements de terrain, il vaut peut-être mieux replanter pour aller plus vite. Mais il ne faut pas faire n’importe quoi. Il faut des essences adaptées au sol et au climat, et ne pas faire des reboisements monospécifiques. Car dans la forêt, on parle souvent de l’arbre, mais c’est en réalité un espace complexe où les êtres vivants dépendent les uns des autres. L’idéal, ce serait que différentes instances aux spécialités diverses discutent ensemble pour établir la meilleure stratégie.

    Entretien réalisé par Agathe Di Lenardo

  • [Entretien] Edwy Plenel : « Nous jouons notre avenir à la roulette russe présidentielle »

    [Entretien] Edwy Plenel : « Nous jouons notre avenir à la roulette russe présidentielle »

    La Marseillaise : Quel est le sens de votre venue en Vaucluse, territoire où l’extrême droite est ancrée depuis longtemps ?

    Edwy Plenel : Le thème, c’est la question démocratique face à la montée non seulement en France, mais aujourd’hui à l’échelle du monde entier, de l’extrême droite. Mon premier livre, j’avais 32 ans, c’était en 1984, ça s’appelait L’effet Le Pen. J’ai une constance dans la prise de conscience du fait qu’il y avait un retour en force, progressif, d’abord à l’échelle de la France et avant même l’ébranlement du paysage mondial qui fait qu’aujourd’hui, l’extrême droite a aussi le visage de Donald Trump, de Vladimir Poutine, de Benyamin Netanyahou et de beaucoup d’autres. Je pense qu’il faut dans ce contexte-là comprendre ce qui nous arrive, mettre cela en perspective et surtout se retrouver autour de cette question : « qu’est-ce que c’est qu’un idéal démocratique ? » Je pense qu’on ne peut répondre à la montée de l’extrême droite qu’en ayant un imaginaire alternatif qui donne une force à notre riposte. Toutes les extrêmes droites, où qu’elles soient, veulent rétablir la hiérarchie des origines, en clair, l’inégalité naturelle, qu’il y ait des civilisations supérieures à d’autres, des origines, des couleurs de peau, des religions, des sexes supérieurs à d’autres. Dans un moment comme celui-là, il faut bien prendre conscience que l’essentiel est en jeu.

    Vous estimez que l’élection n’est pas le seul levier démocratique. Qu’entendez-vous par là ?

    E.P. : La démocratie, ce n’est pas simplement voter, c’est des contre-pouvoirs, une justice indépendante, une presse libre, c’est le droit de manifester, le droit de protester, le droit de se syndiquer, le droit de s’organiser, le droit de ne pas penser pareil, de contester, c’est le droit des minorités et pas seulement le droit de la majorité. Tout cela, il faut le défendre et ça dépend de nous toutes et nous tous, et pas seulement d’un bulletin de vote.

    Vous plaidez pour un changement de système ?

    E.P. : La France est un pays très fragile, car nous sommes une démocratie de basse intensité depuis très longtemps, à cause du présidentialisme. Nous n’avons pas le bouclier d’une culture parlementaire, d’une culture décentralisée. Nous voyons bien que nous jouons notre avenir à chaque fois à la roulette russe présidentielle, où la volonté d’un seul confisque le pouvoir de tous. Donc, c’est le défi que nous avons à nouveau dans six mois, avec une élection présidentielle où, encore plus que jamais, l’extrême droite peut rafler tous les leviers du pouvoir, simplement en gagnant l’Élysée et en obtenant l’élection de sa candidate à la présidence de la République.

    Suite aux révélations sur Jordan Bardella, Marine Le Pen a parlé de « costard en Kevlar » pour les journalistes. Qu’en pensez-vous ?

    E.P. : Ces déclarations montrent une culture non démocratique, de non-respect de la presse et une culture de violence, puisque ce sont presque des menaces physiques à l’égard de Mediapart et ses journalistes. Nous faisons notre travail en publiant des informations vérifiées, recoupées, d’intérêts publics, en l’occurrence nos révélations. Tout l’embarras du RN montre que la dédiabolisation est une légende et qu’en fait, c’était de la dissimulation. Qu’au cœur de ce mouvement, il y a son ADN historique au cœur de la culture de l’extrême droite française. Derrière la xénophobie, le racisme, il y a cette longue durée de l’antisémitisme français.

  • À Toulon, une table ronde pour défendre le droit à un logement digne

    À Toulon, une table ronde pour défendre le droit à un logement digne

    Passoires thermiques, logements indignes, difficultés d’accès à un hébergement d’urgence… Le mal-logement recouvre des réalités multiples qui fragilisent chaque jour davantage les personnes les plus précaires. Dans le Var, comme ailleurs, la pénurie plus ou moins organisée de logements sociaux interroge la capacité collective, ou tout simplement la volonté politique des élus, à répondre à un besoin pourtant essentiel : celui d’avoir un toit sur la tête.

    C’est autour de ces constats que se tiendra cette table ronde à la Maison de la Méditerranée. Organisée dans le cadre des initiatives liées à la Journée mondiale du refus de la misère, elle réunira Francis Verne, de la Fondation pour le logement, et Jean-Paul Jambon, pour le collectif logement d’Habitat Humanisme. L’objectif affiché est d’ouvrir le dialogue, de partager les expériences et de faire émerger des pistes d’action.

    Des acteurs engagés sur le terrain auprès des personnes confrontées au mal-logement et dans l’impossibilité d’accéder au parc social croiseront leurs regards sur les difficultés du territoire et les réponses à développer afin de favoriser l’accès à un habitat digne.

    Lutter contre la pénurie

    de logements sociaux

    Une situation préoccupante dans le département, qui ne semble pas perturber certains maires varois, qui « depuis plus de vingt ans contestent et fustigent la loi SRU [Solidarité Renouvellement urbain, ndlr] », rappelle Jean-Paul Jambon. Et préfèrent s’acquitter de lourdes pénalités plutôt que de répondre aux besoins de leurs administrés, « en continuant à infuser ce poison du rejet des habitants en grande demande, à contraindre les jeunes à quitter la commune alors qu’ils devraient en être la force vive et à obliger les travailleurs à ne pouvoir habiter la commune ».

    Dans un département où près de 70% des ménages sont éligibles au logement social et où près de 37 000 d’entre eux en ont fait la demande en 2025 pour seulement 3 730 attributions, la prise de conscience peine encore à émerger. C’est à cela qu’aspire la rencontre de ce soir, qui se poursuivra autour d’un apéritif partagé.

    Le samedi 17 octobre, le collectif donne également rendez-vous, toujours dans le cadre de la Journée du refus de la misère, à l’accueil de jour Domensa, à partir de 11h. Au programme : une journée d’échanges et de rencontres permettant de recueillir les témoignages de celles et ceux qui connaissent, ou ont connu, l’enfer de la rue. Des ateliers et un théâtre-forum seront organisés jusqu’à 17 heures.

    Des initiatives de sensibilisation ouvertes au grand public dont l’objectif est de permettre à chacun de changer de regard sur la pauvreté et, pourquoi pas, d’inciter le plus grand nombre à entrer dans la bataille en s’engageant pour faire évoluer les choses, que ce soit en matière de construction de logements sociaux ou de création de places d’hébergement d’urgence.

  • À Med’Agri, la sortie de crise par l’innovation

    À Med’Agri, la sortie de crise par l’innovation

    Innover pour avancer, tel semble être le credo de la Chambre d’Agriculture de la région Paca pour cette édition 2026 du salon Med’Agri des professionnels de l’agriculture méditerranéenne, qui se tient du mardi 13 au jeudi 15 octobre au parc des expositions d’Avignon.

    « Un rendez-vous au cœur des transformations », comme veulent le rappeler les organisateurs de la cinquième édition de l’événement, qui se tient tous les deux ans. Trois axes sont privilégiés pour ce rendez-vous. De son côté, Sandrine Faucou-Bourne, vice-présidente de la Chambre régionale d’Agriculture Provence-Alpes-Côte d’Azur et présidente du salon Med’Agri, assure que « l’ADN de ce salon est d’accompagner et de pérenniser nos activités et nos métiers ». Et que « dans un contexte de profondes mutations économiques, climatiques et sociétales, Med’Agri offre aux professionnels un espace d’échange, de découverte et d’innovation au plus près des réalités du terrain ».

    On y retrouve ainsi une grande exposition avec pas moins de 350 exposants de matériel et de services dédiés. Mais aussi des pôles thématiques entre machinisme, innovation, nouvelles technologies, énergies renouvelables, formation ou encore Tech & Bio. Ainsi qu’un cycle complet de conférences et d’ateliers.

    Territoire large

    Dans un dossier de presse, la Chambre d’Agriculture rappelle les enjeux du réchauffement climatique, avec des températures de 2 à 4 degrés plus élevées d’ici 2100. Un réchauffement qui signifie aussi que l’agriculture dite méditerranéenne « s’étend progressivement vers les régions septentrionales françaises ». Et prend en exemple la venue de conseillers en irrigation et gestion de l’eau du bassin Adour-Garonne, en Nouvelle-Aquitaine. « Preuve s’il en est que l’agriculture méditerranéenne devient une source d’inspiration pour d’autres territoires », se targue Med’Agri.

    Outre les grandes machines pour les productions de masse, le salon assure qu’il « consacrera aussi une large place à l’agriculture biologique, à l’agroécologie et aux biosolutions, avec un focus sur les innovations techniques au service de la performance durable ». Avec des rencontres et des stands dédiés.

  • La Seyne-sur-Mer : pour s’armer intellectuellement contre l’extrême droite

    La Seyne-sur-Mer : pour s’armer intellectuellement contre l’extrême droite

    Une soirée de réflexion proposée autour de deux de ses livres aux titres évocateurs : « L’Arabe, nouveau bouc émissaire du capital » et « Du fascisme historique au nouveau fascisme ».

    Dans un département où l’extrême droite ne cesse d’augmenter son influence et ses prises de guerre, comme l’ancien bastion de gauche qu’était l’ex-Cité des Chantiers où va se dérouler l’initiative, nul doute que les échanges seront féconds. Comme l’analyse d’André Prone qui fournit de la matière pour continuer le combat.

  • Une économie régionale sous pression mais résiliente

    Une économie régionale sous pression mais résiliente

    Denis Lauretou, directeur régional de la Banque de France en Paca, ainsi que Valérie Roux, directrice régionale de l’Insee, ont animé, mardi matin, la conférence de presse automnale de la Banque de France.

    Après avoir opéré un éclairage sur la conjoncture économique et budgétaire à l’échelle nationale, un focus a été effectué sur la situation dans la région.

    Géopolitique et canicule

    La hausse du prix du pétrole a été évoquée à plusieurs reprises au cours de la conférence, en raison de la situation au Moyen-Orient. Si les chocs pétroliers des années 1970 étaient plus importants et plus pérennes que celui en cours, « le pouvoir d’achat en produits pétroliers est nettement plus dégradé aujourd’hui que pendant les années 1970. Entraînant ainsi un impact sur les ménages bien plus important, surtout sur les plus modestes », précise l’Insee. Ce dernier a également observé les conséquences économiques de la canicule, à travers le secteur de l’agriculture : « La baisse de rendement agricole coûterait ainsi 0,1 point de croissance annuelle à l’économie française, là où les projections indiquent une croissance de 0,4% en France, sur l’année 2026 ».

    En région Paca, la Banque de France observe « un niveau d’activité et d’emploi légèrement meilleur qu’à l’échelle nationale, avec un secteur tertiaire marchand performant sur le long terme, même si le taux de chômage continue de grimper, atteignant 8,3% au deuxième trimestre 2026 ». Du côté des entreprises, « l’enjeu à retenir est la croissance. Notre rôle sera alors de les accompagner au mieux dans cette direction », complète Éloïse Lecouturier, cheffe du département des entreprises à la Banque de France Paca.