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  • Ollioules : opération coup de poing de la CGT à Carrefour

    Ollioules : opération coup de poing de la CGT à Carrefour

    Préparée dans le plus grand secret – le lieu ayant été précisé au dernier moment à la presse – pour que l’électrochoc fonctionne à plein régime et éviter aussi que la direction ne vienne mettre des bâtons dans les roues, la mobilisation s’est déroulée dans une parfaite fluidité. Entrés sans encombre dans le magasin dès 9h, les manifestants ont défilé dans l’allée centrale de l’hypermarché, arborant drapeaux et chasubles de la CGT. Une centaine de salariés de l’enseigne sont venus inviter leurs collègues d’Ollioules à les rejoindre dans le combat pour défendre leurs droits et leurs intérêts.

    Dans sa prise de parole, le délégué syndical Patrick Aitaissa a dénoncé la stagnation des salaires, la réduction des effectifs et les conséquences des conditions de travail sur la santé des salariés, en rappelant les milliards d’euros de chiffre d’affaires réalisés par Carrefour. Histoire d’insister sur le décalage entre les résultats de l’entreprise et leur pouvoir d’achat.

    « Qui fait tourner les magasins ? Nous, les caissières, les employés libre-service, les boulangers, les bouchers, les manutentionnaires, les agents de sécurité... », martèle le responsable syndical. Et de poursuivre : « Les prix du loyer, de l’énergie et du caddie explosent. Et nos fiches de paie n’avancent pas. »

    La CGT pointe ensuite les responsabilités. À commencer par celle de la direction. Le syndicat l’appelle à respecter la clause de revoyure prévue dans le cadre des négociations annuelles obligatoires (NAO), estimant que celle-ci doit permettre une évolution des salaires lorsque l’inflation augmente. « Quand l’inflation dérape, les salaires doivent suivre. Ce n’est pas une faveur, c’est un engagement », rappelle Patrick Aitaissala en demandant donc son application.

    Autre sujet mis en avant lors de cette mobilisation : les conditions de travail. La CGT dénonce « des effectifs réduits à l’os pour faire tourner le magasin » et des cadences qui épuisent et pèsent directement sur la santé des salariés. Mais aussi des changements de planning de dernière minute et les dimanches imposés.

    La CGT estime d’ailleurs que les alertes, lancées par les salariés concernant la sécurité et la souffrance au travail, ne sont pas suffisamment prises en compte. Et cerise sur le gâteau : des licenciements pour inaptitude, selon le syndicat, venant récompenser les loyaux services une fois les corps abîmés.

    Un autre rapport de force

    La mobilisation a en effet également porté sur le devenir de ces salariés confrontés à des problèmes de santé liés à leurs conditions de travail.

    « Nous exigeons l’arrêt de ces licenciements, plus de 3 200 depuis 2018 au sein de Carrefour, et le respect de l’obligation de reclassement », a déclaré le représentant syndical. Et d’évoquer selon lui le cas d’une ancienne salariée du magasin d’Ollioules, qui en a elle-même fait les frais après avoir été confrontée à des problèmes successivement aux deux épaules ayant entraîné plusieurs mois d’arrêt de travail.

    Dans ses communications institutionnelles, Carrefour met en avant un « dialogue social constructif et régulier » ainsi qu’une politique de « prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail ».

    Les inquiétudes relatives aux évolutions annoncées ou envisagées au sein du groupe, notamment la location-gérance et la franchise, ont également été exprimées. Avec à la clé, encore « moins de droits, moins de garanties, moins de protections » et la remise en cause des conquis sociaux. « On est là aussi pour dénoncer la stratégie de notre PDG, Alexandre Bompard, qui finalement, lui, se prend 19 000 euros par jour et nous augmente de 0,9%, alors que la plupart sont payés juste un peu au-dessus du Smic », poursuit Céline Arnaud, la déléguée syndicale nationale adjointe CGT Carrefour Hypermarché. Et de poursuivre : « C’est un rentier, pour gagner toujours plus d’argent, il loue ses magasins et sépare de la masse salariale. »

    La CGT a aussi mis en cause certaines pratiques syndicales. « Le syndicat maison est ici bien en place et maltraite les travailleurs de ce magasin », condamne la responsable cégétiste, qui affirme par ailleurs : « Ici, si tu n’as pas ta carte à ce syndicat, tu n’as pas de tire-pales électriques et tu t’exploses le dos avec un tire-pales manuel. » Une proximité avec la direction et des prises de position jugées indignes d’une organisation syndicale, blâme la CGT. Elle invite donc les salariés à « se réveiller » et voter aux prochaines élections professionnelles en leur faveur.

    Une démonstration bien accueillie qui pourrait porter ses fruits. D’ici là, CGT promet d’aider les salariés à s’organiser.

  • À Ollioules, la propriété léguée ne peut abriter une école privée

    À Ollioules, la propriété léguée ne peut abriter une école privée

    « Nous sommes navrés d’avoir à renouveler notre ferme opposition, quitte à saisir toutes les instances compétentes, à la cession de la propriété Fraisse léguée sous conditions à la ville d’Ollioules, telle qu’elle est présentée au conseil municipal. » Les élus d’opposition du groupe « Ollioules Autrement », Claudie Cartereau-Zunino (Les Écologistes) et Christian Bercovici (PCF) sont intervenus en séance publique pour faire lecture du courrier adressé au maire (LR) Robert Beneventi et à son adjointe à l’urbanisme Laeticia Quilici.

    Pour mémoire suite à leur demande auprès du préfet d’exercer un contrôle de légalité sur l’opération, le projet initial avait été suspendu. Ils s’étonnent donc aujourd’hui que le nouveau présenté ne tienne pas compte, selon eux, des causes initiales du report. Le représentant de l’État dans le département pointant alors un « projet s’éloignant de l’objectif poursuivi par le legs ».

    « Or non seulement les conditions du legs ne sont toujours pas respectées, mais elles ne le sont pas non plus dans le cahier des charges sur lequel devaient s’appuyer les candidats à l’achat de la propriété », dénonce la gauche.

    Et de rappeler une fois encore que Cécile Beckeric (épouse Fraisse), décédée en juin 2017, a fait dont de cette propriété à la collectivité à la condition que soit créé sur celle-ci un lieu destiné à la petite enfance. Ce qui n’est manifestement toujours pas le cas aujourd’hui, du moins pas dans son intégralité, environ un tiers seulement du bâti à venir.

    Le projet pour lequel le groupe Suprana se porte acquéreur prévoit la construction d’une école de 11 classes de la maternelle au collège. Ce qui présente pour commencer une vision quelque peu élargie du terme petite enfance.

    Mais ce qui choque encore plus la gauche et les écologistes c’est la nature de l’établissement hors contrat avec l’Éducation nationale qui doit y être érigé : le cours Tabarly, une école du réseau Espérance banlieues.

    « Peut-être n’avez-vous pas eu le loisir de lire les nombreux articles parus dans la presse nationale et syndicale évoquant les différentes enquêtes judiciaires concernant le réseau Espérance banlieues ? », lancent les élus d’opposition au maire. Plusieurs enquêtes sont actuellement en cours, mais aucune condamnation judiciaire définitive n’a eu lieu.

    « Quand on sait que le fondateur du réseau Espérance banlieues, Éric Mestrallet est proche des milieux catholiques intégristes dont certains militent pour l’abolition de la République, vous comprendrez qu’on s’étonne que la municipalité d’Ollioules puisse faciliter l’installation d’un établissement scolaire appartenant à ce réseau », ajoutent les élus. Et de conclure : « La ville ne peut pas trahir les conditions du legs et laisser se construire sur la propriété autre chose qu’un établissement pour jeunes enfants de 0 à 6 ans ! » Pour la municipalité, « la principale critique du préfet, qui avait évoqué l’existence d’un “risque juridique”, portait sur des activités annexes aujourd’hui abandonnées ». Le nouveau programme s’inscrit donc, pour elle, dans une parfaite conformité.

    L’opposition va donc porter l’affaire devant le tribunal administratif.

  • [C’est l’été] Balade au fil des fleurs à Ollioules

    [C’est l’été] Balade au fil des fleurs à Ollioules

    Une histoire longue et riche d’un savoir-faire transmis de génération en génération au départ de la chapelle de l’Observance.

    De 11h à midi.

    Entrée libre et gratuite.

    Infos au : 09.85.15.68.03

  • Le monde d’après #Meetoo donne de la voix à Ollioules

    Le monde d’après #Meetoo donne de la voix à Ollioules

    C’est en quelque sorte le cabaret d’un futur proche. En 2027, à Paris, dix ans après l’onde de choc provoquée par #Metoo, mouvement qui appelle les femmes à prendre la parole pour faire connaître les agressions en tous genres dont elles sont victimes. « Depuis que les femmes parlent et qu’on les écoute, de nouvelles pathologies apparaissent qui alertent l’OMS et la communauté scientifique. » Non sans ironie ni acuité, le point de départ de Sur le cœur, Fantasmagorie du siècle 21, écrit et mis en scène par Nathalie Fillion.

    Retour à la vie

    Se jouant du 18 au 20 mars dans les studios du Baou, compris sur le site de Châteauvallon, une pièce musicale dont l’intrigue se déploie dans une unité d’un grand hôpital dirigée par deux soignants foutraques. Parmi les patients, Iris « est placée en observation car elle a brutalement cessé de parler. La chambre d’hôpital devient le lieu de toutes les fictions et fantasmagories », présente l’auteur de cette création portée par quatre interprètes au cordeau et une création sonore d’Estelle Lambert qui scande les silences et des émotions si longtemps renfrognées.

    Après l’ampleur du « désastre » provoqué par #Metoo, « quelque chose bouge enfin », se satisfait Nathalie Fillion, qui « interroge les résonances d’un phénomène qui nous ébranle tous ». Sur le cœur, Fantasmagorie du siècle 21 ou une parabole hospitalière qui habite l’esprit et redonne un coup d’accélérateur à notre palpitant.

    P.A.

    Entre 5 et 30 euros.

  • [Var] Saint-Cyr, Sanary, La Seyne, Ollioules, Six-Fours… la gauche pour porter les valeurs humanistes

    [Var] Saint-Cyr, Sanary, La Seyne, Ollioules, Six-Fours… la gauche pour porter les valeurs humanistes

    Jean-Pierre Meyer est pragmatique. Le candidat (PCF) de Renouveau pour Sanary sait qu’il lui sera difficile de l’emporter dans une commune acquise à la cause de la droite depuis 1971. Mais celui qui se considère comme « conseiller municipal de la minorité, pas de l’opposition », compte « défendre (son) programme, quel que soit le résultat des élections ». Mais aussi agir en responsabilité, et poursuivre, comme depuis 6 ans, « le dialogue respectueux, le refus du conflit permanent. Il y a le temps de l’élection, de la confrontation, puis celui du mandat, où il faut travailler pour la commune », milite-t-il.

    Car sa voix, en tant qu’unique conseiller municipal de gauche, aura compté. « Le bon sens l’a emporté », affirme-t-il, notamment à travers ses propositions liées à la nouvelle ligne de bus 83 entre la gare d’Ollioules/Sanary et Six-Fours. Et Renouveau pour Sanary espère davantage peser lors de la prochaine mandature, en envoyant un (ou des) candidat(s) supplémentaire(s) au conseil municipal, et en atteignant la barre des 15% pour obtenir un siège au conseil communautaire Sud-Sainte-Baume, « là où se prennent les décisions ».

    Mais il s’agira, aussi et surtout, dans nombre d’autres communes, de porter une voix humaniste et singulière au sein des conseils municipaux. Un ensemble de valeurs qui transparaît dans les programmes des candidats. Par exemple, sur la question du logement, priorité de Sylvie Vinceneux à Saint-Cyr-sur-Mer. Une évidence pour la responsable de la commission nationale logement du PCF, tête de liste de Saint-Cyr à Gauche, dans une ville qui compte 45% de résidences secondaires. La candidate veut offrir « un logement digne et accessible à tous », en écho à l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Et même sans fauteuil de maire, elle se battra pour que la commune respecte les 25% de logements sociaux exigés par la loi SRU, et contre l’idée que ces derniers sont l’apanage de la délinquance, alors que plus de 70% des Varois y sont éligibles.

    Un combat primordial contre l’extrême droite

    À La Seyne, trois listes de gauche – qui avancent, malheureusement, chacune de leur côté – mènent le combat progressiste. Parmi elles, celle de Stéphane Sacco (GRS), qui mène la liste de rassemblement Uni.e.s à gauche pour La Seyne, et évidemment, le combat contre l’extrême droite, dont la menace pèse plus que jamais dans la deuxième ville du Var : « On parle d’ordre, mais on oublie la justice. On parle d’identité, mais on oublie la fraternité. On parle de protection, mais on se contente de désigner des boucs émissaires. Ceux qui divisent une ville ne la gouvernent pas, ils l’affaiblissent. Ceux qui attisent les peurs ne construisent pas l’avenir, ils le ferment. Nous ne laisserons pas notre ville devenir le laboratoire du repli », clame Stéphane Sacco.

    Même maux, même remède à Six-Fours, où Pascal Cabras et Six-Fours à Gauche veulent contrer « l’entente bilatérale entre droite extrême et extrême droite », dans une commune où 70% des votes au conseil municipal sont communs à la majorité LR et au RN. « Nous sommes la seule opposition, depuis 2020, qui lutte pour une ville juste solidaire et durable, avec une orientation écologiste et sociale » affirme Pascal Cabras.

    L’écologie, valeur cardinale d’Ollioules Autrement, liste de rassemblement menée par Claudie Cartereau (LE). « Face aux crises qui pèsent sur nos vies, nous choisissons de rompre avec la politique actuelle et d’agir autrement », martèle celle qui veut faire d’Ollioules « un territoire qui prend soin des personnes, du vivant et des ressources ». Énergie solaire, îlots de fraîcheur, et sobriété énergétique, autant d’idée qu’elle veillera à infuser dans le débat public. Tout en prônant, comme les autres listes progressistes, la démocratie participative.

  • La liste « Ollioules autrement » est à l’écoute des parents et des enfants

    La liste « Ollioules autrement » est à l’écoute des parents et des enfants

    Les candidats d’Ollioules autrement, menés par Claudie Cartereau, invitent une nouvelle fois la population à venir les rencontrer ce jeudi soir à l’Espace Bremond pour découvrir leurs propositions et s’engager à leurs côtés dans la campagne pour une ville plus solidaire, écologiste et démocratique.

    Pour cette dernière réunion publique avant le premier tour, la liste souhaite mettre particulièrement en avant les réponses apportées en matière d’amélioration du cadre de vie, de lutte contre la crise du logement, de défense des services publics et de développement des mobilités. Sur ce dernier point, elle affiche notamment l’ambition de créer des pistes cyclables et d’améliorer les transports en commun.

    Mais avant que ne débute la soirée, ce sont les enfants qui sont invités à s’exprimer : même lieu, mais cette fois à 16h30, avec un goûter, bien entendu. « L’objectif est de mieux connaître leurs attentes et d’échanger avec eux sur nos propositions pour le temps méridien et périscolaire », explique la tête de liste. Un exercice qui devrait porter ses fruits grâce au savoir-faire de l’enseignante de métier, , qui sait ce que signifie « parler à hauteur d’enfants ». C’est cela aussi, Ollioules autrement : donner la parole aux petits comme aux grands.

  • Marine Tondelier loue les vertus du rassemblement

    Marine Tondelier loue les vertus du rassemblement

    Je ne rencontre, jour après jour, que des militants hyper déterminés et même, je dirais, avec une envie d’en découdre. Il y a vraiment une gauche qui a relevé la tête », commence Marine Tondelier, la secrétaire nationale du parti les Écologistes, lundi après-midi à Ollioules où elle est venue apporter son soutien aux progressistes dans le Var. Et de saluer les acteurs de ces rassemblements.

    « Il faut dire que dans les territoires d’adversité, il y a un truc quasiment instinctif de ne pas se lancer dans le jeu des sept différences, mais d’affronter ensemble nos réels ennemis qui sont à droite et à l’extrême droite », ajoute-t-elle.

    Et c’est, pour la responsable politique, ce que les électeurs de gauche attendent.

    Ce qui ne veut pas dire gommer les différences et se fondre dans un tout unique, précise Marine Tondelier.

    Et de poursuivre : « Les écologistes savent que les écosystèmes ne sont riches d’ailleurs que de leur diversité. Et que la biodiversité, c’est beau aussi en politique. »

    Même si ce n’est pas la voie de la facilité. « L’union est un combat, ça ne s’est pas fait d’un claquement de doigts », précise Jean-Pierre Meyer (PCF), tête de liste de Renouveau pour Sanary. « Et cette diversité qui vit, je crois qu’on a eu l’intelligence d’en faire, effectivement, une force », ajoute-t-il.

    Même si ailleurs, certains ont décidé de partir seuls.

    L’intelligence de la diversité

    « Ça m’embête toujours un peu. Souvent, je constate qu’ils finissent par mettre beaucoup d’énergie à taper sur notre liste de gauche plutôt qu’à faire campagne contre la menace de la droite extrême et de l’extrême droite. Et donc ça, c’est un vrai regret de ma part », commente Marine Tondelier, interrogée sur la candidature des insoumis à Toulon.

    « Je pense que ce n’est pas ce qu’attendent les électeurs de gauche. Ce qui importe pour eux c’est que leur ville ne bascule pas au Rassemblement national. Et donc je pense qu’en 2026 comme en 2027, les gens porteront une lourde responsabilité à la fin dans les endroits où ça ne se terminera pas bien », prédit-elle.

    Pour illustrer l’urgence qu’il y a à s’unir pour renverser la donne sur ses terres, Claudie Cartereau, qui mène la liste Ollioules Autrement, a mis en avant le sinistre bilan du maire sortant LR : « Les terres les plus fertiles au bord du Reppe ont toutes été artificialisées. Il faut sauver le peu qu’il reste et aider les jeunes agriculteurs à s’installer. »

    Une réalité et des impératifs qui ne peuvent s’encombrer d’aucune élucubration politicienne, ici comme ailleurs.

  • « Ollioules autrement » pour prendre soin des habitants

    « Ollioules autrement » pour prendre soin des habitants

    « Face aux crises qui pèsent déjà sur nos vies, nous choisissons de rompre avec la politique actuelle et d’agir Autrement », commence la tête de liste de « Ollioules autrement » Claudie Cartereau (Les Écologistes). L’objectif étant, poursuit-elle, de faire de cette commune « un territoire qui prend soin des personnes, du vivant et des ressources ».

    Un projet coconstruit avec la population qui vise d’ailleurs à rendre les citoyens partie prenante de l’avenir de la cité, avec la mise en place d’une réelle démocratie participative et l’organisation notamment de débats, consultations et votations en fonction des projets.

    Un programme qui propose, poursuit l’actuelle élue d’opposition, à freiner la bétonisation et l’étalement urbain tout en accompagnant la rénovation et l’isolation des logements sociaux. Et en réalisant la rénovation thermique des bâtiments communaux.

    Il s’agit également de favoriser l’équipement en photovoltaïque et solaire thermique et créer des îlots de fraîcheur tout en élaborant un plan communal de sobriété énergétique et matérielle. Bref, de dessiner « un autre cadre de vie, sobre, solidaire et économe ».

    Régie agricole municipale

    Parmi les actions phares, Ollioules autrement a en ligne de mire la création d’une régie agricole municipale, pour alimenter en produits locaux et bio, les crèches, écoles, collèges et Ehpad de la commune.

    Une ferme de 4 à 6 hectares dans laquelle la production serait assurée par des agents territoriaux comme cela se fait sur la commune de Mouans-Sartoux, dans les Alpes-Maritimes.

    Un projet éducatif y sera associé pour « permettre aux enfants et aux jeunes de comprendre les bases de l’alimentation, les bienfaits d’une alimentation saine sur la santé ». Avec également la mise en place de classes d’alimentation durable et des actions d’éducation alimentaire à destination des familles. Mais aussi des formations et une sensibilisation des acteurs professionnels et des élus aux enjeux de l’alimentation durable.

    Tout cela en renforçant le soutien à l’agriculture, la remise en culture des friches et l’aide à l’installation de jeunes paysans.

    Autre sujet d’importance développé au cours de cette réunion publique, la mobilité. Avec, entre autres, la volonté de « travailler avec la métropole pour réduire la dépendance à la voiture et développer des pistes cyclables sécurisées et continues ».

  • En visite dans le Var, Jean-Pierre Farandou veut créer de l’insertion professionnelle grâce à la Défense

    En visite dans le Var, Jean-Pierre Farandou veut créer de l’insertion professionnelle grâce à la Défense

    Dans le contexte de l’augmentation annoncée du budget de la Défense
    (+ 6,7 milliards d’euros en 2026, soit 57,1 milliards si le projet de loi finance est voté), et au lendemain de l’annonce d’Emmanuel Macron concernant la volonté de porter les dépenses de la loi de programmation militaire 2024-2030 de 413 à 449 milliards d’euros (avec l’objectif d’avancer à 2027 au lieu de 2030 l’objectif d’un budget annuel de défense de 64 milliards d’euros), le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre, Farandou, est déjà sur le pont.

    Ce dernier était dans le Var, vendredi, pour visiter deux entreprises liées à l’industrie de la Défense. Première étape : le site de Naval Group, à Ollioules, spécialisé dans la conception, le développement et l’intégration de systèmes de mission pour les navires. Il a pu y découvrir les dispositifs de surveillance de missions et les outils anti-drones, ainsi que le projet « Synergie », qui consiste en une plateforme souveraine sécurisée au sein de Naval Group pour développer des logiciels embarqués, en s’appuyant, notamment, sur l’IA.

    Une future initiative

    avec France Travail

    L’entreprise compte recruter 1 500 salariés dans le Var et 10 000 en France d’ici 5 ans. Un enjeu d’importance pour lequel l’État « doit aider les entreprises à trouver les compétences et ressources dont elles ont besoin », affirme le ministre, qui annonce la création d’une « organisation particulière au sein de France Travail pour réussir ce défi stratégique pour notre pays. » Il s’agira « d’aider les entreprises à remplir les emplois dont on a besoin, et aider les personnes à trouver du travail. C’est un enjeu de formation, avec un écosystème à mettre en place autour des universités et écoles. France Travail en sera le bras armé, pour coordonner l’ensemble des forces vives », développe-t-il, sans entrer dans les détails, précisant que le projet sera « partagé avec le ministère de la Défense, qui sera le donneur d’ordres. Il faut aussi citer le président de la République, qui a compris que les enjeux de défense étaient absolument clé. »

    Ensuite, direction La Seyne, sur le site de l’entreprise Acti, spécialisée dans la chaudronnerie, engagée dans différents secteurs, dont le naval défense, travaillant à ce titre avec Naval Group. « La défense est un écosystème. Naval Group a besoin d’un réseau de sous-traitants et Acti y participe », souligne l’ancien patron de la SNCF, qui reconnaît toutefois que ces « petites entreprises » peuvent se concurrencer « sur les ressources humaines », argument fondateur pour la mise en place de l’initiative France Travail. Revendiquant 200 salariés, Acti souffre cependant de difficultés de recrutement, la chaudronnerie peinant à attirer malgré des perspectives d’évolutions horizontales et verticales. « Il faut aller chercher les jeunes mais aussi les seniors », milite Jean-Pierre Farandou. « Pour pouvoir se défendre, il faut arriver au plein-emploi. »

    Une jeunesse toutefois bien représentée au sein des ateliers de production, de quoi ravir le ministre : « Ce sont des métiers nobles. Que les jeunes qui cherchent leur voie viennent dans l’industrie. Les dirigeants ici savent repérer les jeunes qui ont de l’envie pour leur apporter des formations. De plus, l’industrie de la défense est majeure sur ce territoire. » Jean-Pierre Farandou sera de retour dans le Var le 23 avril, pour le Toulon Défense Event.

  • [Théâtre] « L’ange du foyer » brise le silence des féminicides à Ollioules

    [Théâtre] « L’ange du foyer » brise le silence des féminicides à Ollioules

    Elle ne cesse de labourer, depuis une vingtaine d’années, les champs de la famille et des marges. Après Les sœurs Macaluso, Bestie di scena, La Scorecata ou encore Misericordia, Emma Dante présente en première française, du jeudi 15 au samedi 17 janvier sur la scène du théâtre couvert de Châteauvallon, L’Angelo del Focolare. La dramaturge et metteur en scène italienne y ausculte encore la cellule familiale avec un spectacle traversé par les violences faites aux femmes. « Au sein d’une famille, un jour, la violence habituelle du mari envers sa femme se transforme en féminicide. La femme gît sur le sol, morte. Mais sa mort ne suffit pas : personne ne la croit », indique le programme de la scène nationale Châteauvallon Liberté. Un déni et une violence s’abattant sur elle, comme un jour sans fin. « Ainsi, la femme, tel l’ange du foyer, sera contrainte de se lever et de reprendre la même routine, nettoyant la maison, s’occupant des tâches ménagères, préparant les repas pour son fils et son mari, s’occupant de sa belle-mère âgée. Chaque matin, les membres de sa famille la trouvent morte et ne la croient pas. »

    « Nous faire avoir honte »

    « J’aime les corps défectueux, sur scène. Ils imposent une autre réalité, engendrent des situations précaires qui ont davantage à voir avec la vie », écrit dans sa note d’intention Emma Dante. Selon elle, le théâtre est un sanctuaire où pleurer, prier, s’indigner se soigner, ajoute cette femme de théâtre pour contextualiser L’Angelo del Focolare, « l’ange du foyer » en français. Sur le plateau, quatre comédiens incarnant les rôles familiaux, Leonarda Saffi, Giuditta Perriera, Ivano Picciallo et Davide Leone pour évoquer le silence pesant qui entoure les féminicides et parfois l’impasse de la banalité du mal.

    Un spectacle « entre la farce et la tragédie », résume le programme, qui constitue un « lieu d’émerveillement comme d’horreur », estime la dramaturge qui fait parler des corps et des esprits meurtris, hantés, en quête d’évasion d’une prison mentale qui ne dit pas son nom. Pour elle, « le corps doit parler plus que les mots », justifiant ainsi son utilisation pour la pièce de dialectes comme le napolitain et le palermitain, « langues des exclus et des pauvres qu’on ne comprend plus ».

    L’Angelo del Focolare, un spectacle qui entend briser le mur du silence des féminicides. Car le théâtre, explique Emma Dante, permet « l’enquête. On y surmonte ses peurs et on formule de nouvelles questions. Mais le théâtre est aussi un crime, comme disait Carmelo Bene [acteur, réalisateur et metteur en scène italien de la nouvelle avant-garde littéraire en Italie, 1937-2002, Ndlr]. Il doit faire mal, nous faire avoir honte de quelque chose d’injuste qui est sous nos yeux, mais que nous ne parvenons plus à voir. »

    Jeudi 15 et vendredi 16 janvier à 20h ainsi que samedi 17 janvier à 18h. Entre 5 et 30 euros