Après une saison de transition rythmée par la Ligue des nations, place aux choses sérieuses pour les Bleus. Ils vont tenter d’accrocher la première place du groupe D pour se frayer un chemin direct vers la Coupe du monde, organisée l’an prochain aux États-Unis, au Mexique et au Canada.
Le contexte sera très particulier avec un sélectionneur en quête d’une 7e phase finale, mais en fin de parcours, puisqu’il a annoncé en janvier qu’il rangerait son costume à l’issue de son contrat après le tournoi nord-américain. La forme disparate des joueurs français, dont certains ont connu une préparation très courte cet été, ajoute encore une part d’inconnu à ce premier déplacement.
« Pas d’excès de confiance », assure ainsi Didier Deschamps, qui ne veut surtout pas se complaire dans un statut de favori, même si l’Ukraine a raté les quatre dernières Coupes du monde, alors que la France sort de deux finales, dont l’une victorieuse en 2018. « Ça n’a jamais été une formalité de se qualifier », insiste Deschamps, qui était sur le terrain quand les Bleus ont laissé échapper dans les dernières secondes contre la Bulgarie (défaite 2-1) le ticket pour le Mondial-1994, qui se déroulait lui aussi aux États-Unis.
« Le haut niveau est impitoyable, martèle le sélectionneur. Si on ne met pas ce qu’on doit mettre, on s’expose à des difficultés. Donc, il ne s’agit pas d’avoir de la crainte, mais d’être vigilant et conscient que rien n’est fait. La qualification, il va falloir aller la chercher sur ces six matches. » « Ces qualifications sont très rapprochées, ça durera deux mois et demi, note Koundé. Et, en début de saison, les niveaux de forme sont différents. Il faudra être d’autant plus vigilant et mettre l’intensité qu’il faut pour faire parler nos qualités. »
Le retour du Barcelonais, absent en juin, va faire du bien à une défense qui avait explosé lors de la défaite contre l’Espagne (5-4) en demi-finale de la Ligue des nations, en juin. La France retrouvera aussi Dayot Upamecano, le patron de son arrière-garde, mais il manquera une nouvelle fois William Saliba, forfait, ce qui devrait profiter à Ibrahima Konaté en charnière centrale. La grosse incertitude concerne Ousmane Dembélé, touché à la cuisse gauche avec le PSG en Ligue 1.
Mais Deschamps a du matériel en attaque pour compenser son éventuelle absence et composer son 4-2-3-1, une richesse illustrée par la première convocation de la pépite monégasque Maghnes Akliouche. « Ce système-là offre quand même l’opportunité d’avoir plus de joueurs offensifs, ça demande évidemment de la répétition pour avoir des automatismes », commente le sélectionneur. « J’aime bien ce système dans lequel j’ai l’habitude d’évoluer, complète Koundé. Il apporte de la stabilité avec deux joueurs devant la défense, mais permet aussi de jouer entre les lignes avec un 10 et de faire peser une menace offensive importante. »
Il faudra faire fonctionner ce schéma, dès vendredi, pour ne pas se mettre en difficulté et vivre sous la menace des barrages prévus en mars 2026.

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