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  • FRANCE 2 (1)

    FRANCE 2 (1)

    Ils ne pouvaient pas mieux débuter cette nouvelle campagne. Les Bleus ont dominé les débats face à l’Ukraine (2-0), vendredi soir au stade municipal de Wroclaw, en Pologne, à l’occasion de la première journée de la phase de qualification pour le Mondial-2026. Ils prennent ainsi la seconde place du groupe D, dans lequel l’Islande a largement triomphé de l’Azerbaïdjan (5-0).

    Ce succès contre les hommes de Serhiy Rebrov, jugés comme les adversaires les plus difficiles à aborder des trois concurrents pour se disputer les deux places qualificatives, a mis en évidence les qualités des Tricolores : une défense qui maîtrise son sujet, avec un sens de l’anticipation et une volonté de stopper le danger très haut sur le terrain, et une attaque explosive, dangereuse de tous les côtés, que ce soit sur du jeu court ou en profondeur, grâce à un quatuor offensif Doué-Olise-Barcola-Mbappé qui arrive à se trouver les yeux fermés. Et ce, même lorsque la défense ukrainienne resserrait les rangs pour limiter les percées françaises.

    Olise montre la voie

    Les Bleus ont profité d’avoir la possession du ballon pour s’installer durablement dans la moitié du terrain adverse et, ainsi, multiplier les occasions devant la cage d’Anatolii Trubin, le portier de Benfica. Michael Olise, en grande forme avec le Bayern Munich en Bundesliga (championnat allemand) avec trois buts inscrits lors de deux premières journées, a trouvé le chemin des filets dès la dixième minute.

    Lancé en profondeur dans son couloir gauche, le Parisien Bradley Barcola trouve le milieu offensif bavarois dans la surface de réparation. Olise n’avait plus qu’à glisser tranquillement le ballon dans le petit filet pour ouvrir le score et inscrire, par la même occasion, son troisième but sous les couleurs de l’équipe de France. Huit minutes plus tard, il a même eu l’opportunité de doubler la mise, mais sa frappe est arrêtée par le gardien ukrainien. « On a fait une très bonne première mi-temps tout en maîtrise, face à une équipe bien regroupée qui nous laisse très peu d’espace », se réjouit Didier Deschamps à la pause.

    « On a réussi à faire des enchaînements, dommage que l’on n’ait pas réussi à mettre ce deuxième but. On doit continuer comme ça en restant toujours vigilants et agressifs, tout en ayant cette percussion et cette mobilité qui les met en difficulté », le sélectionneur qui a pris part à son 169e match sur le banc tricolore. Il a toutefois été contraint de sortir Désiré Doué du terrain, suite à une petite gêne au mollet. « Rien de bien méchant, mais on ne préfère pas prendre de risques », prévient l’ancien capitaine et champion du monde 1998. Doué a été remplacé à la mi-temps par son coéquipier en club Ousmane Dembélé, qui s’est également blessé à dix minutes du terme.

    Sous les yeux de 25 000 de leurs concitoyens, les Jaune et Bleu ont redoublé d’efforts à l’heure de jeu pour tenter d’inverser la tendance. Ils ont eu deux grosses occasions d’égaliser au tableau d’affichage, mais la défense française, portée par l’assurance de Mike Maignan, a tenu bon. Le capitaine Mbappé a mis un terme à leurs espoirs en fin de match.

    1ère journée – Phase de qualification pour le Mondial-2026

    Stade municipal de Wroclaw, en Pologne (39 400 spectateurs)

    Arbitre : Danny Makkelie (NLD)

    Buts pour la France : Olise (10), Mbappé (82)

    FRANCE : Maignan – Koundé (Gusto, 90’), Upamecano, Konaté, Digne – Tchouameni, Koné – Barcola (Rabiot, 76), Olise (Akliouche, 90’), Doué (Dembélé, 46 et Ekitiké, 81) – Mbappé (cap).

    UKRAINE : Trubin – Konoplya, Matvienko (cap), Zabarnyi, Zinchenko (Voloshyn, 87) – Zalyuzhnyi, Yarmoliuk (Ocheretko, 82), Sudakov (Bondarenko, 82) – Zubkov (Nazarenko, 76), Dovbyk (Vanat, 76), Hutsulyak.

  • Les Bleus débutent leur aventure vers le Mondial

    Les Bleus débutent leur aventure vers le Mondial

    Après une saison de transition rythmée par la Ligue des nations, place aux choses sérieuses pour les Bleus. Ils vont tenter d’accrocher la première place du groupe D pour se frayer un chemin direct vers la Coupe du monde, organisée l’an prochain aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

    Le contexte sera très particulier avec un sélectionneur en quête d’une 7e phase finale, mais en fin de parcours, puisqu’il a annoncé en janvier qu’il rangerait son costume à l’issue de son contrat après le tournoi nord-américain. La forme disparate des joueurs français, dont certains ont connu une préparation très courte cet été, ajoute encore une part d’inconnu à ce premier déplacement.

    « Pas d’excès de confiance », assure ainsi Didier Deschamps, qui ne veut surtout pas se complaire dans un statut de favori, même si l’Ukraine a raté les quatre dernières Coupes du monde, alors que la France sort de deux finales, dont l’une victorieuse en 2018. « Ça n’a jamais été une formalité de se qualifier », insiste Deschamps, qui était sur le terrain quand les Bleus ont laissé échapper dans les dernières secondes contre la Bulgarie (défaite 2-1) le ticket pour le Mondial-1994, qui se déroulait lui aussi aux États-Unis.

    « Le haut niveau est impitoyable, martèle le sélectionneur. Si on ne met pas ce qu’on doit mettre, on s’expose à des difficultés. Donc, il ne s’agit pas d’avoir de la crainte, mais d’être vigilant et conscient que rien n’est fait. La qualification, il va falloir aller la chercher sur ces six matches. » « Ces qualifications sont très rapprochées, ça durera deux mois et demi, note Koundé. Et, en début de saison, les niveaux de forme sont différents. Il faudra être d’autant plus vigilant et mettre l’intensité qu’il faut pour faire parler nos qualités. »

    Dembélé diminué

    Le retour du Barcelonais, absent en juin, va faire du bien à une défense qui avait explosé lors de la défaite contre l’Espagne (5-4) en demi-finale de la Ligue des nations, en juin. La France retrouvera aussi Dayot Upamecano, le patron de son arrière-garde, mais il manquera une nouvelle fois William Saliba, forfait, ce qui devrait profiter à Ibrahima Konaté en charnière centrale. La grosse incertitude concerne Ousmane Dembélé, touché à la cuisse gauche avec le PSG en Ligue 1.

    Mais Deschamps a du matériel en attaque pour compenser son éventuelle absence et composer son 4-2-3-1, une richesse illustrée par la première convocation de la pépite monégasque Maghnes Akliouche. « Ce système-là offre quand même l’opportunité d’avoir plus de joueurs offensifs, ça demande évidemment de la répétition pour avoir des automatismes », commente le sélectionneur. « J’aime bien ce système dans lequel j’ai l’habitude d’évoluer, complète Koundé. Il apporte de la stabilité avec deux joueurs devant la défense, mais permet aussi de jouer entre les lignes avec un 10 et de faire peser une menace offensive importante. »

    Il faudra faire fonctionner ce schéma, dès vendredi, pour ne pas se mettre en difficulté et vivre sous la menace des barrages prévus en mars 2026.