Tag: Equipe de France

  • [Athlétisme] Entresangle, Djouhan et Wilkes finalistes européens

    [Athlétisme] Entresangle, Djouhan et Wilkes finalistes européens

    Quatre-vingts Tricolores aux championnats d’Europe, trois étaient originaires des Bouches-du-Rhône et du Vaucluse. Lolassonn Djouhan, Thomas Wilkes et Clara Entresangle se sont respectivement qualifiés pour les finales du lancer du disque, du 110 m haies et du 3 000 m steeple. Tous les trois sont revenus sur leur vécu durant cette compétition à Birmingham.

    Thomas Wilkes,

    4e du 110 m haies

    Finir 4e, à une seule place de la médaille, peut ressembler à une énorme frustration, un échec parfois. Dans le cas de Thomas Wilkes, c’est la récompense d’un travail de plusieurs saisons. 4e en 13.36, à 22 ans, une position inespérée il y a quelques mois pour le hurdleur martégal. « C’était un mélange d’émotions, parce que j’avais un peu de frustration quand j’ai vu 4e s’afficher. Mais après quand j’ai vu l’écart qu’il y avait avec le 3e, j’étais à ma place et je n’ai aucun regret », racontait-il le lendemain de sa finale.

    Les haies françaises ont tenu leur réputation avec également la médaille d’argent de Just Kwaou-Mathey et la 6e place de Théo Pedre. Place au prestigieux meeting de Zürich pour Thomas Wilkes avant de terminer sur les Jeux Méditerranéens, fin août.

    Lolassonn Djouhan,

    11e du lancer du disque

    Tout d’abord, Lolassonn Djouhan a poussé un ouf de soulagement. Le lanceur lui aussi licencié à Martigues a franchi le cap des qualifs, ce qu’il n’avait pas réussi à faire ces dernières années, en championnats. « L’exercice des qualifications est toujours difficile, mais je me suis vite tourné vers la finale parce que ça allait être costaud », explique-t-il. En effet, la finale fut l’une des plus denses de l’histoire. Il fallait faire 69m53 pour être médaillé et s’approcher à 3 mètres du record du monde pour l’emporter (72m51).

    « Les championnats d’Europe, ce sont nos Mondiaux », s’amuse le Martégal. Finalement, il terminera 11e avec 62m28, sans être réellement satisfait de sa production. Sa saison est terminée, mais les entraînements se poursuivent pour celui qui arrêtera sa carrière après les JO de Los Angeles, en 2028.

    Clara Entresangle,

    6e du 3 000 m steeple

    Clara Entresangle était, elle, en pleine découverte. Une première en élites, malgré un statut déjà élevé de 5e Européenne avant ces championnats. L’athlète de Cavaillon s’est fait peur en séries avec une chute, mais elle ne s’est pas affolée pour assurer sa qualification. En finale, elle a toujours été bien placée avant de subir légèrement l’accélération des favorites. Les Allemandes et Alice Finot (2e) se sont envolées et la demi-fondeuse de 21 ans a pris la 6e place (9:21.07), restant à quatre secondes de son record.

    « Je me suis régalée sur cette course, j’ai donné tout ce que j’avais malgré le manque de fraîcheur, et c’était bien cool », a décrit la jeune prodige.

  • Zinédine Zidane dévoile son staff

    Zinédine Zidane dévoile son staff

    Sans surprise, David Bettoni sera son adjoint. L’ancien joueur du FC Istres a été l’adjoint de Zizou au Réal, il est logique de le retrouver chez les Bleus. Pour entraîner les gardiens de but, Fabien Barthez va succéder à Franck Raviot. Pour le médical, c’est l’ancien gardien de but pensionnaire du centre de formation du FC Martigues Hervé Collado qui sera le médecin en chef.

  • Le club d’escrime du Pays d’Aix a bouclé son stage de niveau mondial

    Le club d’escrime du Pays d’Aix a bouclé son stage de niveau mondial

    Ils sont venus de Chine, Allemagne, Corée du Sud ou encore des États-Unis.

    Au total, ils étaient un contingent de 80 tireurs, attirés à Aix-en-Provence par la même passion : l’escrime. Ou plutôt le fleuret, arme qui est enseignée au sein du club d’Escrime Pays d’Aix. Et dont le savoir-faire en matière de formation a largement dépassé les frontières de l’hexagone. D’où ce stage international qui a permis à ses participants de goûter au haut niveau.

    Car les maîtres d’armes qui ont assuré les séances avaient chacun un sacré palmarès. Étaient présents, lors de cette semaine d’exception, Aymeric Clos, entraîneur de l’équipe de France, Armand Spichiger (champion de France en titre), Maximilien Chastanet (médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Paris), Amir Shabakehsaz (ancien entraîneur de l’équipe de France) ou encore Chiara Cini, vice-championne du monde de fleuret.

    Les jeunes tireurs qui avaient fait le voyage auront vécu une belle expérience d’excellence et d’opposition internationale.

    Retour du Licciardi

    À noter : club formateur par excellence, l’Escrime Pays d’Aix prépare aussi le retour du Challenge Licciardi. Disparu depuis 2 ans, il reviendra début novembre au Val de l’Arc à l’occasion d’une Coupe du monde junior et cadette féminine.

    En attendant la rentrée, le club propose des leçons d’initiation gratuites tout le mois de septembre, pour tous de 4 à 77 ans.

  • [Boxe] Les juniors tricolores en stage à Aix-en-Provence

    [Boxe] Les juniors tricolores en stage à Aix-en-Provence

    Dimanche, 17h. Alors que certains reviennent de la plage, les 15 jeunes filles retenues pour le stage de cohésion de l’équipe de France junior féminine de boxe s’activent.

    Dans la salle de la Muniz Boxing Academy, elles mettent en place le matériel, préparent les ateliers, en écoutant les conseils de Malik Nahim, entraîneur du collectif jeunes de la Fédération française de boxe. « Nous avons des filles qui viennent préparer les championnats du Monde où les JO des jeunes, et d’autres qui participent à leur premier stage. L’idée est de créer un vivier, dans lequel les filles se sentent à l’aise et travaillent en équipe » explique l’éducateur.

    Anthony Veniant, dans un premier temps, puis Freddy Heugbeke, membres de la Commission technique nationale de la Fédération française de boxe, sont venus successivement lui prêter main-forte. De même que des éducateurs de la Muniz Academy ont aussi mis la main à la pâte.

    Au menu des jeunes filles, « beaucoup de travail physique. Il fallait remettre en route les organismes, avant de passer à la préparation des grands rendez-vous de l’automne » détaille Malik Nahim.

    Objectif Dakar

    Venue de Montgeron, Shanon Cabane est déjà un peu du côté de Dakar. « Ce sera en novembre, pour les JO de la jeunesse. J’ai aussi à préparer les championnats du Monde » confie celle qui est venue à la boxe pour faire plaisir à son grand-père. « Depuis, je n’ai plus décroché. J’avais touché au tennis, la danse, la natation. Mais la boxe c’est autre chose. »

    Elle y a trouvé un équilibre. Quant au stage, « il me permet de travailler avec d’autres filles, car dans mon club, je suis la seule de ma catégorie. Là, c’est plus équilibré » reconnaît-elle.

    La Francilienne a fait la connaissance de la Montpelliéraine Sunjie Lopes, dont c’est la première participation. à treize ans, elle entame sa cinquième saison, et est déjà championne de France de sa catégorie (-54 kg). « C’est mon père qui m’a fait découvrir la boxe. Et je ne regrette pas mon choix ».

    Si elle s’est lancée dans la compétition, pour elle, la boxe est avant tout un vecteur « qui amène la confiance en soi, une meilleure appréhension de son corps. Et il est possible de faire à la carte, sans avoir à combattre » détaille-t-elle.

    Le choix d’Aix-en-Provence a été naturel pour Malik Nahim. « Le cadre est idéal pour le type de stage que nous proposons. Le CREPS nous a ouvert ses portes, et la salle d’Eddy Muniz est parfaite pour faire du bon travail. »

    Les filles, qui entament leur seconde semaine de travail, peuvent effectuer les exercices de réathlétisation. Et varier les plaisirs. « C’est aussi un stage de cohésion. Il y a donc une partie consacrée à la détente » précise l’entraîneur national.

    Elles ont donc eu droit à une sortie en bateau, une activité plage, une initiation à l’accrobranche et avant de rentrer chez elles, elles iront sur le lac de Peyrolles. « Ce groupe est le fruit d’un travail de sélection. Il est amené à s’étoffer au fil des mois, afin de créer un vivier de jeunes femmes au sein de la fédération » confie Malik Nahim.

    Ces rendez-vous sont également importants pour permettre aux boxeuses de progresser. « En club, elles n’ont pas toujours l’occasion de travailler entre elles, même s’il y a de plus en plus de filles qui pratiquent. Ces stages sont donc un bon complément, dans lequel elles peuvent se lâcher ».

    Sous le regard d’entraîneurs nationaux, elles bénéficient d’un soutien précieux. Un regard qui permet de corriger certaines erreurs dans leur pratique et acquérir des automatismes. « C’est le meilleur moyen de créer une émulation » estime l’éducateur. Quant à Eddy Muniz, ancien champion du Monde, il n’a pas hésité une seconde à ouvrir ses portes au stage. Celui qui a opté pour la transmission de son savoir peut ainsi observer d’autres méthodes et faire progresser son école.

    Un autre club de boxe a été partie prenante de ce stage. Le Boxing Club Larbi Mohammedi a mis à disposition sa salle et ses installations, au coeur du Jas de Bouffan à Aix en Provence. Les stagiaires ont ainsi pu apprécier les structures adaptées à une préparation optimale.

  • Zidane couronné à la tête des Bleus

    Zidane couronné à la tête des Bleus

    Monument du football français, Zinédine Zidane a été officiellement nommé mardi sélectionneur de l’équipe de France. Une consécration attendue pour l’ancien numéro 10 des Bleus, dont la carrière d’entraîneur est déjà jalonnée de succès, mais qui devra désormais relever le défi immense de succéder à son ancien coéquipier Didier Deschamps. Depuis le siège de la Fédération française de football, où plus d’une centaine de supporters s’étaient rassemblés, certains vêtus du maillot bleu, le président de la FFF, Philippe Diallo, a officialisé ce qui apparaissait depuis longtemps comme une évidence.

    L’ancien meneur de jeu et capitaine des Bleus, dont la candidature s’était imposée naturellement, prend ainsi les rênes de la sélection nationale. À 54 ans, « Zizou » accède enfin à la fonction qu’il convoite depuis des années. Son prestige repose autant sur son parcours de joueur – champion du monde en 1998 et champion d’Europe en 2000 – que sur son exceptionnelle réussite sur le banc du Real Madrid, avec notamment trois Ligues des champions remportées consécutivement entre 2016 et 2018. « Dès février 2025, j’ai rencontré Zinédine Zidane pour lui proposer le poste », a révélé Philippe Diallo.

    Visiblement ému, Zidane a évoqué « une continuité » et « quelque part un rêve » avant d’adresser un hommage appuyé « aux pompiers, au monde agricole et à toutes les personnes mobilisées » face aux incendies qui touchent actuellement plusieurs régions françaises, notamment la Gironde. Sans club depuis la fin de son second passage au Real Madrid (2019-2021), le Marseillais succède à deux autres champions du monde 1998 devenus sélectionneurs : Laurent Blanc (2010-2012) puis Didier Deschamps (2012-2026).

    « Le sens de l’histoire »

    Dès le mois de mars, Philippe Diallo avait laissé entrevoir son choix dans les colonnes du Figaro, sans jamais citer directement Zidane. « Il n’y a pas énormément de profils capables de diriger l’une des plus grandes sélections du monde. Il faut quelqu’un qui coche beaucoup de cases et qui puisse susciter l’adhésion des Français », expliquait alors le dirigeant. Difficile, à travers ce portrait-robot, de ne pas reconnaître l’enfant de la Castellane, à Marseille, entré dans la légende du sport français le 12 juillet 1998 grâce à son doublé en finale de la Coupe du monde face au Brésil (3-0).

    Discret dans l’espace médiatique et peu enclin aux déclarations publiques, Zidane a conservé au fil des années une popularité intacte. Même son célèbre coup de tête sur Marco Materazzi lors de la finale du Mondial 2006, conclue par une défaite contre l’Italie après les tirs au but, n’a jamais réellement terni son aura auprès du public français. Son nom circule avec insistance depuis plusieurs années pour prendre la succession de Deschamps.

    Dès 2018, l’hypothèse apparaît. Elle prend de l’ampleur en 2022, alors que le contrat du sélectionneur arrive à échéance après la Coupe du monde au Qatar. À l’époque, le président de la FFF, Noël Le Graët, reconnaissait déjà que cette nomination irait « dans le sens de l’histoire ». « L’équipe de France, c’est la seule chose que je voulais faire », a-t-il confié. « J’ai reçu plusieurs propositions pour entraîner en club ces quatre ou cinq dernières années, mais je les ai toutes refusées pour l’équipe de France », a-t-il ajouté. Son contrat débutera officiellement le 1er août pour une durée de quatre ans. Le nouveau sélectionneur présentera son staff au début du mois de septembre. « Il est déjà quasiment constitué. C’est pratiquement celui qui m’a accompagné pendant toutes mes années au Real Madrid », a précisé Zidane.

    Selon L’Équipe, il devrait notamment retrouver son fidèle adjoint David Bettoni. Deux autres champions du monde 1998 pourraient également intégrer l’encadrement : l’ancien gardien Fabien Barthez, ainsi que Bernard Diomède.

  • « Zizou », de la Castellane au banc de l’équipe de France

    « Zizou », de la Castellane au banc de l’équipe de France

    Attendu comme le successeur naturel de Didier Deschamps depuis plusieurs années, Zinédine Zidane va enfin réaliser le vœu d’une grande partie du peuple tricolore en prenant les commandes de l’équipe de France. Le président de la FFF, Philippe Diallo, présentera le nouveau sélectionneur de l’Équipe de France, ce mardi, lors d’une conférence de presse.

    Il n’est plus nécessaire de présenter « Zizou ». Né en 1972 dans le quartier de La Castellane, à Marseille, le technicien hors pair a d’abord fait ses armes à l’AS Cannes, où son talent précoce n’a pas tardé à éclore. Révélé au plus haut niveau sous les couleurs des Girondins de Bordeaux, il s’est ensuite imposé comme une référence mondiale à la Juventus Turin, avant d’entrer définitivement dans la légende au Real Madrid, au sein de la mythique génération des Galactiques.

    Considéré comme l’un des plus grands joueurs de l’histoire du football, le Ballon d’Or 1998 a marqué son époque par son élégance balle au pied, sa vision du jeu et son palmarès exceptionnel. Avec les Bleus, son aventure ne sera toutefois pas un long fleuve tranquille. À 22 ans, après un parcours mitigé avec les Espoirs, Zidane honore sa première sélection avec l’équipe de France en 1994 face à la République tchèque sous les ordres d’Aimé Jacquet. Le sélectionneur l’accompagnera jusqu’au titre suprême lors de la Coupe du monde 1998, remportée au Stade de France grâce, notamment, à son inoubliable doublé de la tête inscrit en finale face au Brésil. Deux ans plus tard, le Marseillais ajoute un titre de champion d’Europe à son immense palmarès avant de prendre sa retraite internationale à l’été 2004. Mais l’histoire entre Zidane et les Bleus n’était pas terminée.

    Rappelé en 2005 pour sortir une sélection française en perdition des qualifications pour la Coupe du monde 2006, « Zizou » offre au peuple français une dernière danse inoubliable. Étincelant tout au long du tournoi, notamment lors du quart de finale face à la Seleçao, il se rapproche d’un second sacre mondial. Le 9 juillet 2006, à Berlin, Zinédine Zidane écrit sans doute la page la plus romanesque de sa carrière. Une panenka audacieuse face à Gianluigi Buffon fait d’abord de lui un héros avant qu’un geste de sang-froid perdu ne le fasse basculer dans une autre dimension de sa légende. Son coup de tête sur Marco Materazzi lui vaut une expulsion à quelques minutes de la séance des tirs au but et précipite la défaite des Bleus face à l’Italie. Une fin de carrière paradoxale, mêlant génie et tragédie, restée gravée dans la mémoire collective des Français. Car malgré cette ultime image, Zidane demeure plus que jamais un héros national.

    Reconversion dorée

    Avec une telle intelligence du jeu et une vision hors-norme du football, le maestro ne pouvait que tenter une reconversion sur le banc. Si le passage de joueur à entraîneur s’avère souvent délicat – une immense carrière ne constituant jamais une garantie de réussite – celle de Zinédine Zidane se transforme vite en une véritable épopée. Après deux saisons passées à la tête de la Castilla, l’équipe réserve du Real Madrid, il est propulsé en janvier 2016 aux commandes de l’équipe première. En 263 rencontres toutes compétitions confondues, Zidane affiche un bilan exceptionnel de 172 victoires, soit près de 65% de succès. Un règne marqué par deux titres de champion d’Espagne, deux Supercoupes d’Espagne, deux Coupes du monde des clubs et surtout trois Ligues des champions consécutives. Avec un tel CV, « Zizou » est le candidat idéal pour diriger une équipe de France à l’avenir si prometteur.

  • Les Bleus quittent la scène mondiale sur une note amère

    Les Bleus quittent la scène mondiale sur une note amère

    La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille. Surtout lorsque le courant s’accélère à l’approche de l’arrivée, comme l’a appris à ses dépens l’équipe de France. Impériaux depuis le début de la compétition, les hommes de Didier Deschamps, qui disputait son dernier tournoi à la tête des Bleus, ont vu leur élan se briser en demi-finale face à l’Espagne. Dépassés par la maîtrise collective, la fluidité et l’efficacité de la Roja, les Tricolores ont logiquement cédé aux portes de la finale.

    Récompense personnelle

    Une immense désillusion pour une équipe qui rêvait de retrouver l’Argentine afin de prendre sa revanche, quatre ans après la cruelle défaite aux tirs au but face à l’Albiceleste. Déçus par leur élimination, les Bleus n’ont jamais vraiment caché leur manque d’enthousiasme à l’idée de disputer la petite finale face à l’Angleterre. Les Three Lions, eux non plus, n’abordaient pas ce rendez-vous avec un immense appétit, mais ils ont finalement su faire la différence au terme d’un match complètement fou, où après avoir pris quatre buts d’avance avant la pause, les Anglais ont vu les Français revenir dans la partie, notamment grâce à un doublé de Mbappé. Didier Deschamps a révélé qu’il avait choisi de quitter son poste de sélectionneur « pour le bien de l’équipe de France », à cause d’un « environnement » devenu « irrespirable » à son égard.

  • Une Coupe du monde avec son lot de polémiques

    Une Coupe du monde avec son lot de polémiques

    S’il y avait des doutes avant le début de la Coupe du monde sur l’ambiance et l’attractivité de la compétition, force est de constater qu’au niveau du jeu, le Mondial a été plutôt réussi. Les matches étaient plaisants, les stars ont répondu présentes comme rarement lors d’un Mondial et plusieurs équipes jugées plus faibles ont réussi de belles surprises. Éliminé en 16e de finale, le Cap-Vert est par exemple parvenu à marquer de son empreinte cette édition et pourra se targuer de n’avoir perdu aucun match à la fin du temps réglementaire.

    Alors que l’on attendait les frasques de Donald Trump (qui n’a tout de même pas pu s’empêcher d’intervenir pour annuler le carton rouge de Folarin Balogun, l’attaquant des États-Unis), le président américain est resté discret. L’édition a en réalité surtout été marquée par plusieurs sorties racistes.

    Tout a commencé avec l’ex-joueur yougoslave, Rade Bogdanovic. Pour expliquer l’erreur du défenseur belge Nathan Ngoy, l’ancien buteur de l’Atlético Madrid aujourd’hui consultant pour la télévision serbe, n’a regardé que la couleur de sa peau : « J’ai toujours dit que ces joueurs, et je ne suis pas raciste, mais que ces joueurs noirs n’ont pas la concentration pour tenir plus de soixante à quatre-vingt minutes. » L’ancienne star allemande Bastian Schweinsteiger, chouchou d’Angela Merkel à l’époque où la Mannschaft était championne du monde, n’a pas été plus heureux dans ses propos en parlant de la sélection ivoirienne comme d’une équipe « de football africain », « parfois peu orthodoxe, un peu sauvage, pas tout à fait tactique ».

    Malheureusement, ce Mondial, où l’Afrique a brillé puisque 9 des 10 équipes engagées ont passé le premier tour, s’est donc aussi accompagné des pires préjugés racistes.

    Mbappé, « Camerounais issu de la colonisation »

    Mais les propos les plus scandaleux sont arrivés du Paraguay. Suite à l’élimination de l’équipe nationale contre la France (1-0), la sénatrice Celeste Amarilla a violemment attaqué Kylian Mbappé. Sur X, elle écrit à propos du numéro 10 tricolore : « Cet abruti n’a même pas appris à écrire. Au lieu de téter le lait maternel, il tétait des noix de coco, et les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés. Un Camerounais issu de la colonisation, s’efforçant désespérément de passer pour un Français. »

    Les propos de la parlementaire membre de l’opposition ont fait le tour de la planète. Mbappé a alors reçu le soutien de la FIFA, de l’UEFA, de la FFF, du gouvernement paraguayen qui a présenté ses excuses à la France, de l’ONU et de nombreux responsables politiques dont le chef de l’État français. Le parquet de Paris a même ouvert une enquête contre la sénatrice paraguayenne.

    La sénatrice a profité de cette réponse pour réaffirmer ses propos et insulter à nouveau le capitaine tricolore de « fils de p*** ». Ses déclarations rappellent les chants et insultes déjà entendus en Argentine après la victoire de l’Albiceleste lors du dernier championnat du monde. Mais ces propos sont aussi audibles en France. Sur les réseaux sociaux, l’équipe de France, pas assez « blanche » selon certains, est régulièrement qualifiée « d’équipe africaine » qui ne représenterait donc pas les Français. Les propos de Kylian Mbappé ou de Jules Koundé contre l’extrême droite ne sont pas non plus passés inaperçus de ce côté de l’échiquier politique.

  • Didier Deschamps s’efface, Zinédine Zidane en approche

    Didier Deschamps s’efface, Zinédine Zidane en approche

    Et une petite finale de Coupe du Monde qui fait 185.

    Après quatorze ans sur le banc de l’équipe de France, Didier Deschamps a dit au revoir à une sélection qui lui a permis de tout gagner et de tout vivre, y compris cette petite finale au scénario improbable. « Pour la première fois, je me suis dit : c’est la dernière fois que tu fais ça ». a-t-il confié, après le duel des frustrés contre l’Angleterre, perdu 6 –  4.

    En tant que joueur, capitaine puis sélectionneur, le Basque aura écrit les plus belles pages de l’histoire des Bleus. Sacré en 1998 en tant que capitaine, puis en 2018 en tant que sélectionneur, il a permis également au football français de retrouver des couleurs, après la période compliquée qui a suivi la finale mondiale perdue en 2006.

    Deux traversées du désert

    à chacun de ses passages, Didier Deschamps a redressé la barre. En tant que joueur, il était de la génération de la première étoile, puis du sacre néerlandais à l’Euro, à la sortie d’une première traversée du désert sportif, de 1986 à 1998.

    En tant que sélectionneur, il a pris le relais de Laurent Blanc, lessivé par un Euro 2012 raté, deux ans après l’humiliation de Knysna en Coupe du Monde. Didier Deschamps avait la recette pour faire gagner ses équipes.

    Il a conduit Monaco en finale de la Ligue des Champions. Permis à l’OM de regagner des trophées, six en trois ans, dont le onzième titre de champion de France en 2010. Il était logique qu’il soit appelé au chevet de l’équipe de France.

    Après un coup d’essai, lors du Mondial brésilien, en 2014, où l’aventure s’est achevée en quart de finale face à l’Allemagne, le rendement est allé crescendo. Une finale d’Euro 2016, perdue contre le cours du jeu face au Portugal (0 – 1) au Stade de France. Suivie d’une Coupe du Monde exceptionnelle, où vingt ans après, il a permis aux Bleus de broder leur seconde étoile dans la nuit russe en surclassant la Croatie (4 – 2). Dans la foulée, viendra une victoire en Ligue des Nations (2021).

    DD et les Bleus étaient alors au zénith. Malgré les reproches pour son jeu trop prudent, le groupe a tracé sa route. Flirtant même avec une troisième étoile que l’Argentine récoltera finalement.

    Ses dernières années à la tête de l’équipe de France rappelle ses derniers mois d’entraîneur à l’OM. Avec une lente rentrée dans le rang, marquée par deux Euros en demi-teinte, malgré une demi-finale, perdue, contre l’Espagne lors du tournoi en Allemagne (2024).

    Il espérait vivre une troisième finale mondiale consécutive. Il s’est contenté d’une quatrième place pour sa dernière.

    Reste maintenant à son successeur, Zinédine Zidane qui prendra ses fonctions le 1er septembre, à tourner la page et démarrer une autre histoire.

  • [Coupe du Monde] Une petite finale sans intérêt selon Tuchel

    [Coupe du Monde] Une petite finale sans intérêt selon Tuchel

    Thomas Tuchel, le sélectionneur de l’équipe nationale d’Angleterre, s’est montré catégorique en ce qui concerne le match de la troisième place, samedi (à 23h) au Hard Rock Stadium, à Miami, face à l’équipe de France. « Aucun de nos joueurs ni aucun des joueurs français ne souhaite disputer ce match », a déclaré le coach anglais. « Ils veulent jouer la finale. Nous avons tout donné pour y parvenir. Tout le monde joue pour gagner la Coupe du monde, mais c’est ainsi. Nous avons un jour de récupération de moins que la France, mais nous le ferons avec professionnalisme », a-t-il ajouté. Championne du monde en 1966, l’Angleterre n’a depuis jamais retrouvé la finale de l’épreuve. Depuis 2018, elle se retrouve à chaque fois au minimum jusqu’au stade des quarts de finale. C’est d’ailleurs à ce tour fatidique que les Bleus leur avaient barré la route du dernier carré en 2022, où Olivier Giroud avait anéanti leurs espoirs de sacre.

    Mbappé vise un trophée individuel

    Si les hommes de Didier Deschamps peuvent encore repartir d’Amérique avec une médaille de bronze, Kylian Mbappé a, lui aussi, un objectif personnel. Le capitaine tricolore est en tête du classement des buteurs, à égalité avec le génie argentin Lionel Messi. Le Madrilène pourrait ainsi devenir le premier joueur, depuis le roi Pelé, à remporter deux éditions consécutives du Soulier d’or au Mondial.