Tag: Equipe de France

  • Sept Olympiens engagés dans la Coupe du Monde

    Sept Olympiens engagés dans la Coupe du Monde

    Un Néerlandais, un Algérien, un Marocain, un Américain, un Canadien et deux Argentins. L’Olympique de Marseille sera représenté dans six sélections différentes durant cette Coupe du monde. Tous ne disposent toutefois pas du même statut au sein de leur équipe nationale. Gardien numéro un de l’OM, l’Argentin Gerónimo Rulli n’a sans doute pas réalisé la meilleure saison de sa carrière lors du dernier exercice de Ligue 1. Cela ne l’a pas empêché d’être retenu par Lionel Scaloni pour occuper le rôle de doublure d’Emiliano « Dibu » Martinez, bourreau des Bleus lors de la finale de 2022. Plus surprenant, Facundo Médina, également en manque de régularité sous le maillot olympien, tentera de grappiller du temps de jeu au sein d’une défense argentine en quête de certitudes.

    Weah en vedette à domicile

    Prêté aux Glasgow Rangers, Derek Cornelius profite du statut de pays hôte du Canada pour participer à ce Mondial. Peu concurrencé à son poste de défenseur central, il aura l’occasion de s’imposer comme un élément primordial.

    Parmi les autres nations organisatrices, les États-Unis compteront sur Timothy Weah pour faire la différence. Grande satisfaction de la saison olympienne, le piston droit devrait jouer un rôle majeur dans les ambitions américaines de qualification pour les phases finales.

    Du côté des cadres de leur sélection, l’incertitude entoure davantage Nayef Aguerd. Touché par une pubalgie en cours de saison, le défenseur marocain a été ménagé, ces derniers mois, afin d’arriver dans les meilleures conditions pour la Coupe du monde. Reste à savoir s’il sera suffisamment affûté physiquement pour aider les Lions de l’Atlas.

    Chez les voisins algériens, Amine Gouiri s’apprête à découvrir sa première grande compétition internationale. Associé à Mohammed Amoura et Riyad Mahrez, l’attaquant olympien pourrait bénéficier d’un contexte favorable pour se mettre en valeur. Enfin, l’une des recrues marseillaises du dernier mercato hivernal, Quinten Timber, tentera de se faire une place au sein d’un milieu de terrain néerlandais particulièrement relevé.

  • La France vise une troisième étoile face à une concurrence relevée

    La France vise une troisième étoile face à une concurrence relevée

    Sur le papier, les Bleus ont tout pour séduire et décrocher une troisième étoile, rejoignant ainsi l’Argentine au palmarès des triples champions du monde. Un effectif complet dans tous les secteurs de jeu, un capitaine, Kylian Mbappé, au sommet de son art, un Ousmane Dembélé fraîchement sacré Ballon d’Or, un Michael Olise en pleine
    réussite sous les couleurs du Bayern Munich et un Didier Deschamps fort de son immense expérience au plus haut niveau.

    Autant d’atouts qui font de l’équipe de France l’un des principaux prétendants au sacre mondial. Mais avant d’espérer revivre l’épopée de 2018, le chemin s’annonce long et semé d’embûches. Plusieurs grandes nations nourrissent elles aussi l’ambition de soulever la Coupe du monde, actuellement détenue par l’Argentine d’un Messi au crépuscule de sa carrière.

    Parmi les adversaires à surveiller de près, le Portugal fait figure d’épouvantail. Au-delà d’un Cristiano Ronaldo désormais quadragénaire, la Seleção peut s’appuyer sur une génération talentueuse arrivée à pleine maturité.

    Préparation pas idéale

    Les Parisiens João Neves, Nuno Mendes et Vitinha, récents doubles champions d’Europe, en sont les parfaits symboles. Tout comme les cadres évoluant en Premier League, le championnat le plus relevé du continent, à l’image des Citizens Rúben Dias et João Cancelo ou encore du Mancunien Bruno Fernandes.

    L’Angleterre et l’Espagne, toutes deux portées par une jeune génération particulièrement prometteuse, figurent également parmi les favoris à la victoire finale. Mais des nations historiques comme le Brésil et l’Allemagne, moins souveraines ces dernières années, demeurent capables de jouer les trouble-fêtes tout au long de la compétition. Si l’équipe de France affiche un effectif particulièrement riche, elle n’a pas totalement convaincu lors de ses dernières sorties. La défaite surprise face à la Côte d’Ivoire, puis le succès poussif contre l’Irlande du Nord, en préparation, ont mis en lumière plusieurs failles dans le jeu tricolore, notamment sur le plan défensif devenu si primordial.

    Le programme des Bleus

    1er match : mardi 16 juin contre le Sénégal (à 21h, heure française)

    2e match : lundi 22 juin
    contre l’Irak (à 23h)

    3e match : vendredi 26 juin contre la Norvège (à 21h)

  • Le mirage d’une croissance économique portée par les Bleus

    Le mirage d’une croissance économique portée par les Bleus

    À chaque édition du Mondial, la Fédération internationale de football association (Fifa), les organisateurs et divers cabinets de conseil publient des études chiffrant les bénéfices attendus. En 2025, la Fifa et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) avaient estimé la contribution du Mondial-2026 au produit intérieur brut (PIB) mondial à plus de 40 milliards de dollars. La France pourrait-elle en tirer profit ?

    Sur le papier, l’idée est séduisante, à l’heure où le moral des ménages flanche, où la consommation recule devant l’inflation et où la récession guette. « C’est une légende urbaine », balaye toutefois Luc Arrondel, économiste du sport au CNRS. « On sait maintenant avec le recul, que même l’accueil d’un événement sportif a très peu d’impact sur les économies des pays qui les organisent », souligne le chercheur, auteur de Foot business : Les Trente Glorieuses (Ed. Odile Jacob). Lors du premier sacre, à domicile, des Bleus en 1998, « l’Insee n’avait constaté qu’une très légère hausse de la confiance des ménages », dans un contexte économique déjà favorable, rappelle Hadrien Camatte, économiste pour Natixis. Un constat qui s’applique aux derniers grands rendez-vous sportifs français.

    Effets d’éviction

    Après les Jeux olympiques de Paris, la Cour des comptes avait estimé leur contribution à la croissance annuelle française en 2024 à 1,9 milliard d’euros, soit… 0,07 point du PIB. L’Euro-2016 de football en France avait, lui, généré 1,2 milliard d’euros de retombées économiques, selon une étude du Centre de droit et d’économie du sport (CDES), soit 0,05% du PIB français cette année-là. Alors, qu’espérer d’une compétition organisée entre les États-Unis, le Canada et le Mexique ? « Même si la France arrive en finale ou remporte la compétition, il est très difficile de dire qu’il y aura un impact sur le PIB », indique Hadrien Camatte. Après sa deuxième étoile, lors du Mondial-2018 en Russie, la confiance des ménages était restée quasi stable, rapporte une note de Natixis. Pourtant les bars bondés, les rayons de bières et pizzas surgelées dévalisés et les écrans plats XXL vendus par milliers alimentent la croyance collective. Toutes ces dépenses « restent concentrées sur certains secteurs et il y a des effets d’éviction assez importants », explique Hadrien Camatte. « Si vous êtes sorti un jeudi soir pour aller voir la Coupe du monde, peut-être que vous n’irez pas au restaurant le samedi soir.» Moteur historique de la croissance française, « la consommation représente 1 600 milliards d’euros, soit 54% du PIB », précise Anthony Morlet-Lavidalie, du cabinet à tendance libérale Rexecode. Difficile donc de « voir dans ces 1 600 milliards un effet Coupe du monde parce qu’on a eu un peu plus d’affluence sur les terrasses ».

    Achats plaisir

    Les effets restent néanmoins bien réels pour les habituels gagnants des événements sportifs, même si les nouvelles habitudes de consommation ont rebattu les cartes. « On a connu des Coupes du monde qui étaient capables de générer jusqu’à 200 000 ventes de télés » de plus qu’une année sans compétition, se souvient Laurent Darrieutort, responsable chez Fnac Darty. « Désormais, on est plutôt entre 80 000 et 120 000 », un affaissement compensé par le boom de la vidéoprojection, assure-t-il. Malgré un pouvoir d’achat en berne, « on est dans l’achat plaisir. Le taux d’équipement est de 96%. Donc, ils viennent pour acheter des écrans de bonne taille, on n’est pas très inquiet », affirme-t-il. Marché en plein essor depuis le Covid, la livraison de repas à domicile profite aussi de l’événement.

    Lors du dernier Mondial, en 2022, Uber Eats avait enregistré un volume moyen de commandes 11 fois supérieur sur la période en France. Une concurrence qui n’inquiète pas Frank Delvau, président de l’Umih Île-de-France, première organisation professionnelle de l’hôtellerie-restauration, car, dit-il, « les événements sportifs, ça amène toujours du monde, donc c’est plutôt une bonne chose ». Mais dans un contexte où le climat des affaires dans l’hôtellerie-restauration s’est nettement dégradé en mai, selon l’Insee, il n’est « même pas certain que l’effet Coupe du monde soit visible, ni significatif pour le secteur », estime Anthony Morlet-Lavidalie.

  • Premier test pour l’Équipe de France

    Premier test pour l’Équipe de France

    Les Bleus de Didier Deschamps entrent dans le vif du sujet. À 12 jours de leur premier match en Coupe du monde face au Sénégal, l’Équipe de France accueille la Côte d’Ivoire, ce jeudi (21h10), à la Beaujoire. Dans l’enceinte du FC Nantes, récemment reléguée en Ligue 2, les champions du monde 2018 vont faire face à une redoutable formation africaine. Souvent loquace face à la presse, Jules Koundé est apparu face aux journalistes, mercredi après-midi. Après une saison « en dessous de mes standards », d’après ses propres dires, le Barcelonais évoque les clés d’une bonne préparation d’avant-Mondial. « Il faut qu’on continue à travailler nos automatismes, peaufiner les derniers détails. On a un groupe qui a eu l’opportunité de passer du temps ensemble. On va continuer à engranger du temps de jeu. Il faut qu’on se remette en jambes après quelques jours de repos pour être prêts pour le premier match face au Sénégal. »

    Le latéral droit donne son avis sur la sélection ivoirienne avant ce premier match préparatoire. « On prépare une Coupe du monde. Les matches précédents sont importants, il faut arriver prêts. La Côte d’Ivoire est un très bon adversaire. On connaît la qualité qu’elle a, ils seront forcément très motivés. Il faudra qu’on sorte un très gros match pour gagner. » Il poursuit, après une nouvelle question sur les similitudes entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal. « Ce sont des équipes complètement différentes, avec qualités et des intentions différentes. C’est une équipe performante, qui a beaucoup gagné avec son sélectionneur qui fait du bon travail. On les a déjà affrontés, même si c’était en 2022, ça passe vite. L’équipe a un peu changé. C’est une équipe relevée. »

    Deschamps loue la solidité de la Côte d’Ivoire

    Dans la foulée, Didier Deschamps s’est présenté au micro pour souligner les qualités importantes du collectif ivoirien. « La Côte d’Ivoire fait partie des très bonnes nations africaines et mondiales. Il y a des joueurs de qualité, des jeunes arrivés mais aussi des joueurs expérimentés. Qu’ils soient outsiders ou pas, ils ont un potentiel pour faire de très bonnes choses. Avec Emerse [Faé, le sélectionneur, ancien joueur de Nice], on n’a pas les mêmes parcours, les mêmes adversaires. C’est l’une des meilleures nations car il y a des joueurs dans les grands clubs européens », appuie le boss des Bleus.

    La composition probable de la Côte d’Ivoire est, sur le papier, alléchante sur toutes les lignes. La défense est à fort potentiel avec le joueur du Sporting Ousmane Diomandé et le frère de Désiré Doué, Guela. Le milieu est plus expérimenté avec notamment Seko Fofana et Franck Kessie alors que les virevoltants Yan Diomandé (Leipzig) et Amad Diallo (Manchester United) seront à surveiller sur les ailes.

    L’Équipe de France est désormais au complet puisque les Parisiens, vainqueurs de la Ligue des Champions, ont rejoint le groupe. C’est aussi le cas de William Saliba, malheureux finaliste avec Arsenal, qui sera préservé par le sélectionneur ce jeudi. En effet, le défenseur central était légèrement blessé après cette finale. « William va bien, il va être géré. S’il avait fallu jouer demain, je l’aurais fait jouer et il aurait été prêt à jouer. Mais il ne jouera pas. C’est de la gestion. »

    La France affrontera ensuite l’Irlande du Nord, lundi (21h10), à Lille, avant de rejoindre l’Amérique du Nord.

    Match amical

    Stade de la Beaujoire, Nantes (21h10)

    FRANCE : Maignan – T.Hernandez, Konaté, Upamecano, Koundé – Tchouameni, Kanté – Olise, Cherki, Mbappé – Thuram

    CÔTE D’IVOIRE : Y.Fofana – Konan, Diomandé, Kossounou, G.Doué – S.Fofana, Sangaré, Kessié – Diomandé, Diallo, Bonny

  • La fine fleur du fleuret français à Aix-en-Provence

    La fine fleur du fleuret français à Aix-en-Provence

    Un son reconnaissable entre mille. Dans la salle Aimé-Tabarant, à la Maison des arts de combat d’Aix-en-Provence, les armes des fleurettistes de l’équipe de France claquent entre elles. Des bruits métalliques à intervalles réguliers rythment cette matinée d’entraînement. Sept tireuses et six tireurs tricolores sont, cette semaine, en stage dans la région afin de préparer les deux échéances de l’été : les championnats d’Europe en France et les Mondiaux de Hong Kong. Parmi eux, Maxime Pauty, Ysaora Thibus ou encore Pauline Ranvier, mais pas Anita Blaze, licenciée à Aix et absente ce jour.

    Camille Leprince, président de l’Escrime Pays d’Aix (EPA), est ravi de recevoir ces athlètes jusqu’à la fin du mois. Une preuve de la reconnaissance de son club. « C’est toujours un plaisir d’accueillir l’équipe de France. C’est bien pour les jeunes du club aussi, qui voient de grands champions comme eux. » Il poursuit : « Ils s’entraînent à l’année à l’Insep, mais lorsqu’ils veulent changer d’air il n’y a pas énormément d’endroits. Nous avons une salle neuve, toute équipée, avec la climatisation donc c’est parfait pour eux. » Outre les Bleus, Aix-en-Provence a déjà été l’hôte de stages des Américains ou encore des Australiens.

    Maxime Pauty, champion olympique par équipes à Tokyo, est l’un des plus expérimentés du groupe France. Lui à l’habitude de s’entraîner dans les Bouches-du-Rhône, avec plusieurs venues par saison. « Je viens 5-6 fois dans l’année, tout seul, pour venir m’entraîner ici et parfois j’en profite aussi pour rencontrer les enfants, passer un peu de temps avec eux. Moi, c’est un club que j’affectionne particulièrement, c’est un endroit où on est toujours bien reçu, les infrastructures sont superbes, donc on se sent bien à chaque fois », décrit le Parisien, qui voit le PSG s’imposer 4-0 en finale de la Ligue des Champions, samedi.

    Ce mardi, à midi, les tireurs ont rangé leurs tenues blanches ornées du drapeau français sur la cuisse gauche. Une petite cérémonie était organisée par le club et la Ville pour les présenter et les accueillir officiellement. « Nous avions à cœur de faire ce stage avant les championnats d’Europe. Le cadre est différent pour se préparer », explique Emeric Clos, le coach des hommes. Entraîneur des féminines, Yann Detienne était également heureux du déplacement dans les Bouches-du-Rhône. « Si on veut être bien accueilli, on sait que l’on peut venir à Aix », dit-il dans un sourire. Leur salle d’entraînement, à l’étage de la Maison des arts de combat, est mise à la disposition des Bleus et du club par la mairie. Dix pistes où l’on entend à foison le fameux « En garde, prêts, allez ! », pour lancer chaque touche d’un face-à-face.

    Sortir de la routine

    de l’Insep

    Pour Maxime Pauty, ces stages sont nécessaires pour s’éloigner de sa zone de confort et se préparer à toutes les éventualités lors des grands championnats. « Ça change de la routine de l’Insep. Le fait de venir ici, on ne se demande pas ce qu’on va manger, s’il faut aller faire les courses. On coupe avec les études, avec le travail pour ceux qui travaillent. C’est ça l’objectif, de nous mettre dans une petite bulle, on est dans l’inconfort au niveau de l’entraînement, c’est-à-dire qu’on va puiser dans nos réserves, mais par contre, on est dans le confort sur tout le reste, c’est-à-dire qu’on lâche prise et on se laisse guider par les entraîneurs et par le staff. »

    L’équipe de France de fleuret aura à cœur de briller face à « un public français qui répond toujours présent ». Les fleurettistes tricolores seront en piste les 17 et 18 juin en individuel puis retrouveront la compétition les 20 et 21 pour les deux épreuves par équipes. La course aux podiums continentaux passe donc par Aix-en-Provence.

  • Des Marseillais s’envolent vers la Coupe du monde

    Des Marseillais s’envolent vers la Coupe du monde

    « Ramenez la coupe à la maison », lance Stéphane Anfansso, président de la section Bouches-du-Rhône de la Fédération sportive et gymnique du travail, aux quinze Marseillais qui s’envoleront, la semaine prochaine, pour disputer la cinquième édition de la Coupe du monde de walking-foot, à Brisbane, en Australie, sous les couleurs de l’équipe de France.

    Née en Angleterre en 2011, cette discipline -que l’on nomme « football en marchant » dans l’Hexagone- permet aux passionnés du ballon rond d’avoir une deuxième vie de footballeur. Grâce à des règles adaptées, comme le fait de ne pas pouvoir courir ou d’être limité individuellement à quatre touches de balle, règle instaurée il y a deux par la Fédération internationale. « Parfois, on peut trouver deux joueurs sur le terrain qui ont 40 ans d’écart. Très peu de sports permettent cela », souligne Alexandre Caribone, capitaine de l’équipe de France des + 50 ans, la catégorie reine du walking-foot mondial.

    Séjour onéreux

    Lors de cette Coupe du monde en Australie, les Bleus seront également en lice dans les tableaux des + 60 ans et + 70 ans. Si l’équipe la plus jeune est composée presque exclusivement de Marseillais, les formations plus âgées sont complétées par des joueurs issus d’autres pôles régionaux, comme Toulouse, Vias ou Nice. « Pour la sélection, on est d’abord parti des volontaires, parce qu’on est sur un projet particulier avec des contraintes de disponibilités et de finances », souligne le chef d’orchestre du projet.

    De base, chaque participant aurait dû dépenser près de 3 600 euros pour financer ce séjour. Mais grâce aux aides des partenaires publics et privés, le coût du déplacement revient finalement à 1 500 euros par personne. En plus des quinze pensionnaires de la cité phocéenne, deux arbitres et un coordinateur feront également le voyage de 17 000 km jusqu’à Brisbane pour participer à cette cinquième Coupe du monde. L’année passée, l’équipe de France n’a pas pu être en compétition à cause de la grève des aiguilleurs du ciel. Grâce à son réservoir de 7 000 footballeurs, la FSGT 13 n’a pas eu instantanément du succès en lançant la pratique du walking-foot en 2017. « Beaucoup de gens rigolaient et ne prenaient pas ce jeu au sérieux », se remémore Alexandre Caribone. Pourtant, en Angleterre, ce sport est devenu un phénomène avec plus de 10 ligues, 1 000 clubs et 150 000 pratiquants. « Ils ont tellement de joueurs qu’ils sont obligés de couper les catégories d’âges en deux. Il y a donc des équipes de +45 ans par exemple. Nous, aujourd’hui, on n’a pas encore la capacité d’inscrire une équipe dans chaque catégorie », ajoute le directeur du comité départemental.

    Concurrence accrue

    Les Bleus se sont déjà illustrés sur le plan international, en remportant la Coupe du monde (+ 50 ans) en 2022, à Florence, en Italie. Ils ont même été champions d’Europe
    (+ 65 ans et + 70 ans) l’année suivante, à domicile, au stade Pierre-Delort. Les grandes compétitions se déroulaient jusqu’ici sur le Vieux continent, ce qui rendait complexe la venue de pays comme le Japon, Singapour ou la Nouvelle-Zélande. Les footballeurs marseillais auront l’occasion de se frotter à ces nations inédites lors de ce Mondial en Australie.

    « On vise le Graal, mais chacun va faire ce qu’il peut », glisse Jean-Louis Mense, sélectionneur national des + 50 ans. Déjà à la tête des Bleus lors de la Coupe du Monde victorieuse il y a quatre ans, le pilier du walking-foot marseillais a conscience que cette activité physique entre dans le domaine du sport-santé. « Chacun peut trouver un petit peu ce qu’il a encore envie de donner, ce que son corps peut donner encore. D’ailleurs, on voit sur les catégories +65 ans et +70 ans qu’ils cherchent moins le challenge, même s’ils ont la même motivation », surligne le chef de la délégation tricolore. « Au-delà de la pratique sportive, ça leur permet aussi de retisser du lien social. Parce que des fois, ils ont été six mois empêchés par un cancer ou une problématique de diabète. Et du coup, ils peuvent reprendre tranquillement et se faire plaisir », explique Christian Gibert, membre du comité directeur de la FSGT Ligue Sud Paca.

    À Brisbane, les trois équipes de France marcheront surtout vers un même objectif : ramener la coupe à la maison.

  • Deschamps révèle une liste pour le Mondial

    Deschamps révèle une liste pour le Mondial

    À 26 pour conquérir l’Amérique. Ce jeudi soir, à l’issue du JT de TF1, Didier Deschamps a révélé sa dernière liste à la tête de l’équipe de France. Le sélectionneur a couché 26 noms pour cette dernière campagne avec les Bleus.

    Peu de grandes surprises avec la présence de Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Mike Maignan, William Saliba, les frères Hernandez ou encore Aurélien Tchouameni. Mais alors qui sont les grands absents ? En premier lieu, le milieu de terrain du Real Madrid Eduardo Camavinga paie sa saison en dents de scie, faite de blessures et de méformes. Autres noms n’apparaissant pas sur cette liste, ceux de Lucas Chevalier, le gardien du PSG, Randal Kolo Muani (Tottenham) ou encore le meilleur buteur de Ligue 1 Esteban Lepaul (Rennes).

    La première de Risser

    Crystal Palace a eu les faveurs du sélectionneur français avec deux joueurs convoqués. Maxence Lacroix et Jean-Philippe Mateta sont récompensés de leur saison et de leurs apparitions intéressantes lors de leurs premières sélections avec les Bleus. Le gardien lensois Robin Risser est pour la première fois appelé par Didier Deschamps, lui qui était encore avec les Espoirs lors du dernier rassemblement. La France jouera son match d’ouverture le 16 juin, face au Sénégal.

    La liste des 26

    Gardiens : Mike Maignan, Robin Risser, Brice Samba

    Défenseurs : Lucas Digne, Malo Gusto, Lucas Hernandez, Théo Hernandez, Ibrahima Konaté, Jules Koundé, Maxence Lacroix, William Saliba, Dayot Upamecano

    Milieux de terrain : Ngolo Kanté, Manu Koné, Adrien Rabiot, Aurélien Tchouameni, Warren Zaire-Emery

    Attaquants : Maghnès Akliouche, Bradley Barcola, Rayan Cherki, Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Jean-Philippe Mateta, Kylian Mbappé, Michael Olise, Marcus Thuram

  • Les Bleus ramènent six médailles de Hyères

    Les Bleus ramènent six médailles de Hyères

    Lauriane Nolot et Lysa Caval avaient montré la voie, dès vendredi.

    Leurs médailles (or et bronze) récoltées en kite foil ont donné des idées à plusieurs de leurs coéquipiers engagés dans les régates de la SOF, dans la magnifique baie de Hyères. Dans la dernière journée de courses, samedi, dix équipages étaient engagés en finale.

    Et sous un grand soleil varois la voile tricolore s’est offert encore quatre nouvelles médailles de bronze : Erwan Fischer et Clément Péquin en 49er, Manon Peyre et Amélie Riou en 49er FX, Matisse Pacaud et Lucie de Gennes en 470 et Tim Mourniac et Aloïse Retornaz en Nacra 17.

    Objectif : les mondiaux

    « Six médailles, dont une en or, c’est une satisfaction, c’est une réussite, c’est une étape vraiment positive pour nous », commente Franck Citeau. Le manager de la performance au sein de l’équipe de France note « qu’il y a des séries qui ont progressé, des équipages qui se sont révélés, les planches à voile ou les Ilca par exemple ».

    Pour lui, « l’ensemble de l’équipe a vraiment fait une belle performance. C’était une super Semaine olympique avec des conditions exceptionnelles, des conditions de vent variées, du soleil… c’était magnifique ! C’était intense aussi car beaucoup de nations viennent chercher des médailles, il fallait être à 100% tous les jours. C’est une moisson exceptionnelle ! Nous avons des mondiaux dans 15 jours pour la moitié de nos séries et, honnêtement, on y va avec confiance. »

  • Une satisfaisante parenthèse bleue pour Héléna Mathon

    Une satisfaisante parenthèse bleue pour Héléna Mathon

    La découverte de l’équipe de France A est toujours un moment particulier dans une carrière. Porter le maillot des Bleues est un accomplissement, un premier pas vers le très haut niveau. C’est ce qu’a vécu Héléna Mathon, la semaine dernière. La joueuse de Plan-de-Cuques (22 ans) a été appelée par le sélectionneur, Sébastien Gardillou, pour les deux derniers matches de qualifications à l’Euro. Au Kosovo et contre la Finlande, la pivot a vécu une première de qualité.

    « Franchement, c’était une semaine assez intense. On a eu pas mal d’entraînement, de matches, mais je l’ai super bien vécu. C’était quelque chose d’incroyable, c’était une bonne expérience. Le groupe vivait bien, les coéquipières étaient toutes bienveillantes, donc je repars avec une très, très bonne impression de cette semaine », décrivait-elle.

    Déjà qualifiée, la France a choisi de faire tourner et de donner sa chance à plusieurs jeunes du championnat. En plus de Héléna Mathon, Eva Mbata, Lucie Modenel ou encore Léa Fargues faisaient leurs grands débuts, entourées par les taulières aux 271 sélections au cumulé, Laura Glauser et Tamara Horacek. Gardillou a souligné avoir été « agréablement surpris » par les prestations de la joueuse du HBPC, laissant entendre qu’elle « avait marqué des points ».

    La principale intéressée réagit : « Oui, c’est une bonne chose, je suis très contente. Après, quand je rentre en équipe de France, le but est de se faire remarquer, c’est d’être performante pour y rester. Bien sûr, mon but, c’était que je me fasse remarquer, que je sois performante. »

    Joueuse de la rencontre pour sa 2e sélection

    Avec quatre buts, plusieurs interceptions et une intensité importante en défense, Héléna Mathon a reçu le titre de joueuse du match, dimanche, à Poitiers, contre la Finlande (39-16). Un bel accomplissement, pour gratifier ses efforts de la semaine. « C’est une belle récompense. En plus, il y avait ma famille qui était là pour ma première fois en France et un de mes premiers matches en sélection. Franchement, très contente qu’au deuxième match, je sois élue joueuse du match », expliquait la joueuse formée à Nantes.

    Désormais, retour à une vie plus classique, avec les deux derniers mois de la saison de Ligue Butagaz Énergie pour viser le plus haut possible au classement. Avant, peut-être, de revoir son nom dans la liste des sélectionnées pour le match amical contre la Suède, le 26 septembre prochain.

  • L’équipe de France fait le show à l’Arena du Pays d’Aix face à la Pologne

    L’équipe de France fait le show à l’Arena du Pays d’Aix face à la Pologne

    La salle n’était peut-être pas pleinement remplie, mais le spectacle était au rendez-vous. L’équipe de France de futsal, quatrième du dernier Euro au mois de février et nation émergente de la discipline, s’est imposée face à la Pologne, samedi soir, à l’Arena du Pays d’Aix, devant 2 000 spectateurs. « C’est vraiment sympa à voir », lance Sébastien, un Martégal venu avec son fils de 9 ans, Enzo. « Ça va beaucoup plus vite que le football normal, j’avais juste envie de rentrer sur le terrain », sourit le minot, convaincu par la prestation des Bleus. Ces derniers n’ont pas eu de mal à vaincre la Pologne, dix-neuvième nation au classement mondial. Abdessamad Mohammed, meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France, a ouvert le score dès la deuxième minute de jeu, avant que le capitaine Souheil Mouhoudine, co-meilleur buteur du dernier championnat d’Europe, en profite pour donner un net avantage aux Bleus au retour des vestiaires.

    98e but pour Mohammed

    Abdessamad Mohammed s’est offert quelques minutes plus tard un doublé, qui a permis de mettre un terme aux espoirs polonais, malgré une réduction du score en toute fin de match. Le pivot de l’Étoile Lavalloise, club phare du championnat français, accentue ainsi son record et cumule désormais 98 buts sous le maillot tricolore. Et pour rendre la fête plus belle, aussi bien sur le terrain qu’en tribunes, où les drapeaux français flottaient tout au long de la dernière minute, Ayoub Saadaoui a planté le quatrième et dernier but tricolore. La cerise sur le gâteau.