Tag: Equipe de France

  • [Pétanque] Le directeur Quintais veut démissionner

    [Pétanque] Le directeur Quintais veut démissionner

    « Il est temps pour moi de fermer le livre du collectif féminin », lance d’entrée de jeu Philippe Quintais, directeur sportif du groupe tricolore. La légende de la pétanque s’est retrouvée mêlée ces dernières semaines au sein d’une polémique autour de l’équipe de France féminine, suite à plusieurs problématiques autour de départs de joueuses, le refus de certaines d’être sélectionnées pour les championnats d’Europe, et la mauvaise entente avec Patrice Rodriguez, le directeur technique national (DTN) de la Fédération française de pétanque et de jeu provençal (FFPJP).

    « Je ne veux plus revenir »

    « Je pense avoir été trop présomptueux lorsque j’ai accepté ce challenge. On m’avait pourtant prévu », regrette l’homme aux 17 titres de champion du monde, qui semble avoir beaucoup appris de cette mauvaise expérience. « J’ai reçu de la part de plusieurs joueuses des excuses et des regrets. Je vais mettre tout ça sur de l’incompréhension ou de la mauvaise communication », poursuit-il, au lendemain de la publication réalisée par Nelly Peyre, l’une des athlètes qui a refusé la sélection pour les championnats d’Europe auprès du « roi Quintais », avant d’accepter plus tard celle de Ludovic Pereira, responsable du collectif France féminin. Suite aux multiples raisons évoquées en amont, le pensionnaire d’Hanches ne souhaite plus « revenir travailler au sein de cette DTN ». « Je veux juste les oublier même si cela va être compliqué. Je vous confirme donc mon souhait de démissionner », exprime-t-il clairement. Touché par un cancer, Philippe Quintais va dorénavant s’éloigner quelque temps des terrains, avec l’espoir de « rejouer début d’année prochaine ».

  • Blessée, Camille Cerutti manquera la saison d’hiver

    Blessée, Camille Cerutti manquera la saison d’hiver

    Le ski de haut niveau est parfois cruel. Il est possible de se blesser gravement sans chuter, sans choc violent et Camille Cerutti en a fait l’amère expérience. La Marseillaise de 27 ans retrouvait la neige, courant septembre, à l’occasion du stage annuel de l’équipe de France, à Ushuaia. Les Bleues n’avaient pas pu skier sur les glaciers suisses durant l’été, car le réchauffement climatique a lourdement détérioré les conditions de neige, même en haute altitude.

    Ce voyage en Argentine doit servir à accumuler les kilomètres avant le début de la compétition, début décembre. Mais le 22 septembre, la fonceuse licenciée à Risoul a subi une rupture des ligaments croisés du genou avec contusion osseuse. Son hiver 2026-2027 ne commencera pas, elle ne pourra pas participer à la Coupe du monde cette saison. Un crève-cœur étant donné que c’est à la réception d’un saut que sa jambe a lâché.

    Elle venait de réaliser son meilleur hiver

    « Franchement, c’est inexplicable. Je pense que ça ne sert à rien de chercher pendant des jours et des jours ce qui s’est passé. Je pense que je n’arriverai même jamais à me l’expliquer », nous racontait la skieuse. Un incident très rare vu la nature du choc. La Suissesse Corinne Suter avait connu pareille mésaventure lors d’une course de Coupe du monde à Crans-Montana, il y a 2 ans.

    Camille Cerutti a été opérée lundi 5 octobre et poursuit sa rééducation dans un centre spécialisé. « Je vais être là pour un moment, le temps de rééduquer mes deux genoux », ajoute-t-elle. Puisque oui, ses deux genoux ont souffert. À gauche se sont rompus les ligaments croisés, à droite son ménisque s’était cassé avant même de partir en stage. La Marseillaise sortait de la meilleure saison de sa carrière avec une 5e place en super-G à Val d’Isère et une 9e place aux JO de Milan, dans la même discipline. « J’avais des gros objectifs pour cette saison, c’est toujours difficile de tout arrêter d’un coup. Mais c’est juste partie remise et ce sera pour l’hiver prochain. »

  • [International de Nyons] Puccinelli la passe de quatre

    [International de Nyons] Puccinelli la passe de quatre

    Nyons est un des haut-lieu de la pétanque en France avec un International qui n’a très peu d’égal. Pendant six jours les passionnés·ées s’en donnent à cœur joie (Vétérans, Féminines, concours annexe). Le clou du spectacle concerne évidemment l’international avec un plateau royal, des parties de très haut niveau, et un final toujours à la hauteur de l’événement.

    Bien évidemment à l’arrivée on retrouve les plus forts, les plus solides, ceux dont le palmarès est déjà construit.

    Une équipe a marqué de son empreinte cette 21e édition : Pierre Maurel, Jean-Michel Puccinelli et Adrien Delahaye.

    Ils sont allés chercher le titre en dominant, en quart de finale, les tenants du titre Stéphane Robineau, Maison Durk et Dylan Rocher avec un tir stratosphérique de Delahaye et des partenaires parfaits dans leur rôle.

    Michel Adam l’invité surprise

    En demi-finale Jean-Michel Puccinelli retrouve son ancien partenaire Michel Adam associé à Baptiste Ruscelli et Enzo Alazay. La victoire est revenue au pensionnaire de la Boule Fréjusienne mais quel beau parcours de l’ancien vainqueur du Mondial la Marseillaise avec ses jeunes partenaires.

    Dans l’autre partie de tableau, Ludovic Montoro, Christophe Sarrio et Mickaël Bonetto ont dû faire le dos rond pour se débarrasser de Kevin Malbec, Christian Andriantseheno et Jimmy Capeleaud (13 à 12) avant de lutter à nouveau pour vaincre les étonnants vétérans Lilian Hermite, Adelino Alexio et Jean Boin.

    La finale a tenu toutes ses promesses avec un niveau parfois exceptionnel, un Delahaye toujours dans l’excellence au tir, tout comme Bonetto. La partie s’est jouée en trois temps. Une première fois à 10 à 11 lorsque Sarrio se retrouve frappant gagné. Il tape mais la Boule adverse n’est pas suffisamment poussée 11 à 11.

    La mène suivante est du même acabit. Sarrio se retrouve encore avec une boule de gagne. Il manque. Montoro derrière doit faire carreau pour gagner il échoue également.

    12 à 11 pour Maurel. Cette fois c’est le chant du cygne pour Bonetto et ses partenaires. Maurel, excellent, Puccinelli parfait et Delahaye exceptionnel s’imposent et peuvent soulever la lourde amphore des vainqueurs de Nyons. C’est la quatrième fois pour Jean Michel Puccinelli. Il rejoint Maison Durk dans le cercle fermé des quatre victoires.

  • Les Bleus de Zidane veulent confirmer face à l’Italie

    Les Bleus de Zidane veulent confirmer face à l’Italie

    Après deux victoires en deux matches, Zinédine Zidane espère prolonger le plaisir face à l’Italie, vendredi en Ligue des nations, pour fêter comme il se doit ses retrouvailles en tant que sélectionneur des Bleus avec le Stade de France, là où il s’est hissé sur le toit du monde en 1998. « C’est une grosse émotion. On a envie de continuer à écrire une autre page, une autre histoire », a déclaré jeudi le sélectionneur.

    Le contexte ne peut pas être plus favorable pour Zidane, qui fait pour le moment un sans-faute sur le banc des Bleus. Après un succès en Turquie (1 à 0) avec ses cadres, le 25 septembre, le successeur de Didier Deschamps a frappé fort en ramenant, trois jours plus tard, trois points de Belgique après avoir fortement remanié et rajeuni son onze de départ (1-0). L’effet Zidane fonctionne donc à plein et même l’absence du capitaine Kylian Mbappé, buteur en Turquie, mais qui a dû quitter le rassemblement dans la foulée pour cause de blessure au genou gauche, n’a pas eu le don d’enrayer la belle mécanique française.

    Le Ballon d’Or avec

    le brassard

    Une nouvelle philosophie de jeu basée sur la maîtrise du ballon, des nouveaux qui s’intègrent à merveille et une base solide s’appuyant sur l’ossature d’un groupe tout frais demi-finaliste du Mondial : le sélectionneur, qui s’est dit « bluffé par tout le monde », pouvait difficilement espérer mieux pour son premier rassemblement. Au Stade de France, il s’agira désormais de confirmer l’engouement suscité auprès des supporters, comme en témoignent les excellentes audiences enregistrées à la télévision : 6,8 millions de téléspectateurs pour Turquie-France et 6,3 millions pour Belgique-France, selon Médiamétrie. « Je ne pense pas du tout aux choses négatives, au contraire. J’ai une équipe de fou, donc je vais tout donner », a expliqué Zidane.

    L’Italie, qui tente tant bien que mal de se reconstruire sous la direction de Roberto Mancini après avoir raté sa troisième Coupe du monde d’affilée, est a priori largement à la portée des Français, même si la Nazionale vient tout juste de s’imposer très facilement en Turquie (4-1). Pour cette rencontre, Ousmane Dembélé, Ballon d’Or 2025, devrait hériter du brassard en l’absence de Mbappé et tenter de marquer son territoire alors qu’il est pour l’instant la star bleue la moins en vue sous Zidane. Après sa première phase finale réussie avec l’équipe de France (six buts lors de la Coupe du monde 2026), le Parisien, positionné en numéro 9 ou en faux numéro 9, comme en club, sera attendu au tournant. Mais tous les regards convergeront encore une fois vers Zidane, plus que jamais figure centrale de cette équipe de France.

    FRANCE – ITALIE

    3e journée de la Ligue des Nations

    Stade de France (20h45)

    Arbitre : Manzano (ESP)

    FRANCE : Maignan – Diouf, Upamecano, Jacquet, Koundé – Koné, Rabiot, Cherki – Doué, Olise, Dembélé

    ITALIE : Donnarumma – Ruggeri, Bastoni, Scalvini, Kayode – Barella, Tonali, Frattesi – S.Esposito, P.Esposito, Raspadori

    Le Stade de France, terrain bien connu pour Zidane

    Les liens entre Zinédine Zidane et le Stade de France sont d’une étroitesse rare. L’ancien numéro 10 des Bleus a vécu à Saint-Denis certaines des plus grandes émotions de sa carrière, parfois heureuses, parfois douloureuses. Le 28 janvier 1998, il devient le premier buteur de l’histoire de l’enceinte en inscrivant l’unique but d’un match face à l’Espagne. Quelques mois plus tard, lors de la Coupe du monde, il est expulsé contre l’Arabie saoudite dans ce même stade. Trois semaines après, il entre dans la légende en signant un doublé de la tête face au Brésil en finale. Au total, il a inscrit neuf buts au Stade de France, un total également atteint par Karim Benzema. Ce vendredi, c’est sur le banc de touche que Zidane prendra place, pour la première fois comme sélectionneur des Bleus, au Stade de France.

  • [Entretien exclusif] Michel Le Bot, « Aucune sélection n’a été annoncée et aucune exclusion n’a été prononcée »

    [Entretien exclusif] Michel Le Bot, « Aucune sélection n’a été annoncée et aucune exclusion n’a été prononcée »

    La Marseillaise : Suite à « l’affaire des paris truqués », Dylan Rocher, Henri Lacroix et Jean Feltain ne sont pas apparus de l’été sous le maillot de l’équipe de France. Il se dit qu’ils ont été écartés du collectif ?

    Michel Le Bot : Il y a les interprétations, et il y a les faits. Ces trois personnes du collectif France ont été déférées devant le tribunal correctionnel de Toulon. Elles ont toujours été considérées comme des sportifs de haut niveau, mais j’ai préféré ne pas les mettre sous les feux des projecteurs, dans un souci de protection de mes joueurs et de préservation des intérêts de ma fédération. Dans le cadre de la procédure, j’ai récemment eu accès à certains éléments probants. J’ai donc soumis au comité directeur vendredi, à Marseille, de remettre Dylan Rocher, Henri Lacroix et Jean Feltain à la disposition du sélectionneur jusqu’au mois de juin. à l’issue du mois de juin, on verra ce qu’il se passera.

    À moins de deux mois des championnats du monde masculins (du 20 au 25 novembre à Khon Kaen, en Thaïlande), votre annonce rebat les cartes de la future sélection, sachant que Mickaël Bonetto, Ludovic Montoro, Christophe Sarrio et Yohan Cousin étaient pressentis…

    M.L.B. : À l’heure actuelle, aucune sélection n’a été annoncée et aucune exclusion n’a été prononcée. La décision relève du sélectionneur et des personnes chargées du processus de sélection et sera communiquée dans les prochains jours. Il y a beaucoup de spéculations, je m’en tiens aux faits. Je ne connais pas beaucoup de présidents de Fédération qui ont vécu cette situation inédite.

    Concernant l’équipe féminine, le communiqué du directeur sportif, Philippe Quintais, qui relate des divergences au sein du collectif, a provoqué un séisme (lire notre édition du 22 septembre). On sent ces derniers mois un réel dysfonctionnement. Vous partagez ?

    M.L.B. : Je parlerais moins de dysfonctionnement que d’une différence de vision. Il y a, d’un côté, une personne qui porte une certaine conception du sport et, de l’autre, des personnes qui ont leur propre vision de la pétanque. La question est donc de savoir comment trouver un terrain d’entente pour que la dimension sportive et les exigences de la haute performance soient pleinement intégrées à la pratique de la pétanque.

    Quel est votre sentiment au regard de tous les problèmes qu’a connus ce collectif France féminin ?

    M.L.B. : C’est une déception, car la dynamique collective est essentielle. Ce n’est pas la première fois que le président de la Fédération exprime sa déception face à certains comportements qui ne correspondent pas à sa conception du sport. Quel que soit le talent d’un athlète, sans travail, il ne peut y avoir de résultats durables. Aujourd’hui, je pense qu’un travail de fond reste nécessaire pour faire évoluer les mentalités et faire comprendre que la performance sportive ne repose pas uniquement sur le talent. Lorsqu’on évolue dans une discipline reconnue et encadrée par le ministère, la recherche de la haute performance ne peut pas être une simple vue de l’esprit : elle exige de l’engagement.

  • Les Bleus version « Zidane » en quête de repères

    Les Bleus version « Zidane » en quête de repères

    Il commence donc son mandat à la tête de l’équipe de France par un succès. Zinédine Zidane a ouvert son compteur de victoires, vendredi, à l’occasion de la première journée de Ligue des Nations contre la Turquie (1-0), grâce à un but signé Kylian Mbappé.

    Mais le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France a dû céder sa place dans la foulée en se tenant le genou gauche. Un coup dur d’entrée pour Zidane, qui a annoncé après la rencontre que l’attaquant allait rentrer se soigner à Madrid en raison d’une « lésion tendineuse » et qu’il ne sera pas remplacé dans le groupe tricolore.

    Plus de peur que de mal finalement d’après le média espagnol la Cope : Kylian Mbappé sera absent pendant 2 semaines, soit jusqu’à la fin de la trêve.

    En son absence, le brassard de capitaine devrait revenir entre les mains du Ballon d’Or 2025, Ousmane Dembelé, en cas de titularisation. Il porterait ainsi cette responsabilité pour la première fois au coup d’envoi d’un match international.

    La prochaine journée de Ligue des Nations se tient ce lundi (20h45) en Belgique. Portés par un Kévin De Bruyne magistral, les Diables Rouges ont réalisé une brillante performance en s’imposant face à l’Italie (2-0), grâce au Parisien Mika Godts et Dodi Lukebakio. Comme chez les Bleus, ce succès du « plat pays » marque le début d’une nouvelle ère sous le commandement du Néerlandais Mark Van Bommel.

    Deux forfaits belges

    Si Zinédine Zidane a perdu le soldat Mbappé en cours de route, l’ancien capitaine du Bayern Munich a lui annoncé deux joueurs forfaits pour la rencontre dans ses rangs : Leandro Trossard et Mike Penders. « Nous devons voir comment leur situation évolue. Je ne peux rien dire de plus à ce sujet », a-t-il ajouté.

    Le joueur de Besiktas souffre d’un œdème osseux au talon tandisque le gardien de Chelsea est touché par une légère blessure au quadriceps. Le nouveau sélectionneur de la Belgique en a également profité pour faire un petit commentaire sur la blessure de la star française. « C’est un joueur de moins pour la France. Il est important, mais ils ont d’autres bons joueurs », a glissé Van Bommel, persuadé que le secteur offensif des Bleus, composé de Dembélé, Olise et Barcola, peut faire des ravages.

    Par ailleurs, le nouveau capitaine a été encensé par la légende du football français. « C’est un joueur intelligent dans sa façon d’aller presser. Il a toujours un œil derrière, il va presser », a expliqué Zidane, pour qui le match face aux Diables Rouges sera un bon test pour jauger la valeur de son groupe.

    2e journée – Ligue des Nations

    Lundi 28 septembre,
    au stade du roi Baudoin, à Bruxelles

    Arbitre : Rade Obrenovic (SLO)

    BELGIQUE (probable) : Lammens – Castagne, Debast, Theate, De Cuyper – Raskin, Tielemans, De Bruyne – Lukebakio, Openda, Godts. FRANCE (probable) : Maignan – Lacroix, Koundé, Upamecano, Diouf – Da Cunha, Cherki, Rabiot – Dembélé, Barcola, Olise.

  • Zidane débute par une victoire

    Zidane débute par une victoire

    C’était le grand soir, le début des choses concrètes. Zinédine Après une première période délicate, Kylian Mbappé a trouvé la faille (54e), mais s’est blessé au genou sur sa frappe. Le capitaine a été immédiatement remplacé. Les Turcs ont ensuite été moins frileux que lors du premier acte, ce qui a conduit Mike Maignan à intervenir plusieurs fois pour conserver le score. Le gardien turc a été expulsé en fin de partie pour une main en dehors de la surface, mais le score est finalement resté à 1-0 jusqu’au bout. Prochain match dès lundi, à Bruxelles, face à la Belgique.

  • L’ère Zinédine Zidane s’ouvre en Turquie

    L’ère Zinédine Zidane s’ouvre en Turquie

    Un nouveau chapitre de l’histoire de l’équipe de France s’ouvre, ce vendredi en Turquie, en Ligue des nations, avec les débuts de Zinédine Zidane au poste de sélectionneur. Un défi de taille pour l’icône du sport tricolore après les 14 longues années de l’ère Didier Deschamps. C’est à Izmit, ville de la province de Kocaeli située à une centaine de kilomètres à l’est d’Istanbul, que l’ex-meneur de jeu inaugurera son mandat à la tête des Bleus, accompagné par de fortes attentes dues à son statut de légende du ballon rond et une expérience réussie sur le banc du Real Madrid (2016-2018, 2019-2021), couronnée d’un triplé en Ligue des champions.

    Obnubilé par son envie de diriger coûte que coûte l’équipe de France, Zidane a dû faire preuve de patience, refusant tout autre projet depuis son départ de la « Maison Blanche ». L’émotion sera donc présente au moment du coup d’envoi pour celui dont le dernier match en tant que technicien remonte au 22 mai 2021 et sur qui les projecteurs seront principalement braqués. Le Ballon d’Or 1998, âgé de 54 ans, hérite d’un groupe qui sort d’une Coupe du monde au goût d’inachevé avec une défaite amère en demi-finales face à l’Espagne (2-0), future lauréate de l’épreuve, après avoir enchanté le tournoi par son jeu résolument tourné l’avant. L’ancien capitaine français ne part donc pas d’une page blanche.

    Il sait également la difficulté qu’il y a à succéder à un technicien nanti d’un palmarès incomparable en bleu (titres au Mondial-2018 et en Ligue des nations 2021, finales de l’Euro-2016 et du Mondial-2022). Mais il n’est sûrement pas venu pour marcher simplement sur les pas de son prédécesseur et voudra d’emblée imposer son style. « On va faire différemment. DD, c’est DD, (Laurent) Blanc, c’était Blanc, Zizou c’est Zizou. Je vais faire ce que je sais faire », a-t-il lancé le 28 juillet, le jour de sa nomination.

    Vers un 4-3-3

    Les premiers entraînements à Clairefontaine ont d’ores et déjà fourni quelques clés concernant ses futures intentions. Un changement de système et un passage au 4-3-3 s’esquissent pour tirer un trait sur le 4-2-3-1 bâti par Deschamps dans l’optique du Mondial-2026. Mais c’est le nouveau positionnement de Kylian Mbappé qui devrait nourrir les débats des prochaines semaines. Après s’être imposé comme l’avant-centre des Bleus depuis l’Euro-2024, le meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France (66 buts) devrait être replacé sur le côté gauche, là où il a longtemps officié avant de basculer en pointe.

    S’il a été confirmé dans son rôle de capitaine, l’attaquant du Real Madrid, en pleine campagne médiatique pour l’obtention du Ballon d’Or, doit retrouver des sensations d’ailier, même s’il sera sans doute amené à permuter avec ses deux compères offensifs, Ousmane Dembélé et Michael Olise.

    Face à des Turcs éliminés au premier tour de la Coupe du monde et dirigés par l’ex-attaquant italien Vincenzo Montella, les Bleus seront largement favoris. Mais le contexte particulier et le nouvel environnement à apprivoiser pour les joueurs (sélectionneur, staff, schéma tactique) seront des données non négligeables à gérer. Pour Zidane et sa troupe, le plus dur commence.

    Ibrahima Konaté forfait, première pour Leny Yoro

    Après Warren Zaïre-Emery et Robin Risser, Ibrahima Konaté doit à nouveau déclarer forfait pour le premier rassemblement de l’ère Zidane. Le nouveau joueur du Real Madrid souffre d’une légère entorse au genou droit et retourne donc dans son club.

    Pour le remplacer, une autre nouveauté de la part de Zinédine Zidane. Dans un premier temps sélectionné avec les Espoirs, le défenseur central Leny Yoro (20 ans) monte d’un cran. Le Red Devil, formé à Lille, n’avait pas encore été appelé avec les A. La saison dernière, il avait pris part à 32 rencontres de Premier League avec Manchester United.

  • [Volleyball] La France soigne son quart et verra le dernier carré

    [Volleyball] La France soigne son quart et verra le dernier carré

    Les Bleus au rendez-vous du dernier carré : l’équipe de France s’est qualifiée, mardi, pour les demi-finales de l’Euro de volley, en battant la surprenante Roumanie (3-0 : 25-16, 25-19, 25-19) à Sofia, en Bulgarie. Comme en 2023, les coéquipiers d’Antoine Brizard disputeront a minima une demie, qu’ils avaient obtenue il y a deux ans en battant là aussi les Roumains (3-0). Et comme en 2023, celle-ci pourrait se jouer contre l’Italie, qui s’avancera en favorite contre la Finlande mercredi.

    À l’époque, les Français s’étaient nettement inclinés, et avaient ensuite loupé le podium en perdant face à la Slovénie. Cette fois, la bande à Andrea Giani, équipe renouvelée, mais talentueuse, entre cadres et jeune génération, visera la première médaille tricolore dans l’épreuve depuis 2015 et la médaille d’or décrochée en Bulgarie.

    La différence s’est faite

    à chaque milieu de set

    Encore fallait-il éviter le piège de la Roumanie, celui même qui s’était refermé sur les Bleus en phase de groupes (défaite 3-2). La Roumanie, 22e nation mondiale forte de ce petit exploit, avait ensuite dominé largement l’Ukraine pour se hisser dans le Top 8, avec de son côté le talent du jeune Cristian Chitigoi, 21 ans (11 points).

    Mais contrairement à la phase de poules, où les Bleus étaient de toute façon déjà qualifiés, il n’y a cette fois pas eu de retournement de situation et de défaite après avoir mené 2-0. Si les Roumains et leur maillot à flammes ont un temps tenu le choc, les doubles champions olympiques ont toujours pris l’ascendant en milieu de set. Résultat, un succès large qui permet de rêver grand à l’aube des demi-finales.

  • [Entretien] Philippe Diallo : « Je suis très attaché à un football humain, populaire et rassembleur »

    [Entretien] Philippe Diallo : « Je suis très attaché à un football humain, populaire et rassembleur »

    La Marseillaise : Vous êtes à Aix-en-Provence pour lancer une nouvelle tournée interrégionale. Quel est l’objectif de cette démarche ?

    Philippe Diallo : Afin de symboliser l’ouverture de la Fédération vers ses territoires. La Fédération a parfois été perçue comme très parisienne, éloignée du terrain, comme une forme de tour d’ivoire. J’ai donc voulu changer cette image en faisant venir les collaborateurs de la Fédération dans les territoires, à la rencontre de ceux qui font vivre le football au quotidien : les clubs, les Districts et les Ligues. Ces échanges permettent à la fois d’expliquer les politiques fédérales, mais surtout d’écouter les acteurs de terrain et de mieux comprendre leurs réalités et leurs besoins.

    Quel regard portez-vous sur la Ligue Méditerranée ?

    P.Di. : C’est une ligue évidemment importante, parce que d’abord il y a des clubs de l’élite ici qui sont là. Il y en a même plusieurs. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui dans toutes les régions. En Nouvelle-Aquitaine, il n’y a plus qu’un seul club pro de Poitiers à Hendaye. Ici, il y a une plus grande richesse du football professionnel. Il y a aussi un nombre de licenciés significatifs, notamment au district de la Provence qui est vraiment un cœur important aussi dans la région.

    Le District de Provence a d’ailleurs initié plusieurs innovations technologiques, dont l’apparition des détections numériques et d’un chatbot avec l’intelligence artificielle…

    P.Di. : Je veux saluer ces initiatives, car une grande Fédération doit rester à la pointe de l’innovation. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons créé l’an dernier un centre de recherche et d’innovation consacré notamment à l’intelligence artificielle et aux données. Ces outils nous permettent de mieux comprendre les réalités du terrain et de prendre des décisions plus précises. Les besoins ne sont pas les mêmes selon les territoires, entre une zone rurale et une grande métropole par exemple. Il est donc essentiel de disposer de données objectives pour mieux évaluer nos politiques, adapter nos actions et accompagner au mieux les territoires. Je suis très attaché à un football humain, populaire, qui rassemble toutes les catégories de la société et crée du lien. C’est notre ADN et il faut le préserver. En parallèle, la technologie fait naturellement évoluer notre sport, que ce soit pour simplifier les démarches ou améliorer l’arbitrage. Il faut accompagner ces évolutions et retenir ce qui peut être bénéfique au football, sans jamais le dénaturer.

    Vous ne craignez pas d’aller trop vite dans l’utilisation de l’IA, alors que certaines innovations, comme le « Football Video Support » à Aubagne, montrent encore leurs limites ?

    P.Di. : La Ligue 3 répond à une demande ancienne des clubs de National 1 qui souhaitaient accéder au statut professionnel. Nous avons voulu en faire un championnat différent des divisions supérieures, avec des règles et des innovations spécifiques. Le football vidéo support en est un exemple : tout n’est pas encore parfait, mais nous travaillons avec les clubs et la direction de l’arbitrage pour l’améliorer. Je souhaite surtout faire de la Ligue 3 un laboratoire d’innovation et un championnat tourné vers les territoires, la formation et la proximité, en favorisant notamment les joueurs formés localement.

    Un mot sur Zinédine Zidane, qui va disputer son premier match vendredi à la tête des Bleus ?

    P.Di. : Zinédine attendait cette opportunité depuis longtemps. Lorsqu’il a été question de lui, j’ai immédiatement souhaité qu’il devienne notre sélectionneur. C’est une figure iconique du football français, mais aussi un entraîneur qui a démontré sa compétence au plus haut niveau. Après un moment d’émotion lié à son histoire avec les Bleus, il est désormais pleinement dans sa mission. Il veut apporter sa vision et insuffler une véritable rupture, avec des choix forts sur la gestion du groupe et l’effectif. Son objectif est clair : gagner, pour redonner à l’équipe de France ce qu’elle lui a apporté et procurer du plaisir et de la fierté à tous.